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Auteur Sujet: Semi autonomie sur petit terrain ?  (Lu 2114 fois)

25 juillet 2018 à 09:28:08
Lu 2114 fois

Baptistator


Bonjour à tous.

Comme certain le savent on cherche en ce moment un terrain pour s'installer en semi autonomie avec ma compagne.

Hors vu notre petit budget et les contraintes de localisation, il ne nous est pas possible de trouver un grand terrain.

J'aurais voulu avoir votre avis sur la surface minimale qui pourrais nous permettre d'accéder à une certaine autonomie. Sur Internet on trouve à boire et à manger.

Ce vers quoi on souhaiterais tendre :
- quasi autonomie alimentaire (potager + poules + cochon)
- quasi autonomie énergétique (installation solaire + chauffage au bois)
- quasi autonomie en eau (stockage d'eau de pluie pour la boisson + mare pour le potager)
- semi autonomie des moyens de transformation (four à pain,...)
-autonomie en hygiène et vie quotidienne (machine à laver manuelle, douche, toilettes sèches...)

Notre budget nous permet d'accéder à  environs 4500m2 de terrain. J'ai bien conscience que certaines choses seront impossibles à faire la dessus (production de céréales, production de fibre pour l'habillement...) mais avec un peu d'astuces on peu faire pleins de choses. Par exemple pas possible d'avoir de la forêt pour le bois de chauffage mais possibilité de planter du noisetier pour chauffer a la charbonnette.

Voilà j'attend vos avis.

Si jamais quelqu'un ici a aussi des exemples de petits terrains déjà aménagés ou des plan pour me donner une idée.

Merci à vous.

25 juillet 2018 à 10:57:08
Réponse #1

guillaume


Je ne pourrais répondre que sur la partie bois de chauffage :

À moins d'avoir un petit logement très bien isolé et dans une région ne demandant que peu de chauffage, il te faudra une certaine surface pour faire ton bois.
En effet, le bois pousse très lentement, et même avec des essences à croissance rapides comme le noisetier (petit rendement calorifique), il faut attendre quelques années avant de pouvoir refaire une coupe.
D'où la grande surface pour pouvoir faire des rotations et laisser repousser les zones déjà exploitées.

Renseigne-toi si il existe toujours du bois d'affouage sur ta commune. Ça serait une excellente alternative.

a+

25 juillet 2018 à 10:59:51
Réponse #2

bloodyfrog


Salut,

Tout faire tout seul, c'est compliqué pour ne pas dire utopique. Me semble qu'on avait déjà soulevé ça sur un de tes topics.
Plutôt que de chercher le terrain idéal, et de s'obliger à faire des compromis, budget oblige,  peut être vaut il mieux s'attacher à trouver le hameau, le village, ou plusieurs de tes voisins seront dans une démarche proche de la tienne.

Acheter du bois de chauffage à un voisin (ou le troquer contre un service quelconque) ne doit pas être vu comme un renoncement de tes projets. Au contraire.

Manu. :)

25 juillet 2018 à 11:14:38
Réponse #3

Baptistator


Oui on à bien compris qu'il était utopique de vouloir accéder à une autonomie totale surtout en étant seuls.

L'idée reste toutefois de produire un maximum de choses nous même, sans tomber dans l'excès.

Je me doute bien que sur un petit terrain il est impossible d'accéder à une  autonomie vraiment complète mais je pense que, comme tu dit, en se créant un bon réseau de troc on peut s'en approcher.

Après je pense faire aussi beaucoup de récup. Par exemple rien qu'en dessous de palette je peux facilement récupérer du bois de chauffage (à peu près 3m3 par an je pense) c'est du résineux qui chauffe pas terrible mais c'est du gratuit

25 juillet 2018 à 14:14:37
Réponse #4

mrfroggy


Il me semble qu élever des animaux type porcins, est soumis à certaines obligations et normes?
Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

25 juillet 2018 à 15:30:29
Réponse #5

Utopie


Un agriculteur a le droit d'élever et de tuer un cochon par an. Par contre un cochon de plein air doit être vacciné comme un chien doit être pucé.
Sur les bouquins d'autonomie que j'avais lu ils parlaient de 2ha pour une famille de 4 personnes. Après tout dépend du climat, de l'exposition, de l'altitude. Ces règles en définitive ne veulent rien dire : 2 hectares sur le Mont blanc c'est plus que misère pour survivre. 2 ha en Bretagne, c'est déjà beaucoup plus confortable...
Le reseau d'entraide humaine est très important mais aussi l'adaptation à son biotope. Terre d'élevage, de maréchage, de forêt, sec, humide, riche, pauvre... Ce qui va être déterminant c'est les choix de production, de chauffage, de nourriture qui seront en adéquation avec le milieu ou pas.
A noté qu'un cochon mange quand même beaucoup et peu se nourrir que de 20% sur le terrain (herbe, mulot, limace). Le reste doit lui être amené ou cultivé ce qui prend soit de la place soit de l'argent.
Il n'y a que les poissons morts qui suivent le courant

25 juillet 2018 à 17:07:30
Réponse #6

Troll


Hello,

L'autonomie complète en nourriture parait difficile mais intéressante. Je pense qu'avant de chercher l'autonomie totale, on peut déjà essayer de troquer (exp: savoir-faire contre patates !). 

Sur son blog, VolWest parle du sujet du potager urbain. Je pense que cela peut être une lecture intéressante. Sans quoi, il est possible également de se renseigner sur les plantes / fruits locaux et saisonniers comestibles. Cela peut être un complément intéressant.

Autrement, cette vidéo:
https://www.youtube.com/watch?v=joZ0OmBaCYE

Bien à toi,

Troll
Semper potest proficio

25 juillet 2018 à 17:51:49
Réponse #7

Baptistator


C'est un peu pour ça que je voulais votre avis.
Par exemple pour un potager autosuffisant pour deux personnes les estimations vont de 300 à 4000m2  donc sur de se faire une idée.

Après je pense que sur un petit terrain bien organisé il y a  moyen de faire pas mal de choses.  Mais par exemple je ne pourrais pas me passer de café.

En limitant bien les dépenses et en maximisant les productions je pense qu'on peut vivre confortablement avec un petit salaire.

25 juillet 2018 à 20:19:46
Réponse #8

Arnaud


Plop,

J'aurais voulu avoir votre avis sur la surface minimale qui pourrais nous permettre d'accéder à une certaine autonomie.

Je pense que c'est prendre le problème à l'envers, achète un bout de terrain, qui te permettra de faire certaines choses, puis un autre si tu peux qui te donnera d'autres options, et ainsi de suite...

- quasi autonomie alimentaire (potager + poules + cochon)

Pour le potager, bien mené selon les principes de la permaculture, y'a moyen de faire pas mal sur 200m2 puis d'augmenter les surfaces petit à petit... pense aussi à l'eau et au compost nécessaire...

Pour les poules, il te faudra du grain... commence par 2 poules et vois comment tu t'en sors.

Pour le cochon, ça bouffe... dans une recherche d'autonomie, pas sûr que ça soit rentable.
Vise plutôt des lapins à moins d'avoir une parcelle à déboiser ;)

- quasi autonomie énergétique (installation solaire + chauffage au bois)

Pour le solaire, pas besoin d'une surface énorme, utilise les toits.
Pour le bois, évite les résineux, le robinier si adapté à ta région est un bon compromis.

- quasi autonomie en eau (stockage d'eau de pluie pour la boisson + mare pour le potager)

Suivant la région, avec suffisamment de toiture tu peux facilement satisfaire les besoins du ménage... mais si tu as des animaux et un potager, il te faudra forcément un accès à l'eau.

- semi autonomie des moyens de transformation (four à pain,...)
-autonomie en hygiène et vie quotidienne (machine à laver manuelle, douche, toilettes sèches...)

Pas trop compliqué et pas besoin de surface non plus.

Notre budget nous permet d'accéder à  environs 4500m2 de terrain.

c'est dèjà pas mal... faut déjà pas mal gérer...

Si jamais quelqu'un ici a aussi des exemples de petits terrains déjà aménagés ou des plan pour me donner une idée.

Ne fais pas comme les promoteurs, fait avec la nature, pas en dépit du bon sens, renseignes toi sur la permaculture...
Tu feras ton design en fonction de ton terrain et pas l'inverse.

Arnaud.
« Everybody has a plan until they get punched in the mouth.»

26 juillet 2018 à 08:06:08
Réponse #9

Baptistator


Merci à tous,

Je pense que 4000m2 a la réflexion ça peut être pas mal.
Pour les plans je cherche surtout à voir une idée de ce que les autres ont fait. Pas pour m'en inspirer (le terrain commande comme dirais les militaires) mais pour avoir une idée de ce qui est faisable.

Pour le cochon j'ai peu être pas assez détaillé. En fait je le vois plus comme un auxiliaire que comme une source de nourriture. Déjà je pensais à un cochon de petit format (type chinois). Dans toutes les fermes ou j'ai été et qui en avais je me suis rendu compte que ça présentais pas mal d'avantages :
- nettoyage de la vermine (invertébrés, petits mammifères)
- nettoyage du terrain (fruits tombés au sol, déchets divers...)
- prelabour du sol en creusant la surface.
- retournement automatique du tas de compost

Après c'est sur qu'il faut pas le laisser traîner dans le potager.

Pour l'eau je pensais à une mare ou un bassin connecté à l'évacuation du trop plein des eaux de pluie d'un toit. Je pense que ça pourrais suffir à abreuver le potager et les animaux.
Pour voir large j'avais calculé environs 5m3 + 2m3 de réserve histoire de pas mettre la mare a sec en cas d'été de sécheresse. Ça vous parais crédible ?

26 juillet 2018 à 08:35:04
Réponse #10

Bolivar


Guillaume, je n'ai pas retrouvé un post où, me semble-t-il, tu parlais de haies de châtaigner pour se chauffer.
Ça date... J'ai rêvé ?

26 juillet 2018 à 09:31:37
Réponse #11

Arnaud


Pour les plans je cherche surtout à voir une idée de ce que les autres ont fait.

Si tu tapes "design permaculture" dans google images tu devrais avoir quelques milliers d'exemples ;)

Pour voir large j'avais calculé environs 5m3 + 2m3 de réserve histoire de pas mettre la mare a sec en cas d'été de sécheresse. Ça vous parais crédible ?

7000l donc pour animaux et potager, c'est un bon début pour des cultures pas trop gourmandes sur quelques centaines de m2 mais ça peut vite filer en période sèche sans nouveaux apports de pluie... tout miser sur l'eau de pluie ne me semble pas raisonnable.
« Everybody has a plan until they get punched in the mouth.»

26 juillet 2018 à 10:05:05
Réponse #12

Baptistator


La région ou je suis est relativement pluvieuse, dans la pratique il est rare qu'il passe 15jours sans pleuvoir.

Mais c'est vrai que tout miser sir une seule source n'est pas forcément une bonne idée.

Le soucis c'est que les terrains avec un accès à l'eau (rivière, puit...) voient leurs prix doubler et passent en dehors de mon budget.

La solution de creuser un puit moi même est irréalisable tellement l'eau est profonde.

Et je ne considère pas l'eau du réseau comme pérenne en cas d'invasion de zombie ou panne d'électricité.

A terme le pense minimiser les besoins en eau du potager (permaculture, paillage, création de variétés...) mais au début ça va nécessiter de l'eau et du temps.

Peut être qu'il faut augmenter la taille de la marre ou en faire plusieurs.

Merci pour les pistes de réflexion.

26 juillet 2018 à 12:01:21
Réponse #13

pl09




La solution de creuser un puit moi même est irréalisable tellement l'eau est profonde.

Et je ne considère pas l'eau du réseau comme pérenne en cas d'invasion de zombie ou panne d'électricité.

Peut être qu'il faut augmenter la taille de la marre ou en faire plusieurs.


Pour apporter quelques éléments pour la gestion de l'eau, tout dépend du secteur dans lequel tu te trouves. Dans une zone "montagneuse" ou "semi montagneuse", pentue en somme, un captage d'eau sur une résurgence naturelle est envisageable (certains points règlementaire sont a respecté, si tu veux plus d'information, je vais devoir descendre aux archives) . De nombreux abreuvoirs et autres bassins sont alimentés de cette manière dans ces zones. Un simple captage gravitaire on est plutôt dans le rustique ça ne tombe pas souvent en panne sauf sécheresse exceptionnelle ou rupture de conduite. C'est courant pour alimenter un hameau isolé.

La marre pour stocker de l'eau est amha une fausse bonne idée. Je veux dire que ça ne sera pas son rôle premier d'une part parce que elle est fortement soumise à l’évaporation (++ si vent régulier, +++ si géomembrane noire pour l’étanchéité)d'autre part un marnage important risque de perturber son fonctionnement. Pour l'eau à usage domestique un petit réservoir enterrer est plus pertinent (moins sensible à la température et aux risque de pollution) et rien n'empêche de diriger le trop plein du réservoir vers la marre. Ce réservoir intermédiaire permet de mettre en place un système de chloration éventuellement.

Pour le puits, je dirai que la question reste entière. Un sol est rarement homogène et la nappe peut très bien être proche de la surface en certains points, l'intervention d'un sourcier peut être pertinente dans ce cas.

Bonne courage pour la suite de tes démarches.
Pierre

26 juillet 2018 à 13:57:21
Réponse #14

Baptistator


A priori le terrain sera dans la région centre donc pour le captage de source ça va être compliqué.

J'ai me choix entre les plaines alluviales avec accès facile à l'eau mais très chères et très convoitées.

Ou les prairies calcaires plus abordables mais pauvres en eau.

Les cartes hydrographique donnent une profondeur de 50-60 m pour atteindre la nappe donc compliqué pour un puit.

Je peux peut être atteindre les eaux de ruissellement en faisant un forage mais sans certitude.

26 juillet 2018 à 15:25:07
Réponse #15

nox


Ce serai interessant aussi d'avoir plus de précisions sur ton projet

Comment a tu choisis ton lieu ?
Quel est ton budget pour l'achat ?
Quel est le budget équipement matériel ?
Quel sont tes priorités ?

Sur le bati/habitat les solutions envisagées ? Comment vas tu gérer d'être à priori hors norme ?

Pour le potager, regarde les contribions de Moléson sur le forum, il avait donné un exemple de potager pour une famille de 4 (à associer avec viandes et céréales).

Ma maigre expérience du jardin d'ouvrier :
-très chronophage.
-énormément de travail.
-"alimentation" à la rivière à 60 m, une put**n de galère ! Les arrosoirs de 20l c'est marrant sur deux allé-retour, et le récupérateur d'eau qui se vide trop rapidement ...
J'aurai vraiment apprécié d'être raccordé au réseau.

Cela semble possible, ex :

http://www.onpeutlefaire.com/forum/topic/15937-combien-jai-payé-mon-terrain



« Modifié: 26 juillet 2018 à 15:49:12 par nox »

26 juillet 2018 à 16:11:24
Réponse #16

Baptistator


Pour le lieu : le terrain n'est pas encore acheté. Ma compagne et moi travaillons et elle ne souhaite pas trop s'éloigner de ses parents donc le secteur est assez limité.

Pour le budget j'ai prévu 15k€ pour l'achat du terrain (frais inclus) et 5k€ pour l'équipement immédiat (graines, outillage, constructions...)
A noter j'ai grâce à mon boulot accès à pas mal d'outillage à prix revendeur (donc beaucoup moins cher que dans le commerce)

Mes priorités sont de rendre le terrain habitable pour moi ma compagne et mes chiens (donc clôture, haie pour la tranquillité ...) puis de réaliser un potager dans le but d'être rapidement autonome au moins en légumes avec tout ce que ça demande (eau...)

Ensuite poules, constructions éventuelles, et au final arrêter de travailler pour vivre du terrain et de diverses autres activités.

Pour l'habitat on va continuer à vivre en camion dans un premier temps et au final si on est pas trop embêté par les voisins on envisagera une cabane ou un habitat léger.

Merci pour les infos pour le potager je vais chercher

27 juillet 2018 à 10:13:56
Réponse #17

Utopie


Alors pour information moi j'ai un potager de 100m2 ce qui est déjà un peu de travail. J'ai fait enterrer une citerne en beton dans le sol. C'est le moyen le plus simple et le plus sain pour avoir de l'eau dans un but de consommation humaine animal ou d'arrosage du potager (c'est pas le top d'arroser avec de l'eau polluée). La citerne fait 20 000 litres et est située sous le potager. J'habite dans le Jura à 700 mètres d'altitude. C'est la deuxième année avec la citerne. J'ai pas fait attention en début d'été me disant que de toute manière j'avais de l'eau à gogo. Ca fait un mois que je suis à sec ! et il est pas pret de pleuvoir d'après ce que j'ai vu.
J'ai donc remis mes oyas. Un bon moyen pour palier le manque d'eau et repris mes seaux. Misère.
Dans maraichage il y a marais...
Il n'y a que les poissons morts qui suivent le courant

27 juillet 2018 à 13:57:26
Réponse #18

Baptistator


Info intéressante utopie.

Quel type de potager à tu (classique, permaculture, paillé ou non...) Et quel type d'arrosage (manuel en plein, goûte à goûte, automatique...)

Pour ta surface et ta pratique qu'elle est la consommation quotidienne en eau (environs)

27 juillet 2018 à 14:01:14
Réponse #19

éternel débutant


Se qu'il faut que tu recherche c'est la composition du sol et plus particulièrement de la roche mère. Une prairie calcaire peut avoir une très bonne réserve en eau et pourtant la profondeur pour faire un puits sera de l'ordre de 40 mètres.
 Petit exemple : Près de chez moi (plaine de champagne) il y a une très forte production de betteraves, une plante qui des besoins en eaux important. Et pourtant personne n'arrose.... L’explication se trouve dans le sous sol qui se compose exclusivement de craie. cette craie ce comporte comme une éponge, elle absorbe l'eau quand il pleut. Quand il fait sec l'eau remonte par capillarité. Se sont des terres qui ne souffre presque jamais de dessèchement. Pourtant les puits des villages ont une profondeur de 40 mètres et le débit est médiocre (je ne le connais pas.)

Sur une partis de la Haute Marne, les sols sont aussi calcaire, la composition de ce calcaire n'est pas la même , il est beaucoup plus dur si bien qu'il n'absorbe pas l'eau, les sol sont très séchant et l'eau est également très profonde.

Dans ces deux cas il est impossible de faire une mare sans une bâche, Et si tu veux pouvoir arroser un potager il va falloir qu'elle soit grande...

En espérant avoir été utile...

27 juillet 2018 à 14:53:36
Réponse #20

Baptistator


En fait pour simplifier le coin ou je fais mes recherches est un peu le bordel niveau pedologie/géologie impossible de donner une nature par avance avant d'avoir vu le terrain.

Mes études en forêt m'on formé au diagnostique stationnel mais c'est parfois dur de le faire sur des terrains entretenus/cultivés.

Ainsi la flore sauvage indique souvent un sol calcaire (ce qui est la dominante dans la région) mais on à parfois la surprise de tomber sur des îlots acides voir franchement acides.

Donc je pense que je choisirais le terrain en fonction du ressenti avant de m'attacher à la nature du sol.
Je pense qu'avec un peu d'astuces et d'adaptation on peut faire de la culture n'importe où

27 juillet 2018 à 15:32:34
Réponse #21

Utopie


Alors je ne suis pas du tout d'accord pour me mettre une étiquette et dire que je fais de la permaculture ou du conventionnel ou autre... en faite je me fou de savoir quelle type de culture je fais et redoute un peu ceux qui ne jurent que par tel ou tel type de fonctionnement... J'essaie de faire ce qui marche pour moi et glane des infos dans la permaculture, le bon bouquin du potager bio de terre vivante, chez la mamie, chez les paysans du coin... Je paille avec du foin car j'en ai beaucoup et p'y c'est génial pour les patates. Je fais une culture mélanger de courgette, courge, cote de bettes, concombre, haricots, patate, oignons, échalotte... Bref la base.
Pas de légume cru à cause de l'échinococose qui sévit sévèrement ici. J'ai déjà le lyme ca me suffit amplement.
J'arrose avec des oyas. Espèce de poterie enterré dans le sol. C'est égyptien comme concept. C'est vraiment très intéressant et permet d'économiser beaucoup d'eau.
Alors en production c'est très variable. L'année dernière je sortais des brouette entière de légumes. Je ne savais plus quoi en faire. J'en ai même laisser au village en libre distribution tellement j'en avais. Cette année c'est à peine si cela comble nos besoins et il fait tellement chaud que c'est en train de tout crever de soif.
Pas de chiffre. Je ne compte pas.
Sinon, j'ai une quinzaine de poules et trois cochons. Je vis en yourte, je fais mon bois de chauffage, mon électricité avec des panneaux solaires, j'ai des toilettes sèches mais je suis loin de l'autosuffisance alimentaire et énergétique. On n'imagine pas tout ce que l'on peut manger et consommer sur une année. On est pire que des doryphores !
Il n'y a que les poissons morts qui suivent le courant

27 juillet 2018 à 16:00:21
Réponse #22

Baptistator


Je te rassure l'idée n'était pas de te cataloguer toi ou ta pratique mais d'avoir une estimation du besoins en eau d'un potager de 100m2 pour baser mes calculs la dessus.

Ta technique des oyas me parais pas mal intéressante tu pourrais m'en dire plus ? Si je comprend bien c'est des poteries enterrées qui diffusent l'eau lentement par capillarité ?

27 juillet 2018 à 16:17:36
Réponse #23

Utopie


T inquiète, j'ai une petite tendance à être contestataire et casse pied.
Regarde le lien ici https://www.oyas-environnement.fr/ C'est assez bien expliqué.
Si j'avais pas été trop prétentieuse sur de mon stock d'eau et que j'aurais fait gaffe dès le début, j'en aurais encore de l'eau. Faut dire qu'ici on commence à être sérieusement en sécheresse cette année. C'est pour cette raison que les chiffres sont impossible. Tu peux faire une moyenne éventuellement mais...
Il n'y a que les poissons morts qui suivent le courant

28 juillet 2018 à 08:11:50
Réponse #24

promeneur4d


Un article récent sur une étude sur 10 ans d'un systeme de milpa (courge, haricot et maïs) en mesurant la productivité. La production de 1 acre (4000 m2) est plus que suffisante pour nourrir une famille de 4 personnes. Et c'est avec une pluviométrie très faible, peu d'intrants.

https://worldagriculturesolutions.com/2018/07/27/maize-polyculture-trial-2007-2016/

"Estimated Carrying Capacity:     A 1-acre polyculture of maize, beans, and squash with hills spaced 4 feet apart feeds 1 family (4 people) for 1 year = 2.05 pounds of corn meal per person per day + 0.3567 pound (5.7 ounces) of dried beans for each person daily + 4.99 pounds of fresh winter squash per person daily.  This is more than sufficient to support a small family, especially if rations are supplemented by hunting and gathering."
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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