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Auteur Sujet: Nomades à vélo  (Lu 2153 fois)

29 octobre 2018 à 21:23:05
Réponse #25

Klaus


Complètement d'accord avec le choix de ces pneus! (et oui, j'ai quelques kilomètres au compteur  ;) )

Pour le choix de la selle, pareil, même s'il faut beauuucoup de temps pour la faire à son cul (ne pas oublier de la graisser régulièrement). Le plus important, c'est qu'elle corresponde à l'écartement de ses ischions.

Comme disait feu mon père, cyclotouriste dans sa jeunesse: le cuir c'est le top, mais c'est surtout le cul qui finit par se faire à la selle, pas l'inverse!  ;D
Hic et nunc, age quod agis et memento mori

29 octobre 2018 à 21:38:58
Réponse #26

gowildadventure


le cuir c'est le top, mais c'est surtout le cul qui finit par se faire à la selle, pas l'inverse!  ;D
:lol: :lol: :lol:
C'est tellement vrai  ;#
La vie est un choix

30 octobre 2018 à 02:40:44
Réponse #27

cikawasay


J'adore aussi les selles en cuir, la brooks, je connais bien, je préfère celle avec amortisseur, ça fait moins mal au ...., mais oa selle en cuir n'est peut-être pas obligatoirement le meilleur choix pour un trajet au long cours, le risque est de cuire le cuir de la selle avec la sueur, ce qui posera des problèmes d'ajustement réguliers et en raccourcira la durée de vie, et ça c'est sans parler des pluies qui ne manqueront pas de mouiller la selle. Huiler, graisser, waxer, ça protège certes, mais en cours de route, si vous entretenez une selle, il lui faut aussi le temps de sécher.  Je pense que ce problème sera plus ennuyeux en cas de températures élevées, donc voir les endroits et les saisons...Une solution à prévoir serait une housse pour protéger votre selle soit de la chaleur (sueur) soit des averses.

30 octobre 2018 à 08:43:14
Réponse #28

gowildadventure


C'est vrai que la durée de vie d'une selle en cuir peut drastiquement diminué si on la protège pas convenablement.  :closedeyes:

Mais si par contre on s'en occupe un peu c'est certainement la selle le plus durable qu'on peut avoir.
La vie est un choix

30 octobre 2018 à 09:15:03
Réponse #29

gowildadventure


Mon kit hygiène se compose de:

-un savon d'alep enveloppé dans un mouchoir en tissu

-une brosse à dents

-un oriculi (nettoyage oreilles)

-un coupe-ongle

-un coupe-chou et son cuir

-un blaireau

Et c'est tout! Ce kit est sensé répondre à tous mes besoins d'hygiène pour très longtemps. Le brossage des dents se fait au savon d'alep (très agréable). J'utilise le savon pour prendre une douche ou pour la mousse à raser.

L'oriculi pour ceux qui connaissent pas est un instrument qui vient du Japon et qui ressemble à une minuscule cuillère. C'est très pratique même si c'est bizarre au début, en plus on ne fait pas de déchets inutiles avec ça. :up:

Pour le coupe chou il faut s'exercer un peu avant sinon gare au coupure!
Ma grand mère me coupait les ongles à l'opinel mais c'est quand même plus sûr avec un coupe ongle. ;#

Voilà pour la trousse de toilette
La vie est un choix

30 octobre 2018 à 23:20:53
Réponse #30

Ptifred


J'ai la même trousse de toilette.
Sauf pour le coupe-chou, je n'ai pas encore franchi le cap! J'ai un bon vieux rasoir à une lame qui dure longtemps.
Et un cure-oreille, qu'on doit trouver dans tous les magasins bios.
Presque pas de déchets et très peu de place dans le sac!
Et j'ai aussi du déo, c'est pratique quand même! ;)

31 octobre 2018 à 06:06:42
Réponse #31

gowildadventure


Effectivement le déo peut être pratique pour allumer le feu  :lol:
Moi j'en prends pas parce que avec un t-shirt mérinos je sens absolument rien même après une semaine sans douche  :closedeyes:
Après le coupe chou c'est une habitude, moi je trouve que ça rase vraiment mieux qu'un rasoir jetable  :up:
Mais c'est sur que le rasoir de sécurité à une lame ça le fait aussi
La vie est un choix

05 novembre 2018 à 18:12:14
Réponse #32

gowildadventure


Partir à l'aventure seul ou à plusieurs?

Pour moi la question ne se posait pas. Mais voilà 4 mois que je suis sur la route et je commence à voir assez clairement les avantages et inconvénient :

Commençons par les inconvénients

-on avance au rythme du plus lent

-on doit bien s'entendre sur nos centres d'intérêt

-...

Avantages

-on a quelqu'un à qui parler (indispensable au long terme à mon avis)

-compétence cumulée (ma copine parle couramment 5 langues...)

-on a quelqu'un qui prend soin de soi  :love:

-on peut remotiver l'autre en cas de blues

-diminution des coûts pour certains truc (on se permet d'acheter de plus grande quantité)

Il y a sûrement plein de choses que j'ai oublié. Mais après quatre mois je (moi le solitaire qui croyais avoir besoin de personne) me rends vraiment compte que c'est vraiment cool d'être accompagner  :)

A plus
Jolan
La vie est un choix

06 novembre 2018 à 11:02:18
Réponse #33

guatar



Partir à l'aventure seul ou à plusieurs?
[...]

-on a quelqu'un à qui parler (indispensable au long terme à mon avis)

[...]
je me rends vraiment compte que c'est vraiment cool d'être accompagner  :)

A plus
Jolan

Clairement d'accord, sur le long terme avoir quelqu'un avec qui échanger est vraiment un plus. La durée solo "acceptable" dépend de chacun, mais invariablement on va avoir envie d'échanges au bout d'un moment.

Si on s'entend bien avec ladite personne pour moi cet avantage couvre totalement tous les inconvénients sur un long court.

12 novembre 2018 à 20:05:56
Réponse #34

Chris-C


Excellent  :up:

Je vois que la confrontation au terrain mène au même conclusion  :D

J'y connais rien en vélo, mais les vôtres ont l'air tout petits pour un si long périple  :blink: . Surtout le diamètre des roues. Vous faites essentiellement du goudron?

a+

ps: vais zieuter les sac de couchage  :closedeyes:

13 novembre 2018 à 10:05:37
Réponse #35

gowildadventure


Merci  ;)

Oui les roues sont vraiment petite (16 pouces). On fait beaucoup de goudron mais pas que! Les petites roues induisent deux trucs:
- usure plus rapide
- difficulté à en trouver partout

Mais on est parti avec ça en toute connaissance de cause. On peut avaler 100km par jour sans soucis avec mais on est pas pressé. Le vrai problème, mais je pense que c'est pareil avec un autre vélo, c'est les routes en sable.  ;# là tu apprends à pousser  :lol:

Bref là on est arrivé en Slovénie, il fait super beau et on continue direction Trieste.
Je vous ferai un petit retour quand j'ai le temps sur les quelques astuces que j'ai découvert pour nous simplifier la vie  :up:

A plus
Jolan
La vie est un choix

17 novembre 2018 à 23:32:21
Réponse #36

gowildadventure


Voilà quelques astuces en vrac que j'utilise:

- pour retirer la virole d'un opinel sans l'outil adapté : on fait levier avec deux decapsuleur à «ergots» (type couteau suisse)

- je sais pas pourquoi j'ai toujours cru qu'il fallait un petit caillou rond pour faire une poupée sur un tarp... Quelque chose de souple fonctionne très bien aussi. J'utilise maintenant un mouchoir en tissus

- on peut improviser une pince à ligne avec une petite branche fendue en deux, un bout de chambre à air et un petit bout de bois (utile pour plein de truc)

- pour bien dormir en hamac, il faut qu'il soit bien à l'horizontale, pas facile de contrôler quand le terrain est en pente. On peut prendre une bouteille d'eau transparente avec de l' eau pour improviser un niveau de fortune et contrôler le hamac

- le nœud sibérien marche bien pour fixer le crochet du hamac, même sur une cordelette kevlar. On évite ainsi de transporter une corde à nœud encombrante

- on peut tendre une corde en boucle en passant le courant deux fois d'affilée dans une petite boucle fixe (une sorte de spanset si on veut)

- pour traverser une rivière à gué sans se mouiller les pieds. Deux sacs à poubelle, on enfile les jambes dedans et on chausse une paire de sandales,crocs, etc par dessus... on peut attacher les sacs poubelle au niveau de la cheville, genou et cuisse pour avoir moins d'emprise dans le courant

- pancake sans œuf en delayant simplement de la farine dans du lait (ou lait en poudre + eau) obtenir la consistance voulue, puis faire griller à la poêle

- on passe moins de temps à se geler les doigts si on range le tarp en le bourrant dans sa housse par le milieu du tarp

Voilà j'espère que quelques astuces seront utiles, hésitez pas si vous en avez d'autre. Si j'ai mal expliqué quelque chose je peux faire des photos  :D

A plus
Jolan
La vie est un choix

18 novembre 2018 à 12:00:58
Réponse #37

Rantanplan


Citer
- je sais pas pourquoi j'ai toujours cru qu'il fallait un petit caillou rond pour faire une poupée sur un tarp... Quelque chose de souple fonctionne très bien aussi. J'utilise maintenant un mouchoir en tissus

Je "roule" entre mes doigts le coin de la bâche et je fais un nœud du pêcheur avec ce coin et un bout de cordelette. C'est très solide, ne se défait jamais.

J'aime pas les poupées.

Citer
- le nœud sibérien marche bien pour fixer le crochet du hamac, même sur une cordelette kevlar. On évite ainsi de transporter une corde à nœud encombrante

- on peut tendre une corde en boucle en passant le courant deux fois d'affilée dans une petite boucle fixe (une sorte de spanset si on veut)

Très intéressé mais je n'ai pas compris.

Pour le 2e point, ne s'agit il pas du trucker hitch ?
https://www.youtube.com/watch?v=tvgFyqFZK54

18 novembre 2018 à 13:02:33
Réponse #38

gowildadventure


En fait j'utilise les poupées pour donner du volume au tarp quand il y a du vent. Du coup c'est plutôt au milieu de la toile et pas dans un coin que je les utilise.

Pour le deuxième trucs c'est bien le trucker hitch, je l'utilise pour tendre la faîtière entre trois arbres. La faîtière fait une sorte de Y. Les trois arbres étant les extrémités du Y. En fait c'est plutôt un T un peu Y  :lol: je sais pas si c'est très compréhensible...
En gros j'accroche la faîtière sur le premier arbre, (le point d'ancrage des deux hamacs) je fait ensuite le tour des deux autres arbres qui serviront à un point d'ancrage pour chaque hamac. Je fais une boucle sur la corde avant le premier arbres et je passe le courant deux fois d'affilée à l'intérieur (trucker hitch) et ensuite je tends ce qui donne une faîtière tendue entre un arbre et le milieu de deux autre arbres... compris ou je fait une photo  ;#

Pour la fixation du hamac, j'ai modifier une sangle ticket to the moon. J'ai viré la corde à nœud, et j'ai gardé la sangle pour protéger les arbres. Et j'ai ensuite attacher une cordelette kevlar 3mm.
Du coup pour fixer le hamac j'ai essayé plusieurs trucs. Nœud de chaise : fonctionne mais chiant à faire et défaire surtout pendant le réglage. Nœud de pêcheur : fonctionne pas avec le kevlar qui glisse beaucoup. Et pour finir noeud sibérien ou scandinave. Facile à faire à defaire tient très bien avec le kevlar. Le noeud Sibérien c'est en fait deux noeud coulant imbriqué. Facile à trouver sur YouTube...

Voilà
A plus
Jolan
La vie est un choix

18 novembre 2018 à 13:36:08
Réponse #39

Rantanplan


J'ai saisi pour le noeud de camionneur.  ;D

D'ailleurs, le coup de passer deux fois dans la boucle, ça crée une sorte de stoppeur bien pratique... quand ça marche: si je desserre une fois, le nœud tourne sur lui même et je perd la propriété auto bloquante. Je ne sais pas si ça te fait le coup aussi.

la variante autobloquante ici
https://www.youtube.com/watch?v=Gkepmm-5pNQ

------------

Compris pour le nœud de hamac. Merci.

------------

Je te suggère de jeter un œil au hamac ultra léger de DD hammock. Ils ont un système d'attaches complètement fumé. 

L'attache seule ici:
https://www.ddhammocks.com/product/whoopieslings?from_cat=29

(à combiner avec une sangle pour protéger l'arbre. Enfin... Il y a tout ça dans le kit hamac ultra léger)

Le kit complet sans le hamac, pour que tu voies à quoi ça ressemble:
https://www.ddhammocks.com/product/suspensionsystem?from_cat=29

(on peut même virer les mousquetons en fait)

18 novembre 2018 à 16:13:03
Réponse #40

gowildadventure


C'est très sympa comme système  :doubleup: surtout pour ajuster rapidement mais la longueur des cordes n'est clairement pas suffisante pour moi (1.8m x 2).

Les fixations que j'ai bricolé me permettent de dormir entre des arbres qui sont éloignés de 10/12m si j'ai besoin  :up:

Mais je retiens le système  :)

Une fois j'ai essayé de dormir avec les deux hamacs sur les deux même arbres mais pas en superposé (voir image)
Ça marche bien sauf que c'est chiant à mettre en place et que les mouvements sont retransmis dans le hamac du binôme  :lol:

A plus Jolan
La vie est un choix

18 novembre 2018 à 22:00:42
Réponse #41

Aleksi


Salut Jolan !

Merci pour le partage d'astuces. Une question :

En fait j'utilise les poupées pour donner du volume au tarp quand il y a du vent. Du coup c'est plutôt au milieu de la toile et pas dans un coin que je les utilise.

Tu veux dire réduire le volume ? Ou je comprends rien ?  ;#

Quand ma compagne et partenaire d'aventure se décide à publier quelques photos : http://eetiski.tumblr.com/

18 novembre 2018 à 23:13:54
Réponse #42

gowildadventure


Salut Aleksi  :)

Non je veux bien dire augmenter le volume. Je m'explique. Quand il y a du vent le tarp se bombe vers l'intérieur, du coup on a moins de place et toutes les sangles sont sous tension. Pas cool. Du coup si on imagine un montage en canadienne avec un faîtière, je mets une poupée depuis chaque centre des deux face de la canadienne et je tends vers l'extérieur pour gonfler la canadienne et soulager les sardines...

J'ai pas de photo en général quand je fais ça il fait pas beau  ;D

A plus amigo
Jolan
La vie est un choix

18 novembre 2018 à 23:36:15
Réponse #43

zorey


Tout d'abord merci à toi gowildadventure pour ce "reportage" de ta virée, je le suis depuis le début, très intéressant. :up:
Et de manière générale merci au forum d'exister, je n'écris que très rarement ici (beaucoup plus en face), continuez ! :doubleup:

Pour Aleksi (dont j'apprécie aussi beaucoup les écrits :up:), c'est en fait ce que l'on appelle les "attaches noisettes", on en parle souvent sur RL.
Il est en fait possible de faire cela avec beaucoup de choses, pour ma part, je le fais très souvent sur mon/ma tarp simplement avec une petite boule de végétaux (herbe ou feuille) bien compactée. (MUL inside  :D).

édition : correction après écorchage pseudo
« Modifié: 19 novembre 2018 à 12:26:39 par zorey »
La nature nous a donné deux oreilles et une bouche pour écouter le double de ce que l'on dit.

19 novembre 2018 à 07:50:12
Réponse #44

gowildadventure


Salut Zorey  :)

Merci d'avoir pris la peine d'écrire  :up:
Sympa d'utiliser des végétaux présent sur place, je vais essayer ça la prochaine fois  :doubleup:

Pour RL je lis régulièrement son contenu  :up: mais mon sac pèse toujours une mule morte  :lol:

A plus
Jolan
La vie est un choix

19 novembre 2018 à 09:37:37
Réponse #45

Aleksi


Salut !

Je comprends mieux  :). Effectivement j'utilise les poupées régulièrement surtout sur des bâches de mauvaise qualité. J'avais jamais pensé à ce que tu dis, pourtant confronté au problème moi même souvent. Comme quoi entre connaitre une technique et son champ d’application...
Ce que je faisais jusqu'à présent pour palier au problème (qui est le même avec un tarp un peu vieux qui reste trempé pendant des semaines et qui malgré la tension dans les lignes, bombe toujours vers l'intérieur réduisant dramatiquement le volume), c'est de rajouter une ligne transversale en 'A' qui rajoute de la structure. L'avantage de cela est que du coup tu as des points d'écoulement localisé sur le tarp pour la récupération d'eau de pluie. L'inconvénient c'est que ça ne change rien à la tension du système, c'est juste un support, contrairement à ta technique. Clairement je garde ça en tête désormais, merci de rappeler les bases  :up:.
Quand ma compagne et partenaire d'aventure se décide à publier quelques photos : http://eetiski.tumblr.com/

19 novembre 2018 à 14:54:02
Réponse #46

gowildadventure


Yo,

Effectivement entre la technique et son champ d'application...
C'est vrai que j'ai pas vraiment expliqué pourquoi j'utilisais ces trucs  ;#

Par exemple la pincette je l'utilise pour agrafer ma casquette et le capuchon de la veste de pluie ensemble. Ça donne une très bonne «mobilité visuelle»

Pour récupérer de l'eau avec un tarp j'ai essayé un truc pas mal (voir photo)

A plus
Jolan
La vie est un choix

08 décembre 2018 à 17:31:53
Réponse #47

gowildadventure


Retex à chaud

8 décembre
10h départ de Karlobag (Croatie)
Il a plus toute la nuit mais le temps est maintenant sec. On a à peine fait 400 m que la pluie se met à retomber. Au début c'est une petite pluie légère, on s'arrête sous un grand pin qui nous abrite le temps d'enfiler nos habits de pluie. On repart, la pluie s'intensifie légèrement. Je trouve même que c'est agréable de rouler sous la pluie quand elle est légère. Tout vas bien on est encore sec et il pleut pas trop fort.  ::)

Quelques kilomètres plus tard, le vent commence à souffler. Un forte rafale puis plus rien. Puis encore une autre. C'est la Bora, ce vent violent dont les croates nous ont déjà beaucoup parlé...
Ce vent vient des montagnes et déferle vers la mer avec violence. Des rafales ont déjà été enregistrées à plus de 250 km/h.  :ohmy:

Mais pour l'instant pas de quoi m'inquiéter.  ;#
La côte croate est en dent de scie. Chaque fois que nous nous dirigeons vers l'intérieur le vent souffle de face et chaque fois qu'on se dirige vers la mer on a le vent dans le dos.

A partir du kilomètres 5 le vent commence à être très violent, et il semble être amplifié par la forme du relief. Les cordes qui tombent maintenant n'arrange rien. On decide de s'arrêter au prochain abris. Quelques kilomètres plus loin (km 9) le premier «abris» est en vue. Il s'agit d'un tunnel. On s'y abrite quelques instants pour ajuster nos tenues de pluie et essorer nos gants de vélo. On décide de poursuivre malgré la météo. Le tunnel n'est pas idéal pour s'abriter. Certes on est à l'abris de la pluie mais un fort courant d'air froid le traverse, et les voitures qui traversent à pleine vitesse ne rendent pas cet endroit très sûr.  :'(

À l'extérieur c'est maintenant la tempête. Le vent souffle très très fort. Je dirais facilement plus de 100 km/h. Il devient urgent de trouver un bon abris. Le long de la route, des bâtiments se suivent mais malheureusement ils sont tous fermés. Puis nous arrivons dans un long tronçon dans l'axe du vent. La force du vent est phénoménale. J'entends ma copine crier d'effroi plusieurs fois. La puissance des éléments semble la terrorisé. Je suis obligé de mettre pied à terre. Le vent m'a stoppé net. Je pousse mon vélo de toutes mes forces. Le compteur indique 2km/h. Les éléments déchaînés sont terrifiants mais étrangement je suis calme voir même de bonne humeur. Quelque fois je me surprend à fredonner une chanson. Soudain sur la gauche une ruine apparaît. Le porche semble fournir un abris de fortune. Je m'y précipite tête baissée en suivant la ligne blache de la route pour m'orienter. Il est actuellement impossible de rester droit face au vent. La pluie est tellement forte que j'ai l'impression que c'est des grêlons qui s'abattent sur moi. ^-^

J'inspecte rapidement la ruine et je décide qu'on va s'arrêter un moment pour souffler. Je cours aider ma copine qui lutte avec son vélo. On s'abrite sous le porche qui est sur la face opposé au vent. Il y a une porte fermée, je frappe plusieurs fois, pas de réponse. Cette maison est abandonnée depuis longtemps. On a froid, toute nos couches sont trempées. Je décide d'essayer de forcer la porte avec les bouts de métal qui traînent devant mais pas moyen. Le porche nous abrite bien mais ce n'est pas suffisant pour bivouaquer. D'un violent coup de pied, je défonce la porte.  :closedeyes: On rentre à l'intérieur et on inspecte les lieux. Les propriétaires semblent avoir déserté les lieux depuis longtemps. Une épaisseur couche de poussière recouvre le plancher. Le bâtiments est en très mauvais état. Des pans de plafonds menacent de s'effondrer et le vent semble souffler à travers les murs. Trop risqué de dormir ici surtout avec un vent pareil à l'extérieur. J'ai défoncé la porte pour rien... j'essaie de la refermer tant bien que mal.  :closedeyes: :closedeyes: :closedeyes:

Il nous faut trouver un autre abris. Le village est encore à 4 kilomètres. On décide d'essayer de le rejoindre. Nos gants sont trempés, et on a froid aux mains. On décide d'essayer de rouler sans. Mauvaise idée, très mauvaise idée en moins de deux nos mains sont gelées. Le vent souffle à présent à plus de 150 km/h. On remet nos gants puis on enfile des sachets de congélation. La différence est instantané. Nos mains commence à reprendre de la chaleur.  :up:

Plusieurs fois je me retrouve plaqué à la glissière de sécurité par une rafale. À ce moment précis ma copine me dira ceci :«Puta!n on va mourir dans ce puta!n de pays de m*.
En plus il y a personne qui nous aide c'est horrible.»  ^-^
Je la console comme je peux, je lui dit que tout vas bien aller qu'il reste plus beaucoup de distance jusqu'au village, qu'il faut qu'on bouge car on est en plein dans un couloir où le vent est extrêmement puissant.

Puis vient la descente, les vélos freinent à peine à cause de l'eau qui sature les jantes. Ma copine freine avec ses pieds. Le vent me fait avancer à 25 km/h sans que je touche les pédales. Finalement nous arrivons au village... pas de bol c'est un maudit village fantôme... personne ne semble vivre ici à cette période de l'année. Je trouve quand même une sorte de garage où l'on s'abrite pour manger et enfiler des habits chaud et sec. Il est 13:30 nous avons parcouru 16 kilomètres seulement depuis notre départ.  Malgré ça je tremble encore de froid. Il nous faudra encore plusieurs heures pour nous sentir à nouveau confortable.

Aujourd'hui j'ai réalisé à quel point les éléments pouvait être violent. J'ai senti aussi au fond de moi cet animal sauvage qui nous fait survivre quand c'est vraiment la M... Je suis fier d'avoir réussi à rester positif pendant toute la journée et de n'avoir jamais désespéré.

Désolé pour le pavé... ;#

A plus
Jolan

« Modifié: 09 décembre 2018 à 14:37:09 par gowildadventure »
La vie est un choix

09 décembre 2018 à 07:33:10
Réponse #48

gowildadventure


Hello,

Retour du lendemain.

On se sent très fatigué, je suppose que c'est normal.
On se sent déshydraté, normal j'ai rien bu hier... pas pensé à cause de la pluie

Voilà un truc à penser : bien boire même s'il pleut des cordes et qu'on a pas soif...

A plus
Jolan
La vie est un choix

09 décembre 2018 à 08:35:21
Réponse #49

guillaume


Impressionnant.

La maison abandonnée, même contre les gros murs porteurs n'était vraiment pas une solution ?

a+

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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