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Auteur Sujet: sécurité, éducation et prévention - partie 1  (Lu 521 fois)

09 août 2017 à 13:23:36
Lu 521 fois

Kimie


Bonjour à tous,

J'ouvre ce sujet suite à la lecture d'un fil de discussion que je n'arrive pas à retrouver (désolée).
Une scène y est décrite : à un restau trois adolescentes - "treize ans" estime la personne qui la raconte, minaudent devant ses fils - des mecs d'une trentaine d'années qui sont franchement gênés de la situation et "mettent le nez dans leur assiette" selon l'expression.
Le membre du forum désapprouve tout en trouvant ça "mignon".

Là, c'est le code orange qui résonne dans ma tête.
Si ses fils avaient été des ados, moi aussi j'aurai trouvé ça touchant.
Mais, au-delà de la situation - merci au passage de l'avoir raconté, c'est l'occasion de réfléchir à un enjeu plus grand :
Que transmettons-nous qui puisse faire prévention sans faire tomber les enfants, les adolescents dans la peur de l'autre ?

Angle de vue n°1 : où sont les repères ?
  • place et rôle de l'adulte
Les adolescent/es découvrent la relation à l'autre, la vie amoureuse.
Qu'ils construisent leurs expériences avec les jeunes de leur âge, ça fait partie de la vie ; la manière dont ils construisent ces expériences qui à ce moment charnière et cruciale de la vie construisent la personne-même, mériterait une bibliothèque entière, voire plusieurs.
Mais qu'ils aillent se coltiner à des adultes (ici, les mecs ont 30 ans, et c'est très sain qu'ils aient été gênés) cela dit que ces ados n'ont pas appris qu'il y a une différence de génération et que cette différence réside, dans une société où les valeurs sont du côté de la vie et de son développement, dans le fait suivant : les adultes ont pour responsabilité et le devoir de protéger les personnes qui du fait de leur jeune âge (inexpériences) ou de leur situation de santé (handicaps, déficience mentale, etc) sont en situation de vulnérabilité.
Je vous laisse consulter le Code civil pour un rappel aux droits et aux devoirs des adultes, dont les parents, vis-à-vis des enfants... Il peut servir de base pour une discussion avec l'enfant, aussi !
Prévenir les situations à risque, c'est dans la relation à l'enfant, l'accompagner à la découverte de ce qui est la place et le rôle respectif de chacun pour qu'il puisse clairement la trouver et faire en fonction.
Exemple concret : un homme accoste un enfant/un, une ado de moins de 15 ans (la loi fait le distinguo et pas sans raison) pour "l'aider à retrouver son chien". Si l'enfant est prévenu que ce sont les adultes qui protègent et aident les enfants et pas l'inverse (et je ne suis pas en train de parler de l'aide à faire la vaisselle au sein de la famille, bien entendu...) c'est constructif pour lui. Lui dire que dans une telle situation, son rôle se résume à appeler un adulte qui lui aidera ce passant et son chien, c'est lui permettre d'assurer sa sécurité de façon autonome sans lui inculquer la peur de l'autre : après tout, peut-être que c'est vrai qu'il y a un chien... Au passage, il aura été d'une aide à cet adulte, mais de manière adaptée à la préservation de son intégrité. Devenu adulte, il pourrait ainsi dire qu'il est "gentil/altruiste/sociable /etc mais pas cxxillon"  :D
Autonome : parce qu'en connaissant ce rôle et cette place, il pour trouver le repère central, fondamental pour avoir du répondant devant des cas en nombre infinis : le gars et son chien, la nana (eh oui, dans les affaires criminelles, il y a parfois des complices femmes) qui a besoin qu'on l'aide à ranger ses courses dans la fourgonnette, celui qui a un pneu crevé, celui qui veut l'heure, qui cherche son chemain etc, etc.

Là, ma réflexion est centrée sur des cas d'inconnus. Statistiquement, c'est bien connu par les personnes intéressées, les agressions sexuelles et autres proviennent massivement de l'entourage, famille, voisins, personnes en responsabilité professionnelle (enseignants, curés, etc). Donc voici un second repère :

  • les lois humaines fondamentales
Apprendre à l'enfant que dans sa relation aux autres, c'est lui qui est le seul maître de son corps. Qu'une relation saine et mutuellement respectueuse de soi et de l'autre se base sur le consentement ; l'autre, de son âge ou adulte n'a pas droit et donc pouvoir sur son corps.
Quand il s'agit de la relation avec l'adulte, celui-ci a le devoir de le protéger et donc même si l'enfant croit qu'il est librement consentant, cet adulte n'a pas à profiter de cet état d'esprit.
Malheureusement, certains adultes ont été des enfants dont on n'a pas respecté l'intégrité du corps et de l'esprit. Si certains s'en sortent grâce à des rencontres bénéfiques qui les ramènent du côté de la vie, d'autres sont restés en rade, voire prennent du plaisir à reproduire ce qu'ils ont vécu : violence, abus sexuel, sadisme, emprise, etc.
Les lois de l'interdit de l'inceste et du meurtre et leurs dérivés sont importantes à transmettre et cela se fait mieux à travers la parole et les attitudes qui montrent qu'elles les respectent.
Mieux que quoi ?... que les paroles qui sont de l'ordre de "fait ce que je te dis et pas ce que je (te) fais", n'est-ce pas ?
Exemple : j'ai vu des parents pour qui les civilités sont très importantes - c'est vrai que c'est important car cela organise la relation en société en facilitant les relations et qu'il vaut mieux des choix éducatifs discutables que pas d'éducation du tout; cela dépend de la manière dont on les transmets. Ce qui est dommage, c'est lorsqu'ils imposent à leur enfant d'embrasser grand-mamy, papy, la nounou, la voisine, etc. pour dire bonjour alors que manifestement, celui-ci n'en n'est pas heureux.
Ce qui est essentiel c'est que l'enfant puisse savoir qu'il a droit d'avoir son humeur : il est fâché/méfiant/réservé vis-à-vis de la personne, temporairement ou définitivement (pour X raisons, dont la peur liée à des évènements graves) et qu'il peut choisir.
L'aider à découvrir le sens de cet humeur c'est l'aider à développer son sentiment de sécurité intérieure.
Le bon compromis, n'est-ce pas une poignée de main ou un simple hochement de la tête ? Respecter là où en est l'enfant ce jour-là tout en l'inscrivant dans le circuit social.

Les grandes discussions en famille ou en tête-à-tête ont leur part importante, mais c'est par les attitudes des adultes chères à l'enfant que se transmet profondément le respect de soi, première brique de la route qui mène à la protection de soi par soi-même, en étant moins dépendant d'un autre.

A suivre... 
« Modifié: 09 août 2017 à 13:40:11 par Kimie »

21 août 2017 à 14:44:43
Réponse #1

Le-Jerome


Salut Kimie,

J'ai bien aimé ton post, je le trouve assez riche en informations et en réflexions, je souhaiterais donc participer.
Je crois qu'il y a un mot qui résume à peu près le problématique complexe que tu évoques : éducation.

Pour le cas des 3 gamines qui minaudent, cela me fait réfléchir à plusieurs choses :
- d'abord, ce qui aurait été considéré comme anodin voire comique (et devrait se solder par une remise en place en bon et due forme) en France dans les années 80 (donc il n'y a finalement pas SI longtemps), comme précisément ce genre de situation, ne passerait plus aujourd'hui, pourquoi ? parce qu'aujourd'hui, celui qui se piquerait à rentrer un peu trop dans le jeu des gamines risquerait fortement de se voir assigner suite à une plainte pour harcèlement (c'est arrivé à une connaissance professionnelle, un gars bien mais un peu déconneur et pas méfiant, suite à un "jeu" de sms etc... entre lui et une gamine mineure, et ça finit en plainte).
Et c'est là qu'est d'abord et surtout la cause de cette gêne des trentenaires, outre le côté mal venu du comportement.

C'est le paradoxe de notre société moderne : d'un côté on judiciarise plus ou moins tout et n'importe quoi (par peur, facilité, cupidité...) de l'autre on se réclame de la liberté des mœurs et d'une certaine transgression (courant de pensée remontant aux années fin 60-début 70). Le fond et les causes profondes sont pour moi éminemment de l'ordre de ce qu'il n'est pas autorisé de discuter sur le forum (politique et religieux), je me comprend.

Ensuite les filles de 13 ans (ou 14, ou 16) sont à un âge où elles sont bombardées d'images (TV, pub, ciné, musique) de modèles provoquant et où par ailleurs elles cherchent les limites, se testent, se lancent des défis et parfois justement "transgressent" plus ou moins certains tabous (la barrière de l'âge par exemple).
Un gamine de 15 ans trouvera par exemple classe de s'habiller comme sa chanteuse de variété préférée (qui elle s'habille ainsi pour vendre son image)- la recherche d'un modèle auquel s'identifier -, ou pour faire comme les copines (le côté grégaire de cette période de la vie), alors que la tenue sera indécente et inappropriée en de nombreuses circonstances, et portera dangereusement à confusion.
Patrick avait d'ailleurs posté un fil "tenues de nos gamines" à ce sujet.
L’hyper-sexualisation d'un public très jeune est aussi une réalité.

Au delà du côté transgressif de ce genre d'attitude, cela peut aussi s'expliquer par le manque d'éducation, la grossièreté, ou encore l'innocence extrême, parfois l'absence de barrière morale ou encore la malice et le vice (se lancer le défis de mettre quelqu'un dans l'embarras, voire provoquer des "clash"), ne nous leurrons pas. :closedeyes:
 
Se revendiquer "propriétaire de son corps" c'est bien, mais cela implique aussi le côté "je fais ce que je veux avec, sans tenir compte des convenances et des risques".

"On est le gardien de son corps et de sa santé mentale."

L'alcool et la banalisation de l'ivresse (mode du binge drinking), ainsi que celle des produits illicites n'arrangent pas les choses.

Cela m'évoque aussi ce que F Dolto appelait "incestuel", qui n'est pas la transgression de l'inceste, mais appartient à la même nébuleuse, toutefois de gravité moindre (et de plus grande banalité).
Par exemple, l'exemple cité dans le texte était celui d'une mère de 40 ans et de sa fille de 20 ans qui sortaient en discothèque pour courir les hommes, quelquefois le même homme et se le partager le même soir...
Ou même des gens qui regarderont un film X en famille...
Cela veut dire en fait un floutage et une porosité des barrières générationnelles, familiales et sociales (chose que j'avais aussi constaté dans mon travail avec des lycéens, qui perdent plus ou moins cette notion : tutoiement du prof, sujets intimes abordés nonchalamment envers les éducateurs qui tolèrent cette attitude).
C'est je crois la rencontre entre une idéologie "libérée" qui traverse les mentalités depuis 30 ans, et paradoxalement une société de plus en plus procédurière et normative, qui ne font pas bon ménage.

Je crois qu'il faut expliquer les choses telles qu'elles sont au enfants et ados, en allant au fond du problème, en général (pas pas toujours) cela fonctionne.

L'impulsivité, l'imprudence (et parfois l'arrogance et la grossièreté) qui caractérisent certains ados ne fait pas bon ménage avec les règles élémentaires de sécu perso, en clair on ne répond pas "va te faire enc..." (typique des soirées qui finissent en fait divers, ou au moins en très grosse frayeur) à un type qui demande une clope à minuit (même si il est "moche et con") quand on rentre d'une soirée habillée en mini jupe...et on ne surenchérit pas...

Plus généralement :

J'ai une personne proche qui n'a pas su, ou pu, éduquer ses gamins en leur donnant une compréhension et une autonomie, pour cette personne tout se résume en cas de problème (réel ou anticipé) à "combien coûte la solution ?"

Insécurité au collège ? --> combien coûte le collège privé ?
Tags sur mon mur ? --> combien coûte un lotissement avec barrière et gardien ?
Attentat ? --> combien coûte la meilleure arme à porter sur soi ?

Cette approche mécaniste et simpliste (mais au combien fréquente) n'induit pas une prise d'autonomie par les enfants, surtout dans un contexte économique où l'argent ne tombe pas facilement.
Je crois que cela veut surtout dire s'occuper des enfants, et peu de gens finalement après leur journée de travail veulent encore consentir à parler avec les gamins.

Pour en revenir à l'auteur du message sur les gamines de 13 ans, le simple fait que ses fils aient 30 ans implique que la personne doit avoir au moins entre 50 et 60 ans, donc un certains recul (mais toutefois cela "mignon").

Il est difficile je pense de trouver le juste milieu entre la surprotection et le laisser aller, tout dépend du contexte (ou habite t'on ?) de l'époque, de la personnalité même du gamin bref, c'est du cas par cas aussi.

Je crois que c'est d'abord la mentalité et même les non dits des parents qui transparaissent sur les enfants : habitudes, vision du monde, anxiété, et que ceux là doivent d'abord souvent faire un travail sur eux même (ce qui est rarement fait je pense).

Après, ben faut éduquer parfois à contre courant de l'air du temps...

Des habitudes et des principes doivent être expliqués, non comme un ensemble de règles mais comme des principes pour vivre plus longtemps et en bonne santé.

Lorsque je parle avec des ados je prend souvent l'exemple suivant :
Imaginons une fille de 18 ans (pas de voiture) qui est invitée en ville pour une soirée dans le studio d'une copine (étudiante) dans un autre coin de la ville, la soirée se termine vers 2h du matin...

- Est ce raisonnable de rentrer à pied, à 2 grammes, en traversant le parc pour gagner du temps le tout en jupe et talons ?
- Est ce un peu mieux de se changer avant (affaires dans un sac) en appliquant un minimum de précautions (méfiance, contournement éventuel d'un lieu à risque, attitude non verbale) ?
- Est ce encore mieux d'appliquer les principes juste avant et de rentrer plus vite ? (Vélo)
- Faire appel à un taxi ? (exceptionnellement)
- s'arranger chez la copine avec un matelas auto gonflant et une couverture, pour rentrer le lendemain matin ?

Cela peut être l'objet d'une discussion passionnante entre parents/éducateurs et enfants. Leurs expliquer en quoi cela les rend justement autonomes.
La plupart des gamins trop imprudents, avec des mauvaises habitudes, des mauvaises manières etc, avaient des parents soit qui leur ressemblaient (vivant au pays de oui-oui) soit plus rarement trop rigides mais en même temps ignorants des dangers et risques.

Encore faut il que cela soit possible.

 
« Modifié: 21 août 2017 à 15:01:46 par Le-Jerome »
un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

22 août 2017 à 10:40:26
Réponse #2

Kimie




Salut Le-Jérôme

je suis bien contente de discuter de ce sujet.
Ta réflexion est dense alors je ne pourrais pas aborder tous les points qu'il soulève en un seul jour.


Pour le cas des 3 gamines qui minaudent, cela me fait réfléchir à plusieurs choses :
- d'abord, ce qui aurait été considéré comme anodin voire comique (et devrait se solder par une remise en place en bon et due forme) en France dans les années 80 (donc il n'y a finalement pas SI longtemps), comme précisément ce genre de situation, ne passerait plus aujourd'hui, pourquoi ? parce qu'aujourd'hui, celui qui se piquerait à rentrer un peu trop dans le jeu des gamines risquerait fortement de se voir assigner suite à une plainte pour harcèlement (c'est arrivé à une connaissance professionnelle, un gars bien mais un peu déconneur et pas méfiant, suite à un "jeu" de sms etc... entre lui et une gamine mineure, et ça finit en plainte).

la mésaventure de ta connaissance est arrivée à plus d'un.
Dans le milieu éducatif, je rencontre régulièrement des professionnels qui ont du mal à trouver une position juste parce que les relations qui s'établissent entre les jeunes et eux sont tellement impliquantes émotionnellement - et les enjeux affectifs si nombreux - que chacun (jeunes et pro) peut déborder et être débordé, un jour.
Quand les professionnels peuvent en discuter et s'interroger sur ce qui s'est passé, c'est vraiment profitable à leur pratique, et je les trouve courageux et honorables d'y faire face.
Toute position d'autorité - c'est à dire qui donne à la personne A un statut de responsable vis-à-vis de B - est bien souvent difficile à tenir. Dans l'éducation, cette position suppose qu'on pose des limites, qu'on dise "non" à un moment où à un autre et que l'on entre en conflit.
"on n'est pas les gendarmes" ou "on n'est pas cool", "je ne suis pas ton pote mais ton responsable" etc.
Pourtant, pour les jeunes à qui ça ne fait pas plaisir d'entendre ça, trouvent pourtant dans ces limites quelque chose de constructifs.


Et c'est là qu'est d'abord et surtout la cause de cette gêne des trentenaires, outre le côté mal venu du comportement.
Je ne sais pas. c'est possible parce qu'effectivement les médias et les séries TV US, rapportent souvent des cas de judiciarisation de situations conflictuels.
Pour ce qui est des trentenaires en question, on peut faire aussi pleins d'autres hypothèses, autant que notre imagination le peux.
Ce qui me questionne - c'est mon observation sans reproche - c'est que les gars n'ont pas pu en dire quelque chose de leur gêne, rappeler eux-même qu'ils pourraient être leurs grands frères et qu'elles pourraient s'intéresser aux gamins de leur âge...


L’hyper-sexualisation d'un public très jeune est aussi une réalité.

En effet, et c'est pour cela que j'ai axé ma réflexion sur les repères.
Que les jeunes soient dans ce questionnement autour de la sexualité, de ce qui est permis et pas permis est un passage de la vie. Qu'ils ne rencontrent pas ou peu de limites de la part de leurs proches qui peuvent aussi valoriser certains comportements et valeurs (voir les "mini-miss") montrent que certains adultes tirent plaisir de la chose...
Les enfants ne sont pas des grands innocents comme certains aiment à croire, parce que la jouissance existe (à faire mal, à détruire...). L'éducation civilise les pulsions.
A noter à propos des provocations: si l'on provoque, c'est bien qu'on cherche quelque chose et qu'on attend une réponse... Que la réponse soit compatissante mais solide dans ce qu'elle défend des lois humaines, c'est bon pour la vie, ça.


 
Se revendiquer "propriétaire de son corps" c'est bien, mais cela implique aussi le côté "je fais ce que je veux avec, sans tenir compte des convenances et des risques".

"On est le gardien de son corps et de sa santé mentale."

"Gardien", + 1000 ! j'ai été un peu trop rapide dans mon expression "maître de son corps"

A suivre  :)


 


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