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Auteur Sujet: Récits de survie qui vous ont le plus marqué  (Lu 4279 fois)

19 août 2020 à 21:05:51
Réponse #25

Olly


celui de l'habitant de Sarajevo lorsque la ville était encerclée (http://lesurvivaliste.blogspot.com/2012/03/bienvenue-en-enfer.html)


J'ai lu ce récit.... Incroyablement criant de vérité.. un des rares récits qui m'a fait comprendre qu'on est pas si mal dans nôtre petit confort...

Quoi qu'il en soit ce fil est une véritable mine d'or, merci a tous  :love:
"Le plus à l'abris des dangers est celui qui se tiens sur ses gardes même lorsqu'il semble être en sécurité"

- Publilius Syrus -
Philosophe Romain (+/- un siècle avant J-C)

19 août 2020 à 22:41:38
Réponse #26

Lamagiciennedauz


Quoi qu'il en soit ce fil est une véritable mine d'or, merci a tous  :love:

Carrément ! j'ai fait des captures d'écran pour etre sure de garder les références. Je vais commencer par south qui me botte beaucoup, je vais tenter en V.O. j'espère juste que le registre de langage n'est pas trop haut pour moi
C'est pas parce que c'est grave qu'il faut sombrer dans la gravité !

21 août 2020 à 17:25:46
Réponse #27

Van


Un grand merci à tous pour vos réponses  :)

21 août 2020 à 19:32:00
Réponse #28

raphael


Se connaitre et s'accepter


21 août 2020 à 21:31:48
Réponse #29

Van


http://forum.davidmanise.com/index.php/topic,14288.0.html

la sélection du taulier

Ce sont des livres d'apprentissage sur la survie, pas des récits de survie ou des dystopies  ;)
« Modifié: 21 août 2020 à 22:32:19 par Van »

22 août 2020 à 11:59:56
Réponse #30

Petit à petit


Salut,

"Walden ou la vie dans les bois"

C'est très philosophique, et très ancien français à lire, mais très plaisant. Tout y est.  Ce n'est pas un récit de survie comme on peut l'entendre mais plutôt une remise en question sur la civilisation et ce qu'elle apporte par rapport à la recherche de sois même.

Je ne l'ai pas encore fini (ancien français,pas évident de à lire)

Walden, ou la vie dans les bois, oui, bien sûr, de Henry D. Thoreau (il avait inversé ses prénoms David et Henry), tout à fait passionnant, et qui a valeur de manifeste.

Je m'étonne du style "ancien français" de la traduction. Ce n'est jamais que la langue du XIX ème siècle. Il faudrait peut-être voir la traduction de 2010 par Brice Matthieussent. Ceci dit le style de Thoreau est assez sophistiqué.

Pour qui serait effrayé par la longueur de l'ouvrage, il existe un excellent petit recueil d'extraits classés par thèmes. C'est un ouvrage très stimulant, qui montre bien, à la fois le bon sens, l'anarchisme écologique, la puissance poétique et la fantaisie de Thoreau:

Pensées sauvages, de Henry D. Thoreau, ed. Le Mot et Le Reste, 2020.

Alain Bombard, Naufragé volontaire, cela va de soi également. C'est comme un prototype expérimental de survie. Même si par la suite l'auteur a été très critiqué pour une affaire où il n'est pas certain qu'il ait eu une part de responsabilité.

@ Matagot

Excellent livre que La Peau, mais il faut tenir compte des tendances de Malaparte à l'affabulation et à la provocation. L'authenticité est toujours problématique chez lui. ce qui ne veut pas dire, d'ailleurs, que certaines de ses extrapolation ne soient pas de l'ordre du possible.

Quant à mes choix personnels, je citerais...

Dostoïevski, Souvenirs de la maison des morts

Inspiré par les années qu'il a passé au bagne. C'est la survie du prisonnier, qui dépend autant de ses rapports avec les autres que des conditions matérielles variables de la détention.

Un autre genre de survie, celle d'une armée qui doit rentrer au pays à travers des contrées hostiles:

Xénophon, L'Anabase plus connue comme La retraite des dix mille.

Le retour en Grèce d'une armée de mercenaires. Non seulement, il y a des peuples hostiles à affronter, mais il y a la nécessité de maintenir l'entente dans des troupes disparates et celle de se nourrir sur le pays.

Et comme, peut-être, matrice éthique du précédent:

Homère, L'Odyssée.

Il ne s'agit pas seulement d'échapper à la mer, à des monstres, à des enchantements, à des séductions, qui freinent le retour au pays. Certains observateurs modernes verront dans Ulysse, un héros intelligent et sympathique par postulat, mais aussi un pillard, un tueur, un massacreur, qui viole les lois de l'hospitalité parmi des barbares qui en font autant.
cf. https://hospitam.hypotheses.org/2266

Encore un autre type de survie, celle d'un équipage malade que le commandant doit ramener à bon port malgré la faiblesse qui rend les marins inaptes et un calme plat interrompu par de brèves brises qui ne permettent pas au bateau de progresser:

L'extraordinaire et terrible La Ligne d'ombre de Joseph Conrad.

On pourrait ajouter le Robinson Crusoé de Daniel Defoe.

Merci à tous pour leurs suggestions. Des ouvrages à découvrir :up:






22 août 2020 à 14:18:11
Réponse #31

Krapo


+++Même si par la suite l'auteur a été très critiqué pour une affaire où il n'est pas certain qu'il ait eu une part de responsabilité.+++

Vraiment ? :D

Passe à Etel en discuter avec les vieux membres du canot de la SNSM ;)
« Modifié: 22 août 2020 à 15:31:41 par Krapo »
Laissons glouglouter les égouts !

24 août 2020 à 14:39:28
Réponse #32

Petit à petit


Vraiment ? :D

Passe à Etel en discuter avec les vieux membres du canot de la SNSM ;)

Si l'occasion se présente, pourquoi pas.

Bombard a eu des initiatives dangereuses. On n'était pas forcé d'y souscrire. Les sauveteurs, c'est autre chose, bien sûr. La connerie, ou disons, la témérité, d'un autre leur retombe sur la tête. Après, sur le plan des responsabilités, la problématique a dû rendre les juges perplexes, pour que la responsabilité de Bombard sur le plan légal ne soit pas reconnue.

La responsabilité, d'un point de vue moral, peut paraître évidente ou seulement possible. La responsabilité d'un point de vue légal, ce n'est pas forcément la même chose. La colère est compréhensible. Elle n'a pas forcément à voir avec la justice. Elle peut même ne pas vouloir en entendre parler, parce qu'elle se trouve sur un autre plan, émotionnel, qui a besoin de se simplifier les situations. Le ressentiment est nécessaire, qu'il soit justifié ou non. Son domaine n'est pas la justice, mais l'équilibre émotionnel de la personne. Il réarrange les situations pour fonder un socle de moralité à la colère.

Je ne plaide pas spécialement pour Bombard, d'autant que
1) je n'y étais pas,
2) je n'aime pas les vantards forts en gueule, et sur ce plan le gars AB il se pose là ;)


24 août 2020 à 15:04:10
Réponse #33

Krapo


 :blink: Beau discours très rhétorique qui n'apporte rien par rapport aux simples faits qui sont eux malheureusement très concrets. :lol:

J'ai simplement relevé "+++ il n'est pas certain qu'il ait eu une part de responsabilité.+++"  ::)

Il a eu et pris l'entière responsabilité de tenter une seconde sortie ( passage de la barre d'Etel ) alors que les autochtones étaient contre. Les gars de la SNSM avec lesquels j'ai eu plusieurs fois l'occasion de discuter n'ont jamais été réellement en colère - ils ont fait leur devoir en tant que sauveteurs en mer - mais ils ne veulent pas ni ne peuvent oublier les morts suite à une connerie résultat d'un ego surdimensionné. A noter que cela n'enlève rien à la qualité de l'exploit physique et mental du "Dr." Alain BOMBARD ;)

Débât ( qui n'en est pas réellement un ) et HS clos pour moi.
« Modifié: 24 août 2020 à 15:20:25 par Krapo »
Laissons glouglouter les égouts !

09 septembre 2020 à 14:22:24
Réponse #34

angelinoto


Salut,

un récit qui m'a plu est celui du navigateur Steven Callahan "A la dérive". Il s'est retrouvé dérivant sur l'Atlantique durant 72 jours. Il n'avait jamais auparavant été confronté à la survie et s'en est sorti en mettant en place une technique psychologique de survie. Un rapide aperçu ici : https://www.cairn.info/revue-bulletin-de-psychologie-2005-5-page-589.htm#
https://www.cairn.info/revue-bulletin-de-psychologie-2005-5-page-589.htm#

09 septembre 2020 à 21:48:13
Réponse #35

Kilbith


Récemment je me suis intéressé au cas de l’équipe de Dyatlov. Évidemment cela ne s’est pas bien fini mais c’est documenté et intéressant.

Ici : https://dyatlovpass.com/page.php?language_id=1&id=12786&flp=1#table














Sur le lien donné plus haut on pourra aussi trouver le récit de trois autres désastres ayant eu lieu au cours d'une randonnée.

Mais dans ces autres cas (Suède, Lac Baykal, Mourmansk), on a une bonne idée de ce qui s'est passé, entre autre quand il y a un survivant dans le groupe.

Là aussi c'est très intéressant si, dans le cadre d'une formation, on souhaitait monter des "études de cas".

Dans le cas du groupe de Dyatlov on se perd en conjectures. Mais il est certain que les conditions météorologique ont joué une grande part dans la disparition des participants.
« Modifié: 11 septembre 2020 à 10:38:38 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

10 septembre 2020 à 11:22:30
Réponse #36

Kilbith



Un autre genre de survie, celle d'une armée qui doit rentrer au pays à travers des contrées hostiles:

Xénophon, L'Anabase plus connue comme La retraite des dix mille.

Le retour en Grèce d'une armée de mercenaires. Non seulement, il y a des peuples hostiles à affronter, mais il y a la nécessité de maintenir l'entente dans des troupes disparates et celle de se nourrir sur le pays.


L'Anabase est effectivement un classique incontournable de la stratégie.


Un peu moins connu dans nos contrées, on peut citer l'expédition suédoise en Russie dans le cadre de la grande guerre du Nord vers 1710.

Les suédois partent de Suède et après un long périple et de nombreuses batailles finissent, pour les rescapés de la bataille de Poltava, en Moldavie alors sous la coupe de la Sublime Porte.

Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Poltava



On a aussi, un peu plus tard, Le récit d'une petite armée  suédoise décimées par le blizzard après une tentative d'invasio dans le nord de la Norvège..C'est "La marche de la mort des Caroléens".

  ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_de_la_mort_des_Carol%C3%A9ens

La mémoire de ces évènements est restée vivace en Suède :



« Modifié: 11 septembre 2020 à 10:34:34 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

10 septembre 2020 à 23:19:49
Réponse #37

Olly


Ouawouh ce fil a évolué et je me rends compte que je ne me suis pas "abonné"... Voilà qui est fait !...  :love:
"Le plus à l'abris des dangers est celui qui se tiens sur ses gardes même lorsqu'il semble être en sécurité"

- Publilius Syrus -
Philosophe Romain (+/- un siècle avant J-C)

08 novembre 2020 à 23:00:17
Réponse #38

Olly


Salut!

Je ne sais pas si se livre a été mentionné, mais je suis en pein dedans: "j'ai réveillé le tigre" de Sarah Marquis, édition Michel lafon.

Un Regal a lire, je vous transmet la page ou je suis: (85)

" Une fois ce travail terminé, "madame sachet" se laisse tomber sur sa chaise, exténuée. Et pourtant ce n'est pas encore le moment de se reposer, le temps presse, on a rendez-vous avec Jessie.

Pendant que Vigli s'occupait de la nourriture -m'allégeant d'une tâche logistique énorme- , j'ai pu me concentrer sur le reste. Par soucis de précision, j'ai re-tester tout mon électronique car mon problème dans ce domaine va être la pluie, l'humidité. J'ai complété mon équipements dans les moindres détails et aussi changé d'avis sur beaucoup de choses grâces aux informations que j'ai glanée ici et la au contacte des gens qui connaissent un peu ce bush de l'ouest. Mais le mystère demeure...

On m'a confirmée qu'aucun bushman n'est encore passé la ou j'ai l'intention de me rendre. J'entends souvent les mêmes mots:" mais c'est de la folie! Et seule en plus ! " je ne divulgue intentionnellement mon parcours exact, pour ne pas avoir de problèmes avant de commencer, comme cela avait été le cas durant mon expédition de dix-sept mois en Australie en 2002/2003  (voir l'aventurière des sables, 14.000km a pieds a travers les déserts australiens) Cela m'avait valu une visite au poste de police. C'était à Ceduna, dans une petite communauté du sud, avant la traversée de la nullarbor plain - 1500Km sans rien que quelque road bouse. J'avais expliqué mon parcours aux policiers, mes intentions, et raconté mes expériences puisque j'avais déjà traversé plus de ...... Fin de page.

Ce livre est très plaisant à lire, et si il n'a pas encore été mentionné, je vous invite vivement à le parcourir.

Avec plaisir, et merci au collègue qui me l'a prêté.  :up:

Édit: après relecture du fil, celui-ci n'a pas été mentionné :)
« Modifié: 08 novembre 2020 à 23:10:15 par Olly »
"Le plus à l'abris des dangers est celui qui se tiens sur ses gardes même lorsqu'il semble être en sécurité"

- Publilius Syrus -
Philosophe Romain (+/- un siècle avant J-C)

09 novembre 2020 à 02:33:22
Réponse #39

Van


Salut!

Je ne sais pas si se livre a été mentionné, mais je suis en pein dedans: "j'ai réveillé le tigre" de Sarah Marquis, édition Michel lafon.

Salut,

Après avoir terminé le livre, pourrais-tu nous donner un avis final car tu en es à la page 85, or il paraît que les 95 premières pages sont bien mais qu'après ça laisse à désirer ?
Les livres que j'ai lus de Sarah Marquis étaient intéressants car elle possède un réel courage qui compense son côté auto-centré et sa propension à donner des conseils de vie ethno-centrés qui cachent difficilement une intériorité limitée et surprenante pour une aventurière au long cours.

J'avais renoncé à l'achat après avoir lu l'avis ci-dessous :
''Ce dernier livre de Sarah MARQUIS est très décevant. Il aurait du être le meilleur de par son expérience du terrain mais au contraire ce livre mal écrit, parle au final très peu de cette Tasmanie sauvage. Le livre démarre réellement (départ de la marche) seulement à la page 95 sur 230 pages et bien sûr, le tigre fait parti d'un titre accrocheur mais vide! Voilà! En permanence, des phrases de morale sur la vie, le mode d'emploi...Un livre qui nous explique pourquoi elle vit seule, comment il faudrait que les femmes se comportent pour vivre bien et j'en passe. Beaucoup trop de citations des marques qui la sponsorisent, ça en devient pathétique (ma montre Tissot, etc...). Je me demande surtout comment on peut maintenir une appartenance au National Géographic avec autant de médiocrité. J'ai lu tous les livres de S. MARQUIS, tous assez appréciés jusqu'à aujourd'hui parce que tous plutôt centrés sur la découverte avec néanmoins une tendance récurrente aux petites phrases conseils du bien-vivre. Je crois que Melle MARQUIS devient au fil de ses livres, de plus en plus suffisante, prétentieuse et très éloignée de quelqu'un qui se dit proche de la Terre. Je ne sais pas si je tenterai de lire son éventuel prochain livre, j'hésite..."
« Modifié: 09 novembre 2020 à 02:54:51 par Van »

09 novembre 2020 à 11:28:40
Réponse #40

Olly


Salut Van,

Je n'y manquerait pas, promis, et maintenant que je suis lancé, je pense le finir assez vite..... Sauf si il me saoule évidemment...  Sinon cela se lit assez facilement.

Pour te donner mes premières impressions, il est vrais que le côté sponsors se sent assez dort et c'est un peu dérangeant, le début du livre est très axé sur la préparation de son voyage, et il est vrais aussi que la philosophie revient souvent...

A vrais dire, Je n'ai pas encore lu beaucoup de livre du genre, c'est peut-être pour cela que je m'en contente..... (?).
"Le plus à l'abris des dangers est celui qui se tiens sur ses gardes même lorsqu'il semble être en sécurité"

- Publilius Syrus -
Philosophe Romain (+/- un siècle avant J-C)

10 novembre 2020 à 02:41:16
Réponse #41

Van


OK super, j'attends ton avis final pour savoir si je dois ouvrir mon porte-monnaie  :)

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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