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Auteur Sujet: Addictions et survie  (Lu 1124 fois)

30 janvier 2019 à 18:47:20
Lu 1124 fois

Baptistator


Bonjour à tous,

Je sais pas si le sujet à déjà été évoqué mais la fonction de recherche ne m'a rien donné.

L'idée de ce sujet m'est venue d'une journée qui a mal demaré : en partant travailler le matin, j'ai oublié mes clopes. Une fois arrivé au boulot la machine à café est décédée entre mes mains. Bref une journée de m*rde...

Je ne suis pas un gros fumeur et même si je bois beaucoup de café je pensais parfaitement pouvoir m'en passer. Mais la journée avançant le manque se fait de plus en plus présent, jusqu'à occuper mon esprit en permanence, je deviens agressif, j'ai beaucoup de mal a me concentrer et je commence à commettre beaucoup d'erreur d'etourderie, potentiellement dangereuses (oublier les lunettes de sécurité pour meubler de la ferraille...).

Du coup j'ai commencé à me poser beaucoup de questions par rapport à mes addictions, particulièrement si je dois un jour me retrouver en situation de survie.

Et m'est revenue en mémoire une conférence à laquelle j'avais assisté au lycée ou un survivant des camps de concentration partageais son vécu et discutais de nos problèmes d'ados au travers du prisme de son histoire.

Je me souviens qu'il nous racontais les prisonniers qui échangeaient leur ration de pain quotidienne contre un mégot jeté dans la boue ou le jeu pervers des gardes qui jetaient une cigarette par terre et regardaient les détenus se battre entre eux pour la ramasser.

Et la j'ai vraiment commencé à m'inquiéter. Sans aller jusque dans les extrêmes je sais que le manque va rapidement changer mon comportement, j'ai arrêté plusieurs fois de fumer et je connais les symptômes.

- irritabilité : qui va pousser à se mettre en danger.
- etourderie qui va me faire commettre des fautes
- insomnies qui va pas aider à la concentration
- dépression qui est la pire chose en matière de survie.

Bref les addictions ne font pas bon ménage avec une situation de survie.

C'est pour cela que je partage mes réflexions ici, afin d'échanger. Je ne pense pas être le seul fumeur ici et j'aimerais savoir si il y a des personnes qui se sont retrouvées en situation de sevrage brutal en lien avec de la survie afin de partager nos expériences et réflexions.

Selon vous le manque sera il amplifié ? Ou au contraire sera il occulté par l'adrenaline et le stress ? Et sur la durée  ?

Y a il des moyens de lutter contre les symptômes ?

Est ce que certains stockent du tabac en plus des boîtes de conserve ?

Et si je faisbpousser du tabac dans mon jardin est ce que je vais pouvoir m'en servir pour recruter une armée de mercenaires qui toussent pour me protéger ? (Blague à part, le tabac peut faire une monnaie d'échange)

Pour finir mes réflexions je dirais simplement qu'aujourd'hui je suis bien motivé à arrêter de fumer...

Voilà, à vous

30 janvier 2019 à 19:26:50
Réponse #1

nox


Je pense que tu as répondu à tes questions avec l'exemple que tu nous as donné.

Quand tu as une addiction par exemple cigarette, tu créé un état de stress/de manque (entre deux  cigarettes) que tu combles et puis ça recommence.
Regarde autour  de toi les gens qui fume, en grande majorité quand ils sont stressés ils fument pour se calmer.
Et je pense pas que en cas de stress intense ce phénomène disparaisse comme par magie.

Faut-il stocker des clopes (et de la gnole) ? oui.

Mais il faut aussi essayer tant que faire se peut de se débarrasser des ses addictions  et "c'est plus facile de le faire par temps calme que dans la tempête" ...

30 janvier 2019 à 20:48:23
Réponse #2

Rantanplan


Citer
Selon vous le manque sera il amplifié ? Ou au contraire sera il occulté par l'adrenaline et le stress ? Et sur la durée  ?

Je ne sais pas trop.

Je dirai:

1 la mauvaise condition physique induite par le tabagisme va peser dans ta capacité à survivre
2 l'habitude de soulager son stress à l'aide d'une substance ou d'un rituel peut se retourner conter toi si tu perds cette substance ou ce rituel (symbole de la béquille).
3 la sensation de manque ne va pas t'aider à garder un mental fort

Citer
Y a il des moyens de lutter contre les symptômes ?

Contre le nervosisme: sport et méditation.

Bon sevrage ! ;#

« Modifié: 30 janvier 2019 à 20:57:17 par Rantanplan »

30 janvier 2019 à 21:41:52
Réponse #3

gowildadventure


Ce sujet est très intéressant!

Le tabac et l'alcool (ou autre substance) c'est forcément un handicap en situation de survie.

Mais on pourrait aussi développer des nouvelles addictions comme les réseaux sociaux où les smartphones. D'après ce que j'ai pu constater chez certains jeunes, c'est clairement aussi addictif que la clope... et beaucoup plus difficile de trouver un substitut...

A plus Jolan
La vie est un choix

31 janvier 2019 à 10:25:01
Réponse #4

Baptistator


C'est vrai que dernièrement on vois se développer des nouvelles addictions liées au virtuel.

Même si je pense qu'elles sont plus psychologiques que physiques cela n'empêche pas en l'occurrence qu'elles risquent d'occasionner des symptômes réels en cas de sevrage brutal.

Ces addictions poussent les gens à se mettre en danger (dans quel but ?). Durant l'ouragan irma  dans les Antilles j'ai vu de mes propres yeux des gens diffuser des vidéos de la mer pénétrant dans leur maison, en direct, plutôt que de se mettre à l'abri...

En même temps dans ce cas les réseaux internets ont été les derniers à tomber (pourquoi?) Et ça a permis à pas mal de gens de diffuser des nouvelles pour leurs proches ou à organiser leur survie en échangeant des ressources ou des point d'évacuation ou à éviter.

Alors que personnellement je n'aurais pas eu le réflexe de checker Facebook certains de mes proches s'en sont servi pour organiser leur évacuation.

Internet à été créé à l'origine pour résister même en cas de catastrophe ou de guerre. En cas d'effondrement assistera on a des twitos pour montrer son smoothie vegan gland/champignon ?

Ou pire en cas d'effondrement les accros des réseaux sociaux élèveront ils des pigeons pour diffuser dans le monde entier leur recettes de ragoût d'insectes ?

Honnêtement je ne pense pas. En cas de disparition je pense que les addictions psychologiques disparaîtront plus rapidement que celles physiques mais je peux me tromper

31 janvier 2019 à 11:17:55
Réponse #5

Tompouss


En fait, et je me plante peut être, mais les likes et autres trucs sur les réseaux sociaux entraînent la libération de dopamine, et c'est cette même hormone qui fait qu'on se sent bien quand on fume, qu'on boit...

Citer
Ce que les chercheurs commencent à pouvoir affirmer, c'est que les réseaux sociaux ont un effet sur le cerveau proche de certaines substances addictives, comme la cigarette. Ofir Turel, professeur en systèmes d'information à l'université de Californie, a prouvé que « l'usage excessif de Facebook est associé à des changements dans le circuit de la récompense ".

Une source parmi d'autres, il faudrait chercher en détail les études sur le sujet : https://www.lesechos.fr/19/12/2017/lesechos.fr/0301001502005_l-addiction-aux-reseaux-sociaux--nouveau-fleau-de-sante-publique.htm


Donc le "sevrage" des réseaux sociaux pourrait aussi avoir des conséquences physiques.
"Pour celui qui ne sait pas vers quel port il navigue, aucun vent n'est favorable" Sénèque

01 février 2019 à 15:19:30
Réponse #6

Shankara


Tout comme Nox, je pense aussi que toutes nos addictions nous coûte cher en situation de survie. Et je pense que le coût nous est largement sous-estimé.

Le tabac fonctionne effectivement comme ça. Elle provoque en nous un état de stress, qui grandi entre chaque cigarettes. Lorsqu'on en grille une, on diminue ce stress qui a été induit par la nicotine elle-même. Notre corps associe rapidement la cigarette avec un effet calmant et on se met à fumer dès que nous sommes stressé pour d'autres raisons. C'est un cercle vicieux, que j'ai bien connu, gros fumeur pendant plus de 10 ans. Par analogie, c'est comme si on se mettait un cailloux dans la chaussure et que lorsque la douleur nous est trop insupportable, on l'enlevait juste une minute car cela fait du bien, ça de-stresse.

De plus en état de manque, nous ré-évaluons l'ordre de nos priorités et nous faisons des choix, souvent discutable, que nous n'aurions pas fait autrement.

D'ailleurs, il faut aussi penser au sucre. On mé-estime notre dépendance et son influence sur nous.


 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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