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Auteur Sujet: La jeunesse...  (Lu 4282 fois)

18 décembre 2017 à 16:23:10
Réponse #25

jeanmi


C'est un peu "facile" de pointer le "négatif" chez les jeunes...
Ne faudrait-il pas plutôt se remettre en question (nous les +de 40 ans) ?
Ne faudrait-il pas plutôt chercher à comprendre pourquoi notre génération et celle d'avant à laisser le monde occidental devenir ce qu'il est ? (monsanto, lobbying, pseudo écolo,...)

Le reportage d'Arte (excellent) Demain tous crétin, explique bien l"ampleur du désastre à venir et certaines causes.

Je suis en contact quotidien avec des jeunes (de part mon activité pro) et en effet il y a des dérives graves dans l'éducation (à la maison et à l'école), mais je pense également que rien n'est perdu, et que comme souvent, c'est une minorité qui agit et qui ne baisse pas les bras qui peux faire bouger les lignes.

C'est donc la responsabilité de tout à chacun de co-éduquer, de résister au mirage du consumérisme, d'être des exemple pour notre jeunesse, de faire "sa"part.

Même si sur le moment on a l'impression que d'organiser une rando découverte, un mini camp nature, un atelier bois, un grand jeu en forêt,...
c'est "futile" et ça sert à rien, parfois quelques années après, on croise un jeune et il nous aborde :
je me souvient de toi, tu nous as appris a faire un feu et que la nature c'est cool...et que il faut réfléchir avant de faire....
ben ça, ça rebooste et donne envie de continuer....

Désolé, c'est parti un peu dans tous les sens,
mais vraiment, la jeunesse ne se fait pas toute seule....
A méditer.
(il faut tout un village pour élever un enfant) et ça c'est de moins en moins facile à faire comprendre.... 

18 décembre 2017 à 16:59:02
Réponse #26

Persil


+1
Il ne faut pas s'attendre à ce que les graines semées portent leurs fruits tout de suite ...
Montrer l'exemple et cadrer c'est bien le rôle des éducateurs, quand on voit le degré d'addictions multiples de la plus grande majorité des adultes, je trouve ça injuste de reprocher aux jeunes d'avoir le même genre de comportement.
Perso, j'essaye de tenir ma ligne et de semer des graines autour de moi. Quand je vois mon parcours je pense qu'on ne peut jamais savoir à quel moment elles germeront ni la forme qu'elles prendront ! ;-)
Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'effet dans le visible tout de suite que ça ne sert à rien !
"Faire de son mieux et lâcher prise "  :-)
ET pour tout dire je préfère bien souvent la compagnie des jeunes que celle de leurs parents ...

18 décembre 2017 à 17:16:42
Réponse #27

Merlin06


C'est un peu "facile" de pointer le "négatif" chez les jeunes...
Ne faudrait-il pas plutôt se remettre en question (nous les +de 40 ans) ?
Ne faudrait-il pas plutôt chercher à comprendre pourquoi notre génération et celle d'avant à laisser le monde occidental devenir ce qu'il est ? (monsanto, lobbying, pseudo écolo,...)

La génération des boomers a laissée le monde occidental devenir ce qu'il est pour satisfaire ses envies égoïstes, elle se bat griffes et ongles pour conserver un mode de vie intenable sur le long terme, avec les conséquences que l'on connaît.
Les Xers on ramassé les restes. Les Yers ont pris une grosse claque et refusent les règles du jeu(en se voilant la face ou en réagissant de manière "extrême").
Les études de Strauss et Howe, même si lacunaires et USAcentrées, ont l'avantage de proposer une analyse simple de l'évolution des sociétés.
https://en.wikipedia.org/wiki/Strauss%E2%80%93Howe_generational_theory
« Modifié: 18 décembre 2017 à 19:40:59 par Merlin-Max »
L'âme sûre ruse mal. ;)

20 décembre 2017 à 17:36:28
Réponse #28

jeanmi


Histoire d'apporter un peu de signal au post :

ce qui marche bien avec les "jeunes" pour les amener "en douceur" à apprécier les sorties dans la verte, c'est par exemple le géocaching (en plus ça permet d'utiliser leur smartphone...) on rajoute une petite couche de : si jamais on se coupe en faisant casse croute ou fait quoi ? Si Kévin tombe dans les pommes c'est quoi les bons réflexes ? Tu dis quoi au monsieur du 18 ? ben on aborde les gestes de premier secours...
On peut également : tu connais cet arbre ? tient si tu te fais piquer par des orties, tu utilises cette plante et cela soulage direct (botanique).

Puis plus tard : ça vous dirait un bivouac pour réaliser un circuit avec plusieurs geocaches ?
(par chez moi : Vosges du nord, il y a vraiment beaucoup de circuits sympas avec des géocaches)

Bref, au fond, c'est souvent nous (adultes) qui nous mettons des freins...

20 décembre 2017 à 17:54:18
Réponse #29

Draven


Juste pour dire :

Pour les 11ans de mon beau-fils il voulait un sac de couchage pour me suivre plus souvent en rando ( parce que j'en avais marre de faire le sherpa en prenant plein de matos pour lui en back-up ), donc il a eu un Def 4 pour son anniv ( et une boussole ), ensuite je lui ai refilé un sac a dos et la pour ses 13ans on lui a payé un matelas Exped et je lui ai offert un couteau suisse pour remplacer son opinel bout rond...

Comme quoi, y'a pas d'age :p

( pour noël, il va avoir un tarp, un hamac et je vais lui constituer un kit feu, une trousse de secours, etc... ).
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

13 janvier 2018 à 22:40:47
Réponse #30

Dav


HS on, super film et intro qui tue, Idiocracy: https://www.youtube.com/watch?v=4ltVtbPp1wo ;)

Pas si HS que ça... au contraire je trouve...

J'ajouterais ceci:

« Die Antiquiertheit des Menschen » (L’obsolescence de l’homme) Günther Anders qu'il publie en 1956, écrit à la page 122 ceci :

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste.

Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif.

On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur (qu’il faudra entretenir) sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

Günther Anders dans son livre : « Die Antiquiertheit des Menschen » 1956 - P.12

A bon entendeur...  :closedeyes:
Il vaut mieux être un guerrier au milieu d'un jardin, qu'un jardinier au milieu d'une guerre...

15 janvier 2018 à 03:34:02
Réponse #31

Mrod


Salut,

Les questionnements, constats et réflexions que vous avez sont justes et très importants. Dans le secteur de l'animation nature, éducation à l'environnement, etc, se sont des questions que les professionnels se posent depuis un moment déjà. Un collectif a même était crée pour cela y'a quelques années, le résultat de leur travaux à donné un livre qui est tout simplement une bible dans ce domaine, c'est destiné aux professionnels à la base donc y'a des choses pas forcément utiles à tous (genre législation sur l'encadrement de groupe). Mais ça vaut le coup de l'acheter si ce sujet vous intéresse et que vous souhaitez, comme nous: Permettre, faciliter et encourager les sorties et bivouacs de groupes dans la nature, le ”vivre dehors”.

Il s’appelle "Sortir avec un groupe dans la nature" aux Éditions Ecologistes de l'Euzière (une asso géniale).

Vous pouvez l'acheter sur le site des écolos directement, pour seulement 15€ LIEN du tome 1

Le premier tome se suffit à lui même, très franchement. Le second va "plus loin, plus longtemps, autrement", il est génial aussi, complémentaire mais pas indispensable. LIEN du tome 2

Je vous colle le descriptif du tome 1 qui explique plus en détail comment, par qui et pourquoi il a été écrit:
Ce projet est issu des rencontres “Éduquer dans la nature, une pratique en danger !” organisées par le groupe “Sortir !“, animé par le réseau École et Nature.
Partant du constat que les groupes, les formations d’animateurs, les classes, sortent moins qu’avant ; l’idée est de concevoir un document simple, concret et attractif qui apporte des trucs, astuces, ressources et conseils techniques, afin de faciliter et de favoriser le retour au terrain des groupes (tous publics) et de leurs animateurs.

Le contact direct avec la nature est source de plaisir, de découvertes et d’apprentissages irremplaçables.
Manque de formation, d’expérience, peur de mal faire, crainte des risques et méconnaissance du cadre réglementaire sont les principaux freins à cette pratique.
Animateurs, enseignants, moniteurs des sports de nature, formateurs, éducateurs ou directeurs d’Accueil Collectifs de Mineurs, ce livre concret et pratique vous guidera de la préparation à la réalisation de votre sortie à la journée, votre bivouac ou votre mini-camp.
Fruit d’années d’expériences de séjours en nature, il est l’oeuvre collective d’animateurs et de formateurs en éducation à l’environnement, qui militent pour que les sorties dans la nature aient la place qu’elles méritent dans l’éducation et l’épanouissement des enfants… et des adultes !
L’aventure continue, bonnes découvertes.

Descriptif tome 2
Sortir dans la nature est un enjeu de santé public, dont prennent conscience nombreux parents et professionnels.
Un guide pratique avec des astuces concrètes pour organiser des séjours, de camps fixes ou itinérants en mer ou montagne, à pied, à vélo, à cheval...
Des récits d’expériences d’animatrices et animateurs passionnés qui partagent leurs apprentissages et compétences afin de rendre possible le plus grand nombre de projets. Écrit par un groupe d’animateurs professionnels et expérimentés, passionnés de sorties en pleine nature.

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

15 janvier 2018 à 09:25:43
Réponse #32

Dav


Salut Nico,

C'est une très bonne approche, je vais regarder les références que tu cites, j'en suis friand pour constituer un petit patrimoine culturel pour ma fille.

Qu'en advient-il fasse au raz-de-marée crétinisant décrit dans le texte que j'ai pu partager avec vous? (Qui n'est que le reflet du film "Idiocracy" cité un peu plus en amont..., juste écrit 60 ans à l'avance...  :glare: )

J'ai besoin que quelqu'un me redonne espoir là...
Il vaut mieux être un guerrier au milieu d'un jardin, qu'un jardinier au milieu d'une guerre...

15 janvier 2018 à 13:21:57
Réponse #33

Ascanio


Il me vient une idée : encourager ces enfants à se demander ce qui leur arriverait en cas d'EMC, comme celui auquel nous avons échappé en 2012, pour rappel : plus rien d'éléctrique, donc plus d'ordinateurs, de smartphones, de GPS, plus non plus de bagnoles, sauf peut-être quelques antiques diesels, sauf qu'il n'y aurait plus de carburant ; pire, plus d'eau, plus rien à manger dans les supermarchés. Ah, aussi, plus de lumière la nuit.
Ou s'ils se retrouvent du mauvais côté du mur, dans Hunger Games ?
Bon, d'accord, je reconnais, je propose d'en faire des survivalistes :o. Hou le vilain mot !
" Celui qui sait s'orienter n'a pas besoin de GPS. " (pcc Lao-Zi.)

15 janvier 2018 à 14:49:52
Réponse #34

Dav


Essaie juste de leur dire "plus de portable pendant 1h..."
Et essaie de revenir nous voir si tu survis  :lol:

(edit: PAVC)
Il vaut mieux être un guerrier au milieu d'un jardin, qu'un jardinier au milieu d'une guerre...

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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