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Auteur Sujet: La funeste obstination d'un ours (noir) affamé  (Lu 970 fois)

16 octobre 2020 à 19:16:28
Lu 970 fois

cochise



La funeste obstination d'un ours noir affamé

Préambule.


L’ours noir  passe souvent pour être moins redoutable, plus facile à mettre en fuite  et donc moins dangereux que le grizzly ; il est certain qu’il adopte un comportement   différent de celui du grizzly à nombre d’égards.

Par exemple et de manière générale….

... une mère grizzly  va charger quiconque se trouvera à  proximité ou entre elle et ses petits, qu’il s’agisse d’un  ours mâle, danger mortel réel pour ses petits, d’un couguar, idem, de loups, idem ou d’un randonneur innocent qui se trouve juste de passer par là, sans même avoir aperçu ni l'ourson ni sa mère.
...une mère ours noir, si elle a le choix,  appelle d’abord ses petits, les conduits – si il y en a à proximité- au pied d’un arbre dans lequel ils grimperont et se mettront en sécurité relative. Elle les suivra ou montera  la garde au pied de l’arbre qu’elle défendra , en principe, contre l’agresseur éventuel. Le randonneur voyant la scène s’en écartera suffisamment tôt...

Le grizzly conduit rarement des attaques prédatrices contre l’homme. Pour cette raison là et aussi parce qu’il est bien trop puissant pour qu’un humain puisse lui résister, les spécialistes qui ont étudié pendant des dizaines d’années l’ursidé et transmis leurs observations aux Rangers des Parcs,  conseillent en cas d’attaque si  soudaine que l’on même pas le temps de dégainer sa bombe à poivre ... ou autre chose,  de faire le mort dans la position du fœtus, tête protégée par les bras, le sac à dos sur la tête. Inutile de courir, il court bien plus vite  que vous et çà pourrait  vous mettre en statut de gibier. Un peu j’imagine, comme mon chien qui ne prêtait  guère attention aux poulailler et qui  a tué deux poules quand, prises de panique, elles se sont mises à courir

Bref….Il y a un an ou deux une jeune femme, ayant bien intégré le conseil et dotée d’un sacré sang froid n’a été que légèrement blessée la mère ours  considérant qu’il n’y avait plus de danger pour ses petits.Chapeau  Madame!

L'ours noir dont les attaques  sur l'homme sont vraiment rares, au regard de son importante  population,  est, toutes choses égales, plus souvent motivé par la prédation,  pour se nourrir tout simplement. Il pourra suivre sa proie sans se faire voir pendant un temps puis au moment choisi attaquer.

En cas d’attaque d’un ours noir les spécialistes conseillent de faire face et de se défendre avec tout ce que l’on a sous la main à défaut de bombe à poivre ou d’arme à feu. Faire le mort n'est pas recommandé car l'instinct prédateur de l'animal pourrait s'imposer.

Dans ma jeunesse une jeune collègue  Américaine , travaillant  en Alaska, ayant débarqué peu de temps auparavant d’un hélicoptère, fut ainsi attaquée alors qu'elle étudiait un sol, par  un ours noir qui l'avait suivi. Le fauve commença à lui dévorer les bras. Elle ne dut son salut qu’à l’arrivée , dans les minutes qui suivirent, de son assistant et de son hélicoptère. Mais il a fallu l’amputer des deux avant- bras et elle a terminé sa carrière avec deux prothèses dans un bureau de l’USGS  en Californie.


Le récit

Cette année là dans le Pacific Northwest et en particulier dans le Nord et le Centre de la Colombie Britannique le printemps était tardif. Dans la vaste région à l' ouest du grand réservoir qu'est le WILLISTON LAKE la débacle était complète dans les vallées....les lacs étaient libérés pour les avions à flotteurs mais en altitude il allait falloir attendre encore un peu.

Ce n'était pour nous pas très gênant, nous avions un hélicoptère à disposition et... nous ne comptions pas sur le redémarrage de la nature pour assurer notre subsistence. D'autres avaient d'avantage de raisons de se plaindre, par exemple les ours sortis de leur hibernation, alors que la végétation, elle, ne l'était pas encore vraiment... nombre d'entre eux avaient la faim au ventre.

4 hommes viennent d'installer leur camp pour plusieurs semaines en forêt en bordure immédiate du rivage d' un petit lac. Il disposent de trois tentes dont une, servant de cuisine-réfectoire, a été équipée d'un réfrigérateur alimenté par un cylindre de propane.  Le tout amené par hélicoptère. Un luxe et un bonheur pas si habituels que çà à cette époque, pour y conserver les T-bones, bacon et autres saucisses, certes mais aussi pour disposer de fantaisies telles que Cokes, root-beer et autres soft-drinks bien frais. En matière de sécurité ils disposent d'une radio permettant un contact permanent avec le camp de base, à moins d’une heure de vol.

Tout est donc bien qui …..commence bien.

Quant à la suite. ..

Au camp de base donc...le haut parleur de la radio situé dans la cuisine réfectoire - souvent occupée par l'un ou l'autre des membres de l'équipe venu y boire une tasse de café, sans parler bien sur du cuisinier- se met à crépiter au rythme saccadé d'une voix stressée. La réception n'est pas très bonne..... il est question de l'attaque par un gros ours noir qui a saccagé le camp avant d'être mis en fuite par un tintamarre de poeles à frire et le tir tendu de petites fusées-stylo de détresse. Une bonne partie de ces petites fusées-stylo y a passé mais l'intrus a finit par fuir lorsque l'une d'entre elles après lui avoir frôlé la tête a gerbé tout près … ce qui a du lui faire voir trente six chandelles !!

Les deux personnes présentes prennent d'abord l'affaire à la rigolade : donnes lui un coup de poele sur la tête.... grattes lui un morceau de guitare pour lui faire peur...  etc.... mais là bas on n'est pas rassuré, on a peur que l'animal ne revienne à la charge... et on va rester sur ses gardes.

Quelques heures plus tard la radio crépite de nouveau...

Là bas c'est le capharnaum, l'ours est revenu … Il a chargé … plus déterminé que jamais il a chargé la tente cuisine mettant en fuite les hommes qui se trouvaient sur son passage... l'un a grimpé à l'épinette la plus proche. Ce jeune homme plus habitué à parcourir les bibliothèques universitaires que la grande nature de l'Ouest me dira plus tard qu'il ne pensait pas avoir la capacité de grimper aussi vite, aussi haut... en me montrant les lacérations qui marquent ses bras et son visage, dues non pas aux griffes de l'ours mais aux chicots de branchages brisés auxquels il s'est frotté. Comme quoi l'adrénaline donne des crampons sinon des ailes... L'animal a proprement, enfin c'est une manière de parler, forcé et plié la porte du réfrigérateur, l'a mis à terre et fait bombance sur les T-bones... bacon et saucisses diverses.
Les prospecteurs ont réussi à le mettre en fuite de nouveau en le harcelant de leurs dernières fusées dont l'une a d'ailleurs causé un petit départ de feu, mais il n'a pas vraiment décampé et rôde à proximité...

C'en est trop pour les membres de l'équipe qui n'ont pas d'arme et qu'un début de panique gagne et on les comprend. Il faut intervenir avant que cela ne tourne vraiment mal, l'animal semblant en effet être devenu furieux poussé par la faim et peut-être aussi l'éclatement des fusées qui n'ont pas suffi à le mettre en fuite définitivement, ce qui nous paraît incompréhensible...

A ma demande le pilote prépare donc son hélicoptère, un BELL 206 Jet Ranger. Son mécano fait le plein … Voyant que je pars seul avec le pilote il demande si on peut l'emmener …. je quitte rarement le camp, çà me fera une balade dit-il. Nous l'emmenons donc ce qui se révèlera utile un peu plus tard.. Je saisis le Lee-Enfield 303 (un fusil de la deuxième guerre mondiale dans les Armées Britanniques et Canadiennes et que l'on trouvait encore à l'époque pour une poignée de dollars à Army and Navy Gastown à Vancouver) et nous voilà en l'air.

Bientôt centenaire, Army and Navy Gastown est dédié à la gamme bon marché mais de tradition Canadienne. On y a toujours trouvé et on y trouve encore de tout comme chez WALMART mais par tradition, en matière de camping et de matériel adapté à la vie dans la nature, il est certainement plus fourni qu'un banal Walmart. C'est là bas un peu l'équivalent des ''Stocks américains'' apparus dans les années 50 en France et pendant des décennies il était quasiment incontournable à tout outdoorsman. Ce n’est plus le cas maintenant, il y a mieux.

Bref nous volons le ciel est clair, visibilité à l'infini... tout d'un coup un témoin rouge s'allume sur le tableau de bord... pression d'huile en chute libre.. puis un autre témoin. Qu'est ce que c'est que çà lâche Dave le pilote en se tournant inquiet vers son mécanicien assis derrière. Ambiance....

      - va falloir peut-être bien te préparer à te mettre en autorotation dit le mécano....on est à plus de 2000 pieds, c'est plus qu'il n'en faut... vises la rive du lac devant nous
      - quoi ? aboie Dave récemment sorti des Forces Canadiennes oû il appris à piloter et qui remplace temporairement notre pilote en titre lequel est beaucoup plus expérimenté
      -   je me dis '' est-ce-qu'il a déjà tenté çà depuis l'école  ?''

Mais, Dieu soit loué, Dave pose son engin turbine en régime et sans encombre, sur la plage du lac survolé. Vérifications faites par le mécano les niveaux sont bons, c'est donc le témoin seul qui est en cause (comme plus tard sur ma foutue PEUGEOT 605)... on peut re-décoller.

Un peu plus tard nous touchons le rivage, près du camp dont l'ours fait le siège, après avoir fait un peu de stationnaire pour bien se présenter et éventuellement faire fuir l'animal.. Bien entendu la rotation des pales a provoqué là dessous un remue-ménage infernal.. et l'animal a de nouveau pris la fuite mais c'est vrai qu'il a foutu un sacré bazar … ''he is running amok''  il est hors de contrôle me dit un des hommes présents. Fusil armé à la main je m'avance quelque peu à l'intérieur du bois,...on ne l'aperçoit nulle part.

Le tour de la question fait, sachant que l'ours reviendra certainement et qu'il peut également représenter un risque lors des déplacements liés au travail je laisse le Lee-Enfield au responsable du camp. Il est devenu évident que l'animal devra être abattu s'il maintient son comportement agressif. On ne peut pas travailler avec dans le voisinage un ''rogue'' qui risque de tourner à la prédation à la prochaine rencontre

Et de fait à peine rentré au camp de base j'apprends par la radio que l'animal est une nouvelle fois revenu à la charge et qu'il a fini par payer de sa vie son entêtement....

Tout çà pour dire quoi ?.... qu'il ne suffit pas toujours de faire du tapage avec des casseroles pour faire fuir un ours (même noir!) vraiment affamé et déterminé
« Modifié: 16 octobre 2020 à 20:07:27 par cochise »

16 octobre 2020 à 20:48:08
Réponse #1

Van


Intéressant récit  ;)

Sinon, plus près de chez nous :

Une ourse tue une touriste américaine en Roumanie

Une ourse brune a tué une touriste américaine et en a légèrement blessé une autre dans les Carpates (centre de la Roumanie), ont annoncé les autorités dimanche.
 L'incident s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche dans le massif de Bucegi, lorsque l'ourse, qui descendait de la forêt à la recherche de nourriture, a croisé sur un sentier un groupe de six touristes, trois Américains, deux Israéliens et un Roumain, a expliqué la police.
Source: 7 sur 7.be / AFP du 24 juin 2007 et Romandie / ATS


Un Roumain tué par un ours

Le corps déchiqueté de l'homme a été retrouvé par un garde forestier qui patrouillait dans la zone.
Selon des habitants de la région, il s'agirait du même ours qui avait attaqué un homme mardi soir, puis tué plusieurs moutons dans la nuit de jeudi à vendredi.
Source: Cyberpresse / AFP du 20 juillet 2007


Un touriste allemand blessé grièvement par un ours

Un touriste allemand a été hospitalisé après avoir été attaqué par un ours dans la nuit de mercredi à jeudi dans sa tente dans les Carpates, dans un lieu interdit au camping en raison des descentes fréquentes des bêtes, a-t-on appris de source officielle.
Source: Le Monde du 14 août 2008


Deux campeurs belges attaqués par un ours en Roumanie


L'accident s'est déroulé dans le sud des Carpates. Deux touristes belges, âgés de 24 ans, se trouvaient sous leur tente lorsqu'ils ont été attaqués par un ours brun. L'animal était manifestement en quête de nourriture. Ils s'en sont tirés fort heureusement avec de légères blessures aux mains et aux jambes.
Source: RTL Info du 8 septembre 2008

16 octobre 2020 à 21:04:09
Réponse #2

Merlin06


Merci du partage, très intéressant.  :up:
Est-il courant de sortir sans un ou deux fusils par groupe dans ce genre de cas?
Est-ce que les fusées-stylo de détresse existent encore? Je pourrais en avoir l'utilité.
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

17 octobre 2020 à 04:19:54
Réponse #3

Galileo


L'histoire de Cynthia Dusel-Baconest de 77 une référence dans les attaques d'ours prédateurs.
Pour répondre a Merlin06, oui les stylos lance fusée (Bear Bang) sont encore utilises, j'en ai un paquet dans mon bureau pour mes étudiants. C'est l’outil de 1ere intervention, avant de sortir le bear spray ou le 12 ( :down: )

Ça tir des fusée qui font wwizzzzzzzzzzzzzz et puis Boom. Mais faut savoir les utiliser.

Pas de tir horizontal en direction de l'ours ou autre animal pour 3 raisons:

- 1 Si ça pète derrière lui il aura tendance a courir dans la direction opposée, c'est a dire vers toi  :o
 - 2 si tu le touche ou que la fusée pète sous lui, y a des chances qu'il prennent feu, et un animal en feu c'est pas très câlin
- 3 Tu risque de mettre le feu a ton environnement (foret, toundra, whatever tu es) donc pas très coolBref tu tire ça a la verticale, et la "douille" quand elle retombera aura eu le temps de se refroidir donc pas de danger pour la nature.
Pour les Grizzly et Ours noirs, l’Ouest du Canada est très particulier car il y a plus d'incidents avec les black qu'avec les grizzly car la population de BB est 10 X plus importantes (20 000 grizzly vs 150 000 a 200 000 pour le black)
Pour la charge du grizzly tu peux faire face, a Fort Nelson en BC ont avait tous les ans droit a un passage au "Bear Simulator" très physique et stressant mais après après quelques charges simulée on arrivait a placer 2 slug (genre balle a ailettes pour shotgun) sur un la cible a 45m en approche rapide, le second, c’était toujours a 10m ou moins avec un palpitant au plus haut  :D (je pense en avoir déjà causer sur ce forum).
Durant les 6 ans pendant lesquelles j’étais Safety Officer en BC J’étais en Bear Country, sur le territoire des ours, et j'appliquai toujours le Sense & Avoid (Détection et évitement), aussi bien pour moi que pour les personnels dont j'avais la charge. Jamais eu un incident et ca m'aurai bien fait ch.er. si j'avais du abattre un ours.
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

17 octobre 2020 à 13:36:21
Réponse #4

cochise


  Bonjour à tous
 

et merci de vos contributions qui entretiennent la conversation en  ces temps oû la Covid 19 nous contraint à passer plus de temps devant le computer surtout si on a passé les  65 printemps

L’actualité rappelée par  Van nous montre  que le continent européen a son lot  ‘’d’accidents’’ mettant en cause l’ours brun local

S’agissant de vie sauvage  le sujet de l’attaque de l’ours sur l’homme  a quelque  chose de particulier qui ramène à la surface l’atavisme de l’Homo Sapiens... et ce genre de choses ne se mesure  pas en statistiques seulement.  Etre dévoré par un fauve est  une perspective effrayante, de nos jours comme au Paléolithique.

Merci à Galileo pour sa communication  pertinente  et je dirai ‘’autorisée’’ sur la question de par son expérience professionnelle. J’avoue qu’au moment du récit on ne bénéficiait pas d’autant de retour sur l’usage des fusées stylo mais en n’ayant rien d’autre sous la main l’urgence faisait loi.

C’est en effet à  Cynthia que je pensais en évoquant l’attaque  restée dans les annales de la profession..et au-delà ! Il faut dire que géologues, forestiers  et autres professions de la nature ont fourni plus que leur part de victimes

Pour répondre à Merlin...la  question des armes à feu ou pas, celle des bombes à poivre ( Bear sprays ) ou pas suffirait à alimenter un  forum dédié.
 A l’époque dont je parle et pour le Canada (pas une question aux USA !)   l’ingénieur chef de Projet avait la liberté d’équiper son camp de de base de deux ou trois armes longues. Mais on évitait évidemment d’en équiper systématiquement les ‘’camps volants’’  dont les acteurs étaient généralement des jeunes peu ou pas expérimentés en armes à feu ( nous étions au Canada pas aux USA). Les gens avaient cependant l’autorisation d’amener leur arme personnelle (arme longue) telle qu’un shotgun (chez nous fusil de chasse) avec des balles à sanglier, à ailettes  dont parle Galileo.

Les accidents de chasse dus à l’imprudence et au manque d’expérience  font des morts toutes les années en France. Ailleurs c’est un peu pareil quoique évidemment le chasseur ait, en général, plus d’espace de sécurité autour de lui. Par contre il utilise le plus souvent des armes à canon rayé qui  portent loin. Un certain jour de septembre, la chasse étant ouverte,  alors que je  progressais seul en forêt dans un secteur isolé oû  l’hélicoptère m’avait déposé,  j’aurais été prêt à jurer être le seul humain des dizaines de kilomètres à la ronde…jusqu’à ce que deux coups de feu retentissent et qu’un rameau  tombe d’un arbre voisin. Je me suis évidemment jeté à terre, ai tiré aussi vite que possible trois ou quatre coups de feu en l’air de mon arme de poing pour indiquer au tireur invisible qu’il n’était pas seul. Je suis resté  ainsi dans l’expectative un bon moment après avoir rechargé le Ruger.. puis ai repris mon cheminement avec prudence… une journée gâchée par cet incident. Je n’en  jamais su d’avantage !

Pour une arme de poing, telle qu’un Ruger 44 Magnum, il fallait et faut certainement toujours,  un permis spécial délivré par la RCMP/ GRC c’est à dire la Royal Canadian Mounted Police  / Gendarmerie Royale du Canada , permis valable pour la seule période de séjour dans le bois (en principe mai à septembre)

Mais  être équipé d’une arme de poing sans en avoir la maîtrise c’est un peu comme être équipé d’une bombe à poivre sans  s’être exercé auparavant…. Çà risque d’être complètement  inutile le moment venu !


Il paraît que le Bear spray  est plus efficace qu’une arme. Certains ne jurent que par lui  dont les organismes officiels. Je n’ai  jamais utilisé de Bear spray (ni d’ailleurs d’arme à feu en self-defense)  mais une  chose prête un peu à  sourire  lorsqu’on lit les recommandations  sur son usage , c’est de lire qu’il faut essayer de se placer sous le vent et non pas contre le vent pour éviter d’en prendre plein la figure et de se neutraliser soi-même… ! Comme si l’on avait le temps de mettre un doigt humide en l’air  dans de telles circonstances
How to Use Bear Spray - Banff National Park


Plus d’info pour curieux :

’L’étonnant retour de l’ours noir américain’’  ci-dessous :

https://docs.google.com/document/d/e/2PACX-1vQHf0fAcFBcQbsS2WGQR8tJiKuSXfoQSFyUYw8QES0K9wYtNc-Xq2wuBP5QVbdGxZKOoDkzbq6h101-/pub




17 octobre 2020 à 19:05:45
Réponse #5

Galileo


Je conseille toujours trois armes anti ours aux étudiants:
  • - Apprendre Roxane (Celle des  The Police)
  • - La clochette
  • - 2 je dis bien DEUX bear spray
Roxane, quand tu la chante,  ça fait fuir les ours  :lol: . C'est une référence a une vidéo que Parc Canada avait publié et depuis malheureusement retiré, ou un PW la chantait a tue tête et avec une voix débraillée. C’était énorme ;D
La clochette attachée au sac ou sur soi, fait un bruit constant, comme il faut faire sentir sa présence longtemps en avance quand tu progresse en territoire des ours. Si vous êtes a plusieurs le juste fait de parler vous annonce de loin.
Deux spray (a noter que les spray sont considérés comme arme et produit anti parasitaires maintenant, il faut remplir et signer une déclaration avec nom, adresse et numéro de série du spray)
Il faut toujours un spray a porté de main et prêt a l'emploi (combien de fois j'ai vu des promeneurs avec un BS qui avait encore le zip tie autour de la détente).
Le second a l'extérieur sur le haut du sac et doit être accessible par les 2 mains.
Pour le vent a moins qu'il souffle très fort, il  n'aura que très peu d'effet sur le nuage.
Les armes a poing et autre , même si j'en ais eu a en avoir dans le boulot, j’ai jamais été un chaud partisan car il faut vraiment savoir les utiliser efficacement donc s’entraîner , elles ont tendances sur le terrain a ramasser pleins de me.des donc faut passer du temps a les nettoyer tous les jours, elles pèsent leur poids, etc .... mais c'est mon avis de non expert.

Et aussi bien pour les BS ou les armes voila une annonce qu'il faut garder en tête
Ce produit est vendu sans garantie expresse ou tacite. Aucune garantie ou declaration n'est faite quanta la capacite de ce produit a proteger l'utilisateur d'une blessure ou de la mort. 11 assume tout risque s'il est menace par un ours. Rappelez-vous qu'il n'y a aucune methode garantie de reponse a l'attaque d'un ours; chaque affrontement est unique.


 
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

18 octobre 2020 à 00:57:47
Réponse #6

Van


Pour une arme de poing, telle qu’un Ruger 44 Magnum, il fallait et faut certainement toujours,  un permis spécial délivré par la RCMP/ GRC c’est à dire la Royal Canadian Mounted Police  / Gendarmerie Royale du Canada , permis valable pour la seule période de séjour dans le bois (en principe mai à septembre)

Ce que tu dis me fait penser à Mike Horn. Lors de son périple circumpolaire, il a voulu prendre avec lui un 357 magnum pour se protéger des ours blancs. La Royal Canadian Mounted Police lui a refusé l'autorisation. Cela aurait pu lui être fatal ! Dans le grand nord canadien, il a évité de justesse une attaque d'ours blanc grâce à son sang froid.
Il faut croire que la RCMP ne brille pas toujours par son intelligence.

Sylvain Tesson, lors de son périple de la Sibérie à l'Inde, sur les traces des évadés du goulag; portait une clochette pendue à son sac à dos. Pour autant, la crainte de croiser un ours l'a toujours tenaillé.

Smith et Wesson a sorti il y a quelques années le SW 500 , un calibre 50 "anti-ours".


« Modifié: 18 octobre 2020 à 04:08:23 par Van »

18 octobre 2020 à 03:37:53
Réponse #7

Galileo


La RCMP ne fait qu'appliquer les Lois canadiennes.
Je vais pas rentrer dans les détails mais le 357 fait parti des Restricted Firearm et pour obtenir une ATC - Authorization To  Carry - sur une RF c'est impossible pour un non résident canadien et pour un résident c'est disons difficile.
Il aurait pu obtenir sans problème une ATC (une pour chaque province/territoire qu'il traversa) pour un shotgun sans problème.
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

18 octobre 2020 à 04:12:45
Réponse #8

Van


[/size]Il aurait pu obtenir sans problème une ATC (une pour chaque province/territoire qu'il traversa) pour un shotgun sans problème.

Arme inadaptée pour son périple car trop lourde et impossible à avoir sur soi en permanence.
« Modifié: 18 octobre 2020 à 04:20:37 par Van »

18 octobre 2020 à 19:38:43
Réponse #9

Galileo


Essaie d'utiliser une arme de poing quand il fait -30 ou -40C et avec quelques couches de vêtements sur toi et on pourra parler d'inadaptation. Mais bon j'y connais rien et je suis pas un expert.
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

18 octobre 2020 à 23:11:22
Réponse #10

Van


Essaie d'utiliser une arme de poing quand il fait -30 ou -40C et avec quelques couches de vêtements sur toi et on pourra parler d'inadaptation. Mais bon j'y connais rien et je suis pas un expert.

Si tu n'y connais rien, et qu'en plus tu n'as pas lu son livre, pourquoi penses-tu savoir mieux que Mike Horn ce qu'il aurait dû emporter ? 
« Modifié: 18 octobre 2020 à 23:16:37 par Van »

19 octobre 2020 à 11:23:57
Réponse #11

cochise


Nos voisins les ours

Au printemps tous les ours ne sont pas affamés,  il en est qui bénéficiaient et bénéficient certainement encore d’un environnement  ‘’privilégié’’ à cet égard car ils savent tirer partie des rebuts de Homo Sapiens

Il y a un siècle de çà à Yellowstone on organisait encore un ‘’buffet à ours’  sous la supervision des Rangers
https://www.google.com/url?sa=i&url=https%3A%2F%2Fwww.yellowstonepark.com%2Fthings-to-do%2Fyellowstone-bears-no-longer-get-garbage-treats&psig=AOvVaw2M8JOe1P2e_YcHOM5ARXjA&ust=1603171131324000&source=images&cd=vfe&ved=2ahUKEwiRrNL_87_sAhVM3RoKHexbB0MQr4kDegUIARCRAQ

Il semble même  selon les journalistes  que le spectacle des ours nourris  ait  alors été l’attrait populaire  principal
https://www.washingtonpost.com/news/animalia/wp/2016/05/16/9-photos-of-the-crazy-things-the-national-parks-once-did-to-lure-bears-for-tourists/

Depuis les années 70  il n’y a plus de  de poubelles  ouvertes à Yellowstone et il est bien sûr répréhensible de donner à manger aux plantigrades.       
Mais ailleurs des  décharges (garbages dumps  ou landfills aménagés)  sont encore en opération qui attirent toujours les ours autant que les champs de blueberrries ou que les rivières à saumons.

Voici l’histoire de ‘’ Nos voisins les ours’’ une congrégation d’ours noirs  bien nourris qui n’avaient donc pas  besoin d’interférer avec le camp de géologues tout proche et sa tente cuisine
               
Cette année-là, sur la côte ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! (boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.

Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de Zeballos, Zeballos, British Columbia  dont la principale activité était alors l’industrie forestière (logging). C’est maintenant la pêche ‘’sportive’’ et l’écotourisme.

Situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord) ce village avant de devenir une importante base de logging   avait  pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.

https://docs.google.com/document/d/e/2PACX-1vThUfXqnGlQn2VoTc8NcPn_Ln3AmYyN2oWlM0KQ9cuVskBvRqGJQAbwi4iXzKNHuugLx28s2NMWtxwv/pub

Le cadre était enchanteur, la rivière  aux  eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac.

Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la piste se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île sauf, semble-t-il, exceptions venus du continent dans le Nord)  la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues

https://i.ytimg.com/vi/6dyyZnSxRL8/maxresdefault.jpg

Photo du web

La coexistence, un petit paradis

Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés.
Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme les touristes de Yellowstone du début du siècle le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer sans nous prêter attention.

Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une douzaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.

Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour ou un détour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ?

Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque après-midi  il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !!).
 Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours (alors  à l’université de Calgary)

The Lost Paradise (aurait dit le poète)

Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes poissons, les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, au moins une douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP (gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux.

Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, ils partent tous deux  sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien

Aucun maniaque de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages.

Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes.

 Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le wild". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu  de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous et muni d’une porte rustique découpé  à la scie à chaîne dans une de ces plaques. Sur le squelette  on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.

Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant dans la nuit noire à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" .
A ce moment trois ou quatre coups de feu tirés en l’air auraient probablement faire fuir l’animal ...s’il y en avait eu un !

Une petite joke, un classique, pour terminer…

Pour survivre ‘’in the wild’’ il faut apprendre à distinguer les crottes de l’ours noir de celles du grizzly.
Celles de l’ours noir contiennent des baies variées, des arêtes de poissons, des bouts de plastiques, des feuilles….,
celles du grizzly contiennent des petites clochettes et dégagent une forte odeur de poivre et parfois un Permis de chasse mal digéré!
« Modifié: 19 octobre 2020 à 15:57:05 par cochise »

20 octobre 2020 à 11:24:57
Réponse #12

Shirokuma


(…) merci de vos contributions qui entretiennent la conversation en  ces temps oû la Covid 19 nous contraint à passer plus de temps devant le computer surtout si on a passé les  65 printemps
Bonjour,
au sujet d'hommes et d'ours, pour ceux qui aiment lire au coin du feu, il y a aussi :
Le Nom des étoiles, de Pete Fromm
Citer
Pete Fromm a une quarantaine d’années, deux beaux garçons, une vie splendide au cœur du Montana. Son passé de ranger dans les contrées les plus sauvages des États-Unis est derrière lui. Un jour, on lui propose de partir s’installer un mois dans une cabane perdue de la Bob Marshall Wilderness. Dans cette région, qui abrite l’une des plus fortes densités de grizzlys des États-Unis, il devra surveiller la croissance d’alevins dans la rivière. La nature et le goût des grands espaces sont-ils conciliables avec des responsabilités familiales ?

Plus de vingt ans après son séjour à Indian Creek, voici Pete Fromm au seuil d’une nouvelle aventure en solitaire.
Il y relate, entre autres, comment il anticipe, observe et évite les ours d'un Parc National Nord-américain.

https://www.gallmeister.fr/livres/fiche/266/fromm-pete-le-nom-des-etoiles

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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