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Auteur Sujet: Un bivouac qui tourne mal en Ecosse. (Video)  (Lu 1870 fois)

26 décembre 2019 à 13:31:35
Lu 1870 fois

Rantanplan


Il s'agit d'un type parti camper dans les hautes terres d'Ecosse en plein décembre. La météo, déjà pas top à la base, tourne à la tempête.

Sa tente, pourtant de type "expédition en altitude", s'est envolée avec le campeur toujours à l'intérieur (et du matériel important, dont ses godasses, dans le vestibule donc éjectées) !

https://youtu.be/vf1phMabXo8

Selon vous, pour que "ça" se passe mieux, il aurait fallu faire quoi ?

+

En cas de vents violents et certitude de voir sa Tarp/Tente défoncée, ce n'est pas plus sage de se mettre dans un sdc + bivy et d'attendre que ça passe ?

26 décembre 2019 à 13:44:57
Réponse #1

Olly


Salut Rantanplan,

Excellente question. Avec le peu d'expérience que j'ai je dirais que oui, rester dans son bivvy, de préférence derrière un (gros) rocher, dans le sens du vent si possible pour éviter les objets volant serait bien..?
"Le plus à l'abris des dangers est celui qui se tiens sur ses gardes même lorsqu'il semble être en sécurité"

- Publilius Syrus -
Philosophe Romain (+/- un siècle avant J-C)

26 décembre 2019 à 13:51:48
Réponse #2

Tompouss


Ne pas dormir dans une zone aussi exposée aux vents si possible ?

Après si pas le choix savoir renoncer à la tente, se caler dans une zone abritée (derrière une barrière naturelle) et attendre. En boule dans son duvet + sursac ou couverture de survie, si pas de risque de chute d'objet et pas d'hypothermie (matos suffisement sécure) c'est juste un sale moment à passer.

La dernière chose à faire par grand vent c'est de hisser la grand voile, on en rigolait hier avec mon frangin en parlant de la tempête de 1999, à 9 ans j'avais rien trouvé de mieux que de sortir voir si j'arrive à m'envoler avec un drap  ::) ça doit marcher encore mieux avec un tarp ou une tente où s'engouffre le vent.
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

26 décembre 2019 à 14:15:29
Réponse #3

Dutch


Peut-être suivre une formation avant de s'aventurer dans ce type de milieu, ou y aller avec quelqu'un expérimenté?

Du matos de qualité ne fait pas tout et, quand on voit comme son sac est "mal fagoté", ça laisse des doutes sur la justesse des choix qui ont suivi...

En essayant continuellement, on fini par réussir.
Donc: plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. (Devise Shadock)

26 décembre 2019 à 14:35:46
Réponse #4

Rantanplan


Moi aussi, ça m'a interpellé la tente (?) qui pendouille en mode demie molle. Mais ce n'est pas ça qui a posé problème dans son récit.

26 décembre 2019 à 15:19:27
Réponse #5

Dutch


J'avoue avoir décroché par moments.
L'anglais écrit, ça va mais certains passages étaient trop rapides...
En essayant continuellement, on fini par réussir.
Donc: plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. (Devise Shadock)

26 décembre 2019 à 16:16:27
Réponse #6

Karto


Déjà j'aime bien, il a l'air honnête.
On va pas jouer à la refaire à sa place depuis nos fauteuils. Mais je trouve intéressant de se projeter dans le brouillard de l'instant vécu, et à défaut de réponses, se demander quelles questions on se poserait à sa place.
En italique mes redites des passages clés de la vidéo.

Vents prévus à 60 km/h. Il y va. Il plante sa tente. Dedans il regarde son téléphone. Il a du réseau. Mise à jour des prévisions : 160 km/h. :D
Ce qui n'est pas trop surprenant pour la région quand-même, en hiver les vents de nord atteignent plusieurs fois par mois 200 km/h à proximité des sommets. Faut être prêt à ça. Mais inhabituel quand, comme là, le vent vient du sud, et a fortiori il se pensait un peu protégé en s'étant installé sur le versant nord du Ben Nevis.

Une tente d'expédition en bon état endure normalement 200km/h à condition d'être bien ancrée. Même avec la meilleure toile et la meilleure structure, aucune tente n'est plus solide que ses ancrages. S'il y a des rochers, les utiliser. Si on peut faire un petit mur de neige au vent pour soulager un peu la pression sur la tente, c'est vraiment mieux.
Avec une pause et en regardant bien, on arrive à voir qu'il a bien installé les haubans. J'ai eu des clients qui sont revenus avec des arceaux cassés en me disant qu'une tente était de la m*rde, et quand on a regardé, les haubans étaient encore noués comme au jour de l'emballage de la tente neuve.


Il s'inquiète, appelle un gardien d'un refuge pas loin, le gardien lui répond que le refuge est fermé et verrouillé, et lui recommande de quitter la montagne de nuit parce que la tempête va encore empirer.
Ma pensée : un refuge, même fermé, offre un obstacle au vent.
Autre pensée : marcher avec un vent de 160 km/h, en terrain accidenté et gelé, c'est pas facile. On se retrouve plus souvent à s'accroupir sous les rafales en attendant que ça passe. Et de nuit, ça j'ai pas encore essayé, mais y'a aucune raison que ce soit pas pire. Et donc s'il doit bouger il doit prendre la décision tout de suite. Bouger ou pas bouger ? Maintenant. Si bouger : son sac énorme et "mal fagoté" doit mentalement peser en défaveur de la décision, mais explicitement il justifie bien le choix par la météo, l'obscurité, et le terrain accidenté. Si pas bouger : renforcer l'ancrage de la tente, et faire son sac à l'intérieur et être équipé pour bouger immédiatement. Le gars dit à un moment qu'il a fait son sac, mais un peu après il parle de ses affaire éparpillées. On peut imaginer qu'il a commencé à suivre la démarche, mais pas jusqu'au bout, en s'accrochant encore à l'idée d'une bonne nuit de confort. La détente mentale n'avait pas encore fait clic.

Y'en a plus haut qui proposent d'attendre dehors. Je vois pas trop l'idée. Tant qu'elle est debout, la tente le protège du vent froid qui tue. Dehors y'a pas bien d'endroits où se mettre, ce serait comme attendre dans le radeau de sauvetage en pleine tempête alors que le bateau flotte encore.



Sur les premières heures de nuit (avant minuit) il était déjà sorti plusieurs fois pour replanter les piquets qui sortaient progressivement du sol. Mais ensuite il s'est endormi. Et il a été réveillé par le mouvement de sa tente qui roulait, les piquets s'étant libérés du sol.

Bon on est tous d'accord qu'au vu de la nécessité de replanter les piquets plusieurs fois en quelques heures, c'était une énorme connerie de s'endormir alors que la tempête forcissait encore.
On sait aussi que sans quelque chose pour nous stimuler, bin la nuit on peut avoir tendance à s'endormir... Perso je pense que, voyant le besoin de faire des rondes fréquentes sur les piquets, j'aurais au moins mis un réveil, et plus certainement renoncé au sommeil, fait du café (il avait l'équipement), bougé souvent, et peut-être trouvé un moyen de créer de l'inconfort pour rendre le sommeil moins facile. Les conditions dehors étant suffisamment hard pour que l'abandon de l'abri soit la toute dernière option, mais l'abri montrant ses limites, la sagesse à partir de là était de mettre une énergie sérieuse à entretenir l'abri en continuant ses rondes mais aussi en faisant ce qu'il peut pour renforcer les ancrages et protéger progressivement la tente avec un muret de neige.


Ses godasses avaient été dans le vestibule. Après que la tente l'ait promené et qu'il ait réussi à en sortir, les chaussures étaient resté là où elles étaient. Il a tant bien que mal attaché sa tente le temps d'aller les chercher, mais l'attache a lâché pendant qu'il était en train de revenir avec les grolles aux pieds et la tente s'est envolée. Il avait heureusement préparé un sac d'urgence qu'il avait posé hors de la tente, pour cette éventualité. La tente s'est envolée à grande vitesse, pas imaginable de la retrouver ensuite.

Franchement, quand on en est là, je pense que t'façons y'a plus de solution élégante... Il a fait la seule chose à faire : embrasser de tout coeur la déroute.


Ses vêtements sont mouillés. La détente mentale se déclenche pour lui à se moment là. Il décide de descendre en urgence. Pas de chemin à suivre, pas de visibilité, il utilise son GPS pour marcher "aux instruments" jusqu'à un chemin à moins de 2km de là. Ce parcours implique de traverser des torrents, se déplacer sur un terrain en pente, glacé et trempé, sans son équipement de glace, avec de la grèle dans la gueule, "it wasn't fun". Ses pieds sont esquintés par ses chaussures. Il est souvent tenté de faire une pause, mais il sait que s'il s'arrête même juste un peu sa température corporelle va s'effondrer et ce sera fini pour lui. Plus tard, même une fois rejoint le sentier, il a encore plusieurs kilomètres à faire. Il est certain que ses bâtons de marche lui ont évité plusieurs chutes, plusieurs fractures, et donc l'hypothermie par immobilité.

Respect. Il a fait le boulot. :)

Arrivé en ville en pleine nuit il a trouvé un hôtel H24. Arrivé à l'accueil, il réalise que son portefeuille était dans la tente. Heureusement il avait son téléphone, il a appelé des copains qui ont payé pour lui. Plus tard son portefeuille a été retrouvé par un gars qui passait là.



En tous cas, quel gâchis d'une bonne tente ! ;)
C'est pas le tout d'avoir le bon matos. Le bon matos, il est juste tout en haut de la pyramide des démultiplicateurs de chance.
« Modifié: 26 décembre 2019 à 18:24:50 par Karto »

26 décembre 2019 à 16:47:02
Réponse #7

Tompouss


Tu as bien résumé, je prônais le fait d'attendre dehors c'est quand tu te doutes fortement que ta tente va se transformer en char à voile. Bon le mec s'en tire pas trop mal au final malgré le fait qu'il ait bougé tardivement il a pris les bonnes décisions ensuite.
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

26 décembre 2019 à 16:53:10
Réponse #8

Karto


Je sais pas si on peut parler de "bouger tardivement".
Evidemment on n'y est pas pour ressentir la situation, et évidemment y'a pas la bonne et la mauvaise décision. Mais à sa place, avec la nuit, la tempête, la glace et tout le reste, et surtout avec une tente Summit Series comme la sienne, je serais moi aussi certainement resté. Ca m'aurait sûrement paru moins dangereux que le déplacement.
Par contre j'aurais pas hésité à renoncer au sommeil pour soigner les ancrages, et si, comme pour lui, le départ d'urgence avait été dans mon esprit, alors je me serais maintenu vraiment prêt pour le départ d'urgence, et non pas vaguement à moitié comme il rapporte.

26 décembre 2019 à 17:49:27
Réponse #9

Rantanplan


Merci Karto  :doubleup:

J'ai parlé aussi de patienter dans un bivy + sdc si:
- l'abri que l'on a risque de ne pas tenir
- le chemin est casse gueule dans les conditions données (prise au vent, visibilité, terrain glissant)

Note que j'ai formulé ça sous forme de question, pour avoir l'avis de marcheurs/campeurs plus expérimentés.


26 décembre 2019 à 18:18:27
Réponse #10

Karto


Note que j'ai formulé ça sous forme de question, pour avoir l'avis de marcheurs/campeurs plus expérimentés.

Carrément. Et moi aussi mon long message aurait dû être à l'interrogatif et plein de précautions. C'est juste qu'il serait devenu trop lourd à lire...

Quand on est dans la situation, elle est floue. Quand on n'y est pas, elle est encore plus floue... :)

Mais message après message vous réussissez à me faire résumer mon sentiment : si c'est tellement la m*rde que ça, tant que l'abri tient, il tient. Ce sera pire après, autant en profiter tant qu'on peut encore, et se bouger le cul pour faire durer. Avoir un plan B préactivé, mais ne pas se jeter dedans : le B est moins bien que le A, sinon ce serait lui le A. Y'a des situations où plus on attend, plus ce sera la m*rde de passer au plan B ; mais ce n'est pas le cas de celle-ci.

26 décembre 2019 à 18:47:08
Réponse #11

Hurgoz


Mais message après message vous réussissez à me faire résumer mon sentiment : si c'est tellement la m*rde que ça, tant que l'abri tient, il tient. Ce sera pire après, autant en profiter tant qu'on peut encore, et se bouger le cul pour faire durer. Avoir un plan B préactivé, mais ne pas se jeter dedans : le B est moins bien que le A, sinon ce serait lui le A. Y'a des situations où plus on attend, plus ce sera la m*rde de passer au plan B ; mais ce n'est pas le cas de celle-ci.

Je suis assez d'accord avec ça. Il y a un problème avec une prise de risque réfléchis par rapport à out un tas de paramètres, mais pour autant, on écarte pas complètement l'autre solution en préparant son sac et en gardant sa frontale, parce qu'au final, ce qui est important c'est de s'en sortir avec le moins de mal.

L'été dernier, sur une médiévale (pas les même risques, on est d'accord) on a eu du gros gros vent avec de grosses tentes et une prise au vent pas négligeable. On a eu aussi l'idée de tout rangé des fois que ça s'envole ou que ça ne casse: c'est pas quand c'est la m*rde qu'on peu prendre le temps de tout ranger.

Bref: merci du partage!

Tcho
"Prenez soin de la méthode avec laquelle vous vous mettez des choses dans le crâne."

26 décembre 2019 à 19:44:53
Réponse #12

raphael


Franchement pour avoir vécu des situations de m*rde en pleine nuit, on est loin d'avoir ses capacités optimales quand on se reveille en mode panique.
Quand il fait nuit noire, qu il vente et qu il pleuve, les bonnes décisions n'arrivent pas comme ça, a part d'avoir déjà envisagé le scenario et échafaudé un plan de secours. Et encore tant que l'on a pas testé, on sait pas.

Rex : la flemme tue, toujours prendre le temps de bien ancrer son abri et si possible mettre des pierres sur les sardines.
Choisir son lieu si possible à l 'abri du vent (gros rocher, murette, creuser dans la neige...)

et si on peut pas faire mieux que subir , prévoir de mettre toutes ses affaires dans le sac a dos et avoir sur soi le minimum vital (vêtement, éclairage , portable..)
Se connaitre et s'accepter


26 décembre 2019 à 21:56:01
Réponse #13

Karto


Franchement pour avoir vécu des situations de m*rde en pleine nuit, on est loin d'avoir ses capacités optimales quand on se reveille en mode panique.

Oui. D'où les précautions qu'on prend tous depuis le début du fil.

Mais il restera les structures construites avant le moment. Les habitudes bien drillés et les principes mille fois déclinés sur le terrain. Le rex, même sur l'histoire de quelqu'un d'autre, permet aussi de les remettre en situation et de les renforcer un peu. Et donc le fil n'est pas sans objet. :)



26 décembre 2019 à 22:21:59
Réponse #14

Magic Manu


Je vais regarder tout cela tranquillement: traversée de l’Ecosse en 10jours en février prochain, avec mon pote You :doubleup:!
Hope for the best, expect the worse...

27 décembre 2019 à 01:09:22
Réponse #15

thorgaal


Franchement pour avoir vécu des situations de m*rde en pleine nuit, on est loin d'avoir ses capacités optimales quand on se reveille en mode panique. ...  la flemme tue, ...

+1
Pour avoir déjà vécu 2-3 situations similaires, je confirme que ton pire ennemi quand tu es réveillé la nuit par une météo tempétueuse, c'est la flemme !
Et plus il fait froid plus la tentation de se rendormir est grande, et donc d'autant plus dangereuse parce que risque de se réveiller encore plus engourdi et donc de moins en moins envie de bouger et la cervelle de plus en plus ramollie... ^-^
Et là c'est le cercle vicieux fatal qui s'enclenche.
Donc effectivement pas nécessaire de bouger tout de suite, mais toujours s'assurer dès le début que tout est prêt pour démarrer au quart de tour si nécessaire.
On se secoue, on analyse la situation, on s'habille, on se chausse, on range ce qui peut l'être, et après, éventuellement, on peut se recoucher.  :closedeyes:

Bref, comme d'habitude, espère le meilleur (finir ta nuit peinard), mais prépare-toi au pire ! (battre en retraite au milieu de la tourmente)

Edit : Je ne suis pas entièrement d'accord avec ceux qui pensent qu'il ne faut pas dormir, parce que qui dit manque de sommeil dit capacités de réflexion réduites et donc potentiellement si la situation dure un peu, plus de danger de faire des conneries. Je serais plutôt pour dormir tant que la situation le permet, et en général si ça tourne mal il y a un sixième sens qui te réveille direct en mode "prêt à l'action".
« Modifié: 27 décembre 2019 à 01:16:50 par thorgaal »
Tant dort le chat qu'à la fin il s'éveille.

27 décembre 2019 à 01:53:43
Réponse #16

Olly


Je plussoie.
Une fois, j'ai eu si froid que j'ai eu beaucoup de mal à sortir de mon sac de couchage me faire une pu*in de bouillotte, qui m'a bien réchauffée !... Donc un cas comme ça, je n'ose pas imaginer.

Par contre, SI je partais, déjà avec une météo pourrie, et que (comme je viens de le lire) j'aurais su que la météo affichait une sale météo qui se serait empirée, alors je n'aurais même pas monter mon camps et me serais mis directement derrière un rempart en boule en attendant que ça passe.

Je profite pour remercier de la qualité de certains commentaires.

Édit: oui, j'avoue j'ai pas regardé la vidéo, je gère pas l'anglais et je me suis basé sur les commentaires ici présent.
"Le plus à l'abris des dangers est celui qui se tiens sur ses gardes même lorsqu'il semble être en sécurité"

- Publilius Syrus -
Philosophe Romain (+/- un siècle avant J-C)

27 décembre 2019 à 09:25:39
Réponse #17

Karto


+1
Pour avoir déjà vécu 2-3 situations similaires, je confirme que ton pire ennemi quand tu es réveillé la nuit par une météo tempétueuse, c'est la flemme !
(...)
Bref, comme d'habitude, espère le meilleur (finir ta nuit peinard), mais prépare-toi au pire ! (battre en retraite au milieu de la tourmente)

A part que là le mec n'est pas réveillé par la météo. Avant de se coucher il a identifié un problème précis (sa tente se désancre progressivement), y a remédié plusieurs fois en quelques heures, puis il va dormir comme un bienheureux.
Donc entre le meilleur et le pire, on peut quand-même peut-être faire un petit peu de place pour "parce que tu comprends ce qui se passe, prends ton destin en main". ;)

Citer
Edit : Je ne suis pas entièrement d'accord avec ceux qui pensent qu'il ne faut pas dormir, parce que qui dit manque de sommeil dit capacités de réflexion réduites et donc potentiellement si la situation dure un peu, plus de danger de faire des conneries. Je serais plutôt pour dormir tant que la situation le permet, et en général si ça tourne mal il y a un sixième sens qui te réveille direct en mode "prêt à l'action".

L'idée encore une fois n'est pas d'attendre que la catastrophe réveille, mais de continuer pendant la nuit le travail de mitigation commencé le soir pour, justement, se donner une chance d'éviter la catastrophe.

C'est peut-être plus facile à exprimer en transposant à un truc où n'importe quel parent se reconnaît facilement.
Y'a pas longtemps, une nuit ma fille a dégueulé tout ce qu'elle pouvait, non stop, pendant des heures et des heures. La moindre gorgée d'eau qu'on pouvait lui faire avaler était vomie dans les 3 minutes. A un moment on a vu que si on restait, nous, assis, et qu'on la tenait verticalement contre nous, elle s'endormait sans vomir, et doucement on réussissait à la réhydrater, une petite gorgée toutes les 5 minutes. Par contre dès qu'on la rallongeait, beuark, tout le travail pour rien.
Donc là les deux choix par analogie avec la situation du mec c'est :
- papa ou maman restent assis en tenant pitchoune contre eux, et renoncent au sommeil, pour mitiger un problème identifié avec une solution identifiée (/ le mec met son réveil toutes les demi-heures pour aller assurer ses piquets)
- papa et maman retrouvent le sommeil du juste, la conscience tranquille, confiants dans leur sixième sens qui les réveille direct en mode "prêt à l'action" pour aller aux urgences pédiatriques à cause d'une grosse déshydratation (/ le mec manque réellement crever et peut faire une chouette vidéo sur youtube).

Quid ? ;)


Perso ça me choquera toujours autant, mais ça ne me surprend plus. A l'époque CEETS j'en ai vu beaucoup, des stagiaires, qui sont en train d'en chier, qui savent exactement ce qu'ils devraient faire pour que ça aille mieux, qui te le formulent, qui te disent "oui je le fais tout de suite", qui te regardent leur dire "je reviens voir dans 5 minutes", et qui finalement attendent des heures sans le faire. Si j'avais la clef pour décoincer ça, je deviendrais gourou.
« Modifié: 27 décembre 2019 à 09:52:05 par Karto »

27 décembre 2019 à 10:09:15
Réponse #18

raphael


"Si j'avais la clef pour décoincer ça, je deviendrais gourou."

c'est là où l'effet chimpanzé fait son oeuvre.

J'ai beau le savoir et me connaitre , ben il y a des situations où le cerveau reptilien ou autre reprend le dessus pendant un instant plus ou moins long. Il faut se faire "violence", se poser, respirer et finalement se "rassurer" pour que cela se calme.
Se connaitre et s'accepter


 


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