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Auteur Sujet: Accident de voiture : les suites  (Lu 1427 fois)

17 janvier 2018 à 23:14:12
Lu 1427 fois

setrus


Bonjour à tous.
Je n’ai pas trouvé de retex similaire sur le site, je me dis que ça pourrait être bien de vous faire profiter de l’expérience que j’ai acqui bien malgré moi lorsque nous avons eu, avec ma femme, un accident de voiture.

L’accident :
On est en bretagne, le 1 février 2015. C’est un dimanche matin, il est 10h. Ma femme et moi allons visiter une salle à une vingtaine de km de chez nous, pour préparer notre mariage. Il fait froid, 1°.
Le souci, la route est blanche. Nous sommes les premiers à passer dessus de la matinée, ma femme roule donc mémère. On approche d’un corps de ferme, et on repère à 3-400 m un paysan qui fait traverser la route à ses vaches. Très bonne visibilité. Pour la jouer cool, ma femme laisse la voiture ralentir tranquillement. Arrivé à 100m, elle va pour revenir en première, la voiture fait une embardée, elle racle comme si l’ABS se mettait à agir, puis elle s’arrête. Ma femme « mais mais, j’ai rien fais ! ». Je regarde derrière, on a une voiture dans le cul. Je la rassure, puis on se check. Douleur pour l’instant légère au cou, mais mon mollet droit a pris un coup (tibia gauche ?)
Lpaysans arrivent, la femme prend les choses en main, elle demande à son mari de finir la traversée, elle vient nous voir, dit à ma femme de rester à l’intérieur. Puis elle  va voir le gars derrière qui était sorti, je remarque qu’il pisse le sang par le nez, elle le fait rentrer. Puis elle appelle les secours.
Trois ambulances de pompier viennent nous chercher, plus les gendarmes. Une équipe prend en charge  le gars, et l’amène à l’hôpital. Une autre s’occupe de ma femme. Puis vient mon tour. Une extraction de bagnole, pour finir sur un brancard, c’est quelque chose de vraiment horrible. Surtout quand on est coté fossé. Un bon pépère de presque 100kg demande quand même 6 pompiers. Je me dis que j’aurais vraiment du sortir tout seul…
On me vise la tête dans une araignée. Puis vient le trajet, une bonne demi-heure, jusqu’à l’hôpital. Là, on sent absolument tout ce sur quoi roule l’ambulance. Les dos d’âne, les ronds-points, les pavés… « Et encore, dans ce véhicule on a un stabilisateur ».

Aux urgences :
Premier arrivé, premier servit : le gus est examiné. Il n’a rien. Mais positif en alcoolémie : encore 1g. Il a arrosé la veille son nouveau taf, qu’il allait commencer. Comme chauffeur routier. […]
Ma femme passe ensuite, elle a déjà eu un accident de bagnole, check up complet. Elle n’a « rien », ITT 7 jours, pas d’arrêt de travail.
Je galère un peu plus. J’arrive dernier, ok. Du coup, j’attends pour une radio, ok. Mais c’est l’heure de la pause déjeuné du radiologue, donc je reste 2h scotché par la tête à mon brancard. Et cette m*rde est dure, au final j’ai super mal au dos. On me laisse juste attendre la, en fait. Puis tout s’enchaine, radio, écho du mollet, « coucou chérie, ta mère arrive ? ».  ITT 10 jours, arrêt 7.
On rentre :
Après quatre heures sur place, on nous lâche. Je sors en fauteuil jusqu’à la voiture de belle maman, puis go pharmacie (minerve, antidouleurs, béquilles), puis maison. Sans elle, on restait à l’hosto et on se faisait ramener le lendemain. On contacte aussi l’assurance.
 La fin d’aprem se passe bien, on reste à trois à la maison, c’est plus prudent. Valait mieux, parce que dès qu’elle se pose dans le canap après avoir mangé un bout, ma femme fait un malaise. Et je fais le même au moment de me coucher.

Suite 1 : la bagnole
Rdv le lundi 14h au garage qui a remorqué les voitures, pour faire le point, constat, etc…
Ma femme, elle, va au boulot, amené par une voisine et collègue. Je vais au garage avec ma belle mère. Déjà, les deux voitures sont mortes. Enfin, la nôtre pas tout à fait, mais on avait une boule de remorquage et le plancher a bougé. Faut compter 5000€ de réparation, la proposition de l’assurance est de 5500€. On peut contester, mais ça va allonger la procédure, et on a payé notre caisse 6000€ un an avant alors bon…
Le constat a par contre très mal commencé. Le gus, un gosse en fait, est la avec sa mère et discute avec la garagiste, ils se connaissent bien. Oui ta voiture est morte / c’est pas grave, j’ai trouvé « ça », c’est plus puissant / a ouais ? quelle couleur ? […]
On échange de franches salutations, et il commence, d’un trait sans reprendre son souffle : la route aurait du être salée les paysans n’ont pas signalé la traversé de leurs vaches vos freins étaient éteints et vous n’aviez pas mis les warning. J’avoue, j’ai un peu perdu mon sang froid. Je l’ai poussé du bout de ma béquille contre la vitre, un regard surement haineux, et je lui ai craché un truc. J’ai ignoré son « bon rétablissement  » final, enfin les deux ou trois.
On a le droit à un véhicule de prêt. Les conditions sont bidon. En clair, on peut prendre ce que l’on veut, budget maximal de 600€. Mais pas plus d’une semaine. Donc je peux prendre le SUV nissan la, pour sept jours, mais pas la panda du leclerc, qui coute trois fois moins mais pour un mois ? Au final, on bidouille avec la loueuse pour ne pas mentionner de délai de location, et on garde le pot de yaourt deux mois.

Suite 2 : les soins, la paperasse
On a quelques visites obligatoires, pour monter le dossier vis-à-vis de l’assurance. Par contre, il nous faut envoyer quatre ou cinq fois les mêmes documents, à un service différent ou une date différente, dans les 6 mois.
Première erreur : on douille assez tard au final, j’ai mis trois semaines à avoir mal au cou, ma femme deux. Mais on n’est pas partis voir notre médecin pour avoir des arrêts. Ma femme va au taf en panda avec une minerve, on apprend après que si elle avait eu un accident, elle aurait été d’office en tords. Je reprends le travail après ma semaine d’arrêt, mon mollet ne me fait plus rien. J’ai plus de minerve, mais je roule 2-3h par jour.
Deuxième erreur : on oublie des trucs. Genre demander une attestation à l’ostéo après nos consultations, j’oublie une partie de mon dossier chez le radiologue. Après trois-quatre mois, on va mieux,  on ne fait plus de suivit chez le médecin.

Suite 3 : le médecin légiste, 6 mois plus tard.
Ouais, dis comme ça, c’est un peu glauque, mais en fait on doit y passer pour valider la fin de notre dossier.
Il fait un examen complet. Mesure la rotation du cou, de la jambe pour moi. Il évalue la douleur, son intensité, sur combien de temps. Quelles en sont les conséquences sur nos vies. Je n’ai pas pu reprendre le sport, le jujitsu et les douleurs de cou… Ma femme a peur en voiture, c’est pire quand il pleut. Mais tout ça, ça demande des justificatifs, un suivi médical, il nous manque des trucs.
A chaque seuil de douleur correspond une indemnisation. On multiplie par la durée. Les incapacités physiques ajoutent un montant.  Psychologique un autre. Je suis déclaré consolidé, j’ai le droit à 4500€. Ok. Ma femme conserve une douleur psycho, elle doit attendre un an le prochain rendez-vous. Elle a le droit à 5000€. Ok. Et ça s’arrête là.

Bilan :
L’accident, c’est traumatique, il faut se faire accompagner directement, raccompagner, entourer. Le choc physique au moment de la relâche est vraiment très violent et soudain.
Il faut un suivi médical sérieux derrière. Parce que les séquelles peuvent mettre du temps à apparaitre. Le choc était mineur, on n’avait franchement pas senti grand-chose sur le coup, pourtant j’ai douillé quatre mois, à partir du deuxième. Et il faut garder des traces de ce suivi. On aurait dû aller le lundi chez le médecin, pour que ma femme ait un arrêt. Je n’aurais pas du reprendre le travail aussi vite, aller plus vite chez l’osteo, directement même.

Merci d'être arrivés jusqu'ici !
On a été relativement bien indemnisés pour la voiture. Mais on avait eu une excellente occasion avec notre bagnole, presque 2000€ de moins que le prix du marché. Du coup, si c’est possible il vaut mieux faire une contre proposition, trouver quelqu’un qui peut la faire si on n’est pas en état. On était coincés, parce qu’on avait qu’une seule voiture, pas les moyens d’en acheter une autre, et que la location d’une semaine c’était trop court.
« Modifié: 19 janvier 2018 à 17:35:00 par setrus »

18 janvier 2018 à 08:00:05
Réponse #1

Merlin-Max


Merci du partage.
Tes conclusions sont claires.
Note pour le dossier prendre un moment pour tout numériser permet de gagner du temps pour en transmettre des copies aux différents interlocuteurs. Avoir une assistance juridique c'est bien aussi pour gérer les frais de contre expertise/avocat.
Je suis surpris que les gendarmes n'aient pas fait un pv qui aurait remplacé le constat étant donné qu'il y a eu des blessés et que les pompiers sont intervenus.
L'âme sûre ruse mal. ;)

19 janvier 2018 à 17:34:04
Réponse #2

setrus


Mea culpa.
Ce n'était pas un constat amiable que l'on était venus faire chez le garagiste, mais remplir les documents de l'expert de l'assurance qui était passé le matin.
On avait juste une partie "conclusion" pour décrire les faits.

La numérisation, c'est la vie. Franchement, il n'y avait rien de plus énervant que de devoir remplir un dossier, encore, encore, y mettre la même chose que dans les autres, encore et encore...

19 janvier 2018 à 21:33:58
Réponse #3

Hurgoz


Yo,

Tu sais, les gens sur ce forum optent pour l'autonomie: jamais ils n'accepteraient de monter sur un plan dur: ils préféreraient se trainer jusqu'à l'hopita...euh...wait: nan, ils se soigneraient par leur propre moyen (parce qu'ils ont aussi un CHU dans le coffre de leur bagnole)  :lol: :lol: ;# ;#

(faites pas la gueule les copains: moi aussi je peux vous taquiner un peu.... ;) )

PAVC

Pour la partie sérieuse: l'immobilisation sur un plan dur en cas de suspicion d'atteinte du rachis est remise en question (ou en tout cas les bénéfices d'un maintien rigide ne respectant pas les morphologies) dans certain pays actuellement. Voir ce qu'il en ressortira :)
(http://la-mine.net/2017/11/18/limmobilisation-en-prehospitalier-il-est-temps-de-tout-changer/)

Tcho

Hugo
« Modifié: 19 janvier 2018 à 22:47:43 par Hurgoz »
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

19 janvier 2018 à 23:30:45
Réponse #4

Tompouss


Être résillient c'est aussi connaître ses limites mon cher Hugo  ;# dans le cas présent je pense que tu as bien fait de suivre les consignes et de ne pas sortir par toi même.

Je compatis à tes difficultés et je comprend aussi ton agacement face au "jeune" des gens inconscient j'en croise des centaines sur la route, quand je remonte les files à moto presque un conducteur sur 5 est sur son smartphone, il y a même des gens qui ont un support smartphone et regardent des videos en conduisant.

Ma marraine, son mari, sa fille et sa mère se sont fait percuter par l'arrière à un feu rouge à 3km de la mairie en venant à mon mariage cet été c'était un jeune sans assurance qui était sur son téléphone qui a même pas eu le temps de freiner. Peu de séquelles pour eux, hormis psychologiques. Beaucoup d'emmerdes avec la voiture aussi.

Détail qui mérite d'être noté quand ils ont été pris en charge toutes leurs affaires, papiers y compris, ont été laissé dans la voiture (qui ne fermait plus), par chance rien n'a été volé le temps que mon frangin aille tout récupérer et ils ont pu faire sans cartes vitales à l'hôpital.
Les bons choix viennent avec l'expérience. Et l'expérience ? De tous les mauvais choix desquels on a survécu  ;#

19 janvier 2018 à 23:41:28
Réponse #5

VieuxMora



........
Détail qui mérite d'être noté quand ils ont été pris en charge toutes leurs affaires, papiers y compris, ont été laissé dans la voiture (qui ne fermait plus), par chance rien n'a été volé le temps que mon frangin aille tout récupérer et ils ont pu faire sans cartes vitales à l'hôpital.

Par principe, je garde sur moi les papiers et cartes importants au plus près du corps. Soit poches de pantalon, ou poche de chemise, veste ou blouson.


19 janvier 2018 à 23:52:35
Réponse #6

Hurgoz


Yo

Être résillient c'est aussi connaître ses limites mon cher Hugo  ;# dans le cas présent je pense que tu as bien fait de suivre les consignes et de ne pas sortir par toi même.

Rah....j'trouvais que c'était une bonne idée moi un CHU....et réaliste surtout ;)

PAVC

Hugo
« Modifié: 20 janvier 2018 à 00:46:31 par Hurgoz »
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

20 janvier 2018 à 09:55:29
Réponse #7

Merlin-Max


L'âme sûre ruse mal. ;)

20 janvier 2018 à 11:21:10
Réponse #8

Hurgoz


Hugo, sérieux...  :lol:

Nan, pas du tout ;#

Note que je suis pour la recherche d'autonomie; je suis simplement contre les extrémismes. Et la meilleurs façon de luter contre c'est la caricature! :)
(surtout qu'il faut, je pense, rester dans le pragmatisme sinon on risque vite de sombrer dans des délires un peu mégalo)
« Modifié: 20 janvier 2018 à 12:32:58 par Hurgoz »
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

20 janvier 2018 à 13:44:29
Réponse #9

fry


Concernant l'article sur l'immobilisation que Hurgoz a cité quelques posts au-dessus (j'en suis l'auteur), les recommandations nationales ont beaucoup plus d'inertie / de lenteur que les avancées de la science (et quand  bien même le monde médical arrive à se convaincre de franchir le pas, les reco secouriste ne bougeant pas, les pratiques continuent encore des années).

Vous risquez d'être mis sur des plans durs encore un bon moment, et malgré vos éventuelles protestations, les secouristes pompiers ou autres n'y pourront rien, tenus par leurs référentiels légaux opposables, leur responsabilité serait engagée en cas de non respect de ces pratiques (qui sont effectivement aberrantes, probablement délétères, et basées sur rien).

Courage aux accidentés actuels et futurs, les contractures ça use.


20 janvier 2018 à 14:00:13
Réponse #10

Chill


Citation de: Hurgoz
l'immobilisation sur un plan dur en cas de suspicion d'atteinte du rachis est remise en question (ou en tout cas les bénéfices d'un maintien rigide ne respectant pas les morphologies) dans certain pays actuellement. Voir ce qu'il en ressortira :)
(http://la-mine.net/2017/11/18/limmobilisation-en-prehospitalier-il-est-temps-de-tout-changer/)


Extraction sur plan dur :


Le plan dur, connu depuis des lustres sous le nom de planche Olivier,
... a eu très longtemps la  dénomination de "plan dur d'extraction".

En l'absence de consensus entre les référents (toubibs or not toubibs...) quant à ses autres domaines d'emploi, beaucoup de formateurs "secours routier" enseignaient et enseignent encore le transfert en MID (coquille) pour le transport. Certes, cela retarde un peu le départ vers l'hôpital ; certes c'est une manipulation supplémentaire. Mais le transfert plan dur => coquille, à 4 + 1 équipiers, hors du "chantier", se réalise facilement avec la méthode du "pont amélioré". Ce n'est, vu du blessé, qu'une lévitation brève et le confort durant le transport est incomparable.

Le relevage et sanglage sur plan dur,
... avec ou sans immobilisateur de tête, est formellement prescrit en "sauvetage déblaiement" pour les brancardages en champs de ruines : on ne va pas risquer la délicate enveloppe d'un MID dans les gravats, verres pilés, et autres perforateurs sournois.  ;#


Je n'ai pas de qualification pour le secours en canyon ou spéléo, mais je suppose qu'il doit en être de même : Mêmes causes, mêmes effets.

Si la position initiale de la victime  permet l'utilisation d'une "cuillère",
... elle sera évidemment utilisée. Mais dans les décombres les victimes sont rarement sagement allongées …

Le relevage par "retournement" sur plan dur "moderne" et le brancard "cuillère" sont arrivés par pragmatisme (sic) avec la généralisation des équipages à 3 et la réticence à engager des "renforts brancardage" dans un contexte de raréfaction des volontaires et de pilotage par le coût des services de secours. Pas forcément dans le seul intérêt de la victime ...

Quant aux colliers cervicaux, il est officiellement enseigné que ce ne sont pas des attelles de tête et qu'ils ne dispensent pas de son maintien, mais qu'ils le facilitent.

Comme quoi les progrès du Progrès sont à différencier de l'effet de mode.

Encore grillé par fry ...  ;)

    Chill.
« Modifié: 22 janvier 2018 à 11:08:48 par Chill »
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

20 janvier 2018 à 14:06:35
Réponse #11

Hurgoz


Yo,

on ne va pas risquer la délicate enveloppe d'un MID dans les gravats, verres pilés, et autres perforateurs sournois.

C'est ce qui est dit dans l'article de Fry: en Norvège ils utilisent le plan dur pour les extractions, et transfèrent ensuite sur un moyen plus respectueux de la morphologie de la victime.

Après, il reste à voir si la pratique Norvégienne est reprise en France, dans quelle mesure, le remaniement des lots s'il y a lieu, etc

Tcho

Hugo
« Modifié: 20 janvier 2018 à 14:16:47 par Hurgoz »
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

20 janvier 2018 à 14:46:12
Réponse #12

Chill


Citation de: fry
Vous risquez d'être mis sur des plans durs encore un bon moment, et malgré vos éventuelles protestations, les secouristes pompiers ou autres n'y pourront rien, tenus par leurs référentiels légaux opposables, leur responsabilité serait engagée en cas de non respect de ces pratiques
Citation de: Hurgoz
il reste à voir ... dans quelle mesure, le remaniement des lots s'il y a lieu, etc

Je viens de faire une rapide recherche (merci Acrobat !) dans les textes réglementaires : tant les GNR, que les SAP ou TOP et autres "recommandations", rien n'oblige à transporter sur le plan dur.
Pour les lésions du bassin, seul le MID est indiqué. Pour les poli-blessés ou les suspicions de fracture du fémur, idem.

 ;D Si il vous reste un zeste de conscience, demandez à être transporté en matelas coquille (avec le plan dur sous le MID, pas dedans !)  ;#

Aucun remaniement des armements n'est nécessaire, juste le bon emploi du bon outil.

    Chill.

Edit : Si le lecteur, par ailleurs acteur d'un dispositif de secours, pouvait informer de la doctrine dans son département ?
  • collectivité d'emploi : ?
  • structure/association : ?
  • immobilisation (pour transport) sur … ?
  • texte de référence : ?
Celui qui veux garder un anonymat strict ici peut me donner l'info via la messagerie, j'anonymiserai  :D
« Modifié: 20 janvier 2018 à 19:24:45 par Chill »
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

20 janvier 2018 à 22:20:41
Réponse #13

Snafu


Bonjour à tous et meilleurs voeux pour cette année 2018,

Je me permets d'apporter mon signal a cette discussion car étant SP il m'est arrivé de réaliser ce type d'intervention à plusieurs reprises.

Donc pour ma part, l'immobilisation d'une victime d'un accident de la route présentant un risque d'un traumatisme au rachis ainsi que de bassin ce fera pratiquement systématiquement avec une attelle cervico-thoracique (ACT anciennement dénommé KED).
Une fois ce dispositif d'immobilisation mis en place avec une collier cervical, l'extraction ce fait à l'aide du plan dur que ce soit en latéral, arrière...
A l'issue de la sortie, la victime est disposé sur le Matelas Immobilisateur à Dépression (MID) qui est soit déjà disposé sur le brancard si les lieux le permettent soit à même le sol. Le plan dur est alors retiré avant la dépressurisation.
Une fois le MID dépressurisé, le brancard dans le VSAV et transport CH/clinique.

L'avantage est qu'avec une ACT et un collier cervical, plus besoin de maintien tête. Car d'après le GNR, un maintien tête n'est plus nécéssaire lorsque deux dispositifs d'immobilisation sont en place.
De plus avec une ACT, la mobilisation de la victime est plus facile pour les secouriste, plus rapide et surtout plus agréable pour la victime et moins douloureuse.

Je n'ai a ma connaissance jamais entendu parlé que l'on pouvait transporté une victime sur un plan dur à l'intérieur d'un MID. Il en perdrait par ailleurs, toute son efficacité.

La méthode que je viens de décrire est largement faisable par un armement VSAV réglementaire (à savoir 3 personnels). Surtout que sur un SR, il y a en plus du personnel issue du FPTSR ou FSR ainsi que des badaud qui peuvent filer la main.

En espérant avoir été utile, je vous souhaite une bonne soirée

SNAFU

21 janvier 2018 à 22:36:01
Réponse #14

guillaume


Je crois que les transports sur plan dur sont rarissimes. Je n'en ai jamais vu perso.

a+

22 janvier 2018 à 07:32:51
Réponse #15

setrus


Citer
Je crois que les transports sur plan dur sont rarissimes. Je n'en ai jamais vu perso.

a+

Ca devait être juste pour moi alors ! xD


Citer
Pour la partie sérieuse: l'immobilisation sur un plan dur en cas de suspicion d'atteinte du rachis est remise en question (ou en tout cas les bénéfices d'un maintien rigide ne respectant pas les morphologies) dans certain pays actuellement. Voir ce qu'il en ressortira

Dans le fond, ce qui m'a emmerdé c'est pas tant l'extraction puis le transport. Ok, la route ce n'était pas le truc le plus agréable, mais au moins l'ambulance était chauffée, et les pompiers étaient cool.
Non, le truc vraiment gavant, c'est d'avoir du rester trois heures posé dans un coin de salle, ligoté à ma planche. La, coté respect de ma morphologie, on a touché le fond. Dès que la radio a été passée, et qu'on m'a sorti de la, c'était orgasmique.

27 janvier 2018 à 15:19:32
Réponse #16

Chill


Rah....j'trouvais que c'était une bonne idée moi un CHU....et réaliste surtout ;)

... tu parles bien du Coussin Hémostatique d'Urgence de l'entreprise Thuasne ? Qu'y a-t-il d'irréaliste à en avoir dans son coffre ou sa boite à gants ?
Si, évidemment, tu pensais à un Centre Hospitalier Universitaire, alors je comprends le ton badin.
Mais Toi, avec tes divers engagements et responsabilités, tu stockes certainement de quoi monter un Centre d'Hebergement d'Urgence dans la boite à gants de ta 2CV ?   ;)

De l'emploi raisonné des abréviations.

    Chill.
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

 


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