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Auteur Sujet: Retour partiel sur une première nuit en bivouac seul en forêt  (Lu 1717 fois)

04 mars 2019 à 18:55:36
Lu 1717 fois

oajfh


Salut à tous,

Je viens de passer ma première nuit seul en bivouac (et première nuit depuis le stage fondamentaux du CEETS).

Quelques remarques qui me viennent en tête et surtout une anecdote qui intéresseront ptêt les novices comme moi (les baroudeurs expérimentés, un peu moins je pense  ;D). (Et si c'est trop banal ou déjà vu mille fois, n'hésitez pas à supprimer).

Choix du lieu :

Pour ce qui est du chox du lieu, je pensais initialement me promener dans le Vercors ou la Chartreuse, mais au bout d'un moment je me suis dit que je ne le sentais pas en cette saison. En tout cas, pas seul avec aussi peu d'expérience pour cette fois-ci. Pas de haut en laine solide, pas d'expérience à m'orienter dans la neige ou de faire son camp dans la neige, ...

Bref, j'ai décidé d'opter pour un coin du Semnoz, un peu plus bas d'altitude, pas de neige. Température moins basse. Et le bivouac en plus haute montagne à cette période, ça attendra.

Il s'avère en plus qu'il y a un abri ou deux là-bas, et que du coup je pouvais m'y replier en cas de souci majeur. L'un des abris dispose aussi d'une cheminée -> possibilité de s'entraîner à allumer un feu sans encombres.


Trajet jusqu'à l'abri :

- Une ampoule à chaque pied. La première je lui ai appliqué un pansement immédiatement, l'autre je ne la sentais pas autant et ne m'en suis occupé que le soir. J'ai vu la différence le lendemain, la peau est intacte sur le pied traité sur-le-champ, pas sur l'autre. Vaut mieux s'en occuper dès qu'on le sent, et quelques petits pansements dans le sac, même dans un kit plus orienté urgences font pas de mal, je trouve. J'aurai peut-être bien plus galéré à rentrer le lendemain avec les pieds en feu.

- Me suis paumé plus d'une heure en cherchant un chemin ou deux partant dans une certaine direction. J'ai coupé à travers la forêt à un moment, ce qui m'a désorienté (et ce n'est qu'un peu plus tard que j'ai sorti une chtite boussole pour me resituer), et je pense après coup que la carte OpenStreetMaps sur mon téléphone est légèrement incomplète. Il manquait des sentiers, et certains s'arrêtaient bien trop tôt sur la carte.

Ce qui aurait pu m'aider, et j'aurais pas pensé que ça puisse m'aider dans cette situation, c'est d'utiliser ma carte IGN et de regarder les lignes de niveau. Même si le niveau de zoom est bien moindre par rapport à OSM (1:250000) j'aurais pu piger que j'étais bien plus haut que le point que je visais et peut-être même me situer suffisamment précisément pour connaître la direction à suivre sans tâtonner. J'y songerai à l'avenir.

La mini-boussole pourrie que je garde autour du cou, utile, mine de rien. Une orientation vague m'a suffit pour éviter de me 'surpaumer' et de me recadrer un peu, en attendant de pleinement retrouver des repères fiables.

Le retour que j'ai effectué en prenant un chemin différent m'a permis de bien mieux comprendre la zone dans sa globalité, d'ailleurs. Je pense que je me repèrerai bien mieux la prochaine fois.


Petite histoire pour le campement, et raison principale pour laquelle j'écris ce post :

Une fois arrivé près de l'abri, j'ai trouvé un endroit où poser mon tarp pas loin (200m environ). Bon endroit, bien entretenu je pense (pas d'arbre qui ne soit tombé, que des conifères de même taille de tronc espacés presque régulièrement sans branches basses ou bien des arbres plus jeunes).

Je retourne à l'abri pour manger tranquillement et essayer de faire du feu dans la cheminée pour la sousoupe. Le feu, c'est un échec. Je voulais m'entraîner un peu, ayant galéré lors du stage, j'ai pas eu tort. Je pense que je ne disposais pas bien mes copeaux et brindilles (et que certains étaient tombés dans les cendres) et le fait de ne pas disposer d'un vrai bon allume-feu (uniquement des mouchoirs que je devais aussi mal disposer) en plus du bois mouillé cumulé à mon manque d'expérience ont contribué à mon échec. Faudra que je retravaille ce point, et je sais où trouver des ressources en tout cas  :).

Je mange (sousoupe froide du coup :-\), la nuit est tombée, je plie bagage et me dirige vers mon tarp.

Sauf que... Ben je le vois plus.

Il ne devait pas être à plus de 30m du sentier qui menait à l'abri, mais malgré un ciel dégagé, les ombres projetées par les conifères + le fait qu'à la lumière d'une lampe des éléments très différents du paysage ressortent font que je ne me repère plus immédiatement la zone. Et la régularité d'espacement des arbres n'aide pas.

Léger moment de solitude (bien réelle, au passage, j'ai croisé personne entre 17h et 9h du matin), mais finalement je n'ai pas stressé outre mesure, je me suis à peu près immédiatement rendu compte que ce n'était pas une 'réelle' situation de survie.

J'avais encore mon sac de couchage dans mon sac, une couverture de survie + le kit survie qui contenait entre autre une écharpe très chaude, et un bonnet en laine en plus de ceux que j'avais. Et j'avais 3 briquets sur moi + des lampes. J'aurais somnolé inconfortablement à l'abri, au pire.

Je me suis aventuré un peu hors du sentier, mais au bout de 30-50m je suis revenu sur mes pas, je perdais mes repères.

Mais en m'aventurant comme ça, je me suis rendu compte inconsciemment de quelques détails intéressants :
- Le chemin menant à mon tarp est légèrement en pente, simplifiant les allers-retours depuis le sentier,
- Il y en a un autre à 90° un peu plus loin, ce qui me fait un coin que je peux passer au peigne fin sans risquer me perdre, puisque je tomberai sur un chemin et peux ensuite retourner à l'abri en tournant à droite à chaque intersection.

Après quelques allers-retours infructueux, deux autres constats effectués semi-consciemment :
- Il fait pas moche, j'ai pas froid pour l'instant, et il n'est que 19h, j'ai tout mon temps devant moi,
- Il y a de la neige un peu plus loin qui se voit facilement, repère supplémentaire pour déterminer si je suis allé trop loin, et des ronces dans une zone, ronces que je ne me souviens pas avoir eu à traverser la première fois -> probablement pas de tarp par là.

(Enfin, cela dit, en cas de brouillard vraiment épais ou d'autres éléments perturbateurs, j'aurais peut-être été moins aventureux).

Au bout d'un petit moment (15-20 minutes ? Aucune idée). Je finis par tomber dessus. La lampe USB que j'ai autour de mon cou et que je pensais être médiocre semble éclairer un peu plus loin que ma frontale ou ma lampe torche manivelle (mais le faisceau est moins large), curieusement.

En fait, je pense que j'aurais pu éviter ça, ou au moins simplifier la recherche de mon point de bivouac en :
- Disposant quelque chose de réfléchissant un peu en hauteur près de mon tarp (qui lui est vert cacadoie),
- Faisant plus d'efforts pour mémoriser le 'couloir' d'arbres dans lequel j'avais posé mes affaires, ou la pente spécifique dans ce couloir,
- Cherché ou disposé d'autres repères visuels plus faciles.

J'aurais aussi pu m'organiser différemment niveau emplacement, repas, ...

Là encore, je pense que j'ai appris (sans grand danger) une leçon pratique ptêt évidente pour certains, mais un peu moins pour moi qui ne suis pas habitué à la nuit en forêt.

Après ça, nuit relativement confortable, rien de très notable à raconter, de même pour le retour. Il devait faire aux alentours de 0, ptêt -1/-2 aux petites heures du matin, mais avec mon sac je n'ai pas eu froid. J'ai dormi au moins 4 cycles, sans doute un peu plus.

 Je remettrai sans doute ça à l'occasion, sans besoin de proximité avec un abri -> ptêt bien Vercors ou Chartreuse si pas de neige, un peu moins de matos 'superflu' (T-shirt de rechange inutile, bouquin que j'ai pas lu, ... sac de couchage qui pourra être remplacé par un moins lourd) mais il me faudra des chaussures de rando moins serrées... Et un allume-feu avec des compétences d'allumage de feu pleinement acquises...

J'ai croisé que des joggeurs dans la forêt, tiens (+ une femme promenant son chien). Je ne pensais pas qu'il n'y avait que ça comme animaux sauvages à cette saison  ;#, je me serais attendu à quelques promeneurs un peu plus comme moi.

Toutes remarques et tous conseils par rapport à mon récit sont les bienvenus.

04 mars 2019 à 20:05:00
Réponse #1

fan


Bonsoir,
je n'ai pas de conseils (bien trop novice!), mais j'aime bien lire un récit de premier bivouac. Mon premier bivouac seule dans la forêt était en saison chaude, avec de la lumière très tard (et même la pleine lune  m'empêchant de m'endormir).
Je vais m'empresser de trouver un matériau réfléchissant (par exemple le gilet jaune que je porte en forêt pour ne pas être confondue avec du gibier) à mettre sur mon futur abri.
Mon principal motif d'inquiétude lors du premier bivouac était "social": pourvu que personne ne sache que je vais dormir en forêt seule (en Alsace le qu'en dira-t-on pèse parfois lourd!).
Je te souhaite beaucoup de plaisir dans tes prochaines sorties.
Une pomme par jour éloigne le médecin...à condition de bien viser!

04 mars 2019 à 20:19:45
Réponse #2

bloodyfrog


Salut, et merci pour ton partage. :)

Personne ici ne se moquera de ta mésaventure, car débutant ou vieux routard, c'est arrivé à chacun d'entre nous, de poser son bivouac (ou son sac dans un pierrier) et de passer de longues minutes à le chercher... ;D

Tu trouves facilement des drisses refléchissantes, utile pour pas se prendre les pieds dedans, mais aussi pour ce type de recherche...
Perso j'ai un petit marqueur phosphorescent au sommet de mon tarp ou de ma tente. Si je pars vadrouiller de nuit, je lui mets un coup de lampe pour l'illuminer, et la luminescence marque le bivouac une heure ou deux ensuite...

Quoi qu'on fasse, dans la verte, avoir toujours sur soi un fond de poche conséquent est loin d'être idiot... même à "quelques mètres" de son tarp...

Pour le feu, la leçon, c'est que tu peux avoir le projet de pratiquer le feu primitif sous toutes ses formes, avoir un allume feu puissant, pour l'urgence ou les moments de "pas mon jour", c'est juste indispensable.

Bravo. C'est en faisant - seul aussi - qu'on apprend.

Manu.
« Modifié: 04 mars 2019 à 20:24:52 par bloodyfrog »

04 mars 2019 à 20:27:34
Réponse #3

2Cy


Je ne peux que te féliciter pour ton apprentissage. L'expérience perso est ce qu'il y a de mieux. Trois remarques cependant:
1. Méfie-toi du recours aux courbes de niveau sur les cartes IGN. C'est un exercice réservé aux cadors de l'orientation pour de bêtes raison de ... gravité, qu'il est extrêmement difficile de contrecarrer.
2. Je ne comprends pas pourquoi tu as choisi de faire ton feu éloigné de ton abri. Tu dois prévoir qu'il te faut repérer ton endroit, monter ton abri, faire ton feu et prévoir ta réserve de bois, purifier de l'eau, faire ta bouffe, peut-être te changer et te soigner. Et heureusement que ce n'était pas nouvelle lune ou nébulosité totale, sinon tu n'y voyais plus RIEN à 1 mètre.
3. Les puristes préparent leurs allume-feux eux-mêmes. En attendant, je te conseille les tinder quick  de chez SOL https://www.pyrene-bushcraft.com/tinder-quick-sol,fr,4,SOL-4340-1006.cfm .
« Modifié: 04 mars 2019 à 20:41:24 par 2Cy »
On ne sait jamais...

04 mars 2019 à 20:27:42
Réponse #4

Rantanplan


Quelques réactions:

Citer
Bon endroit, bien entretenu je pense (pas d'arbre qui ne soit tombé, que des conifères de même taille de tronc espacés presque régulièrement sans branches basses ou bien des arbres plus jeunes).

Un des dangers des conifères, c'est leur enracinement superficiel: ça tombe pour un oui ou un non.
Dans une parcelle où il sont bien alignés, ça peut se coucher en dominos. J'évite quand j'ai le choix (d'autant plus qu'en Moselle et en plaine, les épicéas sont malades)

Les feuillus aussi ont leurs pièges (champignons qui pourrissent le bois de l'intérieur alors que l'arbre a l'air sain de l'extérieur = > chutes de branches. Chercher la présence d'amadouvier et de pourriture cubique indice de polypore soufré, 2 champignons plutôt agressifs qui attaquent les arbres vivants. Si un forestier qui nous lit en sait plus, je suis TRÈS INTÉRESSÉ par ce sujet.).

Citer
et le fait de ne pas disposer d'un vrai bon allume-feu (uniquement des mouchoirs que je devais aussi mal disposer)

Un allume feu, c'est soit un hydrocarbure, soit un corps gras + cellulose "coupé fin".

Tu avais des mouchoirs et des copeaux (= cellulose "coupé fin"), tu n'avais pas de corps gras ? (huile d'olive, stick à lèvres = paraffine, etc.)

Tu n'avais pas d'hydrocarbure sur toi ? (gel mains)

Et tu n'as pas trouvé de résine sur les conifères ? (c'est un mélange d'hydrocarbure et d'huile, je crois) C'est EXTRÊMEMENT efficace. C'est bien d'en ramasser des quantités déraisonnables quand tu planifies de faire un feu: tu peux alors te permettre de bâcler la préparation du petit bois (par abstraction, cela revient à allumer un feu avec de l'essence, si tu mets assez d'essence, t'as pas besoin de feathersticks de mes c***).

Citer
en plus du bois mouillé cumulé à mon manque d'expérience ont contribué à mon échec.

Une bonne partie de l'humidité est contenue dans l'écorce. C'est toujours un bon plan d'écorcer son bois de départ (avec le dos du couteau en grattant) par mauvais temps.

Citer
je plie bagage et me dirige vers mon tarp.

Sauf que... Ben je le vois plus.

Bon, c'est un truc qui ne fait pas l'unanimité ici... Mais si tu fais des séjours où tu poses un camp puis tu t'en éloignes en laissant une partie du matériel sur place, AMHA, c'est bien d'avoir un sac /sacoche / banane / whatever secondaire qui te permette d'emporter un kit de survie lourd (poncho, gourde metal, couteau fixe, allume feu de compet et cie).

Et c'est bien que tu aies gardé ton sang froid en rationalisant la situation. C'est même le point essentiel (se servir de son cerveau).

« Modifié: 04 mars 2019 à 20:35:24 par Rantanplan »

04 mars 2019 à 20:43:56
Réponse #5

Rantanplan


Je ne peux que te féliciter pour ton apprentissage. L'expérience perso est ce qu'il y a de mieux. Trois remarques cependant:
1. Méfie-toi du recours aux courbes de niveau sur les cartes IGN. C'est un exercice réservé aux cadors de l'orientation pour de bêtes raison de ... gravité, qu'il est extrêmement difficile de contrecarrer.
2. Je ne comprends pas pourquoi tu as choisi de faire ton feu éloigné de ton abri. Tu dois prévoir qu'il te faut monter ton abri, faire ton feu et prévoir ta réserve de bois, purifier de l'eau, faire ta bouffe, peut-être te changer et te soigner. Et heureusement que ce n'était pas nouvelle lune ou nébulosité totale, sinon tu n'y voyais plus RIEN à 1 mètre.
3. Les puristes préparent leurs allume-feux eux-mêmes. En attendant, je te conseille les tinder quick  de chez SOL https://www.pyrene-bushcraft.com/tinder-quick-sol,fr,4,SOL-4340-1006.cfm .

Point N*1
Est ce que tu pourrais développer s'il te plait ? Je n'ai pas compris en même temps que ça a piqué ma curiosité.

Point N*3
T'as sur toi un paquet de kleenex et/ou du gel main et/ou de l'huile de cuisine et/ou du baume à lèvres et/ou du duct tape et/ou... Bref tout un tas de trucs qui ont une fonction première et une option allume feu plus que satisfaisante.

Sinon, t'as des allume feux naturels (écorce de bouleau, résines) qui marchent très, très, très bien.

Je comprend l'aspect ludique du Bushcraft à bricoler ses boites à feu et autres cotons vaselinés, c'est utile, certes, mais pas plus qu'un kleenex imbibé d'huile "assemblé" sur place.

04 mars 2019 à 20:53:53
Réponse #6

Maelrando


Partage ma foi très intéressant :D.

Si jamais tu vas en chartreuse (le Vercors je connais moins), n'hésite pas à m'envoyer un mp je me ferai un plaisir de t'accompagner : pour une fois que quelqu'un vient dans mon coin  :doubleup:.

Au plaisir de te relire et à la revoyure !
En essayant continuellement, on fini par réussir.
Donc: plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. (Devise Shadock)

04 mars 2019 à 20:54:29
Réponse #7

2Cy


@ Rantanplan. Tenter de suivre des courbes de niveau te conduit à marcher parallèllement à la pente. Si tu veux, tu marches comme un dahu avec un pied plus haut que l'autre. La gravité t'emmènes immanquablement vers le bas sans que tu t'en rendes compte. Tu peux accumuler ainsi des distances impressionnantes par rapport à la "droite" que tu penses suivre.
Je sais pas si je suis bien compréhensible...
Il faut donc si on n'est pas entraîné cumuler courbes de niveau avec d'autres données de carte.
On ne sait jamais...

04 mars 2019 à 21:01:43
Réponse #8

Rantanplan


@ Rantanplan. Tenter de suivre des courbes de niveau te conduit à marcher parallèllement à la pente. Si tu veux, tu marches comme un dahu avec un pied plus haut que l'autre. La gravité t'emmènes immanquablement vers le bas sans que tu t'en rendes compte. Tu peux accumuler ainsi des distances impressionnantes par rapport à la "droite" que tu penses suivre.
Je sais pas si je suis bien compréhensible...
Il faut donc si on n'est pas entraîné cumuler courbes de niveau avec d'autres données de carte.

Merci !

04 mars 2019 à 21:24:35
Réponse #9

2Cy


On ne sait jamais...

04 mars 2019 à 21:44:04
Réponse #10

guillaume


@ Rantanplan. Tenter de suivre des courbes de niveau te conduit à marcher parallèllement à la pente. Si tu veux, tu marches comme un dahu avec un pied plus haut que l'autre. La gravité t'emmènes immanquablement vers le bas sans que tu t'en rendes compte. Tu peux accumuler ainsi des distances impressionnantes par rapport à la "droite" que tu penses suivre.
Je sais pas si je suis bien compréhensible...
Il faut donc si on n'est pas entraîné cumuler courbes de niveau avec d'autres données de carte.

Merci, je n'avais pas compris non plus.

Je crois que ce que voulait dire notre camarade, c'est que de bonnes courbes de niveaux (une bonne carte donc), lui auraient filées un bon coup de pouce. Et en effet, le relief, quand tout est chamboulé, reste fiable lui ;).

Félicitations oajfh pour avoir franchi le pas. Perdre de vu le bivouac m'est déjà arrivé dans le brouillard, et à plus courte distance que la tienne. Maintenant, j'ai une loupiote qui clignote au dessus du tarp.

a+

05 mars 2019 à 09:41:04
Réponse #11

Draven


Merci, je n'avais pas compris non plus.

Moi non plus  ;D ;D

Sinon félicitations a oajfh pour son premier solo. Et surtout félicitations d'avoir osé faire le CR de tes erreurs ici ;)

Pour la recherche du tarp, je confirme, tout ceux qui ont passé un peu de temps dans la verte on déja eu le cas, je te parle même pas du contexte pro ou le matos est camouflé en plus  :lol: :lol:

Comme la grenouille sanglante j'ai des petits bâtonnets fluorescent ( marque Ni-Glo, ça se recharge a la lumière du jour ou d'une torche, trouvable sur pyrenne bushcraft entre autre... ). J'en ai un sur le sac a dos et l'autre que je peux accrocher au sommet du tarp ou autre...
Y'a de la cordelette sur le même principe, ça évite de se prendre les pieds dans les haubans du tarp en cas de pipi nocturne  ;#

Pour le feu, vouloir s’entraîner a l'allumage primitif c'est bien, mais avoir un back-up " moderne " c'est pas mal aussi ;) Après manger froid un soir c'est pas bien méchant dans le pire des cas... Mais ça fait du bien au moral ;)

Sinon, t'as pris des photos ?
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

05 mars 2019 à 11:12:07
Réponse #12

Puk


Bonjour Oajfh,

Merci pour ce retour d'une première sortie en solo.
Chapeau pour l'utilisation du cerveau malgré le stress de la perte du camp, belle rationalisation !

Comme cité par d'autres, un signal lumineux au camp lorsqu'on s'en éloigne est un gros plus, je préfère la frontale mise en mode rouge clignotant à l'utilisation d'un marqueur phospho, je trouve la visibilité à distance meilleure. J'utilise le marqueur phospho pour marquer un objet en proximité la nuit (la gourde pipi si elle est hors du duvet, la lampe qui se ballade d'un côté à l'autre quand tu dors (d'ailleurs j'ai jamais compris pourquoi je la pose à gauche et la retrouve à droite ou vers mes pieds au réveil...).

Je comprend le choix de la cabane pour faire le feu (confort, lieu sec, abrité, ...) mais effectivement c'était audacieux de s'éloigner du camp dodo pour un camp miam plus confort (y a pas d'ours qui justifie de s'éloigner autant...).

Encore félicitation pour ce premier pas et seul en plus en condition hivernale même si loin de la neige.
Au plaisir,

Puk
"La chute n'est pas un échec. L'échec c'est de rester là où on est tombé"

05 mars 2019 à 11:40:54
Réponse #13

oajfh


Merci à vous pour les remarques. Je prends un certain nombre de choses en note...

Rantanplan : ouais pour le feu ma préparation était effectivement inadéquate. J'avais tout à fait l'occasion de récupérer du bois gras pendant la journée et arriver mieux préparé une fois sur place. Pas de gel pour les mains (j'avais des bouts de savon de Marseille pour ce qui est du lavage de mains / désinfectant sommaire). Pas de corps gras (à part le saucisson  ;D). Certains des petits copeaux qui ont donné une légère flamme une fois ou deux, mais les morceaux un tout petit peu plus épais sont restés intacts. Enfin bref, je remettrai ça à plat et la prochaine fois je consacrerai nettement plus de temps en amont à la recherche de bois gras en plus d'avoir un bon allume-feu.

Et j'avais du matos sur moi. Mon sac + une poche de 10L qui contenait le nécessaire (tasse, briquet, frontale, bonnet, écharpe très épaisse, boussole, couverture de survie + qq autres trucs), que j'ai gardée sur moi en permanence, en plus des quelques bricoles que j'avais dans les poches ou autour du cou (couteau pliant, mini-boussole, papiers, mouchoir en tissu, lampe manivelle, lampe usb, et un Mora).

Merci pour les remarques concernant les risques de chute d'arbre aussi.

Pour ce qui est des lignes de niveau, une meilleure compréhension du relief m'aurait suffi, je ne cherchais pas à estimer des distances ou suivre des courbes de niveau.

Maelrando : Je note, si l'occasion se présente, ce sera avec plaisir.

Pas de photos, désolé. J'ai zappé.

05 mars 2019 à 12:41:57
Réponse #14

Rantanplan


Citer
Rantanplan : ouais pour le feu ma préparation était effectivement inadéquate. J'avais tout à fait l'occasion de récupérer du bois gras pendant la journée et arriver mieux préparé une fois sur place.

Le bois gras, c'est du bois + de la résine.

Du bois on en a plein la forêt ! AMHA, c'est la résine qui vaut la peine d'être cherchée et transportée.
Et la résine est plus fréquente et facile à récolter que le bois gras, je trouve.

Tu peux tartiner un mouchoir ou des bâtonnets de résine de pin, épicéa etc... ça marche avec  beaucoup d'essences de résineux.

J'avais écrit un article sur le sujet, je ne sais pas si je peux le c/c ici...

-----

Je t'invite aussi à emporter un petit flacon d'huile alimentaire: 880 cal / 100g, graissage de couteaux, composant d'allume feu... Utile !



05 mars 2019 à 16:05:56
Réponse #15

guillaume



Et la résine est plus fréquente et facile à récolter que le bois gras, je trouve.


Dans ton biotope oui. Les sapins/Épicéas/Douglas peuvent former des boules de résine mais ne font pas de bois gras.

En revanches les pins (toute espèce confondues) font très facilement du bois gras (et peuvent aussi suinter la résine).

a+

05 mars 2019 à 19:54:03
Réponse #16

Rantanplan


Guillaume, je vais surement rien t'apprendre mais j'ai envie d'étaler ma science  ::)

Dans mon biotope, j'ai des parcelles d'épicéas et de douglas mais aussi des forêts mixtes feuillus / pins sylvestres ainsi que du pin noir d’Autriche.

Problème: les pins sylvestres sont, chez moi, très hauts avec peu de branches basses.



Je dois trouver un pin couché pour espérer récolter du bois gras (ou trouver une souche, mais c'est dur à récolter avec des outils à main - ou alors je n'ai pas la bonne technique -).



Et même dans ce cas là, j'ai besoin d'une scie.



Alors que la résine, quand tu sais regarder (c'est parfois noirâtre - verdâtre), t'en as partout et ça se récolte à la main / avec un bout de bois !





Ci dessous, c'est bien de la résine de pin malgré l'aspect "mousseux".



Et là aussi malgré l'aspect noirâtre, mais c'est sur de l'épicéa !





LE PRINCIPE, c'est que la résine est un cicatrisant/désinfectant des résineux. Elle "pousse" sur les "blessures". Il faut chercher les blessures et non pas directement la résine (des fois, on ne la voit pas).

Enfin, pour résumer ma pensée: résine > bois gras.
Les seuls intérêts du bois gras par rapport à la résine sont
- sa transportabilité (bloc au fond de la poche)
- et le fait que sa sciure produit facilement une flamme exposé aux étincelles de firesteel (la résine aussi prend feu avec des étincelles, mais c'est beaucoup moins facile).

PS:
D'autres résineux que le pin produisent du bois gras. On m'a rapporté le cèdre par exemple.
https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=cedar+fatwood 
« Modifié: 05 mars 2019 à 20:00:06 par Rantanplan »

05 mars 2019 à 22:21:18
Réponse #17

guillaume


Je n'ai pas dit le contraire ;).


En revanches les pins [...] (et peuvent aussi suinter la résine).



Ce que j'aime avec le bois gras c'est que le "mélange" est déjà tout prêt. La résine, pour que ça fonctionne aussi bien, il faut la mélanger à un support (fibreux).

Par ailleurs, un feu de bois gras, quand on peut ramasser des quantités importantes d'insertions de branches, est le feu le plus durable et le plus puissant que je connaisse.

a+

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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