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Auteur Sujet: Les forêts Européennes seraient - en réalité - en recul.  (Lu 2047 fois)

16 mai 2021 à 23:23:10
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Rantanplan


Polémiques sur le stock d’arbres des forêts européennes

Une équipe scientifique de la Commission européenne a publié dans « Nature » une étude affirmant que le stock d’arbres des forêts européennes est en recul. Leurs détracteurs sont convaincus du contraire.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/16/polemiques-sur-le-stock-d-arbres-des-forets-europeennes_6080353_3244.html

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Article complet via Jean Marc Jancovici :

"L’évolution des forêts européennes fait l’objet d’une controverse scientifique inhabituelle dont la revue Nature se fait l’écho. Le stock d’arbres est-il ou non en train de régresser dans l’UE ? Au-delà des débats méthodologiques sur les moyens de le savoir, ce débat pose la question du rôle alloué à ces écosystèmes reconnus comme de précieux capteurs de carbone à l’heure où la lutte contre le réchauffement climatique se fait pressante. Or une étude menée par une équipe du Centre commun de recherche (JRC en anglais) – un service scientifique interne de la Commission européenne basé à Ispra en Italie –, a sérieusement mis en cause l’idée répandue selon laquelle la forêt aurait globalement tendance à s’étendre depuis le XIXe siècle dans cette partie du monde.

En réalité, observent les auteurs de l’étude, essentiellement grâce à l’analyse de données de télédétection, les coupes d’arbres se sont brusquement intensifiées ces dernières années. Selon leurs calculs, pour la période 2016-2018, la superficie des parcelles exploitées aurait augmenté de 49 % par rapport à 2011-2015, ce qui correspondrait à une hausse de 69 % de la biomasse de bois récoltée, les plantations étant plus denses qu’auparavant. Ils relient leurs résultats à un rebond économique à l’échelle mondiale : la ruée sur le bois est motivée par les besoins du secteur de la construction et de l’emballage, entre autres, mais aussi par ceux des centrales thermiques. Le risque de surexploitation pourrait compromettre les objectifs européens d’atténuation du changement climatique dans les prochaines décennies.

Levée de boucliers
Présentées dans Nature le 1er juillet 2020, leurs conclusions ont suscité une levée de boucliers immédiate. Ainsi, deux jours plus tard, un commentaire critique d’une trentaine d’experts et de chercheurs parvenait-il à la revue scientifique. Puis un autre, fin août, signé d’un groupe de sept experts, qui dénonçait aussi des erreurs dans le travail de l’équipe du JRC menée par Guido Ceccherini. Au même moment, cinq d’entre eux publiaient dans Global Change Biology un point de vue affirmant, au contraire des conclusions de l’étude du JRC, qu’une transition des forêts en régression vers des forêts en expansion était à l’œuvre depuis le milieu du XXe siècle. Ils soulignaient que la gestion sylvicole « a joué un rôle majeur » dans cette tendance. Et concluaient à « une augmentation de la biomasse et du carbone stocké dans de vastes régions du globe », bien que celle-ci n’ait « pas encore été pleinement reconnue ni quantifiée ». Tel est bien le problème, car pour estimer l’évolution du carbone stocké, il faut pouvoir évaluer celle des forêts.

Nature a publié ces objections le 28 avril, avec la réponse argumentée de Guido Ceccherini et de son équipe. Si ces derniers reconnaissent quelques points amendables dans leur étude, ils persistent dans leur diagnostic quant aux pressions exercées sur les forêts européennes, de loin supérieures à celles observées en Russie, en Chine, au Canada ou aux Etats-Unis.

Urgence à répondre au changement climatique
Leurs détracteurs, eux, n’avancent pas d’indicateurs chiffrés sur les superficies boisées. Ils estiment, en se basant sur les statistiques économiques, que la récolte de bois dans l’UE a effectivement crû en 2016-2018 par rapport à la période 2011-2015, mais seulement de 6 %. Les périodes de référence retenues par le JRC leur semblent au demeurant problématiques car trop brèves pour refléter le cycle du carbone, lui-même lié à celui de la gestion des parcelles. Rendre compte de la vie économique d’une forêt demande de s’inscrire dans la durée puisque les arbres vont repousser en quelques décennies. Ce à quoi les scientifiques du JRC opposent l’urgence à répondre au changement climatique.

Un autre reproche porte sur la méthodologie dans l’interprétation des images satellitaires : l’équipe du JRC n’aurait pas assez tenu compte de l’amélioration des algorithmes survenue durant la décennie 2010. Plus sensibles, les séries de données, notamment celles de la base Global Forest Change, offrent une détection plus fine des trouées dans le couvert boisé, ce qui pourrait accroître artificiellement les pertes recensées. Et il est plus aisé de repérer des zones soudainement mises à nu qu’une densification du couvert forestier, font remarquer certains détracteurs.
« Les outils de télédétection s’améliorent de jour en jour et permettent de suivre les dépérissements d’arbres et les coupes excessives, mais il ne faut pas mal interpréter leurs données, assure Hervé Jactel, chercheur à l’Inrae (Institut national de la recherche agronomique) et membre de l’Académie d’agriculture. Quelles que soient les avancées technologiques, il sera toujours nécessaire de valider ce que les pixels révèlent par des inventaires menés au sol par des forestiers. D’autant que nous observons la pression grandissante des changements climatiques : l’extension des superficies touchées par les tempêtes, les sécheresses, les incendies, ainsi que les attaques d’insectes pathogènes. Ce point-là au moins fait consensus. »

Manque d’outils pour mesurer les stocks d’arbres
La sous-estimation des ravages dus à ces perturbations « naturelles » est un autre des griefs adressés à Guido Ceccherini. Lui défend son approche comme une « approximation acceptable en l’absence de meilleures données », qui ne remet pas en cause la portée de son étude. Tous les chercheurs s’accordent d’ailleurs pour souligner le manque d’outils capables de mesurer précisément l’état des stocks d’arbres. Cette lacune ouvre la voie à de vives polémiques. « Les politiques ont fortement réagi à l’étude du JRC et à son accusation implicite de surexploitation, ils ont demandé aux scientifiques de refaire les calculs, rapporte Hervé Jactel. Dans un pays aussi forestier que la Suède, cette information est passée au journal télévisé. »

Marc Palahi, signataire principal d’un des textes critiques, dirige l’Institut européen de la forêt (EFI), qui regroupe des scientifiques et des représentants de la filière bois et dont le siège se situe en Finlande, grand acteur forestier. Il a promptement médiatisé son désaccord avec l’alerte lancée par Guido Ceccherini. Dans son premier article, ce dernier rapportait que la Finlande et la Suède comptaient à elles deux pour plus de la moitié de l’augmentation totale des récoltes de bois. La polémique qui anime les milieux de la forêt n’est sans doute pas étrangère à l’agenda de la Commission européenne, qui doit présenter cet été la nouvelle stratégie de l’UE en la matière.

Martine Valo"

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Note: ce recul correspond bien à ce que j'observe sur le terrain... Brutale accélération de l'exploitation en 2016-2018 (+ scolytes) et qui n'en finit pas...
« Modifié: 16 mai 2021 à 23:31:11 par Rantanplan »
Rire nous rend invincibles. Pas comme ceux qui gagnent toujours mais comme ceux qui n'abandonnent pas. - Frida Kahlo

17 mai 2021 à 10:32:38
Réponse #1

Tompouss


Si tu regardes il y a eu plus de 30% d'augmentation des exportations des bois vers les US suite à la hausse des taxes sur le bois Canadien (en 2017 de mémoire), rien que sur ce point ça voudrait déjà dire 30% de bois européen coupé en plus  ::)

Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

17 mai 2021 à 15:06:13
Réponse #2

Van


Article complet via Jean Marc Jancovici :

Qu'est-ce qu'il a pu en raconter (ou en relayer) des âneries, Jancovici !  ::)
Par exemple en 2014, le baril de pétrole était à 110 dollars. Chez Yves Calvi, un invité spécialiste des marchés avait avoué du bout des lèvres qu'au-dessus de 60 dollars tout n'était que spéculation.
Pendant ce temps, dans une autre émission, Jancovici expliquait que la hausse était liée à une pénurie qui n'allait faire que s'aggraver, et a annoncé que sous peu le baril allait monter jusqu'à 150 dollars.
Un an après, en 2015, le baril était à 30 dollars. Et durant toute la période 2015/2020 il s'est situé entre 45 et 50 dollars.

Jancovici croit-il à ce qu'il dit ou bien surfe-t-il sur la nouvelle religion de l'Occident que l'on nous sert depuis quelques décennies : l'apocalypse écologique (en remplacement de l'apocalypse chrétien jugé trop subversif et pas suffisamment "taxable").
« Modifié: 17 mai 2021 à 16:24:40 par Van »

17 mai 2021 à 15:53:13
Réponse #3

Van


Si tu regardes il y a eu plus de 30% d'augmentation des exportations des bois vers les US suite à la hausse des taxes sur le bois Canadien (en 2017 de mémoire), rien que sur ce point ça voudrait déjà dire 30% de bois européen coupé en plus  ::)

Des coupes en progression, oui, mais pas forcément de 30 % ; c'est juste que la production européenne va au plus offrant (les USA).
« Modifié: 17 mai 2021 à 16:32:44 par Van »

17 mai 2021 à 16:29:39
Réponse #4

Tompouss


Des coupes en progression, oui, mais pas forcément de 30 % ; la production européenne allant simplement au plus offrant (les USA).

C'est pas faux, ça demande de chercher un peu plus  :D
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

17 mai 2021 à 16:37:20
Réponse #5

Van


Sans oublier le fait que les arbres poussent plus vite en raison de l'augmentation de la quantité de CO2 dans l'air ;-)

17 mai 2021 à 16:44:55
Réponse #6

Chill


Citation de: Van
Qu'est-ce qu'il a pu en raconter (ou en relayer) des âneries, Jancovici !  ::)
Par exemple en 2014, le baril de pétrole était à 110 dollars. Chez Yves Calvi, un invité spécialiste des marchés avait avoué du bout des lèvres qu'au-dessus de 60 dollars tout n'était que spéculation.
Pendant ce temps, dans une autre émission, Jancovici expliquait que la hausse était liée à une pénurie qui n'allait faire que s'aggraver, et a annoncé que sous peu le baril allait monter jusqu'à 150 dollars.
Un an après, en 2015, le baril était à 30 dollars. Et durant toute la période 2015/2020 il s'est situé entre 45 et 50 dollars.

Jancovici croit-il à ce qu'il dit ou bien surfe-t-il sur la nouvelle religion de l'Occident que l'on nous sert depuis quelques décennies : l'apocalypse écologique (en remplacement de l'apocalypse chrétien jugé trop subversif et pas suffisamment "taxable").

Ce n'est pas ce que je retient de son discours sur ce sujet là :
https://energie-climat.obspm.fr/debats/article/le-petrole-est-il-elastique
Il se défend de pronostiquer sur le prix, il se contente depuis de répéter que le pic de production du brut conventionnel a été passé en 2008/2009. En général ses analyses sont solidement étayées.

Je comprends assez bien :
"Jancovici croit-il à ce qu'il dit ou bien surfe-t-il sur la nouvelle religion de l'Occident que l'on nous sert depuis quelques décennies : l'apocalypse écologique" et constate qu'il se déplace en vélo ou transport en commun, que ses vidéos ne sont pas en HD, bref, qu'il agit visiblement selon ses paroles.
Mais je ne vois pas la pertinence ou le rapport avec :
"en remplacement de l'apocalypse chrétien jugé trop subversif et pas suffisamment "taxable"
Serait-ce seulement l'expression d'une opinion politico-religieuse, donc Hors Charte ?  :glare:

     Chill.

Edit : ortograf, merci Kilbith  ;)
« Modifié: 17 mai 2021 à 18:02:36 par Chill »
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

17 mai 2021 à 17:14:39
Réponse #7

gmaz87


Bonjour,

Je ne suis pas un spécialiste du bois, j'observe simplement à la petite échelle de mon terroir.

Ici, suite à la déprise agricole et aux incitations financières, il y a eu un gros mouvement de plantations de résineux, douglas entre-autres et ce entre 1950 et 1970/80.

Actuellement ces arbres sont arrivés à maturité et ils sont coupés, souvent à coupe rase et replantation dans la foulée.

Il y aurait beaucoup à dire sur les travaux modernes de "bucheronnage".., ceci dit ces arbres ont été plantés pour être récoltés, ils le sont maintenant car après leur valeur marchande va baisser ensuite.

Donc, rien à dire, si ce n'est que l'Etat ou les régions pourrait racheter ces terres et les sanctuariser, pour mémoire un hectare de bois taillis, dans mon coin se vend entre 700 et 1000 euros.

Ce qui m'ennuie plus, ce sont les coupes dans les feuillus, y compris de beaux bois, pour en faire "in fine "des granulés pour les appareils de chauffage.

Initialement on broyait juste les résidus des coupes mais je suppose que l'engouement pour ce mode de chauffage explose et la demande en granulés aussi, donc on arrive à un non sens: couper de bons arbres d'avenir, car ils coupent tout sans détailler, du noisetier au chêne, et les broyer pour un usage immédiat.
Et là, pas de replantation, sauf éventuellement du résineux.

A+
Gérard
 
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

17 mai 2021 à 19:55:36
Réponse #8

Rantanplan


Sans oublier le fait que les arbres poussent plus vite en raison de l'augmentation de la quantité de CO2 dans l'air ;-)

Je ne réagirai pas au reste car je veux éviter de me faire virer une seconde fois. Je me contenterai juste de te répondre que tout est devenu (trop) complexe.

https://www.lepoint.fr/environnement/trop-de-co2-dans-l-atmosphere-accelererait-la-mort-des-arbres-12-09-2020-2391608_1927.php

Et du coup, les vérités simples doivent être tenues pour (très) suspectes.

« Modifié: 17 mai 2021 à 20:06:28 par Rantanplan »
Rire nous rend invincibles. Pas comme ceux qui gagnent toujours mais comme ceux qui n'abandonnent pas. - Frida Kahlo

17 mai 2021 à 21:09:44
Réponse #9

guillaume



Initialement on broyait juste les résidus des coupes mais je suppose que l'engouement pour ce mode de chauffage explose et la demande en granulés aussi, donc on arrive à un non sens: couper de bons arbres d'avenir, car ils coupent tout sans détailler, du noisetier au chêne, et les broyer pour un usage immédiat.

Ici c'est exactement l'inverse, on ne sait pas quoi faire des "résidus" ;).

Tout cela pour dire que ce qui est valable localement ne l'est pas forcément globalement.

Merci pour l'article.

a+

18 mai 2021 à 04:12:02
Réponse #10

gmaz87


Ici c'est exactement l'inverse, on ne sait pas quoi faire des "résidus" ;).

Tout cela pour dire que ce qui est valable localement ne l'est pas forcément globalement.

Merci pour l'article.

a+

Salut Guillaume,

C'est clair que c'est aussi lié aux situations locales:
Nous avons à 6 km deux scieries dont une seule faisait du granulé initialement, mais la seconde, devant le succès du produit, a décidée de s'y mettre aussi. Du coup il faut de la matière et comme les branches des résineux sont mises en andains dans les coupes, ce sont les feuillus qui sont coupés pour les granulés.
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

14 août 2021 à 22:39:20
Réponse #11

Hurgoz


"Prenez soin de la méthode avec laquelle vous vous mettez des choses dans le crâne."

15 août 2021 à 11:57:45
Réponse #12

gmaz87



https://www.ladepeche.fr/2021/08/10/la-chine-vide-la-france-de-ses-forets-et-de-son-bois-une-aberration-economique-et-ecologique-selon-les-instances-9725157.php

Je rajouterai que tout cela ne date pas d'hier, et a été acté depuis 2009 pour le gvt d'alors....

Bonjour,

C'est sans doute vrai ce que relate ce journal, ceci dit les acheteurs français ont aussi pas mal tirés sur la corde.

Je ne parle pas des grosses ventes de bois au cadran qui elles sont le reflet du prix du marché mais plus les "petits" achats faits auprès de modestes propriétaires forestiers.

A titre d'exemple, j'ai vendu il y a environ 15 ans qq chênes aptes à faire du bon bois d'œuvre, bons à tel point que je sais qu'ils ont servis à refaire la charpente d'un bâtiment historique du coin.

Le propriétaire de la scierie m'en a juste donné le prix du bois de chauffage et encore pas 100% chêne, morale de l'histoire: les suivants je les ai coupé moi-même pour me chauffer!!

Donc, ils peuvent pleurer ou demander à l'Etat de bloquer les exportations, mais je doute que ce ne soit que pour préserver les emplois.

Essayez d'acheter une belle planche de chêne et comparez avec les prix d'achat de grumes sur pied au m3, ça fait pleurer!

Nous sommes dans la même situation que le paysan de base, qui fait l'essentiel du boulot mais qui ramasse des clopinettes, un chêne mature c'est l'immobilisation et l'entretien de la forêt pendant minimum 80 ans, la transformation en planches c'est un séchage rapide (merdique?) et une heure de travail....et la marge pour le transformateur et le distributeur, pas pour le producteur.

J'ai eu l'opportunité de faire débiter des châtaigniers et des chênes, les premiers ont servis à faire un grand appentis, les chênes sont toujours en plots, bien stockés au sec en attente d'un projet valable.
Si je dois couper des arbres de valeur arrivés à maturité, je les ferais débiter et je les conserverais pour mon usage perso.

A+
Gérard

« Modifié: 15 août 2021 à 12:32:58 par Victor »
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

15 août 2021 à 13:56:17
Réponse #13

Hurgoz


Hello Gérard,

Quand on voit la "ruée vers l'or" qu'a été la Chine pour les industriels (comme ça a toujours été le cas), je ne suis pas certains que l'avarie des scieurs Français soit vraiment la cause. Maintenant, je n'ai aucune preuve pour étayer ce point.

Et je ne suis pas certain non plus que les petits exploitant représentent quelque chose dans cette balance non plus.

Maintenant, on voit quand même que le bois qu'on achète chez les brico-trucs, sont souvent importé du Brésil....alors qu'on vend notre bois en Chine....  voilà voilà.

Tcho
"Prenez soin de la méthode avec laquelle vous vous mettez des choses dans le crâne."

15 août 2021 à 15:47:16
Réponse #14

gmaz87


Salut Hurgoz,

Ce n'est sans doute pas la cause mais un des éléments qui font que je pense dans le milieu rural, ils ne trouveront pas vraiment de soutien à leur cause.

En tout état de cause, si les Chinois achètent, ce n'est pas directement au propriétaire du bois mais bien au marchand de bois ou à la scierie, donc qu'ils balayent déjà devant leur porte.

En ce qui concerne les "petits" propriétaires forestiers, ils sont majoritaires en France:
http://agreste.agriculture.sg-ppd.maaf.ate.info/IMG/pdf/R8214A02.pdf
Pour des tas de raison d'ailleurs liées aussi au morcellement du parcellaire agricole Français.

Et ça va sans doute plus loin que l'on ne le pense, en effet les parcelles agricoles ou forestières sont classées au cadastre selon leur nature de sol ou l'usage qui en est fait et qui a été déclaré.
BT par exemple désigne un bois taillis, BM= Futaie mixte, etc... et il en est de même pour les terres cultivées.

Dans la réalité, souvent ce que l'on pense être un bois sur le terrain est encore classé comme parcelle agricole, c'est le cas dans mon secteur où les anciens terrains agricoles abandonnés entre les deux guerres puis plus encore dans les années 50/60 se sont naturellement boisés mais restent néanmoins connus de l'administration comme des parcelles à usage agricole.

Je viens d'acheter trois parcelles dont deux sont bien en taillis dans la nomenclature mais la troisième qui est petite ( 8a4ca) est classée en T (terre) alors que depuis 45 ans que je la connais elle a toujours été couverte de noisetiers et de chênes ( chétifs il est vrai).

Je pense donc que ces terres ne sont pas classées dans les stat comme des terrains boisés et qu'il conviendrait néanmoins de les ajouter à la superficie forestière Française.


A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

15 août 2021 à 18:54:29
Réponse #15

guillaume


Yo,

https://www.ladepeche.fr/2021/08/10/la-chine-vide-la-france-de-ses-forets-et-de-son-bois-une-aberration-economique-et-ecologique-selon-les-instances-9725157.php

Je rajouterai que tout cela ne date pas d'hier, et a été acté depuis 2009 pour le gvt d'alors....

Tcho

Il suffit de regarder qui "tire la sonnette" et qui y adhère. Regarder ensuite quelles politiques ont mené ces adhérents ces 15 dernières années.
La bonté d'âme dans ce cris d'alarme n'a rien à voir là-dedans. Je m'arrête là pour ne pas contrevenir moi-même aux règles du forum. ;#

Pour info, l'ONF a lancé il y a quelques années le principe de "vente labellisées". En gros : si un acheteur veut acheter du chêne issu d'une forêt "publique" il doit prouver que la première transformation est faite en France, à minima en Europe. Devinez qui s'est opposé à ce projet ? ;#
Ce dispositif a encore bien des défaut et il ne prend en compte que 25% des forêts françaises (= forêts "publiques"). Mais c'est déjà ça :).

a+

16 août 2021 à 11:16:18
Réponse #16

Hurgoz


Hello,

Il suffit de regarder qui "tire la sonnette" et qui y adhère. Regarder ensuite quelles politiques ont mené ces adhérents ces 15 dernières années.

Merci pour les pistes.

Si tu as des liens, là dessus, je suis preneur! (en mp au pire ;) ), parce que je retrouve bein de qui il s'agit, j'en retrouve les adhérents, mais je ça fait beaucoup de truc, et il n'est pas facile de trouver le lien.

Tcho
« Modifié: 16 août 2021 à 14:38:04 par Hurgoz »
"Prenez soin de la méthode avec laquelle vous vous mettez des choses dans le crâne."

 


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