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Auteur Sujet: Un homme et un ours cheminaient : qui a été le plus surpris?  (Lu 158 fois)

13 octobre 2020 à 13:36:15
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cochise




Un homme et un ours cheminaient : qui a été le plus surpris ?

Dans les zônes montagneuses du Pacifique nord ouest l'industrie forestière (logging) exploite depuis toujours d'immenses forêts soit dit en passant d’une manière qui pendant des décennies a été un vrai massacre avant de devenir un peu plus respectueuse de l’environnement et plus attentive au long terme. Si vous avez vu des photos de forêts après les tempêtes de fin 1999 en France ou celles du Mont Saint Helens après l’explosion volcanique de 1980 vous avez une indication de ce à quoi ressemblaient certains secteurs.

J’exagère à peine..


Au temps où se déroule cette histoire il fallait ouvrir l'accès à de nouvelles tranches d'exploitation en taillant des pistes à flanc de montages. L'exploitation terminée, ces pistes devaient parfois, pour différentes raisons, être condamnées. Les engins forestiers édifiaient alors soit un merlon de terre soit une barricade rustique, entrelacs de troncs abandonnés, plus ou moins déchirés, plus ou moins fracassés, hâtivement poussés les uns contre les autres. En coupe ces barricades pouvaient avoir la forme d'un triangle de quelques 4 à 5 mètres de large et 2, 5 à 3 mètres de haut. Elles courraient du talus supérieur côté montagne à la bordure même du ravin de sorte qu'il était tout à fait impossible à un quelconque engin de les franchir et qu'un piéton n'avait souvent guère d'autre meilleur choix que de les escalader s'il voulait poursuivre son chemin....

Me voilà donc, marcheur solitaire, sac au dos, les pouces bien calés dans les bretelles, sur ''la voie montante'' devant une telle barricade qui ressemblait à çà :



Elle me bouche non seulement le passage mais encore la vue de sorte que je ne vois rien de ce qui se trouve de l'autre côté. Avec précaution j'entreprends ''l'ascension'' de l'obstacle en essayant de poser le pied sur le bon tronc, de ne pas me tordre la cheville ou, pire, faire basculer des pièces de cet édifice incertain qui pourraient m'écraser. J'arrive au sommet et hisse mon visage au dessus du dernier tronc ce qui me permet d'avoir un aperçu de ce qui se passe de l'autre côté.…

Mille sabords !  quelqu'un qui empruntait la voie descendante, vers la vallée alors que je cheminais vers la montagne avait eu la même idée que moi de sorte que nous nous trouvons face à face, mais alors littéralement face à face... nos deux ''visages'' à guère plus d'un ou deux mètres l'un de l'autre..

  La tête de l'ours, je n'ai pas eu le temps de l'admirer; lequel de nous deux a été le plus surpris, je l'ignore toujours. Ce dont je suis sûr c'est que nous avons tous deux le même sursaut même si je me demande lequel d'entre nous a dégringolé le plus vite son côté de la barricade, pour ce qui me concerne, certainement sans les précautions prises en montant une minute plus tôt. Je crois bien avoir battu en retraite vers la vallée comme il a probablement décampé vers la montagne. Nos relations en sont restées là et nous ne sommes jamais revu... enfin je ne crois pas car il y avait pas mal d'ours dans la région et nos chemins se croisaient assez souvent....mais pas dans de telles circonstances.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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