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Auteur Sujet: Garde à vue  (Lu 1628 fois)

11 septembre 2019 à 15:31:41
Lu 1628 fois

Le-Jerome


Bonjour à tous,

Il est donc ici question du "combat après le combat".
ça y est, vous y êtes : vous ne pouviez pas fuir/éviter/désescalader, pas cette fois, vous avez fais ce que vous deviez faire : porté des coups, utilisé un spray, un magazine ou autre, l'agression a cessé (par fuite de l'agresseur ou mise hors d'état de nuire). Fallait y aller.
Vous appelez le 17, signalez éventuellement la présence d'un blessé et le besoin de secours (l'agresseur en l’occurrence, ce qui peut surprendre mais c'est la loi, faute de quoi la question de non assistance à personne en danger se pose), vous vous rendez sans tarder au commissariat.
Sachons au passage que votre appel au 17 est enregistré.

De là, avant de se demander quoi faire, quelles sont les bêtises à ne PAS faire ? quelles sont les choses à ne pas dire ? les erreurs classiques ?
Quelle est la bonne attitude à avoir sachant que ce que vous allez dire pourra impacter fortement la suite des évènements.
Comment se comporter en cas de garde à vue ?
J'entends poser la question aussi aux membres des forces de l'ordre lisent le forum (Ensuquet si tu me lis...).

J'ajoute aussi qu'à l'image de beaucoup de braves gens, en France tout au moins, nous n'avons généralement pas d'avocats personnalisés à joindre d'emblée.
Surtout chez les personnes à budget modeste voire critique et à faibles revenus.

Aux USA il existe des services d'assurances payants avec avocat et hotline 24/7, spécialisés, qui permettent aussi de passer littéralement la communication au policier :
"Monsieur, j'ai mon avocat au téléphone, il veut vous parler" sans rien ajouter.
Pour ceux qui comprennent l'anglais :
https://www.youtube.com/watch?v=-apRx8WNn_w
(là c'est pour les possesseurs de CCW, mais le principe reste identique)

Que faut il faire alors, ici ? ne répondre qu'aux questions de l'OPJ ? (malgré le besoin de se justifier ?) demander un médecin ? demander quels sont ses droits ?

Je pense aussi que le fais de savoir à peu près quoi faire et surtout ne pas faire peut rassurer et redonner un peu de paix de l'esprit dans la pratique des disciplines de self défense (et réduire la réticence mortifère - et insidieuse- à se défendre  ;) ), là aussi il doit exister des "gestes qui sauvent" à adopter en présence des enquêteurs.

Mes 2 cents
Jérôme
« Modifié: 11 septembre 2019 à 15:45:40 par Le-Jerome »
un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

11 septembre 2019 à 16:21:55
Réponse #1

Tompouss


Je vais pas m'épancher sur les situations qui ont fait que, mais pour avoir déjà expérimenté la GAV : ne surtout pas mentir ! S'en tenir aux faits de la manière la plus méticuleuse possible. Dans mon "expérience" c'était facile puisque je n'avais rien à me reprocher si ce n'est de mauvaises fréquentations, je mets des guillemets parce que quand t'es passablement fatigué et qu'on te pose 36 fois la même question mais de manière différente... ::)
"Pour celui qui ne sait pas vers quel port il navigue, aucun vent n'est favorable" Sénèque

11 septembre 2019 à 17:27:54
Réponse #2

Jibax


Je manque cruellement d’expérience en garde à vue.
Mais avant toute choses si tu a été amené à faire des choses terribles pour te défendre, demander à voir un médecin , tu es peut être plus en état de choc que tu ne le penses et ce n'est pas le moment de faire une déclaration qui va te suivre toute la procédure à venir.

11 septembre 2019 à 17:38:12
Réponse #3

Draven


Yo,

Actuellement, compte tenu du fait que ceux en charge de faire respecter les lois ne les respectent plus, compte tenu du fait que leirs gardes fou les couvrent, il n'y a aucune bonne réponse si ce n'est considérer que ce n'est pas l'arrivé de la police qui vous place dans une quelconque sécurité.

Tcho

C'est super constructif ça...
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

11 septembre 2019 à 18:13:43
Réponse #4

Krapo


Laissons glouglouter les égouts !

11 septembre 2019 à 18:35:37
Réponse #5

Krapo


Et tu te bases sur un ou quelques exemples pour en faire une généralité  ::)

Quelle est ton expérience personnelle de la GAV ?

Laissons glouglouter les égouts !

11 septembre 2019 à 18:43:14
Réponse #6

bison solitaire


Jérôme, vraiment délicat de répondre de manière..."transparente".

Euh Hurgoz... la généralité ne me semble pas bienvenue (c'est faux à plus d'un titre: l'ensemble respectent les lois liées à la garde à vue, même si ça les gonfle, et côté couverture...euh je crois en tout 17 instances de surveillance sur la police...alors bon...).
Maintenant tu as peut-être vécu une situation qui te fait dire le contraire, mais la généralité...bof...
Ah oui, j'ai vu ton lien sur le nouvelobs...ouais non comment dire... attention à ce qu'on peut voir dans la presse (même dans le monde...je me suis reconnu dans un article il y a des années, et les infos fournies au journal était complétement à côté de la plaque...). Cela étant, les faits rapportés me rappellent une autre affaire où le policier a fait un mois de préventive pour deux jours d'ITT...

11 septembre 2019 à 18:52:11
Réponse #7

Personne(T.H)


Salut,

@Krapo
Et tu te bases sur un ou quelques exemples pour en faire une généralité  ::)

Quelle est ton expérience personnelle de la GAV ?



Le sujet peu être super instructif (a mon humble avis) mais si "ont" le pourri avec des "truc" pareil sa va avancer que-dalle .
Un coup vous voulez des source sure (lien internet ect, je peu comprendre en parti) et les expérience personnelle c'est pas valable et tous le bordel et le topic suivant  sa y est ont demande : quelle est ton expérience perso ?
Faut vous décidez sinon sa va tourner en rond .
Laisser le parler tirer en se que vous voulez et laisser dire ceux qui ont quelque chose a apporter plutôt que de critiquer et rien faire par la suite.

Désoler pour les fautes .
Merci de virer ce post si il ne convient pas.

c'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure a celle du son que tant de gens paraissent brillants avant d'avoir l'air cons...

Un con qui marche ira toujours plus loin qu’un intellectuel assis.

11 septembre 2019 à 19:12:31
Réponse #8

bison solitaire


Je peux t'assurer que l'IGPN ne couvre rien du tout, et malheureusement, je ne peux pas t'en apporter les preuves sans me griller. Donc pas d'exemples...
J'ai pu connaître une instrumentalisation des services internes par la politique et les médias, mais, personne ne m'a jamais demandé de modifier un rapport pour aller dans un sens ou dans l'autre.
Après, qu'il y ait des erreurs de com'....ça c'est un autre problème.
Et en dépit de ce que peuvent dire certaines personnes qui confondent sociologie et idéologie et se victimisent, je n'ai pas connu de "protection" d'un policier des services internes envers un policier "ripou" parce qu'on appartient au même groupe social, c'est même carrément l'inverse. Par contre j'ai vu de nombreuses plaintes abusives à l'encontre des policiers restées sans suite (seule demeure l'image salie).
(Hé...dans ton historique tu as oublié le 6 février 34  ;#)
...
Mais du coup on s'écarte un peu du sujet...

11 septembre 2019 à 19:18:33
Réponse #9

bison solitaire


Ben c'est sans doute là qu'on peut commencer à parler de communication...
Et enquête administrative => aucune prérogative judiciaire... du coup pour avoir des infos consistantes...plus compliqué...

11 septembre 2019 à 19:41:22
Réponse #10

Boris


Alors là je suis perdu.
C est quoi le rapport que tu fais Hurgoz entre les suicides dans la police et le fait que les dits policiers ne respecteraient pas la loi?
Ceux que je connais sont fondamentalement honnête. Or dire ça ne fais pas de tous les flics des anges. J ai rencontré aussi quelques fils de chiens, ce qui ne fais pas de tous les flics des canidés.
Et donc...?

11 septembre 2019 à 19:58:44
Réponse #11

bison solitaire


On s'est vraiment écarté du sujet et en plus je me suis laissé prendre au piège de polémiquer sur une affaire où il y a mort d'homme et ça c'est pas cool...Je en rejette la faute sur personne, c'est moi tout seul...
Les suicides c'est aussi un autre problème d'un problème encore plus vaste (et j'y suis plus que très sensible)
...
Je retiens du sujet: "ne pas mentir"...
Oui. Et c'est aussi pas mal de posséder quelques éléments de langage, parce que, ce que vous allez dire va arriver sur le bureau d'un substitut du procureur qui ne mettra peut-être pas la même chose que vous derrière un même mot. Du coup, il serait judicieux d'être le plus explicite possible mais sans forcément vouloir à tout prix être précis. On sait que sous l'effet du stress, les distances, les nombres et les couleurs deviennent très approximatifs(ves). Et donc à des questions comme "à quelle distance étiez-vous?" ben, vraiment difficile d'y répondre en toute bonne foi. Sauf que si on se plante, ça peut se retourner contre nous. On pourrait proposer: "je ne sais pas pour la distance mais il me semble qu'il pouvait (ou pas) me toucher)".
C'est vraiment délicat d'étayer parce que c'est aussi donner des pistes à des gens beaucoup moins bien attentionnés...

11 septembre 2019 à 21:57:21
Réponse #12

Le-Jerome


Bon alors je vais faire part de ma vision initiale sur la question :

D'abord je me considère comme une personne qui ne cherche jamais d'ennuis à quiconque, je fais le nécessaire pour anticiper et éviter l'affrontement en y préférant la fuite et/ou la désescalade.
Si il arrive un jour que je sois obligé de combattre, c'est donc qu'à priori la situation était extrêmement grave et que je craignais pour ma sécurité ou celle d'une personne chère.
Donc si j'en arrive là je ne vois aucune raison pour ne pas aller immédiatement signaler les faits aux forces de l'ordre, ce qui en passant doit pouvoir déjà permettre d'orienter automatiquement l'intuition des enquêteurs, dans la mesure où je fais confiance à la police.

Pour rappel la garde à vue n'est pas une condamnation mais une mesure conservatoire prise par un OPJ pour les besoins immédiats d'une enquête.

Donc, si j'en suis là c'est que je pouvais pas faire autrement, et que cette issue reste la moins mauvaise, ne pas être une victime est parfois à ce prix, c'est tout.

Concrètement maintenant :

Venant de vivre quelque chose de traumatisant, il est normal de ressentir un besoin impérieux de se justifier le plus vite possible, je pense qu'il faut avoir conscience du fait que ce besoin impérieux va se manifester, et à partir de là comprendre qu'il est préférable de le tempérer un peu.

Je vais bien, je viens de défendre mon intégrité physique, c'était nécessaire.

Ne parler essentiellement que pour répondre aux questions de l'enquêteur, éviter bien sûr les reproches, les "j'ai droit à" et les "j'étais en état de légitime défense" (--> "ça monsieur c'est aux magistrats de le déterminer, pas à vous" vous répondra t'on).
Et s'en tenir aux faits, être sincère.
Demander au besoin à consulter un médecin, demander quels sont mes droits en garde à vue.
Le type de déclaration qui doit décrire précisément la situation et évidemment de façon véridique est que l'on ne pouvait pas fuir pour telle raison, que l'on n'avait pas d'autres moyens que de porter des coups pour faire cesser l'agression".
"je ne voulais pas que l'agresseur me poursuive"
"comme il s'est approché de manière menaçante, et qu'il tenait un bâton, j'ai utilisé mon spray avant qu'il ne puisse m'atteindre".

Ce genre de déclaration doit correspondre aux actes posés, qui dépendront en grande partie de la manière dont on s'est entrainé, l'entrainement conditionnant en grande partie la manière dont on réagit.
Je n'ai rien à cacher, ni rien à me reprocher.
(et personnellement, dans ce genre de circonstances, j'ai la prière, mais c'est personnel).

Pour le reste, de savoir ce que certains croient qu'il se passe dans la police parce que la presse "a dit que" sort du cadre et ne nous fait pas avancer.

Encore une fois, il s'agit de constituer juste une technique de survie, littéralement, et de garder le principe de ce qu'il ne faut pas faire.
un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

11 septembre 2019 à 22:16:25
Réponse #13

Lily


Après le "ne pas mentir" ou le "pas vue pas pris", il y a aussi le "ne rien dire".

Ca nous place pas forcément du côté "gentil" du point de vue des flics, mais ça peut quand même nous éviter de dire des conneries sous le stress ou la fatigue ou les deux. C'est toutefois une stratégie qui est envisageable si on ne le sent pas...


On aime ou pas mais l'analyse est intéressante et analyse la garde à vue comme un système asymétrique dans lequel le gardé à vue est en position de faiblesse : https://www.maitre-eolas.fr/post/2012/10/01/Les-Experts-de-la-garde-%c3%a0-vue
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

11 septembre 2019 à 22:51:04
Réponse #14

bison solitaire


On aime ou pas mais l'analyse est intéressante et analyse la garde à vue comme un système asymétrique dans lequel le gardé à vue est en position de faiblesse : https://www.maitre-eolas.fr/post/2012/10/01/Les-Experts-de-la-garde-%c3%a0-vue

Alors, je n'ai pas le temps de contre-argumenter là, maintenant... mais, là clairement non...

12 septembre 2019 à 05:38:44
Réponse #15

Lily


Alors, je n'ai pas le temps de contre-argumenter là, maintenant... mais, là clairement non...

Alors au plaisir de te lire si tu as un peu de temps ! Ce sera forcément instructif :-)
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

12 septembre 2019 à 08:12:28
Réponse #16

Tompouss


On aime ou pas mais l'analyse est intéressante et analyse la garde à vue comme un système asymétrique dans lequel le gardé à vue est en position de faiblesse : https://www.maitre-eolas.fr/post/2012/10/01/Les-Experts-de-la-garde-%c3%a0-vue

Pas d'accord non plus, j'aime bien la façon dont JB Daumont (avocat au barreau à Nice) aborde le sujet dans un de ses bouquins (sur le mentalisme) :

La société te trouve ou te croit tellement dangereux qu'elle doit mettre en place des moyens lourds en hommes et matériel pour te contraindre (menottes, policiers, cellule) à faire ce qu'elle attend de toi. Psychologiquement y'a de quoi se sentir fort face à un tel déploiement de moyens.

"Pour celui qui ne sait pas vers quel port il navigue, aucun vent n'est favorable" Sénèque

12 septembre 2019 à 09:22:52
Réponse #17

Merlin06


D'expérience(et suivant les recommandations du SAF) je dirais:
1-annoncer "J'ai eu peur pour ma/sa vie."
2-annoncer "Je n'ai rien à déclarer de plus avant d'avoir reçu le conseil de mon avocat." et s'y tenir(vraiment pas facile). Éventuellement garder le silence lorsque l'avocat n'est pas présent tout simplement.
3-également "Je souhaite consulter un médecin." et "Je souhaite recevoir une notification précise des faits qui me sont reprochés".
4-bien entendu reste d'une politesse et d'une correction exemplaires
L'avocat est un professionnel, tout ce que vous pourriez dire sans son conseil peut être interprété en votre défaveur.
Notes, avoir le numéro direct d'un avocat et une assurance juridique sont des plus.
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

12 septembre 2019 à 11:30:09
Réponse #18

Le-Jerome


Pour le moment avec Merlin et Bison Solitaire on a quelques pistes (y ajoutant ma participation).
Autrement dit, et c'est ce que je pensais depuis le début, en France seuls les CSP++ et les mafieux ont les meilleurs avocats pénalistes, avec cette possibilité de dire : "je ne dirai rien en l'absence de mon avocat".

Combien ici qui lisent ce forum ont leur propre avocat pénaliste ? à mon avis le chiffre frôle le zéro, d'où ce fil. Et le jour où ça nous arrive, il faudra bien savoir à peu près quoi faire, parce qu'on sera seul.

Je fais à nouveau remarquer qu'outre atlantique, il existe cette possibilité d'avoir le numéro 24/7 pour la défense, comme toujours eux sont en avance de plusieurs années (voire davantage sur la France).

Hormis le fait d'être au centre d'une affaire personnelle d'autodéfense extrêmement médiatisée et très chargée symboliquement, celle qui va faire que des avocats célèbres (Liénard, De Montbrial etc) vont éventuellement se désigner eux même pour prendre votre défense.
Donc si l'on comprend bien, garder le silence absolu n'est pas très bien vu dans les faits.

Il est navrant qu'en France nous ayons toujours 10 à 20 ans de retard sur la manière qu'on les civils lambda d'organiser leurs comportements vis à vis des risques (et si ce n'était que dans ce domaine), nous sommes aujourd'hui confrontés à des facteurs d'insécurité et des enjeux "à l'américaine" sans avoir réellement les moyens d'y répondre.

Eh oui, l'époque a changé, et ça continu, pas dans le bon sens.

En écoutant bien les interviews des spécialistes d'un côté comme de l'autre (de l'océan), il ressort que la définition de la légitime défense n'est finalement vraiment pas si différente, mais que son appréciation relève d'une prise en charge plus sérieuse en amont, outre atlantique, en clair :

- Aux USA, le possesseur de CCW (autorisation d'arme dissimulée) possède des prérogatives d'action auxquelles il doit se tenir (qui dépendent de lois fédérales) pour l'utilisation de la force, et un canevas précis et organisé avec son propre avocat en cas de nécessité.

- En France, c'est toujours papy mouzo (ou oncle gérard) qu'a sorti son 12 pour tirer sur le cambrioleur "Hé Bé il était chez moi, j'ai tiré" d'où les affaires catastrophiques qui s'en suivent.

Je caricature, mais à peine.

Donc pour y revenir, la décence, le respect sont primordiaux.
S'y ajoute la possibilité de demander un médecin, de faire préciser les faits reprochés (inutile : on sait le cas échéant qu'on a porté des coups sur quelqu'un), de répondre par des faits objectifs : "j'ai eu peur", "il a attrapé un bâton et s'en avancé vers moi en me menaçant", "j'ai frappé pour que l'agression cesse"

EDIT :
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F14837

La personne gardée à vue doit être immédiatement informée par l'officier de police judiciaire, dans une langue qu'elle comprend, des éléments suivants :

Son placement en garde à vue
La durée maximum de la garde à vue
L'infraction qu'elle est soupçonnée d'avoir commise, ainsi que la date et le lieu présumés de celle-ci
Le droit d'être examinée par un médecin
Le droit de faire prévenir par la police ou la gendarmerie toute personne avec qui elle vit habituellement ou un membre de sa famille (père, mère, enfant, frère ou sœur). Si elle est de nationalité étrangère, elle peut faire prévenir les autorités consulaires de son pays. La personne gardée à vue peut en plus faire prévenir son employeur. Les policiers ou les gendarmes peuvent également autoriser une communication directe entre le gardé à vue et un de ses proches (par téléphone, par écrit ou en face-à-face), si cela ne nuit pas à l'enquête
Le droit d'être assisté par un avocat, choisi par elle ou commis d'office, dès le début de la procédure
Le droit d'être assistée par un interprète
Le droit de se taire
Le droit de présenter des observations au magistrat chargé de la prolongation


« Modifié: 12 septembre 2019 à 11:41:23 par Le-Jerome »
un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

12 septembre 2019 à 12:38:21
Réponse #19

Merlin06


En fait lorsqu'on annonce le nom de son avocat il s'agit d'un élément permettant d'établir une relation différente avec les FDO. Dans le sens où faire appel à un avocat commis d'office catégorise directement dans la case "non préparé" alors que donner le nom d'un avocat pénaliste permet de s'affirmer en tant que personne responsable et vigilante.
Et franchement dans ce genre de cas je paye! J'ai prévu l'éventualité avec un peu d'€ de côté. ;)

La légitime défense est bien conçue(hormis la mauvaise prise en compte de l'aspect de sidération), son application reste quand à elle d'autant plus variable que les magistrats peuvent être loin du "terrain".
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

12 septembre 2019 à 12:52:40
Réponse #20

Le-Jerome


La légitime défense est bien conçue(hormis la mauvaise prise en compte de l'aspect de sidération), son application reste quand à elle d'autant plus variable que les magistrats peuvent être loin du "terrain".
Justement il est proposé par certains avocats connus par l'intermédiaire de "think tanks" en France, de s'inspirer de la législation Suisse, qui intègre cet état de sidération.

Un très bon avocat coûte TRÈS cher, aussi je sais qu'en premier il convient de prendre contact avec son assureur (qui travaille avec des avocats désignés), pour voir dans quelle mesure on peut bénéficier d'une garantie de défense pénale, au besoin il doit être possible de rencontrer l'avocat en question via l'assureur (attention à ma connaissance l'entretien "de rencontre" lui même est souvent payant).

Quant à demander la consultation d'un médecin, cela me semble d'emblée indispensable pour évaluer l'état général (tension artérielle, blessures éventuelles, état psychologique) tout en bénéficiant d'un contact un peu plus "humanisé".

Les évènements de la dernière décennie (très malheureux) autant sous l'aspect de la délinquance "ordinaire" que du terrorisme ont tout de même contribué à une forte prise de conscience du fait qu'ils fallait faire évoluer les choses. Et c'est aussi à nous autres, via ce forum (mais pas que) de participer à cette prise de conscience.

Il ressort aussi que l'on peut demander à garder le silence dans la mesure où l'on préfère attendre l'intervention de l'avocat, autrement, des déclarations précises et ciblées sur les faits uniquement, peuvent contribuer aussi à témoigner de notre bonne volonté.

On avance un peu, mais le sujet très rarement débattu et son importance cruciale (et qui va croissante) nécessiterait davantage d'avis éclairés et réfléchis, aussi j'invite nos autres lecteurs (surtout ceux ayant une connaissance pragmatique du sujet) à se manifester.
Qu'en pensent les sachems ? David ? et les autres ? 

EDIT : après renseignements pris à titre personnel et pour exemple (auprès de mon assureur), il ressort que dans mon cas :
- il n'est pas possible de connaitre les coordonnées d'un avocat avec qui ils travaillent localement (ils n'ont pas le droit de donner des infos).
- la prise en charge (modeste, 870€ dans mon cas) ne fonctionne que dans le cadre d'un dépôt de plainte en tant que victime, avec renvoi correctionnel.
- plus personnellement encore, mes modestes revenus correspondent davantage à une situation d'aide juridictionnelle (commis d'office).
- Et aussi, dans ce monde là, c'est tout un langage et il est même difficile de poser une question en se faisant bien comprendre, et de comprendre la réponse  ;) d'autant que les interlocuteurs (assureurs, conseillers) ont du mal à saisir le concept de self défense et de préparation, surtout de but en blanc au téléphone.

« Modifié: 12 septembre 2019 à 13:33:07 par Le-Jerome »
un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

12 septembre 2019 à 13:33:11
Réponse #21

Draven


PP le dit clairement dans ses stages et ses bouquins qui traitent le sujet, en cas de légitime défense ( même si vous faites tout bien dans les clous ) votre planning des mois suivants va être complètement bouleversé.

Il conseille aussi de mettre par écrit toute l'action le plus tôt possible, pour s'en tenir a ça auprès des proches qui pourraient vouloir des explications, etc...

J'ai entamer dernièrement des démarches pour avoir " un avocat" a contacter en cas de soucis, et j'ai pas mal étudié la légitime défense ces dernières années ( de manière pro et perso ).
Se préparer en avance ( savoir qui appeler comme savoir comment réagir sur le coup ), ça permet de ne pas avoir besoin de son cerveau dans ces moments la, vu qu'en général il sera pas super fiable sous le coup de l'adrénaline....

Montrer " pattes blanches ", demander a contacter son avocat et voir un toubib dès le tout début de la procédure me paraissent des bases saines.

Après chaque cas sera unique..
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

12 septembre 2019 à 13:45:58
Réponse #22

Le-Jerome


PP le dit clairement dans ses stages et ses bouquins qui traitent le sujet, en cas de légitime défense ( même si vous faites tout bien dans les clous ) votre planning des mois suivants va être complètement bouleversé.

Il conseille aussi de mettre par écrit toute l'action le plus tôt possible, pour s'en tenir a ça auprès des proches qui pourraient vouloir des explications, etc...

J'ai entamer dernièrement des démarches pour avoir " un avocat" a contacter en cas de soucis, et j'ai pas mal étudié la légitime défense ces dernières années ( de manière pro et perso ).
Se préparer en avance ( savoir qui appeler comme savoir comment réagir sur le coup ), ça permet de ne pas avoir besoin de son cerveau dans ces moments la, vu qu'en général il sera pas super fiable sous le coup de l'adrénaline....

Montrer " pattes blanches ", demander a contacter son avocat et voir un toubib dès le tout début de la procédure me paraissent des bases saines.

Après chaque cas sera unique..

Même démarche de mon côté, et je confirme avoir lu les mêmes sources que toi (PP) qui m'ont d'ailleurs inspiré pour rédiger ces messages.
"Votre emploi du temps vient de changer" est la phrase consacrée par lui.

Après tout dépend évidemment des faits et de la gravité de l'atteinte chez l'agresseur : un coup de spray sans autres effets qu'une immobilisation temporaire et/ou des blessures superficielles plus douloureuses qu'autre chose n'impliquent pas la même chose que des atteintes beaucoup plus graves, voire définitives.

A cela près que je n'ai pas accès au fait de pouvoir choisir un avocat et établir un budget pour les honoraires éventuels, avec pré consultation en échange de la carte de visite.
Oui mettre par écrit très important, mais dans les heures suivants l'évènement et en plein commissariat, c'est là que tout va se jouer et l'on n'aura pas le loisir de le faire.

Avoir réfléchi et débattu du sujet, dégager des principes et des réflexes de bonne conduite (au cas où) a pour but :
- de créer une boite à outils de "gestes qui sauvent" élémentaires dans les premiers temps du combat judiciaire.
- d'en réduire un peu les effets psychologiques délétères, dans la mesure où le risque a été conceptualisé, débattu, réfléchi en amont.
- de contrer un peu l'inhibition latente qui peut exister dans la conscience de l’honnête citoyen, qui est causée par le peur des conséquences légales de l'acte de défense : il faut en tenir compte, pour privilégier l'évitement, la fuite etc, mais ne pas se laisser "envahir et paralyser" par cette considération : il y a un juste milieu à trouver.
« Modifié: 12 septembre 2019 à 13:51:37 par Le-Jerome »
un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

12 septembre 2019 à 14:38:14
Réponse #23

Arnaud


Perso j'essaierai d'éviter d'envoyer comme message que je suis "préparé" : jouer le vieil habitué dans ces moments là ça peut envoyer le mauvais message.

Pour ce qui est du récit, a priori je tablerai plus sur le "j'ai eu peur/j'ai réagi instinctivement/je regrette".

Par contre si je confirme qu'il vaut mieux rester poli et courtois, ne pas s'attendre à un traitement "loyal" de la part des FO : ils mentiront, vous menaceront ou vous ferrons des promesses pour vous faire dire ce qu'ils ont envie d'entendre, gaffe à ce que vous signez aussi.
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

12 septembre 2019 à 14:58:07
Réponse #24

lambda


ils mentiront, vous menaceront ou vous ferrons des promesses pour vous faire dire ce qu'ils ont envie d'entendre....

Petites questions (ce sont des vraies, hein... :-[)

Qu'ont ils envie d'entendre, venant de la personne mise en GAV ?????

et pourquoi ont ils envie d'entendre une ou certaines chose(s) ????

à+,
Lambda
« Modifié: 12 septembre 2019 à 15:11:13 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

 


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