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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Chasse-pêche = savoirs de survie ?  (Lu 17871 fois)

06 octobre 2008 à 00:45:22
Réponse #50

François


Cela a pu exister, mais quand j'étais gamin (il y a bien longtemps ;D ) tous les adultes que je connaissais avaient vécu la guerre et aucun d'entre eux n'aurait eu les moyens de nourrir des bestioles. Ma grand mère maternelle avait fait un potager dans son jardin, mais c'était pour eux, pas pour donner à manger à des lapins ou des cochons d'inde. Les gens qui habitaient à la campagne avaient certainement plus de possibilités. Mais eux ils le faisaient déjà avant la guerre et ils ont continué après.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

06 octobre 2008 à 01:25:09
Réponse #51

lobo2511


BEN MON GRAND PERE AVAIT QUATRE BOUCHE A NOURRIRE ET IL AVAIT DES LAPINS DANS SA BARAQUE A OUTILS DE JARDINAGE EN PLUS DE SON POTAGER DONC DE QUOI NOURRIR SES LAPINS ET SES COCHONS DINDE S'ACCESSOIREMENT POUR PROTEGER DES RATS LES COCHONS DINDES 'ils s'aiment pas trop ces tites betes la !!!!
les fanes de legumes font une tres bonnes alime,tation pour les rongeurs pour les humains aussi d'ailleurs
mais bon moi ce que j'en dit chacun fait comme il veut apres tout le tout c'est de survivre apres tout!!!!
mille personnes mille facons de voir les choses!!!!!! :doubleup:

06 octobre 2008 à 05:45:33
Réponse #52

Mellyann


Et par chez moi, mon grand-père et d'autres cultivaient des légumes facile à faire pousser sur le bord des routes, parce que c'était tellement la m*rde qu'ils n'avaient pas d'autre endroit. Une mémé m'a raconté qu'elle n'avait rien d'autre à bouffer parfois que de la soupe de fanes de maïs (dégueu !).
Alors si ton grand-père avait des lapins, tant mieux pour lui, mais ce n'était surement pas le cas partout. Tu prends ton cas pour une généralité, mais je fais plus confiance à quelqu'un qui a réellement vécu de près ou de loin la guerre pour me raconter ce que c'était.
Tu dis que le chat, les rats, les cochons d'inde, ça a le même goût que le lapin. Tu en dis des choses...
Tu dis que la bidoche est absolument indispensable, pas les fruits et légumes, contrairement à ce qu'affirment des experst dans le monde entier. Tu es vraiment cuisinier ? Fais aussi une petite analyse de sang, pour ta santé, parce que je suis inquiet pour toi avec cette alimentation-là.
Enfin, je ne suis surement pas le mieux placé pour te dire ça, mais au lieu de faire front contre tout le monde, écoute un peu les autres. Au risque de pourrir le fil.

06 octobre 2008 à 07:44:04
Réponse #53

Bartlett


On dévie du sujet, mais je crois que pour la nutrition,on peux laisser a chacun le choix de décider ce qui est bon pour lui ou pas.

Les "expérts" ne sont pas d'accord entre eux et ont la facheuse habitude  de justifier leurs régles de nutrition par des choix idéologique ou quasi religieux.

Les inuits avaient un régime exclusivement composé de poissons et viandes, ils devraient étre disparus depuis longtemps si on écoutaient ces experts.

Les tribus dites primitives ne conaissent pas la culture des céréales ( seul moyen d'avoir des féculents en quantité) et ne s'en portent pas plus mal.

Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

06 octobre 2008 à 07:57:58
Réponse #54

Bison


Bonjour,

Un point qui n'a pas été vraiment évoqué, me semble-t-il.

Dans d'autres domaines, tout le monde s'accorde à penser qu'une technique de survie, pour être réellemet utilisable en cas de nécessité, se doit d'être pratiquée et parfaitement maîtrisée "auparavant".

Bref, si la chasse, la pêche, le piégeage, la cueillette - voire même le jardinage et l'élevage - devaient être considérés comme des techniques de survie à court, moyen ou long terme suivant les pays et les circonstances, et bien ... il faut de l'entraînement!

Ce n'est pas dans les livres que l'on apprend à chasser, à pêcher, à piéger etc, c'est sur le terrain!

C'est un véritable savoir faire qu'il faut avoir acquis!

J'ai même l'impression que les techniques précitées formaient un tout, traditionnellement dans nos campagnes. Tout le monde n'était pas chasseur, bien sûr, mais personne ne considérait les chasseurs, ni même les braconniers, comme des pestiférés.

Aujourd'hui, c'est l'acquisition même de ces savoir-faire qui pose problème. Parce que notre société est devenue civilisée, coupée des savoirs et savoir-faire de nos grands parents.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

06 octobre 2008 à 10:22:22
Réponse #55

kinette


Salut Bison,
Le problème aussi, c'est que si tout le monde se dit "je vais apprendre des techniques de survie et ramasser des plantes et piéger", la nature (du moins en Europe) risque d'en prendre un sacré coup.

C'est tout le problème de l'apprentissage "alimentaire".

Mais vu que déjà la majorité des gens ne savent pas reconnaître une salade, et sont bien incapables de reconnaître une trace de bestiole... ;-)

Il me semble que les techniques elles-même, quand on en a besoin, peuvent être vite apprises et transmises. Le "feeling" par contre demande plus de temps (reconnaissance de pistes, habitudes des bestioles, savoir ce qui les inquiète, etc...).

Citer
Tout le monde n'était pas chasseur, bien sûr, mais personne ne considérait les chasseurs, ni même les braconniers, comme des pestiférés.
La chasse coûtait cher... et le braconnage était dangereux. Evidemment le braconnier n'était pas considéré comme un pestiféré, mais il avait intérêt à être prudent (dans les campagnes, la jalousie des autres pouvait apporter très vite des ennuis).
Pour les techniques: j'avoue que j'ai l'impression que ce qui est souvent présenté comme "méthode de piégeage" est bien plus compliqué que ce qu'utilisaient les gens au quotidien (il fallait que ce soit simple et efficace...).

K

06 octobre 2008 à 10:51:48
Réponse #56

Woodrunner


Juste pour info, en Europe central au début du siècle (jusque dans les années 20-30) le gibier n'était pas aussi courant que l'on croit!

Par exemple dans ma région les premiers chevreuils qui ont été vu c'était seulement dans les année 20, les chasseurs et les braconniers (dans le sens noble du mot, qui faisaient ça pour nourrir leur famille en allant chasser le chamois) croyait voir des cerfs (eux ne sont présent dans la vallée que depuis une quinzaine d'années!) la première fois qu'il en observère! Il ne faut pas oublier que les premières loi forestière moderne ne sont pas si vieille (pour la Suisse 1876) en France en 1827 la forêt ne couvrait plus que 16% du territoire national (aujourd'hui +de 27%)! Les forêts avaient été défriché afin de créer des pâturages et pour produire du bois et du charbon pour l'industrie, cette destruction des forêts provoqua des catastrophe en série, avalanche, éboulement, crue de torrent désastreuse,... le gros gibier était donc devenu rare!


Dans ma région les braconniers était surtout des ramasseurs d'écrevisses de ruisseau et chasseur de chamois (mais pour chasser le chamois à l'époque il fallait partir plusieurs jours, et crapahuter comme des malades, pour s'en approcher, suer sang et eau pour les retrouver une fois tiré et surtout les ramener au village sans se faire pincer par le garde-chasse, et éviter par la suite de se faire dénoncer par les voisins!) Bref pas très rentable et très risqué!

On a tous une image plus ou moins romantique du braconnier et de la vie "d'avant", mais on oublie que la situation était différente très différente!
« Modifié: 06 octobre 2008 à 11:15:04 par Woodrunner »
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

06 octobre 2008 à 11:13:58
Réponse #57

Kilbith


Juste pour info, en Europe central au début du siècle (jusque dans les années 20-30) le gibier n'était pas aussi courant que l'on croit!

Par exemple dans ma région les premiers chevreuils qui ont été vu c'était seulement dans les année 20, les chasseurs et les braconniers (dans le sens noble du mot, qui faisaient ça pour nourrir leur famille en allant chasser le chamois) croyait voir des cerfs (eux ne sont présent dans la vallée que depuis une quinzaine d'années!) il ne faut pas oublier que les premières loi forestière moderne ne sont pas si vieille (pour la Suisse 1876) en France en 1827 la forêt ne couvrait plus que 16% du territoire national! Les forêts avaient été défriché afin de créer des pâturages et pour produire du bois et du charbon pour l'industrie, cette destruction des forêts provoqua des catastrophe en série, avalanche, éboulement, crue de torrent désastreuse,... le gros gibier était donc devenu rare!


Je "plussois"  :up:

Beaucoup de gens se laissent aller au romantisme en pensant au "temps passé". En fait par le passé les forêts avaient nettement régressé, en Europe, pour les causes que tu énonces. Ceci, malgré les nombreuses régulations anciennes concernant la coupe du bois.

Au moyen âge, à l'époque des croisades, le bois était rare : on avait du défricher quasiment tout pour arriver à produire suffisamment de nourriture pour la population du fait des rendements super médiocre et de la fragmentation du marché. Dans les Pyrénées, on trouvait des villages bien plus haut que maintenant, la moindre parcelle de terrain était exploitée pour arriver à nourrir la population.

Au début de l'ère industrielle, l'Angleterre possédait très peu de bois. D'une part le climat plus froid obligeait à une surconsommation de combustible pour ne pas mourir de froid, d'autre part le climat médiocre ne favorisait pas les rendements agricoles. Enfin, une partie non négligeable du bois était utilisé pour la flotte (pêche, commerce et guerre).


En ce qui concerne la chasse, il existait dans les Pyrénées des chasseurs professionnels au début du siècle. Ils partaient plusieurs jours en expédition pour ramener de la viande. Celle-ci était rare dans les vallées du fait de la surpopulation et de fait du mauvais rendement fourrage/kilo de viande.

Le grand gibier, destructeur de récolte, était pourchassé sans relâche par les exploitants agricoles et ses remises très rares. Le grand gibier n'est présent en abondance que dans les rares lieux préservés (Chambord) ou depuis la "déprise agricole". Son expansion étant concomitante à l'évolution des pratiques de chasses, de la démographie des chasseurs et dans la moindre mesure de la mise en place "d'autorégulation" (pour un chasseur urbain un cerf est un gibier, pour un chasseur/agriculteur : un nuisible).

La viande était rarement consommée, ce qui entrainait de multiples carences et débilitées. Certes on peut manger des végétaux qui compensent le manque de viande (acides aminés essentiels au fonctionnement du cerveau) mais cela présuppose des voies de communication, des transports et une distribution efficace. A cela il faut rajouter des modes de conservation comme l'apertisation ou la congélation. Rien de cela n'existait pour une large part de la population avant 1900 voire 1950. On pratiquait aussi l'exploitation de vivier pour le poisson du fait des recommandations ecclésiastiques.

Pour pallier au manque de protéines on pratiquait la chasse d'animaux en zone "inutiles" pour l'agriculture (isard, bouquetin....), ou bien l'élevage de poules ou des lapins. L'objectif était d'avoir un élevage qui consommait les végétaux qui n'était pas/peu consommable par les humains (fanes de maïs...) et qui ne nécessitait pas de grande surface inexploitée comme des étables. De cette façon il n'y avait pas de perte de ressource de nourriture.
« Modifié: 06 octobre 2008 à 11:37:21 par Did »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

06 octobre 2008 à 11:38:58
Réponse #58

Bison


Bonjour,

Citation de: Kinette
La chasse coûtait cher... et le braconnage était dangereux. Evidemment le braconnier n'était pas considéré comme un pestiféré, mais il avait intérêt à être prudent (dans les campagnes, la jalousie des autres pouvait apporter très vite des ennuis).

Le fusil coutait cher, c'est vrai, mais le permis de chasse était beaucoup plus accessible (en Belgique), il y avait moins de restriction (pas de territoire de chasse minimum ...)

Dans le temps (années 50 - 60) il existait même en Belgique un permis de "braconnage" :)
Non, c'était en officiellement une autorisation de chasser le nuisible ... mais personne n'était dupe.

Les fermiers avaient tous un fusil, et ne se privaient pas de tirer le lièvre ou la perdrix ... en toute discrétion si nécessaire.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

06 novembre 2008 à 07:06:07
Réponse #59

gmaz87


Bonjour,

Le fusil coutait cher, c'est vrai, mais le permis de chasse était beaucoup plus accessible (en Belgique), il y avait moins de restriction (pas de territoire de chasse minimum ...)

Dans le temps (années 50 - 60) il existait même en Belgique un permis de "braconnage" :)
Non, c'était en officiellement une autorisation de chasser le nuisible ... mais personne n'était dupe.

Les fermiers avaient tous un fusil, et ne se privaient pas de tirer le lièvre ou la perdrix ... en toute discrétion si nécessaire.

Bjr,

Historiquement en France, la chasse est un acquis de la Révolution, initialement destinée aux ruraux pour leur permettre de limiter les dégâts sur les cultures et accessoirement de consommer de la viande fraiche.

Les armes étant rares,la poudre assez onéreuse, le piégeage étant souvent le premier moyen de régulation et s'adressait souvent aux animaux surdensitaires et /ou ravageurs (lapin en particulier).

Le temps passant les armes sont devenues plus accessibles, les munition itou, mais pendant longtemps le gibier de base du paysan c'était le lapin, le lièvre parfois ( souvent repéré longtemps à l'avance et tiré au gîte pour ne pas gaspiller le plomb).

Plus qu'une chasse de loisir c'était une chasse de cueillette au même titre que le ramassage des fruits , des baies et autres trucs donnés par la Nature.
Je connaissait dans les années 70 sur les causses du Tarn, un vieux papy qui traquait la grive à la pierre plate , baies de genièvre et chiffre de 4, dans son esprit il ne braconnait pas, il prélevait sur ses terres , tout comme il ramassait ses champignons.

Etant chasseur et pêcheur, je ne suis pas le mieux placé pour intervenir dans un débat pour ou contre, mais je consomme ce que je chasse / pêche  ( encore que pour la pêche c'est souvent no kill) ou je le donne, je prélève peu, et toujours avec ethique et respect, et je ne fais pas "des scores".
Simplement je perpétue, (modestement et avec modération) un truc qui est dans mes tripes, même si l'age venant j'ai plus de plaisir à voir passer un beau vol de palombes sur ma tête qu'à en tirer une ou deux.

Dans mon coin, la disparition des anciens qui piégeaient pour préserver leurs basse cours a conduit à une explosion de petits prédateurs (martres, fouines, renards et autres) qui conduisent de véritables razzias sur les poulaillers, et j'envisage sérieusement pour l'an prochain de passer l'examen de piégeur agréé, pas pour leur faire la guerre, juste pour rétablir un équilibre acceptable.

La question initiale du savoir de survie en maitrisant les techniques de chasse et de pêche: il est clair qu'en France ce savoir ne serait que rarement appliqué, toutefois savoir les maitriser n'est pas une tare,
encore que je pense qu'un collet judicieusement placé sur une coulée serait plus productif que de battre la campagne, idem pour les techniques de pêches au trimmer ou à la corde.

a+


Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

06 novembre 2008 à 11:07:26
Réponse #60

kinette



Citer
Dans mon coin, la disparition des anciens qui piégeaient pour préserver leurs basse cours a conduit à une explosion de petits prédateurs (martres, fouines, renards et autres) qui conduisent de véritables razzias sur les poulaillers, et j'envisage sérieusement pour l'an prochain de passer l'examen de piégeur agréé, pas pour leur faire la guerre, juste pour rétablir un équilibre acceptable.
Hello,
Ce n'est pas le seul facteur jouant sur les populations... même loin de là car la démographie de ces bestioles est généralement nettement supérieure à ce que pourrait réguler un piégeur. Ce qui a pas mal changé, c'est l'abondance des proies.
Les petits rongeurs profitent largement d'hivers moins froids, de modifications de l'agriculture (grains qui restent en champ, diminution de l'emploi de poisons aussi, et changement de la composition des produits, augmentation de zones de refuges: fourrés, friches...), la lapins prolifèrent car moins chassés (sans parler des renards qui profitent aussi pas mal des lâchers de "poules" qui doivent d'ailleurs pas mal leur donner le goût de la volaille ;) ).

Noter aussi que les gens étaient avant souvent beaucoup plus vigilants pour leurs poulaillers...

Ceci dit, je ne peux que t'encourager à passer le permis, et à aider dans ton coin: mieux vaut un animal piégé proprement, plutôt que les gens se mettent à répandre sauvagement du poison, ou faire n'importe quoi avec des pièges.

Cordialement,
K

 


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