Nos Partenaires

Auteur Sujet: [Demande conseils et avis] Sujet concernant les "troubles psychiques"  (Lu 965 fois)

02 décembre 2017 à 19:24:24
Lu 965 fois

Mrod


Bonjour à tous,

Je demande vos conseils et avis avant de me lancer dans la préparation d’un topic sur un sujet pas ou peu abordé ici, pas spécifiquement à ma connaissance. Afin de définir un cadre à ce sujet et sa légitimité.

En premier lieu,
Étant donné la nature du sujet, sa complexité, etc. Je préfère demander l’approbation du Manitou et des modérateurs avant toute chose. A eux de déterminer si l’on peux ou non parler de ça ici. Si on le fait, comment on le fait. Et de juger de la pertinence ou non d’un tel sujet.
Pour ce faire, voici les questions que je me suis posées lorsque j’ai réfléchi à la question.

De quoi on parle ?
Des troubles psychiques, troubles psychiatriques ou troubles mentaux au sens clinique du terme. Les plus communs, à savoir :
- Personnalité Bordeline
- Troubles de l’humeur, bipolaire et monopolaire
- Troubles obsessionnels compulsifs (TOC)
- Schizophrénies (que je préférerai exclure de la discussion car trop spécifiques et bien souvent engendre des troubles psychotiques)
Ils en existent d’autres, troubles du comportement alimentaire (TCA) par exemple. Qui, amha, sont à mettre de coté car trop spécifiques pour faire parti d’une discussion « générale ».

La pertinence ou non de ce sujet ?
Selon différentes sources, 1/4 de la population est concernée. Selon l’OMS les troubles psychiques affecteraient de manière significative, « charge de morbidité », 12,3 % de la population mondiale et 50 % de la population mondiale est amenée à souffrir d'un trouble psychique au cours de son existence. Par déduction, sans chercher à chiffrer là chose, cela concerne directement ou indirectement une grande partie d’entre nous.
Les troubles psychiques ont tendance à engendrer des troubles du comportement qui eux-mêmes débouches fréquemment sur des comportements dit « à risques » et que, par conséquent, ils peuvent engendrer ou aggraver une situation dite de « survie ».

Pourquoi en parler ?
Parce que c’est un sujet qui est rarement abordé, trop peu connu, trop souvent tabou et plein de préjugé. Qu’il est difficile de trouver des informations, surtout des information pratiques. Que peu de gens sont sensibilisé à ce sujet. Que c’est un sujet grave et important. Que beaucoup de personnes souffres de ces troubles sans le savoir. Que dans ce domaine comme d’autres, des conseils simples et de tout petits actes du quotidien peuvent changer la vie.

Le but de la discussion ?
- Sensibilisation
- Information
- Conseils (informations pratiques)
- Prévention des risques

Pourquoi en parler ici, sur VSS, spécifiquement ?
Parce qu’ici, on a une méthode, une rigueur, entre autre choses et qu’on est capable de produire une masse de travail hors du commun. Parce que beaucoup de personnes viennent ici chercher des informations pertinentes et sérieuses et qu'ils peuvent être concernés par ce sujet. Et pour toutes les autres raisons précités et encore beaucoup d’autres non cités.

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

03 décembre 2017 à 00:35:40
Réponse #1

Al Bundy


Bonne initiative,

Perso je n’exclurai pas de pathologies, la schizophrénie (du coté psychotique) c'est 1% de la population (quel que soit les pays), ce sont "eux" qui font peur, c'est par rapport à "eux" qu'il y aurait un gros boulot d'éducation à faire.
Sinon la bipolarité (anciennement psychose maniaco-dépressive) est aussi du coté psychotique (en opposition aux pathologies névrotiques). "L'humain normal" est classé comme normalo-névrosé.

Les schizophrène sont des angoissés +++, des solutions tout à fait abordables pour tous: Notion de contenance: https://www.cairn.info/revue-cahiers-de-psychologie-clinique-2001-2-page-81.htm

Je ne sais pas comment tu souhaiterai organiser la discussion, mais ça m’intéresse   :up:

Être libre consiste dans le fait de tirer du seul exercice de notre vie le sentiment de contentement. N.G.

03 décembre 2017 à 09:22:15
Réponse #2

bloodyfrog


Salut Nico,

Alors... la modération t'a lu, mais peine à te répondre... vraisemblablement par méconnaissance du sujet... ;D

Aux éventuels intervenants sur ce sujet: si vous ne savez pas, n'écrivez pas.
Si vous savez, relisez vous avant de publier.

C'est à mon sens un sujet sensible, car pas facile à "écrire" tant il peut y avoir de pathologies et d'histoires différentes...

Merci aussi de garder un vague lien avec le thème du forum, sinon autant écrire sur doctissimo.fr

Manu. :)

03 décembre 2017 à 09:32:17
Réponse #3

bison solitaire


Peut-être qu'on pourrait garder un lien avec le forum en terme de gestion des relations:

un "contre" (contre n'est pas le bon terme...confronté?) un dans une situation urbaine commune: dans la rue, chez un commerçant, dans les transports...;

un "contre" un groupe avec un individu ayant une pathologie en distinguant quand on est informé et quand on le découvre; et la situation est sans doute différente en tant que "chef de groupe" ou de participant à ce groupe;

et plus généralement, quels sont les signes verbaux ou même corporels qui pourraient nous mettre la puce à l'oreille. Tout récemment une ancienne infirmière psychiatrique me disait qu'il y en avait, mais qu'elle n'avait jamais pris le temps de les formaliser, et que ses réponses en la matière (tactile notamment, mais doux) ne valait que pour elle (1m60, 50 kilos) et ne fonctionnait pas quand ses collègues se servait des mêmes (1m90 - 100 kilos).

03 décembre 2017 à 10:08:13
Réponse #4

Tompouss


Le sujet est sensible mais pertinent et intéressant. Je n'écrirai rien de plus parce que je n'y connais rien. Par contre je vais suivre avec attention.
Sometimes you gotta remember : everyone wasn't raised like you...

03 décembre 2017 à 10:33:33
Réponse #5

Al Bundy


Peut-être qu'on pourrait garder un lien avec le forum en terme de gestion des relations:

un "contre" (contre n'est pas le bon terme...confronté?) un dans une situation urbaine commune: dans la rue, chez un commerçant, dans les transports...;

un "contre" un groupe avec un individu ayant une pathologie en distinguant quand on est informé et quand on le découvre; et la situation est sans doute différente en tant que "chef de groupe" ou de participant à ce groupe;

et plus généralement, quels sont les signes verbaux ou même corporels qui pourraient nous mettre la puce à l'oreille. Tout récemment une ancienne infirmière psychiatrique me disait qu'il y en avait, mais qu'elle n'avait jamais pris le temps de les formaliser, et que ses réponses en la matière (tactile notamment, mais doux) ne valait que pour elle (1m60, 50 kilos) et ne fonctionnait pas quand ses collègues se servait des mêmes (1m90 - 100 kilos).

Le doc en pj les répertorie.
Un point de départ serait de détailler les deux principaux axes (selon moi) quant à la relation à la personne ayant des troubles psy: L'aide/soutien par rapport aux symptômes vécus, et la gestion de l'agressivité réelle ou potentielle. Le fait de reconnaitre des signes peut beaucoup aider dans les deux cas.
Être libre consiste dans le fait de tirer du seul exercice de notre vie le sentiment de contentement. N.G.

03 décembre 2017 à 12:17:18
Réponse #6

Hurgoz


Yo,

De très lié à cela il y a les "souffrances psy" (peur, peine, colère, etc) et leurs expressions.

Et que faire?

(Je reste au format brainstorming mais s'il y a besoin de développer...)

Tcho

Hugo
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

03 décembre 2017 à 13:21:29
Réponse #7

Mrod


Salut à tous et merci pour vos réponses.

Je le redis, j'ai ouvert ce fil pour échanger concernant un "projet", afin de dégager des pistes, axes de réflexions, etc. Dans le but de définir un cadre au "projet". Chacun est libre de s'exprimer, même les néophytes en la matière car, est-il besoin de le rappeler, y'a pas de question idiote !

Al,
T'es le bienvenue, super ton doc sur la notion de contenance. Es-tu praticien?
Je sais pas encore comment organiser tout ça, mais je sais ce que je veux pas. Edit: je crois que je l'ai déjà formulé dans le fond mais pas la forme, cf: "Le but de la discussion?".
Je savais pas que la bipolarité était classé parmi les troubles psychotiques, c'est pas faute d'avoir fait des recherches (étant personnellement concerné). Je ne souhaites pas "exclure" une pathologie, je me suis mal exprimé. Je souhaites, autant que faire ce peux, rester sur une discussion générale concernant les troubles psychiques qui affectent le comportement, éviter de faire du cas par cas sinon je pense qu'on va pas s'en sortir.
T'as bien fait de mettre le doigt sur cette notion d'angoisse, car, si je dis pas de bêtise, c'est un des dénominateurs communs (pour les borderlines je suis pas sur, je connais très mal cette pathologie).

Frog et les modos,
Bin vous allez apprendre !  ;#
Plus sérieusement, si vous avez le moindre doute exprimez-le, n'hésitez pas. Je le redis, le but présentement c'est de définir un cadre: où on va et où on va pas... Si vous pouvez pas aider sur le premier point, vous pouvez certainement sur le second.
Clairement mon but c'est pas de réinventer l'eau tiède. Ici ce n'est ni un forum dédié à la médecine, ni à la psycho, mais on en parle tout de même avec notre propre "cahier des charges". Ce que je veux dire c'est qu'on trouve déjà des infos de ci de là sur le net. Mais trop peu à mon goût pour le grand public, de manière trop disparate et rarement "pratique".
Comme je l'ai déjà dit:
Citer
Le but de la discussion ?
- Sensibilisation
- Information
- Conseils (edit: et informations pratiques)
- Prévention des risques
Chaque point nourrissant le suivant.

C'est à mon sens un sujet sensible, car pas facile à "écrire" tant il peut y avoir de pathologies et d'histoires différentes...

Merci aussi de garder un vague lien avec le thème du forum, sinon autant écrire sur doctissimo.fr
Très justement dit. C'est un sujet délicat, difficile et qui va demander un travail de synthèse énorme pour ne pas faire du cas par cas, le tout en vulgarisant au maximum. J'espère que ce ne sera pas un "vague" lien avec le thème. Le but, c'est justement de ne pas faire ce qu'on pourrait trouver ailleurs. Même si pour les besoins de la cause on ne peux se passer d'une entrée en matière (sensibilisation et information) qui prendra très probablement une allure "clinique" / médicale (j'arrive pas à trouver le mot que je veux).

Bison,
Tu soulèves une piste très intéressante qui me semble une des plus importantes notamment en terme de lien avec la survie. Le contre ou confrontation, le "comment faire face à". Car très souvent quand une personne sait que l'autre souffre de tel ou tel pathologie mentale, cela va modifier son comportement et pas toujours de manière constructive. Et très souvent malgré de bonnes intentions, ils ne savent pas quoi faire, comment faire et s'y prennent mal.

Par contre et j'espère qu'on sera tous d'accord là dessus. Le but de la discussion c'est pas de donner des moyens pour poser un diagnostic. Ça c'est le rôle des professionnels et je peux vous garantir que même eux ont beaucoup de difficulté dans ce domaine.

L'exemple que tu cites est un très bon "cas". Je l'ai moi même constaté lorsque j'étais éduc et on avait abordé le sujet en analyse de la pratique. L'angoisse est un dénominateur commun à ces diverses pathologies. Du fait de son petit gabarit elle représente pour beaucoup une "faible menace" voir aucune et donc ne génère pas ou peu d'angoisse chez l'autre, donc moins d'agressivité. De plus, très souvent ces petits gabarits stimule l'instinct de protection envers autrui, grossomodo: "elle est plus fragile, donc je dois la protéger" (je vulgarise, vous m'en voudrez pas).
C'est un très bon exemple car cela me permet d'amener une notion plus générale et importante ici: "l'attitude"
Car comme on le dit souvent ici concernant la SD, c'est pas une question de gabarit, mais d'attitude. La différence c'est qu'en SD le but et d'induire chez l'autre l'idée que: "j'ai pas peur de toi" alors qu'ici c'est plutôt: "tu n'as pas à avoir peur de moi" qu'on cherche à transmettre. (je vulgarise, encore une fois)

AL, bis,
Merci pour le lexique, ce sera très utile. T'es très fort dans ce domaine (plus que moi en tout cas). Ton aide m'est précieuse et j'apprécie ta précision dans le choix des termes, genre aide/soutien et pas "soin".
T'as tout compris à mon idée, en premier lieu "reconnaître les signes" puis essayer de faire une sorte d'inventaire généraliste de moyens simples pour aider à gérer les symptômes et leurs conséquences, y'a pas que l'agressivité (je le précise pas pour toi, je me doutes que tu le sais). En faisant, si possible, le distinguo entre, d'une part le malade et l'autre, et aussi l'attitude et "l'action/réaction".

Hurgoz,
Je pense que même si on l'inclus pas, ce sera applicable car la grosse difficulté commune à de nombreuses pathologies mentales c'est la gestion émotionnelle.

Encore merci à tous,
Nico




« Modifié: 03 décembre 2017 à 13:39:31 par Mrod »
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

03 décembre 2017 à 13:59:35
Réponse #8

Mrod


Petit HS et précision,

J'ai fait quelques allusions alors autant mettre carte sur table.
Je suis personnellement concerné par le sujet car je souffre de ce type de maladie. Mais si j'amène le sujet ici ce n'est ni pour parler de moi, ni pour m'aider. Même si ça peux m'aider à titre personnel, c'est pas le but.

Le but c'est de sauver des vies. Et dans ce domaine on se débrouille plutôt bien ici.

Je l'ai vécu et je le vis. Comme je disais le but c'est pas de parler de moi, de mon cas particulier, dans cette discussion (je partagerai peut être un jour mon expérience dans un fil dédié) donc je vais me limiter à l'essentiel:

Actuellement et depuis près de deux ans, ma vie c'est plus une Vie mais une Survie. Je commence tout juste à me sortir de cette situation de m*rde et c'est pas gagné.
Et, le plus important, si je suis encore là pour vous faire ce témoignage et tenter d'aider la "communauté" c'est en partie grâce à ce forum et grâce à vous. Cf: ma signature.

Edit: Je suis la preuve vivante que nous tous ensemble on peu apporter une aide significative dans ce domaine. Alors: oui c'est un sujet difficile à aborder et délicat. Mais faut juste se donner les moyens de le faire bien, comme on l'a toujours fait.

La survie c'est un combat. Pour pouvoir se battre efficacement faut, entre autres choses, connaître son ennemi afin de s'armer efficacement, réagir efficacement.

Fin du HS,
Nico
« Modifié: 03 décembre 2017 à 14:22:48 par Mrod »
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

03 décembre 2017 à 18:55:02
Réponse #9

Persil


Merci pour le lien Al Bundy, très intéressant .
Et merci pour le sujet et le hs Mrod.
Perso ça m'intéresse comme démarche, je trouve que c'est une bonne initiative qui peut permettre de démonter certains préjugés et du coup de mieux réagir quand on croise des personnes souffrantes dans nos vies, ou quand on est soi même en souffrance sans se rendre compte forcément que ce n'est pas "normal".
La normalité étant évidemment une notion bien délicate à manier.

Le truc pas évident je trouve c'est comment structurer le fil ...
En tous cas je le lirai avec intérêt et ajouterai mon grain de sel si je pense avoir du signal à apporter ;-)

03 décembre 2017 à 20:34:21
Réponse #10

jjsd


Bonjour à tous,

je me permets d'intervenir, et promis, ensuite je vais me présenter. Ce sujet me touche tout particulièrement, d'abord infirmier en psychiatrie et maintenant responsable d'une structure psychiatrique extra-hospitalière, ce sujet représente mon quotidien.

C'est aussi pour cela que je sais qu'il est complexe à traiter, en toute sincérité, une grande partie de mon travail consiste à parler, parler à ceux qui ont eu le courage de pousser la porte, mais aussi parler aux citoyens de la ville pour dédramatiser la "folie". Malheureusement, elle a mauvaise presse, surtout en ce moment, où les amalgames entre troubles psychiatriques, violence et parfois terrorisme sont fréquents, y compris dans les médias nationaux. 

Par expérience, il n'y a pas "une" maladie psy, avec ses symptômes précis et que l'on traite avec une molécule. Il existe des grandes lignes, mais la discipline psychiatrique est jeune, elle évolue tant dans son approche que dans ses diagnostiques. Avec le même problème de santé, j'ai vu des gens dans des situations extrêmement précaires, et d'autres continuer à travailler et avoir une vie de famille stable. Ce qui fait souvent la différence, c'est l'étayage, les personnes ressources. C'est aussi pour cela que les politiques de santé demandent à ce que les personnes atteintes de pathologies mentales soient avant tout considérées comme des citoyens, et qu'elles puissent participer et profiter des offres sportives, culturelles ou associatives de manière optimale.

Quand on est dans le métier on se rend compte que personne n'est épargné, et que chaque jour, dans les magasins, en ville, dans les transports on croise des "patients". Ils sont parfaitement adaptés, et ne posent pas de soucis, sont souvent d'ailleurs très empathiques et aidant. Pour anecdote, la semaine dernière nous avions une journée porte ouverte, une personne est venue me demander où étaient les fous, alors même que le gâteau qu'elle mangeait avait été préparé en activité pâtisserie, que la caisse et le service était assurés par les usagers. Il y a encore du travail, et c'est aussi pour cela qu'à mon sens, il est nécessaire d'en parler...

08 décembre 2017 à 10:16:51
Réponse #11

Al Bundy


J'étais ambulancier pendant quelques années, donc beaucoup de clinique en rapport aux décompensations de diverses pathologies et gestion de l'hospitalisation à la demande d'un tiers ou hospitalisation d'office (tentative de meurtre, de suicide, avec intervention police etc) et aujourd'hui infirmier donc beaucoup plus de connaissances théorique et techniques (ce qui est paradoxal dans les référentiels de formation).

"...puis essayer de faire une sorte d'inventaire généraliste de moyens simples pour aider à gérer les symptômes et leurs conséquences, y'a pas que l'agressivité (je le précise pas pour toi, je me doutes que tu le sais). En faisant, si possible, le distinguo entre, d'une part le malade et l'autre, et aussi l'attitude et "l'action/réaction"."

Pour faire quelque chose de pertinent, synthétique et sourcé, il faudrait alors qu'on se mette en relation en privé (les personnes intéressées) pour pondre quelque chose qui amènerait ensuite des discussions
Être libre consiste dans le fait de tirer du seul exercice de notre vie le sentiment de contentement. N.G.

08 décembre 2017 à 11:25:55
Réponse #12

Mrod


Je pensais à peu près la même chose. Constituer une sorte de groupe de réflexion au départ pour échanger/partager, ce qui pourrait se faire sur ce fil (en changeant le titre). Je pense par contre que ce serait plus productif en public qu'en privé.
Dans le but, de pondre une première base afin d'alimenter des discussions moins généraliste, étude de cas, etc. Et au final, je l'espère, si c'est réalisable, pondre un article synthétique et généraliste sur le sujet. C'est ambitieux, je le sais et je suis pas capable ni même compétant pour faire ça seul. Même si c'est moi qui amène ce projet, il ne m'appartient pas et je compte sur la communauté pour s'en emparer et ceux qui le souhaitent s'investir pour essayer de faire un truc bien.
J'ai constaté, en faisant des recherches à titre perso, qu'on trouve très peux d'informations sur les sites français (bcp plus sur les sites canadiens francophones) et aussi très peu d'informations pratiques et concrète.
En gros, mon idées c'est d'essayer d'apporter du signal sur d'une part, comment gérer ça au quotidien, et ensuite comment gérer ça en situation de survie, situation merdique, situation dégradée, etc (peu importe l'étiquette). Ce qui je pense abordera principalement la gestion de l'angoisse/anxieté en situation de survie, sujet qui peux concerner tout un chacun.

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

08 décembre 2017 à 13:36:55
Réponse #13

pommeau


Merci pour ce sujet Mrod,

je ne suis pas qualifié pour le dire mais tant pis, je pense qu'on est bien dans le cadre de la jungle urbaine et de la survie. La qualité de ce forum lui évitera de faire un "doctissimo bis"

Si besoin au cours de fil, je peux amener un témoignage d'accompagnant, ma femme souffre depuis plus de 30 ans de bipolarité "importante" (classifée importante parce que suffisamment invalidante pour qu'il soit déterminé plus de 80% de handicap et une carte d'invalidité à la clé) A un certain degré on parle bien de survie.

Au début, j'ai fait pas mal d'erreurs en voulant bien faire. La bonne volonté ne suffit pas, mais on apprend, on s'améliore, et on vit mieux. Il y a des choses à faire.

Donc si je peux apporter  je le ferai. :-[
Homme libre, toujours tu chériras la mer!

08 décembre 2017 à 15:00:15
Réponse #14

Mrod


T'as pas à me remercier, moi je fait que lancer le truc, et participerait à ma mesure.

Va falloir que j'aille sur doctissimo, voir ce qu'il y a concernant ce sujet, même si, je le sait, on abordera la question différemment ici et, je l'espère, même si y'aura forcément des doublons, on apportera un truc en plus.

Merci à toi, de l'accompagner et je n'en doute pas, de l'aider, au quotidien. Et ce malgré les difficultés que cela engendre à titre personnel. Pour moi, et d'autres, le cadre de la relation de couple (et la vie de famille parfois) est la première des "secondes peaux" (au sens psy) qui permet de pallier, en partie, à l'absence de moi-peau qui est à l'origine de ces troubles. Ce qui aide beaucoup à apaiser et "gérer" les troubles.

Évidement que tu pourras nous aider. Je n'envisage pas ce projet sans retours d'expérience des accompagnants, professionnels ou non.

Citer
A un certain degré on parle bien de survie.
Merci pour ce témoignage, avec lequel je suis entièrement d'accord par expérience, et qui me conforte dans le fait qu'on est au bon endroit pour parler de ce sujet là.

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

09 décembre 2017 à 16:58:55
Réponse #15

Utopie


J'ai vécu avec la maladie de Lyme des états psychique plus que douteux et c'est rien de le dire. Malgré le fait que ce soit la nature qui m'est rendu aussi malade, c'est auprès d'elle que j'ai trouvé du soutien et surtout de l’apaisement. J'ai l'impression que dans ce forum beaucoup aime la nature. Qu'est ce que l'on cherche à soigner ou à se prouver en la côtoyant autant ? Avons-nous tous un profil type commun ?

Aussi, je voudrais dire que l'on ne parle pas assez de l'influence des virus et des bactéries sur le mental et pourtant quand on connait la maladie des chats, la rage on sait maintenant qu'il y a un vrai impacte entre pathogène et cerveaux et que cela peut modifier grandement notre comportement mais aussi une grosse fièvre... ou un coup de froid... ou un trauma crânien... La maladie psychique est un raccourci pour dire que la personne n'est pas conforme a notre standard mais est-ce vraiment un problème ? Les sociétés de fourrageurs les classaient comme chamane et du coup ces personnes trouvaient un statut social, une raison d'être et une fonction à leur états.
Courage fuyons, réfléchissons après...

09 décembre 2017 à 19:16:52
Réponse #16

Al Bundy


J'ai vécu avec la maladie de Lyme des états psychique plus que douteux et c'est rien de le dire. Malgré le fait que ce soit la nature qui m'est rendu aussi malade, c'est auprès d'elle que j'ai trouvé du soutien et surtout de l’apaisement. J'ai l'impression que dans ce forum beaucoup aime la nature. Qu'est ce que l'on cherche à soigner ou à se prouver en la côtoyant autant ? Avons-nous tous un profil type commun ?

Aussi, je voudrais dire que l'on ne parle pas assez de l'influence des virus et des bactéries sur le mental et pourtant quand on connait la maladie des chats, la rage on sait maintenant qu'il y a un vrai impacte entre pathogène et cerveaux et que cela peut modifier grandement notre comportement mais aussi une grosse fièvre... ou un coup de froid... ou un trauma crânien... La maladie psychique est un raccourci pour dire que la personne n'est pas conforme a notre standard mais est-ce vraiment un problème ? Les sociétés de fourrageurs les classaient comme chamane et du coup ces personnes trouvaient un statut social, une raison d'être et une fonction à leur états.

C'est pour ça que dans certains travaux théoriques on doit décider d'un champ disciplinaire. Les mélanger apporte confusion et confrontations. Je ne dis pas que tu as tort sur les faits, mais qu'une vision sociologique ne correspond pas tout à fait à la proposition de développement d'Mrod.
Concernant ton expérience avec Lyme, c'est très intéressant et il y aura bien entendu à évoquer cela (avec toi?!)
Être libre consiste dans le fait de tirer du seul exercice de notre vie le sentiment de contentement. N.G.

12 décembre 2017 à 08:29:09
Réponse #17

Utopie


oui je me disperse et c'est un peu mon problème. Désolée.
Courage fuyons, réfléchissons après...

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité