"The... horror."- Colonel Kurtz - "Apocalypse Now"

"Au XVIe siècle, on trouvait des cannibales en Amérique centrale (les Aztèques), en Amérique du Sud ( Tupinambas et Tupinikims), et jusqu'au début du XXe siècle en Afrique équatoriale ou dans les îles du Pacifique ( Fidji, etc). Pour tous, manger de la chair humaine était un acte normal.
Les Aztèques mangeaient les victimes des sacrifice au dieu du soleil. Au Moyen-Orient, les Hittites empalaient, avec toute leur famille, les chefs des villes qui se révoltaient contre leur domination, les découpaient vivants en morceaux qu'ils mettaient à cuire et distribuaient au peuple pour frapper de terreur les opposants par la cruauté du supplice. Dans Très brève relation de la destruction des Indes, Bartolomé de Las Casas rapporte que certains chefs espagnols qui s'étaient alliés avec les indigènes pour conquérir le pays, toléraient que ces indiens traînassent avec eux des prisonniers destinés à nourrir la troupe. Lorsque les campements étaient installés, une boucherie se mettait en place, et des hommes, femmes et enfants étaient abattus, découpés et vendus comme pourceaux.
André Thévet, prêtre catholique qui avait accompagné Villegagnon jusqu'à la baie de Rio, est ensuite remonté le long des côtes d'Amérique dans les possessions françaises. Après avoir trouvé des cannibales au Brésil (Tupinambas), il en a aussi trouvé en Guyane et en Floride.
Georges Clemenceau rapporte qu'à la fin du XIXe siècle, on trouvait sur les marchés d'Afrique équatoriale des individus, hommes et femmes, sur lesquels chacun marquait le morceau qu'il désirait acheter pour manger. Lorsque tout était vendu, la personne était abattue, découpée, et les morceaux distribués aux acheteurs. Il ajoute: « Quelles pouvaient être les pensées de ces noirs qui voyaient leurs frères se partager leur futur cadavre ? Sans doute pensaient-ils que la veille encore, ils en faisaient autant. » Il termine : « Si nous apportons avec la civilisation l'interdiction du cannibalisme, n'allons-nous pas les condamner à la famine ? »
Enfin, plusieurs cas de cannibalisme touchant des villages ou régions entières ont été rapportés durant les période les plus noires de la Russie soviétique. "La famine atteint des proportions terribles. Les paysans ont mangé tout ce qui pouvait servir de nourriture, chats, chiens. À l'heure actuelle, ils sont en train de déterrer les morts pour les manger(…) Selon les témoignages des membres du comité exécutif de la volost [canton], le cannibalisme dans le bourg de Lioudbimovka prend des proportions dramatiques."[
En Amérique du Nord, les Algonquins, les Hurons, les Crees et les Iroquois étaient strictement exocannibales mais ne mangeaient que ceux qui mouraient au combat.
Au Brésil, les Amérindiens Tupi, exocannibales, tuaient et mangeaient leurs prisonniers. Ceux-ci provenaient de combats avec les peuples voisins. Le prisonnier - ou la prisonnière - était conservé un certain temps dans le village avant d'être tué. Ils ne cherchaient pas à s'enfuir, et devenaient très joyeux lorsque le moment d'être mangés arrivait. Jean de Léry raconte même qu'arrivant un jour dans un village, et voyant plusieurs indiens préparés et sur le point d'être tués, il aperçut une jeune femme qu'il avait convertie au christianisme lors de passage précédent. Il s'approcha d'elle et lui proposa de prier Dieu, lui disant qu'il allait intervenir pour la sauver. La femme se mit alors à rire, déclarant que « Dieu n'y était pour rien, que c'était son tour d'être mangée, et qu'elle espérait que sa viande serait bonne ». Jean de Léry termine : « et, tout en riant, elle s'avança, fit un signe au bourreau et elle mourut ainsi ». Le rituel était immuable : le corps entièrement rasé, l'anus bouché par un bois ou des herbes pour que rien ne se perde, le condamné était maintenu par une corde serrée autour de sa poitrine. Celui qui devait le tuer tenait en main un fort gourdin emplumé, et lui déclarait qu'il allait être tué et mangé. Le prisonnier répondait alors qu'il avait tué et mangé beaucoup de ce village, et que les siens viendraient le venger et les mangeraient tous. Après quoi, d'un grand coup sur la tête, le prisonnier était tué. Les femmes s'en emparaient, raclaient la peau et versait de l'eau chaude sur le cadavre, comme l'on fait en Europe pour un cochon. Puis un homme coupait les membres, dont les femmes s'emparaient pour danser et courir autour du feu. Enfin, le tronc était ouvert et dépecé, les viscères et la tête mise dans une marmite pour les femmes et les enfants, pendant que les membres et le tronc étaient posés sur une grille en bois au-dessus du feu. Celui qui avait tué se retirait pour jeûner pendant une journée. sources : Jean de Lery, Hans Staeden, André Thevet, Charles Villeneuve, Martin Monestier. "
Source Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/AnthropophagieLa barbarie est-elle l'état naturel de l'homme? Comment gérer la faim, la vraie faim en situation de survie dramatique?
Lien chaud (quoique parfois cru) : http://www.zalea.org/article.php3?id_article=627Stéphen.