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Auteur Sujet: Bivouac, feu, "bushcraft" : quel cadre légal ?  (Lu 1251 fois)

14 novembre 2020 à 12:44:19
Lu 1251 fois

guillaume


Salut tout le monde,

Le CEETS vient de publier un article sourcé, comme il sait si bien le faire, sur le cadre légal entourant la pratique du bushcraft, du feu, du bivouac et autres joyeusetés.

Le document est en PDF et accessible sur le site du CEETS ici : https://www.stages-survie-ceets.org/bushcraft-bivouac-feu-le-cadre-legal/?fbclid=IwAR0jvWut7P7Q1Gjh7hxEwLX6Ut_xo7srZObij5pZscd9z8pz9wdZDThk_M0

a+

14 novembre 2020 à 12:57:26
Réponse #1

Pierrot


Excellent, clair et concis.
Bravo à l'auteur.   ;)
https://www.youtube.com/watch?v=Ndf6FFggVNc

Version 1 du forum, époque où l'on parlait sérieusement de tout sans que personne se prenne au sérieux.

14 novembre 2020 à 13:13:20
Réponse #2

James 49


" la vie ce  n'est  pas  la  lire  mais  ma vivre"


14 novembre 2020 à 17:00:39
Réponse #4

Vef



14 novembre 2020 à 17:08:08
Réponse #5

Krapo


Laissons glouglouter les égouts !

14 novembre 2020 à 18:00:30
Réponse #6

mic57


Merci pour ce résumé, aussi triste soit il.

Sans vouloir polémiquer, je suis hors la loi et j'aimerais bien connaitre le pourcentage de coureurs des bois qui respectent ça....
Il est nécessaire d’avoir vécu les déchainements du ciel sur la rive d’un fleuve puissant dans la solitude sibérienne pour ressentir un peu de ce préhistorique effroi de l’âme devant la nature – Sylvain Tesson, L’Axe du Loup

14 novembre 2020 à 18:08:08
Réponse #7

Pierrot


C'est pas triste, c'est notre législation. :lol:

Le respect de la règlementation est une chose, son ignorance en est une autre, quand on voit certaines vidéos il n'est pas inutile de rappeler que l'on ne fait pas n'importe quoi et qu'on est toujours chez quelqu'un....
https://www.youtube.com/watch?v=Ndf6FFggVNc

Version 1 du forum, époque où l'on parlait sérieusement de tout sans que personne se prenne au sérieux.

14 novembre 2020 à 18:26:15
Réponse #8

Olly


Merci pour ce résumé, aussi triste soit il.

Sans vouloir polémiquer, je suis hors la loi et j'aimerais bien connaitre le pourcentage de coureurs des bois qui respectent ça....


"Ma liberté s'arrête la ou celle des autres commencent"...

Je n'ai pas (encore)  lu, mais chez vous au moins il est possible de faire certaines choses... Dans ce qu'il me sert de pays, c'est NADA... Quelques points de bivouacs légaux sont mis en place, mais il faut bien rester entre les poteaux.........  :down:

Mais le problème est effectivement qu'on est toujours chez quelqu'un, et jamais nulle part... Sans parler des incivilités.
"Le plus à l'abris des dangers est celui qui se tiens sur ses gardes même lorsqu'il semble être en sécurité"

- Publilius Syrus -
Philosophe Romain (+/- un siècle avant J-C)

14 novembre 2020 à 20:30:46
Réponse #9

guillaume


Merci pour ce résumé, aussi triste soit il.

De rien :). Le texte n'est pas là pour discuter du bien fondé de la Loi ni partir dans des considérations philosophiques.

Il rappelle les règles, pour l'heure, existantes ;).

a+

14 novembre 2020 à 22:41:33
Réponse #10

Rantanplan


De rien :). Le texte n'est pas là pour discuter du bien fondé de la Loi ni partir dans des considérations philosophiques.

Il rappelle les règles, pour l'heure, existantes ;).

a+

Traduction:

Le cadre répressif est en place et n'est pas (ou peu) appliqué. Peut être parce-que les nuisances ne justifient pas encore de dépenser des ressources en moyens de contrôle. 

Mais compte tenu de plein de facteurs, comme le développement des loisirs nature, le changement climatique (incendies) ou la surveillance par drones, il suffit d'un rien pour que le cout du contrôle devienne inférieur au cout des nuisances.

J'essaye d'expliquer ça à mes camarades de jeu.

PS: encore merci pour ce précieux document.

15 novembre 2020 à 08:49:09
Réponse #11

Pierrot


Citer
Le cadre répressif est en place et n'est pas (ou peu) appliqué. Peut être parce-que les nuisances ne justifient pas encore de dépenser des ressources en moyens de contrôle. 

Les règles régissant la domanialité publique et privée ne datent pas d'hier.

Et la répression n'est plus appliquée, parce qu'il n'y a presque plus personne pour l'appliquer, de moins en moins d'agents commissionnés et que beaucoup de ceux qui devraient l'appliquer s'en foutent.



https://www.youtube.com/watch?v=Ndf6FFggVNc

Version 1 du forum, époque où l'on parlait sérieusement de tout sans que personne se prenne au sérieux.

15 novembre 2020 à 12:06:31
Réponse #12

guillaume


S'en fichent je ne sais pas et en tout cas ce n'est pas ce que je constate chez moi. De moins en moins d'agents, ça oui.

A+

15 novembre 2020 à 12:12:49
Réponse #13

Rantanplan


Citer
Et la répression n'est plus appliquée, parce qu'il n'y a presque plus personne pour l'appliquer, de moins en moins d'agents commissionnés et que beaucoup de ceux qui devraient l'appliquer s'en foutent.

Parce-que, comme je l'ai dit dans ma réponse précédente, le bénéfice risque ne justifiait pas de dépenser des ressources pour faire appliquer la loi... En tout cas, pas partout.

J'aimerai développer un peu à partir de l'exemple de ma région :

En Moselle, tu as des parcelles entières d’épicéas morts sur pied = changement climatique couplé à un insecte ravageur. Ce sont des feux de camp géants qui n'attendent qu'un départ de feu: résine = allume feu, branches basses = petit bois sec, troncs = belles buches d'un bois qui brule vite. En cas d'incendie, je pense que le brasier est incontrôlable.



En temps que promeneur, je vois les sylviculteurs travailler d'arrache pied pour tenter de tout couper. Le cours de l'épicéa serait au plus bas et la qualité du bois étant mauvaise, je crois qu'ils travaillent pour presque rien.

En parallèle, ils ont une autre urgence: le chêne. Lui aussi crève, grillé par la chaleur, grignoté par les processionnaires. J'observe qu'ils les coupent TOUS.  Peut être, échaudés par ce qui se passe avec l'épicéa, les sylviculteurs se grouillent de sauver les bénéfices avant que la qualité du bois n'en pâtisse (et/ou que le cours baisse).

Coté ONF, aux abois par manque de budget, à la recherche de nouvelles essences pour des forêts post changement climatique, débordés par la gestion des mégas chantiers de l’épicéa et du chêne... Ils sont en plus en conflit quasi ouvert avec les chasseurs ! En effet, pour mener à bien la régénération des parcelles dévastées, il faudrait réduire la densité de population de gibier... Et les chasseurs ne suivent pas les plans de chasse (surtout concernant le cerf). Alors je ne sais pas où se situe le juste équilibre, je ne suis pas expert... Je constate juste des relations qui se dégradent de plus en plus entre cynégétique et sylviculture.

Note en passant: les chasseurs sont eux même ulcérés vis à vis de cette nouvelle gent post-covid qui se balade dans "leurs" bois et qui déplacerait le gibier sur le territoire du voisin. Ce serait anecdotique si les chasseurs n'étaient pas en passe de devenir les yeux et les oreilles de la gendarmerie. "L'objectif de ce partenariat est de former un réseau de volontaires parmi les chasseurs à identifier toute situation anormale dans les milieux forestiers ou montagneux qu'ils fréquentent afin d'en alerter la gendarmerie, qui pourra ainsi mieux intervenir en cas de besoin."

Enfin, cerise sur le gâteau, la surveillance légale par drones est dans les tuyaux de l'état. Imagine ce qu'une flotte de gros drones semi autonomes, avec une bonne imagerie thermique, serait capable de faire en termes de détection précoce des incendies... dont les feux de camp des coureurs des bois... Puis une fois que t'es gaulé, le machin te suit discretos jusqu'à ta verbalisation (qui pourra se faire à partir de ta plaque d'immatriculation, même plus besoin de déplacer des Hommes). Si ça vous fait marrer, on en reparle dans 5 ans, ok ?

Tout mis bout à bout, vous avez des acteurs de la forêt sur les crocs, un risque incendie de plus en plus réel et le cout des moyens de surveillance à la baisse... Le tout avec un arsenal juridique déjà en place.

Il peut se passer quoi, à ton avis, concernant les joyeux campeurs ?

EDIT TROLL: les stages "Escape & Evasion" ont de beaux jours devant eux. Pis y a un vrai futur marché civil pour le camouflage thermique (on parie combien que ce sera semi-illégal comme l'imagerie en basse lumière).  ;#
« Modifié: 15 novembre 2020 à 12:48:24 par Rantanplan »

15 novembre 2020 à 18:15:12
Réponse #14

guillaume


Quelques précisions :). HS, je supprimerais au besoin.

En temps que promeneur, je vois les sylviculteurs travailler d'arrache pied pour tenter de tout couper. Le cours de l'épicéa serait au plus bas et la qualité du bois étant mauvaise, je crois qu'ils travaillent pour presque rien.

C'est surtout parce que c'est presque le seul moyen d'endiguer la prolifération du ravageur. Il y a donc obligation (arrêtés préfectoraux bien souvent) de couper les arbres touchés, même si c'est à perte...

Citer
En parallèle, ils ont une autre urgence: le chêne. Lui aussi crève, grillé par la chaleur, grignoté par les processionnaires. J'observe qu'ils les coupent TOUS.  Peut être, échaudés par ce qui se passe avec l'épicéa, les sylviculteurs se grouillent de sauver les bénéfices avant que la qualité du bois n'en pâtisse (et/ou que le cours baisse).

Tu oublies le frêne qui a commencé à être touché par la Chalarose il y a +/- 10 ans. Les derniers résultats du Département Santé des Forêts sont encourageant avec l'apparition d'une certaine forme de résistance. Entre temps tous ceux que j'avais autour de chez moi ont fini par y passer, même ceux sélectionnés qui semblaient développer une résistance.

Enfin, depuis l'hiver dernier tu as le cas du hêtre. Dans certains coins, l'ampleur est déjà la même que celle de l’épicéa.

Nous n'en sommes qu'au début, les projections climatiques, même optimistes, prévoient la place du sapin et le hêtre que sur les plus haut sommets des Vosges d'ici dix à trente ans. En termes forestier = c'est déjà trop tard (la forêt ne se gère qu'à l'échelle du siècle ou plusieurs) = nous ne sommes qu'en réaction et plus en anticipation (bien que les premiers programmes adaptation des forêts datent de plusieurs décennies).
Citer
Enfin, cerise sur le gâteau, la surveillance légale par drones est dans les tuyaux de l'état. Imagine ce qu'une flotte de gros drones semi autonomes, avec une bonne imagerie thermique, serait capable de faire en termes de détection précoce des incendies... dont les feux de camp des coureurs des bois... Puis une fois que t'es gaulé, le machin te suit discretos jusqu'à ta verbalisation (qui pourra se faire à partir de ta plaque d'immatriculation, même plus besoin de déplacer des Hommes). Si ça vous fait marrer, on en reparle dans 5 ans, ok ?

Jamais entendu parlé. En admettant : cela sera certainement TRES rigoureusement encadré et réservé à certains personnels pour certaines zones sensibles et ponctuellement. À l'image de ce qui se fait déjà pour d'autres choses.

a+

15 novembre 2020 à 21:12:13
Réponse #15

Rantanplan


Merci pour les précisions.

Ce que tu racontes concernant l'avenir est plutôt moche.  :'(

Pour les drones: on verra bien, je ne suis pas voyant.

16 novembre 2020 à 19:19:27
Réponse #16

Loriot


Hallo.
Je vais essayer de vous faire un petit condenser concernant la Suisse.
Ça sera forcément différent vu la disparité entre les différents canton mais je vais essayer.
Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le c..

16 novembre 2020 à 20:10:37
Réponse #17

guillaume



18 novembre 2020 à 14:23:49
Réponse #18

Lovac Joca


Tristement nécessaire de rappeler la loi, même si ça fout le bourdon quand on est en quête de liberté.
On est loin en France de l'allemansrätt & co scandinaves.

En petit complément :
- ce n'est pas parce qu'il y a un beau petit chemin noir (ou autre) sexy sur la carte IGN qu'il est public. Et l'absence de panneau "propriété privée" n'est pas un droit à y déroger. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de vérifier au cadastre, notamment quand les proprios excédés avaient délibérément barré ou couché des arbres à l'entrée.
C'est vrai que l'impossibilité de tout surveiller laisse croire à une certaine tolérance...

- comme dit dans cet excellent ouvrage, de nombreuses autres restrictions au feu peuvent s'ajouter à l'article L.131-1 du code forestier. De nombreux arrêtés préfectoraux, variables suivant les départements, interdisent tous feux entre mars-juin et septembre en gros, ou des feux à moins de 100 m des routes et habitations, etc. Plus quantités de dispositions en sites naturels, NATURA 2000, ZNIEFF etc, qu'on est tous censés connaître.

Un peu compliqué à maîtriser, surtout avec une paire de saucisses et un réchaud à bois dans le sac.
quemque trahit voluptas sua

18 novembre 2020 à 16:27:17
Réponse #19

Pierrot


Citer
On est loin en France de l'allemansrätt & co scandinaves.

En même temps en regardant ça :

Droit à la nature : quelques règles à respecter

Le code de bonne conduite relatif à l’allemansrätten prévoit de respecter quelques règles de bons sens et de modération dans la veine du principe du lagom :

    ne pas planter votre tente dans un jardin,
    demander l’autorisation au propriétaire si vous comptez camper plus de quelques jours,
    camper hors de portée visuelle et auditive des propriétaires,
    ne pas laisser vos déchets,
    respecter la nature et ne pas y porter atteinte,
    ne pas gêner les autres promeneurs qui profitent comme vous de cette liberté…


Tiré de cette page https://lelanblanc.com/allemansratt/

Si on fait respecte les mêmes règles chez nous, on peut bivouaquer un peu partout sans trop de problèmes.
https://www.youtube.com/watch?v=Ndf6FFggVNc

Version 1 du forum, époque où l'on parlait sérieusement de tout sans que personne se prenne au sérieux.

18 novembre 2020 à 19:28:11
Réponse #20

Tumiza



Nous n'en sommes qu'au début, les projections climatiques, même optimistes, prévoient la place du sapin et le hêtre que sur les plus haut sommets des Vosges d'ici dix à trente ans. En termes forestier = c'est déjà trop tard (la forêt ne se gère qu'à l'échelle du siècle ou plusieurs) = nous ne sommes qu'en réaction et plus en anticipation (bien que les premiers programmes adaptation des forêts datent de plusieurs décennies).

a+

 :(
 Tu aurais plus de détail la dessus?
BAVU ba pris



 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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