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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Plaies infectées, comment réagir?  (Lu 136135 fois)

05 septembre 2008 à 14:53:20
Lu 136135 fois

dolgan


Apparemment le sujet n'a pas encore été traité.

Dans le cas d'une situation de survie sans accès à des soins médicaux (sinon la question se règle en appelant les secours), comment doit-on réagir face à une plaie qui c'est déjà infectée. (que l'on ait ou non pris le temps de la nettoyer correctement)

1) quels sont les signes d'infection? (odeur, nécrose?, pus, fièvre?)
2) a partir de quand ça devient vraiment grave.
3) Comment traiter au mieux ces infections sur le terrain? (on voit beaucoup de choses à la télé, mais c'est pas forcément une source fiable) quels soins apporter au malade?
4) Les choses à ne surtout pas faire? (je crois que certains actes risquent de disperser les bactéries dans le sang= mort)



05 septembre 2008 à 14:59:32
Réponse #1

Géo


est-ce qu'on à accès à une trousse de soins, un minimum?

05 septembre 2008 à 15:35:25
Réponse #2

dolgan


oui, partont du principe qu'on dispose d'un kit de base: le genre de choses qu'on devrait retrouver dans chaque voiture, dans chaque sac de randonneur, ...

-désinfectant (mais pas 3L)
-quelques pansements
-quelques compresses stériles
-paire de ciseau (ou couteau)
- bandes
- gants stériles (une paire en général)
- aspirine
-....

EDIT: comme celle-ci par exemple http://www.davidmanise.com/mediawiki/index.php/Trousse_de_secours

Pas d'antibiotique ni d'intra-veineuse. ;D

Les solutions palliatives à l'absence de tel ou tel élément sont aussi interessante.

05 septembre 2008 à 16:00:27
Réponse #3

Chris-C


Salut,

les réponses que je vais apporter ne sont peut être pas les bonnes, mais juste ce que je ferais en l'état actuel de mes connaissances.

Si j'ai une trousse de secoure et que j'ai une plaie infectée c'est que j'ai manqué de vigilance...
sinon j'ai chopé un sale truc et il faut des antibio

1) le pu, une couleur rouge et une plaie douloureuse me semble être le signe du plaie infectée.
2)suivant le climat et le terrain (humide, poussiéreux), dés qu'il y a une plaie...
3) je nettoie la plaie avec du sérum phy ou de l'eau  (je la fais bouillir si doute) , je désinfecte et je protège et je surveille régulièrement pour voir l'évolution (bien sur ça dépend de la gravité de la blessure et le l'infection)
4)laisser même une petite plaie sans soins surtout lorsque l'on est en vadrouille...

soins palliatifs oula c'est chaud là, euh j'y crève les yeux pour pas qu'il voit ça douleur  ;D

blague a part voila pour moi ce que je ferais...

a+  :)
« Modifié: 05 septembre 2008 à 16:07:20 par plumok »

05 septembre 2008 à 16:33:16
Réponse #4

Géo


salut!


1)Pour les signes d'une infection cf plumok, j'en sais pas plus
2)C'est grave dès que c'est infecté pour moi
3)(dans mon kit j'ai une petite crème antibiotique qui a fait ses preuves)....sinon je met du désinfectant (bétadine si possible mais sérum phy mieux que rien) sur une compresse que j'applique sur la plaie et que je fixe avec du sparadrap et le soir jy lave à l'eau et y laisse un peu à l'air avant de remettre le pansement.....
4) choses à pas faire? --> plumok aussi  :D

voilà pour ma (maigre) contribution  ;)


A+!

05 septembre 2008 à 16:35:35
Réponse #5

Géo


petit oubli  :D

si j'ai du savon de marseille je lave la plaie avec, au tout début...et je change les pansements régulièrement en fonction des stocks disponibles


A+!

05 septembre 2008 à 17:40:39
Réponse #6

Fox


Je chipote, mais...

- gants stériles (une paire en général)

Des gants oui, mais pourquoi des stériles?

-Soit tu as un champ stérile (champ troué par ex), des gants stériles, des pinces, des ciseaux, du fil, des compresses, etc et tu es donc prêt à faire de la petite chirugie.

-Soit tu as des gants d'examen normaux

Des gants d'examen latex, vinyl ou nitryl ne sont pas stériles
« Modifié: 05 septembre 2008 à 17:57:52 par Fox »
Quand on ne sait pas ce qu'on veut, a dit le portier, on finit par se retrouver avec des tas de trucs qu'on veut pas.

"if you dont know what you want", the doorman said, "you end up with a lot you don't".

05 septembre 2008 à 20:21:17
Réponse #7

peregrintom


Salut,
pour moi, le principe de base c'est nettoyer, rincer, sécher puis désinfecter... en allant toujours de l'intérieur de la plaie vers l'extérieur... et sans revenir avec la même compresse.
On évitera le contacte directe entre la plaie et la main du soignant... et si possible le contacte indirecte (ex la main qui touche la partie de la compresse qui touchera la plaie!!!

Tout d'abord, on se lave bien les mains (bétadine moussante dite "srub" ou savon de Marseilles).


Si la plaie est fermée, il peut être utile de la réouvrir (scalpel sinon, lame stérile ou stérilisée à l'eau bouillante par ex)

Puis on fait sortir le pu et les éventuels corps étrangers (terre par ex). On utilise pour cela une compresse (si possible stérile et non tissée) et de l'eau stérilisée (si pas de sérum phy)... que l'on évitera de toucher directement (en utilisant son emballage ou en la tenant par les coins).

Lorsque la plaie parait propre à l'oeil, on la lave à l'aide d'une compresse imbibée de savon de Marseille (l'idéale, c'est la Bétadine moussante dite "scrub").

Ensuite, on rince bien (eau stérile toujours ou mieux, sérum physiologique... nous savons que l'urine est un liquide stérile...au pire dans un désert... mais bon, moi j'ai jamais fait).

Si on en a... une petite giclée d'eau oxygénée pour nettoyer bien en profondeur (si ça fait de la mousse ou de petites bulle c'est que ça agit bien)... sinon, on saute cette étape.

On sèche avec une compresse stérile.

On désinfecte à la bétadine normale (la jaune).

NB : attention au mélange de désinfectants... il ne sont pas tous compatibles.

On referme ensuite les lèvres de la blessure avec des "stéristrips" (ou équivalent... ou rien) en les espassants assez pour que le pu qui va revenir (ou la lymphe) se draine bien.
Pour les blessures les plus importante, une petite mèche (bout de compresse stérile roulée) peu servir de drain supplémentaire.

On place une ou deux compresses toujours stérile sur la "poupée"...
Une bonne giclée de batadine jaune sur le tout...

Et il ne reste plus qu'à bander de façon que le tout respire tout en évitant le contacte directe avec l'air.

Voilà. Le tout à renouveler tout les deux jours... si il nous reste des compresses !!!

Lors de ma dernière expé, un équipier est tombé sur sa machette. La profonde coupure l'a mis en état de choc et il a perdu connaissance.
Une couverture de survie nous a permis de l'isoler du sol humide et "contaminé" de la jungle. La procédure ci-dessus a été utilisé à titre préventif. Nous avons ainsi évité toute infection et il a pu subir une opération chirurgicale (pour les nerf et les tendons) 10jours plus tard... une fois revenu à la civilisation.

On a une vidéo sur le Blog
  http://peregrintom.skyrock.com/

si tu as d'autres questions, ou d'autre réponses... n'hésite pas à m'en faire part... je reste ouvert à tout perfectionnements.

à+ TOM

05 septembre 2008 à 20:38:45
Réponse #8

Ghjallone


pour savoir si une plaie est infectée, c'est simple: si c'est rouge, et gonflé pendant plusieurs heures, c'est infecté.
sur les petites plaies infectées, j'utilise de l'hexomédine. c'est pratique parce que ca désinfecte a travers la peau, ca évite de réouvrir une plaie...
sur une plaie un peu plus profonde, je réouvre la plaie (avec mon couteau, que je désinfecte avec de la bétadine ou de l'alcool, si j'en ai, et il faut faire attention a ne pas couper profond!) , je nettoie le pus dans la plaie avec une compresse, impregnée d'eau oxygénée a la maison, ou de bétadine sur le terrain.
apres ca, je mets le reste de mon unidose dans la plaie, puis je la presse jusqu'a ce que plus rien ne coule, pour pouvoir placer des points adhésifs. par dessus, un pansement et du sparadrap, ou une bande élastique, selon ou c'est placé.
apres ca, je rentre le plus vite possible a la maison, ou j'ai plus de matériel, ou je fais controler le truc par un toubib, si ca ne s'arrange pas rapidement.
j'ai toujours pardonné a ceux qui m'ont offensé.
mais j'ai la liste.

05 septembre 2008 à 21:05:20
Réponse #9

Anke


"Dans le cas d'une situation de survie sans accès à des soins médicaux (sinon la question se règle en appelant les secours), comment doit-on réagir face à une plaie qui c'est déjà infectée. (que l'on ait ou non pris le temps de la nettoyer correctement)"
Nettoyage avec un antiseptique et laisser à l'air si possible ( germes anaérobies, qui se developpent en milieu fermé) loin de toute source de souillure possible.

"1) quels sont les signes d'infection? (odeur, nécrose?, pus, fièvre?)"
Rougeur gonflement, douleur, puis écoulement jaunâtres, verdâtres, trajets rouges ( lymphatiques comme le trajet d'une veine) sur le membre interressé.

"2) a partir de quand ça devient vraiment grave."
Dès l'apparition de sérosités ( écoulements sucpects)  et l'atteintd d'un ganglion lymphatique( adénite)

"3) Comment traiter au mieux ces infections sur le terrain? (on voit beaucoup de choses à la télé, mais c'est pas forcément une source fiable) quels soins apporter au malade?"
Antibiotiques large spectre par voie orale ( nécessité d'un docteur), pansements atb en local ( nécessite l'identification de la bébète)

"4) Les choses à ne surtout pas faire? (je crois que certains actes risquent de disperser les bactéries dans le sang= mort)"
Négliger la plaie en se disant : "ça va aller, je suis solide", fermer la plaie pour plusieurs jours ( pst occlusif sans surveillance bi-quotidienne minimum)
Le risque étant de développer un ulcère ( en local de la plaie) puis une éventuelle gangrène ( nécrose des tissus, le traitement est -dans l'absolu - oxygénothérapie pure en caisson hyperbare), voire une septicémie ( si germes vraiment méchants) puis décès.

05 septembre 2008 à 22:56:30
Réponse #10

wolf


"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

06 septembre 2008 à 13:45:05
Réponse #11

dolgan


waouh .

me reste plus qu'a compléter ma trousse avec des points adhésifs.

peregrintom a été complet, mais il a une trousse de secours de compétition. moi je dois juste avoir 3/4 compresses dans la mienne.

habituelement je prend un désinfectant à base d'alcool et de l'éosine. faut que je remplace par de la bétadine?


Citer
Des gants d'examen latex, vinyl ou nitryl ne sont pas stériles
bon a savoir. feraient bien de le marquer dessus. Moi ça me paraissait normal qu'il soit stériles.

06 septembre 2008 à 14:49:12
Réponse #12

wolf


waouh .

me reste plus qu'a compléter ma trousse avec des points adhésifs.

peregrintom a été complet, mais il a une trousse de secours de compétition. moi je dois juste avoir 3/4 compresses dans la mienne.

habituelement je prend un désinfectant à base d'alcool et de l'éosine. faut que je remplace par de la bétadine?

bon a savoir. feraient bien de le marquer dessus. Moi ça me paraissait normal qu'il soit stériles.

la beta alcoolique est un super desinfectant mais sur les plaies ca fais pleurer les yeux  :'( (because l'alcool)

Pour les gants ca doit être écrit sur les boite qu'ils sont non stérile. En tout cas sur les emballages des gants stériles c'est écrit dessus
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

06 septembre 2008 à 14:59:39
Réponse #13

Corin


Je repartirai de l'hypothèse de départ où on se situe en pleine nature (sans pharmacie).

Je laisse au corps médical le soin d'apporter des réponses plus précises mais, avec les risques d'allergie, on recommande l'eau savoneuse à tout autre produit. Ca évite les "surconneries".
Pour cette raison (allergies), les dérivés d'iode (Bétadine), produits chlorés ou colorés (mercurochrome) sont laissés à l'usage du corps médical.

L'eau courante, l'eau bouillie (pas bouillante :o) et l'eau savoneuse (savon de Marseille) sont les produits qui peuvent le plus facilement s'appliquer à une plaie à nettoyer. Ensuite, en raison de l'infection, il faudra consulter un médecin.

En pleine nature, la sève de sapin ou le suc de plantain peuvent avoir des vertus antisceptiques ou cicatrisantes intéressantes. A utiliser en connaissance de cause.

A+

06 septembre 2008 à 15:00:21
Réponse #14

peregrintom


L'avantage de la bétadine, c'est qu'il y a peu de personnes qui y sont allergiques (c'est ce qu'ils utilise au bloc dans les hôpitaux).
2 types donc une pour laver (la moussante dite "srub"), l'autre pour désinfecter (la jaune).
Car il faut de préférence nettoyer, laver puis désinfecté comme précisé ci dessus.

L'éosine est un très bon produit pour assècher une plaie comme pour certaines ampoules par exemple.

L'alcool bien sûr est un produit de base très polyvalent (mais ça piiiique). Utile aussi sur un pansement imbibé pour faire désenfler.

On a également parlé plus haut d'hexomédine (prendre celle de type "transcutané") pas mal pour traiter de petite plaies ou piqures.

Il y a également un désinfectant très bien (utilisé également dans les hopitaux pour les petits soins de "tout les jours") c'est l'ibidil (je pense que c'est le désinfectant qui génère le moins d'alèrgie).

L'important est de ne pas mélanger les produits. L'inconvégnant de l'éosine, du mercurochrome et de la bétadine c'est qu'il est ensuite difficile de suivre l'évolution de la plaie (devient elle rouge ?).

Personnellement, si je ne vais pas à plus de deux jours d'une possibilité de téléphonner... c'est "ibidil".
Sinon pour grosse expé c'est les deux bétadine, eau oxygènée et éosine.

C'est vrai que j'ai tendance à prendre une grosse pharmacie Cf le listing présent sur mon BLOG

à + TOM

06 septembre 2008 à 15:04:19
Réponse #15

peregrintom


Désolé Corin,
J'ai tapé mon poste sans avoir lu le tiens.
Tout à fait d'accord avec toi. A pratir du moment ou l'on peut téléphoner en moins d'une journée, il vaut mieux ne pas prendre de risque...
Cordialement, TOM

06 septembre 2008 à 18:41:42
Réponse #16

flexo


Je repartirai de l'hypothèse de départ où on se situe en pleine nature (sans pharmacie).

Je laisse au corps médical le soin d'apporter des réponses plus précises mais, avec les risques d'allergie, on recommande l'eau savoneuse à tout autre produit. Ca évite les "surconneries".
Pour cette raison (allergies), les dérivés d'iode (Bétadine), produits chlorés ou colorés (mercurochrome) sont laissés à l'usage du corps médical.

L'eau courante, l'eau bouillie (pas bouillante :o) et l'eau savoneuse (savon de Marseille) sont les produits qui peuvent le plus facilement s'appliquer à une plaie à nettoyer. Ensuite, en raison de l'infection, il faudra consulter un médecin.

En pleine nature, la sève de sapin ou le suc de plantain peuvent avoir des vertus antisceptiques ou cicatrisantes intéressantes. A utiliser en connaissance de cause.

A+
l'ail aussi ça marche bien!je suis venu à bout d'un aphte douloureux en frottant avec une gousse d'ail rafraîchie au couteau (on enlève une rondelle) à chaque usage.faut pas avoir peur de puer de la gueule, mais ça marche!
« Modifié: 10 janvier 2009 à 14:25:14 par flexo »

06 septembre 2008 à 22:36:31
Réponse #17

DavidManise


Salut :)

Je voudrais juste ajouter mes deux grains de sels.

1) Anke a fort justement souligné l'importance de ne pas fermer/couvrir/planquer la plaie.  J'irai juste plus loin : on recommande de drainer, même si pour cela il faut la rouvrir, la plaie pour permettre un nettoyage mécanique du truc.  Juste de nettoyer régulièrement la plaie va réduire fortement la charge infectieuse...  ça peut déjà suffire à faire la différence, faute de mieux.  Ce qui est sûr c'est que même si on ne peut pas désinfecter, on ne va pas se priver pour NETTOYER.  Ca sera déjà moins pire que de ne rien faire du tout, surtout sur une plaie purulente, sale, ou les deux.

2) Les antiseptiques naturels, c'est génial sauf que sur une plaie vraiment infectée ça a quand même ses limites.  Pour un petit bobo ou une petite égratignure, je dis pas, mais bon.  Du plantain sur une ostéite, ça sera un peu comme un coup de peinture sur un mur écroulé.  Cependant il y a un produit qu'on peut PARFOIS trouver dans la nature (non sans risques) et qu'il est facile de transporter ou de trouver partout dans le monde, c'est du MIEL.  Le CHU de Lome a fait une super étude qui démontre assez bien que le miel est égal voire supérieur aux antibiotiques topiques...  leur étude pour sur plein de plaies infectées par diverses saloperies, des bêtes streptocoques au staphilocoque doré, etc, etc. 

www.santetropicale.com/resume/114510.pdf

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

07 septembre 2008 à 00:21:01
Réponse #18

Anke


Je crois que dans le conditions " biotopiques" évoquées ( dans la nature, sans la pharmacie delamorkitue del'hopital de campagne qu'il faut même un 120 litres pour se la farcir sur le dos), faut faire simple !
Eau propre ( boullie si on veut) savon. La plaie est infectée de toute façon, donc le nettoyage mécanique, même avec l'eau d'une cascade ( pas boullie) fera l'affaire. L'action antiseptique du savon fera le reste pour un court moment. L'exemple type du bidule c'est le furoncle ou l'ongle incarné ( si on peut comparer à ça, c'est juste pour donner un élément) pour guerir ces machins là, on passe généralement par le coup de bistouri obligatoire dans le "civil".
Transposez en situation de rando.
Le truc qui marche bien aussi ( au même titre que le miel) c'est le bête sucre avec un pst mouillé ( là pour le coup faire bouillir l'eau) en fait le liquide ainsi créé est hypertonique et va faire "éclater" les méchants vilains germes ( on va dire ça comme ça pour faire simple). Je traite régulièrement les ulcères et les escarres ( avec l'accord du docteur) un peu rebelles, avec pas mal de résultats positifs. Il faut juste veiller à renouveler le pst souvent et qu'il soit toujours mouillé, ou au moins humide.
Donc nettoyage mécanique, puis pst hypertonique et rebelote, jusqu'à cicatrisation.
Pour moi, pas d'éosine, pas de bétadine ( y'a des resistances, pas nombreuses mais y'en a) et puis c'est coloré, ça a tendance à masquer l'état et la couleur de la peau en périphérie de la plaie.
L'hibitane ( principe de l'hibidil) est vendu en solution concentrée, que l'on peut diluer à sa guise en fonction des effets recherché ( me rapelle plus les dosages, mais c'est écrit sur la notice). Le pb, c'est que sa durée de vie( et donc d'efficacité) est faible dès que la dilution est faite.
Bon de toute façon, dès que les signes de gravité apparaissent, même avec les combines citées plus haut, zou, retour à la civilisation sans autre forme de procès, sauf si on a le toubib avec la pharma et les outils qui vont bien comme coéquipier ( pas la peine de se chopper une connerie si on peut éviter hein !).


Mes deux staphylos .

07 septembre 2008 à 01:24:22
Réponse #19

Mrod


L'essentiel à été dit.
Voila mes deux balles.
Pour les lecteurs qui ne le savent pas. Lorsque que l'on dit de laver avec du savon de Marseille, ce n'est pas n'importe lequel. Il faut un savon sans additifs (parfums, colorants, etc), vérifier la composition. Facile à trouver en supermarché, en général c'est le moins cher, celui qui paye pas de mine, no marques.
Pour les désinfectant vous n'avez pas parlé de la biseptine (chlorhexidine), qu'on peut trouver en unidose sous le nom de "Dosiseptine" (5 ou 15 ml). Je n'utilise que ça, car incolore et les flacons ont un spray.
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

07 septembre 2008 à 10:35:34
Réponse #20

ionos


Je me souviens d'un documentaire qui parlait de soldats américains retenus prisonniers dans un camp japonais situé dans une jungle. Pour s'en échapper, ils devaient faire un trajet de plus de 100 km (de mémoire) dans cette jungle. Ils étaient en très mauvaise condition physique (affaiblis par les mauvais traitements du camp et le manque de nourriture) et certaines de leurs blessures se sont infectées. Chez certains de ces échapés, la nécrose des tissus avait pu atteindre un stade assez avancé pour rendre tout déplacement impossible (les condamnant à mort par la même occasion) mais chez un de ces soldats, des asticots avaient pu rentrer dans les plaies infectées et grignoter les tissus nécrosés. Les asticots lui ont sauvé la vie.

J'ai fais une recherche sur google et apparemment ça fonctionne bien :

http://www.futurinc.lautre.net/article.php3?id_article=51


Donc il y aurait apparemment moyen de se débarasser d'une infection grace aux asticots et aux larves.
Qu'est ce que vous en pensez ?

07 septembre 2008 à 13:41:31
Réponse #21

flexo


Je me souviens d'un documentaire qui parlait de soldats américains retenus prisonniers dans un camp japonais situé dans une jungle. Pour s'en échapper, ils devaient faire un trajet de plus de 100 km (de mémoire) dans cette jungle. Ils étaient en très mauvaise condition physique (affaiblis par les mauvais traitements du camp et le manque de nourriture) et certaines de leurs blessures se sont infectées. Chez certains de ces échapés, la nécrose des tissus avait pu atteindre un stade assez avancé pour rendre tout déplacement impossible (les condamnant à mort par la même occasion) mais chez un de ces soldats, des asticots avaient pu rentrer dans les plaies infectées et grignoter les tissus nécrosés. Les asticots lui ont sauvé la vie.

J'ai fais une recherche sur google et apparemment ça fonctionne bien :

http://www.futurinc.lautre.net/article.php3?id_article=51


Donc il y aurait apparemment moyen de se débarasser d'une infection grace aux asticots et aux larves.
Qu'est ce que vous en pensez ?

ça avait été déjà constaté chez nous en 14_18 ils ont rien inventé les ricains :-[
euh sinon pst c'est pansement?

07 septembre 2008 à 13:56:44
Réponse #22

guillaume



1) Anke a fort justement souligné l'importance de ne pas fermer/couvrir/planquer la plaie.

Et donc on fait comment pour couvrir la plaie (si on la couvre) ? Une compresse normale par dessus ?

a+

07 septembre 2008 à 14:16:15
Réponse #23

kinette


Bonjour,
Attention quand même: les asticots utilisés pour les nécroses en milieu hospitalier sont issus d'élevages stériles.
je ne suis pas certaine qu'un asticot issu de la nature (et ses parents qui viennent pondre...) ne soient pas porteurs de germes qui n'amélioreront pas la nécrose...

Cordialement,
K

07 septembre 2008 à 19:41:35
Réponse #24

dolgan


Et donc on fait comment pour couvrir la plaie (si on la couvre) ? Une compresse normale par dessus ?

a+

Citer
Et il ne reste plus qu'à bander de façon que le tout respire tout en évitant le contacte directe avec l'air.

 :D

c'est si simple à faire  ;D

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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