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Auteur Sujet: Expatriés de tous les pays unissez-vous !  (Lu 7835 fois)

07 mars 2008 à 22:16:21
Réponse #25

Langouste


Citation de: floriomarlo
PS : vous êtes allés en Guyane !  il parait que c'est un DOM facile à avoir (  ;D ) mais qu'on a plus de difficultés pour revenir... Est-ce que c'est vrai, combien de temps vous êtes restés là-bas ? Ce département m'intéressait beaucoup il y a qque temps mais madame a refusé catégoriquement de muter. Je lui ai pas dit que Bornéo c'est un peu le même climat et qu'il y a en gros les mêmes bebettes ..
Oui, certains sont coincés sur le fleuve et ne peuvent plus rentrer en métropole. Surtout ceux qui vont passer le concours dans la zone Antilles-Guyane "parce que c'est plus facile" et se retrouvent mutés sur le Maroni sans savoir ce qui les attend !   :'(
Nous y avons passé un an, avec retour précipité pour accoucher en métropole. La mutation dans le sens retour n'a pas posé de problème (vers un département en déficit). On peut continuer en privé si tu veux, pour ne pas pourrir le fil de ZCH avec les histoires de mutation de fonctionnaires !

ZCH, je te demandais la destination car c'est ce qui va déterminer certains des problèmes à prévoir. Nous avons choisi de quitter la Guyane en raison des conditions sanitaires (paludisme, infrastructures médicales) que nous jugions incompatibles avec la grossesse, l'accouchement et les premières années de vie d'un enfant. Dans un pays développé, ça n'aurait pas posé de problème.

 :)



07 mars 2008 à 23:42:47
Réponse #26

tonio


Je suis dans le même cas. Je vais déménager en Allemagne l'été prochain pour quelques années. J'ai déjà commencé à me familiariser avec la culture pour y être allé de nombreux week end chez mes beaux parents (ma femme est allemande ::) ). Mon seul problème est que je ne parle pas allemand donc je vais devoir m'y mettre et survivre d'ici là en anglais.
Je vais m'installer à côté de Stuttgart. C'est plein de foret par là, très vallonné (on est pas loin des alpes par là) avec souvent de la neige l'hiver. Je commence déjà à explorer les forets petit à petit mais je sens que ça va me plaire. C'est resté très rural dans ce coin même si je suis à 10 minutes des grands groupes industriels type Daimler-Chrysler.
C'est très différent de Paris. Il y a beaucoup de grandes fêtes populaires où toutes les couches sociales se mélangent pour manger une saucisse et boire de la bière. Un truc inimaginable pour moi en région parisienne. En revanche, je suis un peu trop latin et la rigueur germanique, ce n'est pas toujours facile à vivre. La bas, quand on est invité à diner à 20h, c'est 20h, pas à partir de 20h. Comme je ne suis pas très ponctuel, il y a des dents qui grincent lol
Je vous ferais des feed back au fur et à mesure des mois qui passent.
A+

08 mars 2008 à 16:09:13
Réponse #27

floriomarlo


Merci Langouste de ta réponse, mais c'est même pas la peine que je te recontacte en privée, j'ai laissé tomber depuis longtemps la mut. en Guyane  :glare: :glare: :glare:
Jamais il ne se coiffait, jamais il ne se lavait
Les ongles pleins de cambouis mais sur les biceps il avait
Un tatouage avec un cœur bleu sur la peau blême
Et juste à l'intérieur, on lisait : "Maman je t'aime"

Edith Piaf, Jean Dréjac

08 mars 2008 à 16:50:02
Réponse #28

Ced25


Citer
Le centre du Monde est le pays qu'on aime (dixit un poète) {$default_smiley_smiley}
Moi, je dirais qu'avant tout, le centre du monde, c'est l'endroit où tu es...
Et puis il est important de se dire que l'on est chez nous partout sur terre... Cet état d'esprit facilite l'intégration, en évitant le communautarisme.
Céd

08 mars 2008 à 19:07:21
Réponse #29

Vulpus


Je suis dans le même cas. Je vais déménager en Allemagne l'été prochain pour quelques années.
C'est très différent de Paris. Il y a beaucoup de grandes fêtes populaires où toutes les couches sociales se mélangent pour manger une saucisse et boire de la bière. Un truc inimaginable pour moi en région parisienne. En revanche, je suis un peu trop latin et la rigueur germanique, ce n'est pas toujours facile à vivre. La bas, quand on est invité à diner à 20h, c'est 20h, pas à partir de 20h. Comme je ne suis pas très ponctuel, il y a des dents qui grincent lol

Ça ressemble un peu à la Hollande :-) Mais ici, on mange souvent à 5 heures déjà! Quand je suis revenu avec ma petite femme de Lyon au mois de septembre, on mangeait encore aux heures françaises, vers 8/9 heures. Après quelques mois on s'habitue de plus en plus à manger plus tôt comme tous les autres Hollandais, ça sent de la cuisine partout...
Pourtant quand il y a de la visite on mange plutôt vers 8 heures. Et quand je suis seul je cuisine même à 10 ou 11... et ce que j'ai retenu de la vie française, c'est de ne pas se faire des soucis quand les invités arrivent plus tard. Mais bon, les Hollandais sont comme les Allemands, très ponctuels!
La plus grande sagesse est de paraitre fou - Dionysius Caton

10 mars 2008 à 08:42:33
Réponse #30

François


Moi, je dirais qu'avant tout, le centre du monde, c'est l'endroit où tu es...
Et puis il est important de se dire que l'on est chez nous partout sur terre... Cet état d'esprit facilite l'intégration, en évitant le communautarisme.
Céd

+1   
Et des amis tu peux en avoir partout. Et passé l'obstacle des traditions et des habitudes locales, tu te rend compte que les hommes (et les femmes :love: ) sont partout les mêmes.

Quant aux formalités administratives, c'est là que le bat blesse. Là on est pas tout à fait sortis de l'époque médiévale, où le noble aussi bien que le serf se doivent d'être attachés à une terre et de n'en point changer.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

10 mars 2008 à 08:45:04
Réponse #31

Bison


Citer
Et passé l'obstacle des traditions et des habitudes locales, tu te rend compte que les hommes (et les femmes  :love:) sont partout les mêmes.
+1 :doubleup:
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

10 mars 2008 à 11:37:01
Réponse #32

ucorsu


+1   
Et des amis tu peux en avoir partout. Et passé l'obstacle des traditions et des habitudes locales, tu te rend compte que les hommes (et les femmes :love: ) sont partout les mêmes.

Quant aux formalités administratives, c'est là que le bat blesse. Là on est pas tout à fait sortis de l'époque médiévale, où le noble aussi bien que le serf se doivent d'être attachés à une terre et de n'en point changer.

Il n'est pas rare (et c'est mon cas !) de vivre dans une grande ville où l'on ne se sent pas forcément bien !
Mais pour diverses raisons on est "obligé" d'y vivre et là, malgré tous ses efforts on ne sent pas "au centre du monde" car ce n'est pas le pays, la région ou l'endroit que tu aimes...c'est ce qui nous fait parler de déracinés ou d'expatriés. ::)
Quand le croquemitaine va se coucher, il vérifie si il n´y a pas Ucorsu sous son lit. :lol:

10 mars 2008 à 12:52:17
Réponse #33

Ced25


Citer
Mais pour diverses raisons on est "obligé" d'y vivre et là, malgré tous ses efforts on ne sent pas "au centre du monde" car ce n'est pas le pays, la région ou l'endroit que tu aimes...c'est ce qui nous fait parler de déracinés ou d'expatriés. {$default_roll_eyes_smiley}
Je pense que c'est surtout une vue de l'esprit... Tu es libre évidement d'être mal quelque part, mais peut-être surtout parce que tu t'accroches au fait que tu n'es pas de cet endroit... Je ne me sens pas forcément bien où je suis actuellement. Mais c'est peut-être surtout parce que je ne le souhaite pas vraiment (être bien ici).
Je pense que tout régionnalisme, nationalisme, etc... (pas nécessairement dans le mauvaix sens du terme) est une profonde illusion. L'on est d'un endroit parce qu'on le veut bien...
Qu'est ce qu'un Alsacien de souche alors que lors de la guerre de trente ans il n'en restait quasi plus... Les Alsaciens d'aujourd'hui sont tous des "immigrés", hors cas éventuellement rarissime...
Je pense que l'on ne sait plus qui nous sommes intérieurement, et donc nous recherchons des amars extérieurs... Mais lorsque l'on sait qui l'on est, alors nous portons nos racines en nous, et peu importe où l'on est, nous sommes chez nous...
On parle beaucoup de déracinement en ce moment, mais je me demande si l'immigré serait en réel état de mal-être s'il était acceuilli ici comme s'il était chez lui... Je me demande si le problème ne vient pas du fait que l'autochtone fait comprendre au nouvel arrivant qu'il n'est pas chez lui justement...
Céd

10 mars 2008 à 13:49:47
Réponse #34

Bison


Citer
Je pense que c'est surtout une vue de l'esprit
Se sentir bien, se sentir mal ... bien sûr que c'est dans la tête, mais il y a des causes extérieures bien réelles!
Il y a des personnes qui ne sont pas bien dans leur métier, et qui en crèvent.
Il y a des gens qui ne sont pas bien dans leur ménage, et qui ressucitent en divorçant.
Il y a des gens qui ne sont pas bien dans un environnement donné, et qui feraient mieux d'en changer!

Non, ce n'est pas une vue de l'esprit - à mon avis ... Mais c'est certainement une question de personnalité!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

10 mars 2008 à 13:58:58
Réponse #35

ucorsu


Citation de: Ced25
Je pense que tout régionnalisme, nationalisme, etc... (pas nécessairement dans le mauvaix sens du terme) est une profonde illusion. L'on est d'un endroit parce qu'on le veut bien...
J'espère que tu ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit  :huh:
Citation de: I Muvrini
Mais ce qui les lie à leur terre
Ne les oppose pas à tout ce qui les lie aux hommes
À tous les hommes
À tous les peuples
Quand le croquemitaine va se coucher, il vérifie si il n´y a pas Ucorsu sous son lit. :lol:

10 mars 2008 à 14:35:31
Réponse #36

Ced25


Par régionalisme et nationalisme, j'entends surtout "se sentir appartenir à une région, un pays". Rien d'extrémiste et de condamnable la dedans... Après, je ne sais pas ce que tu penses que je pense vouloir te faire dire  :lol:
Citer
Mais ce qui les lie à leur terre
Ne les oppose pas à tout ce qui les lie aux hommes
À tous les hommes
À tous les peuples
Exactement... Je suis on ne peut plus d'accord, et je crois même avoir compris ce que tu disais  ;)
Citer
bien sûr que c'est dans la tête, mais il y a des causes extérieures bien réelles!
Bien sûr, je suis d'accord... Après, il ne faut surtout pas minimiser l'impact du "c'est dans la tête". Jamais je n'est dit, ni même sous-entendu que parce que c'est une vue de l'esprit, c'est facile d'en sortir. Au contraire, a mon sens, plus "c'est dans la tête", plus c'est compliqué...
Mais néanmoins, si on réflechit un peu au fond du problème, tout est lié à la peur du changement, la peur de l'inconnu, l'insécurité...
Après, face à ca, soit on préfère rester dans ce que l'on connait, et on paie le prix, soit on explore... Et là, ben on verra bien  ;)
Personnalité, vue de l'esprit... On parle peut-être de la même chose. Le truc, c'est que selon moi, le terme de personnalité à une notion de fatalité, alors qu'une vue de l'esprit me semble plus souple, évolutive...
Céd



10 mars 2008 à 15:16:04
Réponse #37

ucorsu


OK  ;)

Personnellement, je ne pense pas être capable d'être bien partout ::) Cela dit je m'adapte à tout, souvent à toutes les situations...enfin jusqu'à là ::)
Et de ce fait il y a des endroits que je n'aime pas et d'autres où je revis et où je me sens bien :)
C'est relativement dur à exprimer  :-[ Mais pour faire simple, il peut y avoir des endroits ou tout te tombe cuit dans la bouche et où je ne me sente pas forcément bien et d'autres où il faut en c...r pour y arriver et qui me rendent véritablement heureux  :-\  Cela peut aussi dépendre des moments chose qui complique...c'est sûr :-[

C'est peut-être hors sujet...sorry
Quand le croquemitaine va se coucher, il vérifie si il n´y a pas Ucorsu sous son lit. :lol:

10 mars 2008 à 15:47:49
Réponse #38

Ced25


Citer
Ainsi que la manière de ressentir l'éloignement de ses proches et/ou racines Malgré Skype ou MSN.
Comme quoi, on est même pas HS  ;)
En ce qui me concerne, il y a également des endroits où je me sens mieux que d'autres... Il y a des ambiances qui me correspondent plus que d'autres, c'est clair !
Le drame serait sûrement une expatriation dans un pays avec lequel on est pas en harmonie...
Rester dans un pays qui ne nous plait pas (pour X raison) pendant plusieurs années, je me demande s'il ne risque pas d'y avoir quelques tensions dans la famille, un peu plus de nérvosité au travail, et du coup modifier petit à petit notre caractère...
Citer
et d'autres où il faut en c...r pour y arriver et qui me rendent véritablement heureux
Tu sais que ca à un nom  ;D Ca commence par un M... et fini par un O... (humour, humour  8) )
Céd

10 mars 2008 à 16:42:17
Réponse #39

Roumieu



Le but de ce fil est de s'adresser à ceux qui vivent ou on vécu une expatriation.
Le but serait que chacun puisse par son expérience faire part des difficultés rencontrées : administratives, culturelles, intégration, logement, travail, etc.
Le problème principal est l'occupation que tu vas avoir dans le pays de destination. Si c'est pour travailler il faut voir ce que tu sais faire et voir les besoins du marché local. (A Dubai si tu es expert comptable, tu peux choisir ta boite)
Quand tu as un travail les difficultés administratives ne sont ni pires ni meilleures qu'en France de toute façons il te manquera toujours un papier.
Pour le pratique (logement, assistance etc) les consulats, les forums sur internet etc permettent généralement de trouver la personne qui te filera un coup de main au départ et qui te dira les détails pratiques pour débuter (carte et horaires de bus, bouffe .

Pour l'intégration une seule chose, la langue. En plus d'une langue véhiculaire (l'anglais) il faut se mettre à la langue du pays.
De l'expèrience que j'ai je dirais que ceux qui vont pour enseigner ou en mission culturelle intègre plus facilement le milieu. Ceux qui sont en régime expatriès et qui ont des boulots "techniques"ont tendance à rester entre eux.

Pour le culturel il faut être prêt à faire des concessions pour rentrer dans la culture du pays, notamment en pays musulman surtout si tu y vas avec une copine (C'est surtout elle qui fera des concessions) .

Voilà pour une première approche

10 mars 2008 à 22:45:54
Réponse #40

François


Cela dépend un peu du type d'expatriation. On a probablement plus de facilités pour résoudre les problèmes administratifs à partir de Tokyo ou Abu Dhabi que de St Laurent du Maroni ou du fond d'un désert, sans Internet, sans téléphone ni courrier fiable, ni consulat au coin de la rue.
 :)
Les découvertes ne sont pas les mêmes non plus.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

11 mars 2008 à 00:51:35
Réponse #41

triptop


Cela dépend un peu du type d'expatriation. On a probablement plus de facilités pour résoudre les problèmes administratifs à partir de Tokyo ou Abu Dhabi que de St Laurent du Maroni ou du fond d'un désert, sans Internet, sans téléphone ni courrier fiable, ni consulat au coin de la rue.
 :)
Les découvertes ne sont pas les mêmes non plus.

Euh l'autre il dit que c'est paumé St Laurent  >:D  ;D c'est la plaque tournante de l'or entre l'Amérique du sud et l'Europe et un passage pour la blanche vers les caraïbes, l'Afrique puis l'Europe. Les démarches y sont simplifiées, tu peux même obtenir des cartes d'identité avec des lieux de naissance dans des communes qui n'existent pas  ;D En devenant Maire tu peux offrir une mine d'or à un président et accéder à des rangs de ministre. C'est le centre du monde !! non mais  :D

 :-[ oups je vais me coucher moi
"Honi soit qui mal y pense !"

11 mars 2008 à 01:43:16
Réponse #42

yoann


Pour vivre et travailler en UK, c est pas complique niveau administratif, il faut juste un National Insurrance Number que l on obtient en prenant rendez vous dans un jobcentre et c est fait.

Grace a ce numero, on peut payer les impots/tax youhou ^^; (qui sont preleve sur la paye directement)
Si vous restez moins d 1 an et/ou avez gagne durant l annee fiscale (avril/avril) moins de 5000£, vous pouvez demander un retour de tax car dans ce cas vous en etes exempts (ca peut etre plusieurs centaines de livres donc a etudier)

Pour ouvrir un compte en banque, il faut savoir que pour certaines, il faut avoir habité un certains temps sur place (genre 1an voire plus)
Un justificatif de domicile est demande dans la majorite des cas, du coup si vous squattez chez un ami dans un premier temps et que vous ne pouvez fournir ce genre de papiers, les choix de banque sont restreinds (je sais que la LLoyds TSB n est pas regardante et accepte un peu n importe qui en ayant juste des papiers d identite)
Si vous avez deja un contrat, ca peut remplacer le justificatif.
Si vous etes etudiant, il y a souvent des offres dans les differentes banques donc ca peut valoir le coup de faire le tour (100£ de bonus c est toujours ca de pris...)

Niveau sante, les soins sont gratuit dans les etablissement publiques (enfin en ecosse toujours) mais l attente peut etre longue et le niveau est moins bon qu en france (a nuancer. bien que je me base sur des faits, il reste dangeureux de generaliser...)
C est pourquoi de nombreux anglais -s il en ont les moyens- vont se faire soigner a l etranger pour les trucs importants (dentisterie par exemple, ou ophtalmo, etc).
Mon dentiste en france me disait qu il a une famille anglaise comme patients qui chaques annees profitent de leurs vacances pour faire un bilan... et c est pas un cas isolé
Une pote s est fait diagnostique un cancer aussi, du coup elle est revenue vite fait en france faire des analyses... qui se sont revelees negatives (heureusement! mais bon...  :down: )

Concernant le logement, il y a la council tax a payer tout les mois (il est aussi possible de tout payer d un coup mais bon...)
Elle est basee sur la valeur du logement.
Les etudiants ne la payent pas, les personnes seules ont un discount de 25%...
Ca represente souvent plus de 100£ par mois donc ca compte pas mal si vous cherchez un appart'
« Modifié: 11 mars 2008 à 02:11:28 par Yoann »

12 mars 2008 à 12:30:19
Réponse #43

vince


Salut  :)

J'avais posté une grande synthèse sur l'Égypte, je sais pas si elle est encore accessible.

Bon, quelques remarques générales que m'inspirent ce sujet. Cela fait bientôt 8 ans que je vis dans plusieurs pays étrangers plus ou moins rudes, non-européens. 

Tout d'abord, l'extrême variabilité des contextes, motivations, cadres et postures de l'expatriation, qui rend illusoire la généralisation.

Excellente école d'humanisme et de culture, pour qui accepte et/ou a la possibilité de se mettre un peu en insécurité psychologique, de remettre en cause ses certitudes, de rencontre l'autre. C'est pas donné à tous les cas d'expatriation. Un cadre de 40 ans avec femme et enfants en bas-âge travaillant pour une multinationale se posera là où on lui dit le plus souvent, dans le ''compound'' français, dans un cercle social offshore déplacé de france. Je le comprend, il faut qu'il soit opérationnel, il a pas le temps de s'intéresser à l'autre et on lui demande pas d'ailleurs. J'ai ainsi connu une résidente française depuis 15 ans dans un pays, n'en parlant pas un mot de la langue ; ha si elle savait dire ''c'est pas propre'' à sa femme de ménage...arff.

Autre chose : les difficultés potentielles et épreuves rapprochent souvent les nationaux, et des amitiés improbables en France naissent à l'étranger. Parfois très solides et durables. Plus le contexte est rude, plus les vérités de chacun apparaissent vite, et les liens se nouent très vite et solidement.

Certaines sociétés sont plus ouvertes que d'autres également, et les coutumes sociales facilitent ou freinent les rapprochements (exemple de l'invitation au dîner en famille le soir, impensable en Égypte et d'autres pays méditerranéens : les hommes se voient à l'extérieur entre eux, les femmes ne reçoivent que des femmes ou de la famille, à la maison).

Il y a aussi un paradoxe que j'expérimente : plus je vis à l'étranger, plus je dépasse les questions identitaires et nationalistes. Mais on me renvoie systématiquement mon statut et mon passeport à la figure; bref, l'étiquetage national est parfois pénible.

Internet et surtout skype et autres services Voip ont grandement changé mon rapport à la vie à l'étranger. De même que l'âge ; j'étais plus ''extrême'' plus jeune dans ma volonté d'inculturation, je suis maintenant plus rigide.

On attrape cependant vite le virus de la vie à l'étranger, et cet étranger n'en est plus vraiment un pour moi, je suis resté dans la même région et culture depuis quelques années, c'est devenu mon terrain de jeu, j'y suis assez à l'aise psychologiquement dans ces différents pays. Au point que j'ai parfois envie de changer complètement d'aire culturelle, pour expérimenter à nouveau l'extériorité totale du regard.

Ce virus est une inertie positive mais pas forcément indolore, on finit par incorporer des normes nombreuses et contradictoires, fameux paradoxe de l'émigré, la double absence, bref, on reste étranger au pays habité, mais on devient étranger au pays d'origine. Ca permet cependant de voir des choses de loin, avec des angles macro, décalés, intéressants.

Enfin, et dans mon cas, l'expatriation est un remède radical contre les nationalismes et autres pathos identitaires, en particulier contre l'arrogance de se croire de mérites et droits supérieurs parce que doté d'une identité administrative conférée sans mérite, par les hasards sociaux, biologiques et historiques du coït. Bref, extrême conscience de la chance que j'ai d'être français et européen à ce moment de l'histoire, et extrême humilité aussi...

à pluche
vince









25 mai 2008 à 23:56:59
Réponse #44

kinette


Hello,
Je suis actuellement expat en Allemagne, depuis un an, après des déménagements au moins tous les 4 ans: Tours 4 ans, Montpellier 6 mois, Lyon 6 mois, Montpellier 4 ans, Tours 2 ans, Lille 2 mois -> Allemagne.

Généralement y avait un aspect choix, et un aspect nécessité en même temps: besoin de passer à autre chose (études ou boulot) puis choix de l'endroit...
Il y a un côté usant à bouger régulièrement, et en même temps un côté positif: remise de quelque chose à zéro, tri dans ses affaires... par contre on laisse les amis loin (mais eux aussi bougent), les habitudes...
Parfois on a envie de revenir... mais en même temps on avait envie de partir. Pas simple: comment trouver un équilibre entre une envie de stabilité, et une envie de ne pas s'enraciner, s'encroûter?

Au niveau culturel: on rencontre toujours des gens exceptionnels, un peu "fous", quel que soit l'endroit. Ca prend par contre du temps.
C'est toujours intéressant de remarquer les différences, car ça permet de relativiser...
Le truc qui m'a pas mal aidé aussi c'est de connaître des personnes venant d'autres pays: là on en arrive à relativiser encore plus.

Pour le logement: personnellement j'ai eu de la chance je pense. Mes dernières expériences étaient par des particuliers, je suis tombée sur des proprios sympas.
En Allemagne j'ai choisi la coloc car j'avais eu de bonnes expériences en France, et puis ça me permettait de limiter la partie administrative, et le coût. Donc pas trop de problème pour le logement (visité plusieurs colocs, et trouvé quelque chose qui me convient parfaitement).
L'administration est LA plaie de l'expatrié (mais pour moi c'est une plaie quelque soit l'endroit: je suis administratophobe, un simple formulaire à remplir me stresse). On se retrouve à signer tout un tas de trucs qu'on comprend pas... c'est parfois un peu de l'acrobatie sans filet, mais le truc génial, c'est qu'on y arrive toujours (et qu'on n'en est pas peu fier!). De plus le fait d'être étranger donne bien des excuses qu'on n'a pas quand on doit faire des démarches dans sa propre langue.

Pour l'intégration: j'aime bien remarquer les différences, je pense que je m'adapte pas mal (même si j'aime bien parfois pester contre certaines choses, ou enquiquiner mes compatriotes avec ce qui est mieux qu'en France ;-) ). J'ai généralement peu de mal à discuter avec les gens, pour les premiers contacts. Bizarrement je mets par contre souvent beaucoup de temps pour me faire des amis, mais ils deviennent généralement alors de vrais amis.

Bref, bouger c'est bien... même si parfois fatiguant.

K

06 juin 2008 à 19:19:06
Réponse #45

SavageBeast


Salut, expatrié en Roumanie depuis 3 ans, je crois que chez moi, c'est l'endroit où je me sens bien. C'est la notion la plus simple et la plus accessible. Le reste, il faut se faire à une nouvelle langue, une nouvelle culture, pas toujours facile, mais intéressant.

Par contre, la solitude, ça use sur la distance. Mon amie habite une autre ville pour ses études et son travail, et j'ai tendance à être très (trop ? ) sélectif dans les personne que je côtoie. Il s'agit d'un choix de vie aussi. Si je pense en tant qu'apprenti survivaliste, on est tous confrontés à un moment donné à la solitude, autant avoir un peu d'entraînement.

26 juin 2008 à 14:27:37
Réponse #46

Snow Crystal


Salut a tous,

Petire opinion d'un expat.

Pour avoir vécu 7 ans en Hollande (et etre parti ds un pays anglosaxon depuis), je ne peux etre plus d'accord qu'avec Bison
(ouh la, mon Francais laisse a desirer la, desolé)

Citer
Si la réponse est oui, alors il faut se détacher assez rapidement du pays d'origine. Se détacher complètement.

Si on conserve un lien fort avec le pays d'origine, si on se rappelle sans cesse que l'on y a ses racines, sa famille ... que l'on voudra y passer ses vieux jours ... alors c'est foutu, on n'appréciera jamais le pays dans lequel on vit, on n'y sera jamais tout à fait bien dans sa tête. Mais le temps fera son oeuvre, et on ne sera plus bien non plus dans le pays d'origine, lors du retour.

Les grandes villes Haut-Landaises  ;) voient defiler des paquets d'expatriés, et ceux qui ne s'adaptent pas et finissent par rentrer dans leur pays d'origine sont generalement ceux qui ne larguent pas vraiment les amarres avec leur pays d'origines.

Surtout que si on s'expatrie pour fuir ses problémes, ils ont tendances a suivre a l'etranger.

S'adapter n'est pas evident, les formalités administratives peuvent etre un casse tete incroyable et poser de serieux obstacles, se refaire un cercle de potes n'est pas evident non plus, mais vivre a l'etranger est super enrichissant.
De par les gens que l'on rencontre, et le melting pot des cultures si on a la chance de rencontrer d'autres expats d'autres pays.
Ca permet aussi d'acquerir un regard critique sur son propre pays.

Florio, pour avoir une soeur qui a bossée dans diverses Alliances Francaises de par la planete, c'est loin d'etre le Paradis
(nombre d'heures de cours, paye etc...)
Je ne veux pas te dissuader, bien au contraire mais les deconvenues peuvent etre legions.

Apres quasi 10 ans, je ne me vois pas revenir definitivement en France, meme si j'adore y revenir en vacances et voir ma famille etc...
“Sometimes I think the surest sign that intelligent life exists elsewhere in the universe is that none of it has tried to contact us.”

“Who was the first guy that look at a cow and said," I think that I'll drink whatever comes out of those things when I squeeze them?”

04 août 2008 à 11:21:18
Réponse #47

pierauspitz


Salut!
Ben voilà, question expat', ça fait 3 ans que je vis en Norvège, et je vais bientôt bouger en Finlande.
+1 pour l'enrichissement personnel!  :doubleup:
En vivant éloigné, on apprend tellement, et on s'ouvre aussi... Autres cultures, autres langues, autre paysages, autre nourriture... Tout change, et je trouve ça bien. Ca fait voir autre chose que son nombril.

Si je résume un peu, en trois ans, j'ai vécu dans le monde cosmopolite anglo-norvégo-poly( :lol:)phone des étudiants ( dont la moitié étaient Norvégiens, l'autre, Anglais, Allemands, Belges,Français, Finnois, Ialiens, Espagnols, Polonais, Russes, Danois, Suédois, Néerlandais, Canadiens, Etats-uniens, Tchèques, Slovaques, Argentins, Chiliens, Australiens, Japonais, Chinois, Thailandais etc etc...)  :love: . J'y ai rencontré la fille la pus magnifique du Monde  :love:, elle est finnoise, et je l'aime.
Maintenant, je vis avec elle en Norvège, dans un monde norvégo-norvégien. Bientôt la Finlande!

Pour la langue et la culture, l'adaptation est relativement facile si on accepte l'immersion complête ("pâré à plongé, fermez les écoutilles"). Il est vrai qu'une langue véhiculaire comme l'anglais aide beaucoup, mais j'aime à l'utiliser en supplément (quand le vocabulaire dans la langue locale fait défaut). Cela permet de s'immerger dans la langue et de pouvoir maintenir de simples conversations rapidement et sans s'encombrer de dicos. Le top, c'est quand même d'avoir des amis patients ;).
A ce propos, en tout cas dans un contexte étudiant, ce fut une étape aisée et très naturelle.. Reste à voir ce que ça donne dans un monde purement professionel (mais l'avantage, c'est que maintenant, j'ai des potes aux quatres coins de la planète ;D )

Par contre, +1 avec Lambda, étant papelarophobe, l'administartion est toujours un exercice comique (heureuusement que la Novège est un petit pays et que les gens sont en général serviables... Qui a déjà eut sa déclaration remplie par le mec des impôts? Moi oui... J'ai juste amené une grosse liasse de papelards ( fiches de salaires, loyers, relevés de compte etc...) qui me mettait déjà des palpitations, le mec il prend tout, trie les plus récents, tape trois conneries sur l'ordi et hop! "On va vous reverser 180 NOK!"  :up: Réglé en 5 minutes! La classe! Bon... Maintenant, le nouveau "level", c'est la Finlande, et son cortège de papelards inconpréhnsibles (et oui, bon retour dans l'UE  :glare: )

Mais je vous avouerais une chose : je fuis comme la peste les autres "expats" (peut être aussi pour une meilleure "immerssion"). Ca me désole de le dire, mais une bonne partie (pour ne pas dire la majorité) de ceux que j'ai rencontré se comportent comme si ils étaient des foutus touristes coincé dans un trou paumé dont ils se foutent. Alors vas'y les "ici la bouffe est dégueu" et les "c'est tous des ivrognes! Jamais vu ça en France..." etc etc...  :down:
Et c'est marrant car ces gens là, je sais pas pourquoi, il y a "Français" écris sur leur front, plus que les vrais touristes! :lol: Je veux dire par là, que si je le croise dans la rue ou le bus, je ressens direct d'où ils viennent (bon, pour les touristes, c'est plus facile : Quechua + Millet + Lafuma ne laissent aucun doutes possibles  ::) ;D ).
C'est marrant, mais il semble qu'il y ait deux groupes vraiment distincts chez les expats (français, mais je pense que c'est pareil pour les autres nationalités)  : ceux qui s'intègrent, et ceux qui gardent une pseudo-identitée nationale (-iste?) qui pue... Comme si le pays étranger était une prison.
MAis bon, ce n'est pas une généralité, loin de là, et j'ai rencontré des expats super cools! (dont un auvergnat qui était le gérant du "Vinnmonopole" local). Mais en générals, ceux là  ne démarquent pas du reste de la population (mis à part un accent reconnaissable entre 1000 et une pilosité sombre bien peu scandinave  ;D ;) )

Par contre, ne vous méprenez pas, la France reste ma "racine", et il m'arrive souvent de me sentir "home sick" (tient, mon français à moi aussi part en sucette  ::) ), la vie "à la française" me manque, mais moins que la famille et le saucisson  ;)
Allez hop, j'arrête, ça me fout un peu le cafard (pas rentré depuis Noël... :'()
« Modifié: 04 août 2008 à 11:44:41 par pierauspitz »

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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