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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: milieu hospitalier : pour SurvivalFred, Pao et les autres...  (Lu 5543 fois)

17 décembre 2006 à 13:03:00
Lu 5543 fois

BULLYSSON


Ce post s'adresse tout particulièrement à ceux qui travaillent en milieu hospitalier et qui ont à gérer des situations de crises.
Je pense notamment aux services psychiatriques... 
Mon ex-petite amie vient d'obtenir son Diplôme d'Etat d'Infirmière, pendant ses études elle a effectué plusieurs stages en psy mais le plus souvent avec des patients pas trop difficiles... aujourd'hui elle est affectée à un service beaucoup plus lourd : grands paranoïaques, pervers, meutriers, individus violents...

Dans ce service comme dans beaucoup d'autres, ils sont en sous-effectif et il faut faire avec les moyens qu'on leurs donne (donc pas assez !).

Est-ce que vous auriez svp des conseils pratiques en matière de prise de contact avec les individus en crise, de moyens de faire baisser la pression, des règles de sécurité au quotidien, des "trucs" qu'on acquiert avec l'expérience en fait ?



BULLY
« Modifié: 29 octobre 2008 à 11:14:57 par BULLYSSON »
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

17 décembre 2006 à 23:03:15
Réponse #1

SurvivalFred


Après-Demain je te réponds à tout ça de façon structurée  :)

Fred

Edit : sorry, petit contre temps, donc 24 ou 48 heures de retard, c'est ça aussi le métier  ::)
« Modifié: 18 décembre 2006 à 23:16:25 par SurvivalFred »
 

Vous êtes trop devant votre écran d'ordinateur, allez donc pratiquer dehors !!

18 décembre 2006 à 13:40:29
Réponse #2

BULLYSSON


Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

19 décembre 2006 à 13:33:20
Réponse #3

Persea


Elle a beaucoup de courage ta copine, c'est sûrement loin d'être le métier le plus facile....
<<Si tu bois le sang de notre Terre, moi, femme jaguar de la montagne je boirai le tien...>>

texte pris lors d'une manifestation anti-pétrole a Macas (peuple Shuar, Equateur)

19 décembre 2006 à 16:36:19
Réponse #4

BULLYSSON


Persea :  merci je lui transmetterai le compliment.

Fred : no problem, c'est déjà bien sympa de ta part.  :doubleup:
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

20 décembre 2006 à 18:06:27
Réponse #5

Jacques


Bonjour,

Si sa formation en psy a été sérieuse, ce qui n'est pas le cas partout, elle dispose d'une sérieuse marge de compétence - c'est le sens d'un vrai diplôme - , quitte à affiner et enrichir par l'expérience.

Je ne pense pas du tout que ce soit le meilleur endroit pour poser la question malgré la présence d'au moins un soignant : il y a d'autres forums sur le web (infirmiers.com ?) et sur usenet (fr.bio.paramedical par exemple) qui sont plus adaptés : elle y rencontrera plus de soignants au mètre carré. Il y a aussi un site d'infirmiers psychiatriques, désolé je n'ai plus la référence.

Et si elle a reçu une formation lamentable ou si elle n'a pas intégré ce qui lui a été dispensé : formation continue, formation sur le tas à l'école d'anciens.

Qu'elle m'écrive en courriel, j'essaierai de lui répondre bien que je risque de mettre bcp de temps  vu certaines contraintes perso. Ou Fred le survivant fera le boulot avant moi peut-être.

Pour l'heure, simple conseil valable en tous milieux pour les personnes qui n'ont pas la possibilité de se lancer dans l'engagement physique : cela a un jour sauvé la vie d'une personne que je connais. Repérer une pièce dans laquelle elle peut s'enfermer, le plus solidement possible et de là téléphoner avec un mobile pour appeler de l'aide.

Le deuxième conseil est que s'il y a des "dysfonctionnements institutionnels" (manque de moyens matériels, manque de personnel, culte du bla-bla) qu'elle soit prête à ne pas rester prisonnière de cette logique institutionnelle au risque de sa peau. Le principal pb est alors de savoir quand il faut savoir enclencher une autre logique : trop tôt elle compromet sa carrière, trop tard, elle compromet sa santé ou sa vie. Et l'appréciation nécessite de la bouteille.

Maintenant, il serait bon que ce soit elle-même qui fasse part de ses interrogations et non pas quelqu'un d'autre à sa place car au résultat on sait finalement rarement qui s'inquiète de quoi et comment ...

20 décembre 2006 à 20:26:17
Réponse #6

BULLYSSON


Bonjour,

Si sa formation en psy a été sérieuse, ce qui n'est pas le cas partout, elle dispose d'une sérieuse marge de compétence - c'est le sens d'un vrai diplôme - , quitte à affiner et enrichir par l'expérience.

Je ne pense pas du tout que ce soit le meilleur endroit pour poser la question malgré la présence d'au moins un soignant : il y a d'autres forums sur le web (infirmiers.com ?) et sur usenet (fr.bio.paramedical par exemple) qui sont plus adaptés : elle y rencontrera plus de soignants au mètre carré. Il y a aussi un site d'infirmiers psychiatriques, désolé je n'ai plus la référence.

Et si elle a reçu une formation lamentable ou si elle n'a pas intégré ce qui lui a été dispensé : formation continue, formation sur le tas à l'école d'anciens.

Qu'elle m'écrive en courriel, j'essaierai de lui répondre bien que je risque de mettre bcp de temps  vu certaines contraintes perso. Ou Fred le survivant fera le boulot avant moi peut-être.

Pour l'heure, simple conseil valable en tous milieux pour les personnes qui n'ont pas la possibilité de se lancer dans l'engagement physique : cela a un jour sauvé la vie d'une personne que je connais. Repérer une pièce dans laquelle elle peut s'enfermer, le plus solidement possible et de là téléphoner avec un mobile pour appeler de l'aide.

Le deuxième conseil est que s'il y a des "dysfonctionnements institutionnels" (manque de moyens matériels, manque de personnel, culte du bla-bla) qu'elle soit prête à ne pas rester prisonnière de cette logique institutionnelle au risque de sa peau. Le principal pb est alors de savoir quand il faut savoir enclencher une autre logique : trop tôt elle compromet sa carrière, trop tard, elle compromet sa santé ou sa vie. Et l'appréciation nécessite de la bouteille.

Maintenant, il serait bon que ce soit elle-même qui fasse part de ses interrogations et non pas quelqu'un d'autre à sa place car au résultat on sait finalement rarement qui s'inquiète de quoi et comment ...

Jacques, je ne cacherai pas que je trouve très curieux le ton de ton post !!! j'ai peut être mal compris mais en gros j'ai tord de poser la question, c'est pas le bon endroit, si elle avait été bien formé elle ne devrait pas se faire de souci etc, etc. Je profite de ce forum pour poser des questions concrètes à des personnes compétentes. SurvivalFred est cadre dans un service de psy aigüe. Je ne viens pas poser des questions le "nez en l'air", j'en ai parlé au préalable avec ma compagne.

Quand à sa formation, la plus complète soit-elle, elle ne peut remplacer une expérience de 20 ans. je pense qu'on sera d'accord.

Pour le reste, je prend bonne note de tes conseils (repérer une pièce de repli et garder son portable avec soi).


ps : aucune agressivité dans mon post, juste de l'étonnement !


@+




Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

20 décembre 2006 à 22:38:30
Réponse #7

SurvivalFred


Salut, salut ...

Holà, on ne va pas s'énerver pour si peu  ;)

Bon, alors, pour commencer dans l'ordre qui me vient à l'esprit ...

1) Le plus important c'est d'oublier les clichés de télé : la psychiatrie même aiguë avec des patients en crise, des malades mentaux ayant commis des actes violents etc ... c'est à 85 % de la communication, de l'empathie et des relations humaines, professionnelles mais humaines.
Les 15 % qui reste sont consacré à la prévention des risques et aux trucs plus trash, j'y reviendrai plus tard.

2) Le travail d'équipe : si, comme dans mon service, ça chauffe parfois, il doit y avoir une culture d'équipe soudée, de la communication dans l'équipe et un esprit qui fait corps. Bref, on envoie pas une nouvelle au casse pipe, on se soutien, on discute des cas et on sent avec l'expérience quand ça va foirer ... bref, si ta compagne se retrouve dans un service "hard" elle sentira tout de suite un esprit d'équipe assez fort, il faudra qu'elle s'y fasse et qu'elle s'intègre dans cette équipe, une fois intégrée elle pourra vraiment compter sur cette force.

Pour s'intégrer dans l'équipe, y'a pas de recette magique :
  • Humilité au début, la psy ça s'apprend surtout sur le terrain !
  • Respect du cadre et des limites pour les patients : l'équipe fait un, y'a pas de méchant et de gentil, l'équipe c'est l'équipe, ce qui a été décidé en équipe doit être appliqué par tous.
    Être honnête et faire confiance à l'équipe (même si on a forcément plus d'affinités avec l'un ou l'autre), si il ya un truc qui cloche il vaut mieux en parler à l'équipe
  • Dynamisme mais pas précipitation, on entre en douceur dans une équipe, pas comme un taureau ... on se fait reconnaître petit à petit ...

 
3) Les petits conseils pour être "pro" :

La distance soignants-soignés : on est pas des potes, y'a pas de secret entre membres de l'équipe : être clair avec le patient, s'il vous confie quelques choses cela sera mis en commun en équipe si nécessaire ...

Le patient n'a pas à connaître les détails de votre vie privée : avec des hystéro-psychopathe ça se retournera bien vite contre vous. Rester même vague par rapport au coin où l'on vit, etc ... la phrase qui tue : "je ne suis pas vraiment là pour parler de moi mais plutôt pour vous venir en aide".

Une patiente se tape la tête sur la porte du bureau pour se faire remarquer, pas la peine de s'exciter, il suffit de lui dire avec un sourire : "Madame, je pense que vous avez besoin d'attention ? Voulez-vous qu'on en parle" ... ça à l'air tellement c*n mais ça désarçonne ...

Commencer régulièrement ses phrases par "je vous comprends ..." ça désarme ... expliquer au patient placé par mesure judiciaire que l'on a pas demandé à ce qu'il soit là (et lui non plus) mais que vu la situation "nous allons essayer que cela se passe le mieux possible" ... etc ...

Pour un homme agressif, l'intervention d'une infirmière sera mieux perçue que l'intervention d'un infirmier mâle et donc pourra dans certains cas diminuer l'agressivité. (A prendre au cas par cas)

Après un échange assez chaud, une mise à l'isolement musclée ... un debriefing (sérieux) et un laché de soupape (moins sérieux) est nécessaire pour relâcher la pression ... j'ai quelques infirmiers qui, après une intervention musclée (isolement, TS ...) vont fumer une petite cigarette et déconnent comme des gosses pendant 10 minutes pour "souffler" et ensuite je sais qu'on va revenir au sérieux et faire le rapport etc ...

Les conseils évidents et/ou pratiques et la prévention des risques :

On entre pas seul dans une chambre d'isolement, on ne tourne pas le dos à un patient pouvant être agressif.

On adopte une attitude détendue, on est souriant mais ferme. On énonce les choses clairement en utilisant le message "JE" ou "NOUS" ... On parle calmement de façon non agressive ni hautaine.

Ta compagne peut oublier, à priori, la paire de ciseaux et la pince de Cocker qu'elle a trimbaler en poche pendant ses études : c'est trop dangereux si elle se les fait piquer ...  >:(

Elle va certainement avoir un joli trousseau de clés : ATTENTION, c'est sacré, on ne perd pas ses clés et on referme tout ce qui était fermés avant son passage ...  ;)

Dans une unité fermée aiguë la fouille des effets perso est systématique : pas d'objets tranchants, pas de trucs en verre, pas d'eau de cologne, pas de miroir, pas de parfum, pas de ceinture, parfois pas de lacets, pas de canettes en métal etc ...

Les risques/situations hards auxquels nous sommes le plus souvent confrontés (je ne déballe pas pour les voyeurs, j'explique pour que ta compagne soit moins surprise au début)

Tentatives de suicide : pendaison, veinosection, médicaments ... moi j'ai toujours un p'tit SAK Classic accroché à mes clés pour couper un lien (déjà évité 2 x une pendaison) ... j'ai toujours aussi un p'tit spyderco DragonFly dans ma poche, bien calé, mais c'est plus perso  ;)

Automutilations : brûlures de cigarette, lacérations, ingestion d'objets divers et variés ...

Hétéro-agressivité : patients entre eux ou contre membre(s) de l'équipe ... souvent ces phénomènes sont liés à des processus délirants et donc doivent être traités comme des symptômes > à nouveau réactions professionnelles et en équipe ...

Agressivité verbale, menaces, injures ... on est assez vite blindé si on a la psy dans le sang ... après ça glisse, parfois (quand on en a un peu marre et qu'on fatigue) il faut même se retenir de ne pas rire  ::)

Problèmes avec les familles et l'entourage des patients : menaces de dealers, mari alcoolisé au téléphone qui va venir dans le parking te "c*sser la g*e*le" ... pour les casses-pieds de l'extérieur ... no problemo ... allô, la police ... 

Bon, maintenant, il n'y a pas que le côté négatif, lorsque certains patients s'en sortent retrouvent une vie "normale" ou presque, quand tu parvient à mettre un projet de sortie en réseau, quand tu peux avoir une discussion avec un patient et que tu vois qu'il va mieux etc ... c'est ça aussi le boulot ... je rappelle : 85% de communication !!

Voilà, voilà, pour un petit début ... bref, la psy : faut le sentir et aimer ça tout de même ...

@ suivre si nécessaire ...

Fred

PS: un truc important, surtout au début : lorsqu'on sort du boulot, on laisse le boulot au vestiaire, on se change les idées et on ne fait plus de psy ... sinon on termine cinglé, déprimé et tout seul !! 
« Modifié: 20 décembre 2006 à 22:44:02 par SurvivalFred »
 

Vous êtes trop devant votre écran d'ordinateur, allez donc pratiquer dehors !!

21 décembre 2006 à 07:50:37
Réponse #8

BULLYSSON


 SurvivalFred :akhbar:

Un grand MERCI pour le temps consacré et la précision de ta réponse !

MERCI, vraiment !

Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

21 décembre 2006 à 10:01:51
Réponse #9

Vulpus


Bully,
Ma copine vient d'avoir travaillé dans un hopital psy l'année dernière. Et je suis d'accord aveec Fred, c'est 85% empathie, 15% c'est la prévention de risques. Ils devraient toujours travailler en équipe, ils ont tous une alarme personnel, un petit appareil qu'ils ont sur eux pour sonner au secours s'il y a une situation dangéreuse. 

Et ensuite ça dépend de l'équipe...! 'Teamwork' est le mot-clé.

L'expérience est une chose sacrée après...

Enfin, il faut qu'elle ait toujours avoir confiance en son intuition! Ma copine m'a dit qu'elle 'sent' quand quelqu'un va éclater, il y a des petits tics qu'on peut remarquer chez chaque personne, selon elle. C'est très précis, mais quand on apprend à connaitre les clients, on pourra prévoir qu'il y a une problème, et que ça pourrait tourner mal. Avec une bonne équipe qui a un protocol clair on sait bien comment agir dans ces situations.

Je te comprends, moi je n'étais pas vraiment à l'aise non plus en sachant qu'elle était dans un lieu avec des gens flippés. Mais ils sont bien entrainés en général, soit d'avance, soit par l'expérience.

Edwin
« Modifié: 21 décembre 2006 à 10:03:42 par Vulpus »
La plus grande sagesse est de paraitre fou - Dionysius Caton

21 décembre 2006 à 16:17:11
Réponse #10

kazar


Impressionnant. Je ne voudrais pas faire ce travail. Respect pour ceux qui en ont le courage et/ou la passion.  :up:

Stéphen.

21 décembre 2006 à 16:59:35
Réponse #11

Jacques


Pour Bullysson :

bonjour,

Je ne sais pas très bien à mon tour ce que vous n'avez pas compris. Pour limiter l'imbroglio possible le cadre de ma réponse précédente est :

- il est toujours plus sain que la personne pose par elle-même la question.
- ici n'est pas a priori le cadre pour une formation psy de gestion de la violence : d'une part par ce que _normalement_ cela est fait pendant la formation, d'autre part parce que la psy présente de telles spécificités qu'il est particulièrement difficile et long et pas forcément opportun de les envisager ici malgré le bon pensum de Fred le Survivant, en outre quitte à utiliser le net il y a des lieux d'échange professionnels (cités dans mon précédent post), par ailleurs le complément de formation sur le terrain est d'intérêt majeur, enfin il y a aussi les formations complémentaires. Je crois que le grand intérêt d'ici c'est le conseil pour le coup où tout déraillerait sévèrement, le coup où la violence ne serait plus endiguée : ceci pour rétablir la différence entre un forum de psy et un forum de survie. Un peu comme une formation au judo s'articule avec un cursus de psy dans certains cas, mais sans le remplacer. C'est vrai que l'aspect feu de camp prête à un élargissement des propos, mais cela peut aussi donner lieu à, non pas vous, mais elle, l'inviter à se rediriger vers un lieu plus propice vous ne croyez pas ? 

Voilà, ce n'est pas une question de "tord", de question le "nez en l'air" pour vous citer.

Voilà, en souhaitant contribuer à aider.

21 décembre 2006 à 19:29:06
Réponse #12

BULLYSSON


Jacques : comme je l'ai dit j'ai peut être mal compris mais en même temps je sais pas pourquoi je comprends beaucoup mieux ton deuxième post que le premier... en tout cas merci d'avoir pris le temps de répondre à mon thème et merci pour les conseils.

Vulpus : Intuitivement, elle travaille déjà beaucoup comme çamais je pense qu'elle se pose surtout des questions par rapport à la dangereusité avérée de certains patients...

et encore merci à SurvivalFred !





Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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