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Auteur Sujet: Le bon groupe  (Lu 3037 fois)

05 juin 2017 à 14:17:28
Lu 3037 fois

Sou


Bonjour à tous,

Je réfléchie actuellement sur la mise en place de structures autonomes gérées par une association et j'aurai avoir votre avis quand au nombre de personnes que vous pensez qu'il est important d'avoir pour faire tourner ce genre de structure, et ainsi pouvoir quantifier les besoins.

Plus de précisions:

Afin d'offrir le gite et le couvert aux membres de l'association sans exiger d'eux une compensation pécuniaire, j'ai imaginé un fonctionnement en autonomie. Cependant, pour maintenir cette autonomie il faut un certain nombre de personnes pour s'occuper de différentes tâches (potager, gestion des ressources, dépannage en tout genre, ect...).

A ces fins j'aurai aimez que vous me donniez un avis sur le nombre de personnes que pourrait concerner ce genre de structure sachant que je préfèrent avoir pleins de petites structures qu'une immense (afin de diversifier l'offre et la localisation).

Je m'inspire pas mal du fonctionnement des diverses casernes que l'on peut trouver en France pour tout se qui touche à la vie en communauté, le respect des espaces commun et leur entretien. Mais une caserne c'est grand et une petite association ne peu pas gérer autant de monde, même si elle le voulait.

D'où ma demande pour définir un minimum et un maximum de personnes à engager dans un tel projet.

En espérant avoir était clair, au quel cas je suis dispo pour des questions.

Sou.
« Modifié: 05 juin 2017 à 14:48:22 par Sou »
"La dissidence n'est pas une fin, mais seulement un moyen, celui de faire à sa façon."

05 juin 2017 à 15:53:59
Réponse #1

bloodyfrog


Hello,

Qu'entends tu par association? Un groupe d'individus associés dans un projet de vie "autonome"?
Ou une association dans le sens 1901?

Pourquoi faire? Question cruciale...
Si c'est "juste" vivre ensemble, il est illusoire de penser vivre de façon pérenne de ses seules ressources, au sens strict du terme.
Il faut produire et échanger.

Où?
Le lieu, ses ressources, son potentiel, et l'activité de ton groupe déterminera sa nature et son nombre d'individus.

Difficile de te répondre sans plus de précisions...

Manu. :)


05 juin 2017 à 16:39:41
Réponse #2

Sou


J'entends par là association de type 1901 (à but non lucratif).

L'objectif est d'assuré le minimum vital (à manger, à boire, l'hygiène, et une chambre) aux membres de cette structure afin qu’ils puissent se concentrer sur leurs projets professionnels ou récréatifs.

Citer
Si c'est "juste" vivre ensemble, il est illusoire de penser vivre de façon pérenne de ses seules ressources, au sens strict du terme.
Il faut produire et échanger.

Ça serait donc assurer une base solide pour permettre l'économie des revenus liés à leurs activités professionnelles.
Justement, pour quantifier la production et le stockage il me faut un nombre d'individu au départ, quitte à l'accroitre de façon proportionnel par la suite.
La production serait d'abords là pour aider à couvrir les frais de fonctionnement, puis elle serait pensée en surplus pour permettre de créer de la richesse au travers de la vente ou de l'échange afin de permettre un réinvestissement dans la structure pour en agrandir la capacité d'accueil ou le panel de services proposés.

Citer
Où?

Grande question.
Pour l'instant j'ai dans l'idée de voir pour récupérer un bâtiment abandonné à réhabiliter et ce qu'il soit en milieu urbain ou en milieu rural.
Je préfère adapter le lieux au nombre d'individus plutôt que l'inverse, même si j'ai conscience que certains systèmes demande un minimum de place pour être viable (culture, récupération d'eau, maintenance, espaces communs et chambrées, cuisines, ect...).

Je cherche à définir, à peu près, le nombre minimum de personnes qu'un tel fonctionnement à besoin pour perdurer sans trop être présent.
Après peut-être que je devrait quantifier les besoins d'un individu, définir les systèmes adéquats et chercher juste assez de surproduction pour insérer un second individu et ainsi de suite. Mais j'ai peur qu'un groupe trop restreint y consacre trop de temps et d'énergie :/

Sou.  :)


"La dissidence n'est pas une fin, mais seulement un moyen, celui de faire à sa façon."

05 juin 2017 à 17:04:33
Réponse #3

bloodyfrog


Merci, je saisis mieux ton idée, que je continue de trouver utopiste ceci dit. :)

Es tu déjà investi dans le milieu associatif?

Dans l'idée, des tas de gens font ça.
En couple, en cellule familiale. Avec ses voisins.
Rechercher l'autonomie (plus ou moins relative), développer entraide et ressources pour "économiser" et s'offrir davantage d'extras, quels qu'ils soient.
En quoi une association vous aiderait davantage, toi et tes proches?

Manu.

05 juin 2017 à 17:30:19
Réponse #4

Sou


En effet, elle peut être considérer comme telle, utopiste.
Mais ça n'empêche pas que je veux quand même essayer :)

Au travers de ma compagne qui à vue sur le milieu associatif étudiant (oui c'est pas la même chose).

En effet beaucoup font ça, et c’est très bien à mon sens.
J'essaie d'ailleurs moi aussi de me tenir à certains principes et systèmes (au travers de ma maison que je suis entrain de construire).
Pour ce qui est des associations et groupe existants je les trouvent souvent un peu trop extrêmes dans leurs idées (trop hippie, trop capitalistes, ou trop déconnectés des réalités ce qui a pour effet de rendre les autres projets utopiste ;) ), ou malheureusement encré en un unique point fixe.

Citer
En quoi une association vous aiderait davantage, toi et tes proches?

Je ne veux pas faire ça pour moi et mes proches (même si prendre part à ce projet nous sera surement bénéfique), je veux faire ça pour qui en besoin et envie.
Je trouve que trop de gens s'engluent dans un système qui les cannibalise, si je peux leur permettre de sortir la tête de l'eau se sera là ma récompense (oui ça fait un peu fleurs bleues hein?  :-[ )

Dans ce contexte une association serait bénéfique à ce projet pour les aides "officielles" qu'elle permet d'apporter comme l'aide pour trouver un lieu, c'est aussi plus facile pour faire connaitre une association qu'un groupe sans statut officiel, et pourquoi pas des subventions aussi minimes soit-elles.
Ce genre de projet, même avec toute la débrouille du monde demande certains frais si on veut rester dans la légalité (assurances, loyer ou achat, mise aux normes, ect...), et moi je suis qu'un petit bonhomme avec juste de quoi mener ma vie à moi  ;#

Sou :)
"La dissidence n'est pas une fin, mais seulement un moyen, celui de faire à sa façon."

05 juin 2017 à 17:51:14
Réponse #5

Dav


Mode HS on:

Tu veux juste refaire le monde quoi...  ;)

Pas un jour sans que j'y pense.
Quand on est un parent responsable, c'est tout naturel de vouloir préserver sa descendance des turpitudes de ce monde, de s'émanciper de son joug, de revenir vers une autonomie, une résilience...

Pas sûr que ce soit faisable en une seule génération.

L'idée est tout à fait louable, mais peu de gens peuvent réellement se l'offrir d'emblée.

En revanche, transmettre aux générations suivantes le sens et la valeur des choses, leur apprendre à définir leur besoin et non à satisfaire leurs envies, ça, ça me parait être un vrai challenge...

Lutter contre une société qui offre des voitures qui se garent toute seule...  :closedeyes:

Je pense que sans l'aspect moral/philosophique de la démarche, rien n'est possible  :-\

Partant de là, je pense que peu importe le nombre, si tu tombes sur des lecteurs de Rabhi, Lenoir, Ricard, voire même Manise ( :lol:) (je joke hein  :-[ j'ai offert son bouquin à tous mes proches!  ;# ) etc... tu pourras aller beaucoup plus loin qu'avec des fans de Nabilla ou Cyril Hanouna...

Aujourd'hui je cherche exactement la même chose, mais je suis conscient que je ne pourrai qu'apporter une brique à un mur que je ne verrai probablement pas...

Mais je soutiens définitivement la démarche!

Mode HS off

Edit:
Pour ma réflexion perso, je m' "amuse" à essayer d'imaginer comment faire tenir dans un sac à dos de quoi m'intégrer un peu partout, dans n'importe quel contexte, hébergé chez quelqu'un, dans la verte, dans ma voiture perdu n'importe où...
C'est d'ailleurs plus un fantasme qu'autre chose pour moi pour l'instant.
Mais ça n'est pas forcément si éloigné que ça de ton projet, dans le sens où, si chacun peut définir et restreindre ses besoins, en essayant de multiplier ce qu'il peut apporter comme connaissances/compétences/outils, tu devrais pouvoir faire tenir beaucoup de monde dans ton arche  ;)
Mais encore une fois, ça passe par une groooooooooooosse remise en question de nos réels besoins.
« Modifié: 05 juin 2017 à 18:41:19 par danseenslipsouslalune »
Il vaut mieux être un guerrier au milieu d'un jardin, qu'un jardinier au milieu d'une guerre...

05 juin 2017 à 19:11:45
Réponse #6

Sou


Merci pour ton soutien danseenslipsouslalune, mais je pense que ton discours est la preuve de ce que je disais plus haut, c'est-à-dire que les associations et démarches antérieures lancent pour une grande majorité le discrédit sur ma démarche actuelle   >:(

Ce dont je parle ici n'est qu'un aspect de ce à quoi j’essaie de m'attaquer, et vous l'aurez remarqué ma démarche tente de s'inscrire dans le réelle à travers une tentative de quantification des besoins des individus tout en tenant compte du nombre nécessaire pour faire fonctionner la structure en question.

Le coté autonomie n'est pas irréalisable puisque je parle ici de minimum vital et non pas de "l'abondance" quotidienne afin d'alléger la dépense de ressources de chacun. Il faut aussi prendre en compte que cela sera petit à petit (Rome s'est pas construite en un jour).

Alors oui, refaire le monde me plairai bien, mais ici je vous parle d'un projet concret et réalisable, du moins j’en ai l'impression (j'espère ne pas me tromper).

On peut citer en exemple le projet "Les grands voisins" qui est une initiatives viable (je m'y rendrai bientôt pour poser des questions), seul leur business-plan me dérange un peu.
http://lesgrandsvoisins.org/

En tout cas, quand tout sera plus avancé, tu es le bienvenue danseenslipsouslalune ;)
 
« Modifié: 05 juin 2017 à 19:22:48 par Sou »
"La dissidence n'est pas une fin, mais seulement un moyen, celui de faire à sa façon."

05 juin 2017 à 19:15:30
Réponse #7

Merlin-Max


Sujet trop vaste et encore un peut trop nébuleux pour que je m'étende sur le forum.
Une astuce qui m'a bien aidé lorsque que faisais du management de gros groupes hors travail salarié, mettre trois personnes par "tâche" minimum, dont un chef, pour éviter les problèmes d'absences et de burn out.
Autre astuce, faire des choses en fonction de la force de travail, plutôt que des "yakafokon ceseraistroppbiensi", avec des activités qui ne prennent que la moitié des heures humaines disponibles pour garder du temps aux blagues, au blabla et au repos, le tout avec un rythme cool. C'est excellent pour conserver la motivation.

Concernant les associations je préfère depuis longtemps les garder KISS et peu nombreuses. ;)

@ Danse: J'adore ton idée de sac universel, c'est ma chimère à l'occasion aussi. ;)
L'âme sûre ruse mal. ;)

05 juin 2017 à 19:28:28
Réponse #8

Sou


Merci pour ce mini cours de management, des infos bien utiles même si il faudra peut-être modulé un peu ;)

Qu'entends-tu par KISS?

Citer
@ Danse: J'adore ton idée de sac universel, c'est ma chimère à l'occasion aussi. ;)

J'aurai peut-être dût parler de ce sujet là, au vu de vos deux témoignages, mais j'avais peur qu'on m'accuse de rêverie ici bas. Parce que oui, moi aussi j'y pense.


Sou.
"La dissidence n'est pas une fin, mais seulement un moyen, celui de faire à sa façon."

05 juin 2017 à 19:34:36
Réponse #9

Chill


Citation de: Sou
A ces fins j'aurai aimez que vous me donniez un avis sur le nombre de personnes que pourrait concerner ce genre de structure sachant que je préfèrent avoir pleins de petites structures qu'une immense (afin de diversifier l'offre et la localisation).
...
D'où ma demande pour définir un minimum et un maximum de personnes à engager dans un tel projet.

Un avis surla taille du groupe idéal :


Sinon, l'histoire fournit des réponses :
   * Au Ier siècle, Jesus-Christ conservait le symbolisme de 12. les Apôtres, les tribus d'Israël, etc.

   * Les monastères cisterciens du XI au XIII ème siècle me semblent bien répondre à ta description. Il faut évidemment remplacer l'oraison par le temps personnel, ce qui était réalisé par les convers dans les "granges cisterciennes". Au XIIeme siècle, "… chaque grange est exploitée par cinq à vingt frères convers (ce qui est un nombre idéal du point de vue de la gestion car au-delà d'une trentaine de personne le simple sentiment de faire partie d'un groupe ne suffit plus à motiver toute la main-d'œuvre à la tâche)"

   * Vers 1907, Baden-Powell considère la Patrouille comme pouvant être autonome avec 7±2 membres. Il se base aussi sur un temps de présence d'environ 5 ans (12-17 ans) dans un projet pédagogique.

Selon la nature des tâches à commonaliser, une analyse méthodique (diagramme de Gantt ?) doit permettre d'estimer le personnel nécessaire à la réalisation de chacune dans le temps imparti. Je présume que tous sont réputés passer un temps identique à chaque service, et que ces services sont redistribués périodiquement.
 
On va retomber sur la problématique du turnover : quel temps moyen les membres restent-ils dans ta structure ? Si c'est "longtemps", on se rapproche des familles d'émigrants avec anciens, parents, enfants, etc. Et le dimensionnement était tranché par la ressource !

    Chill.
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

05 juin 2017 à 20:20:04
Réponse #10

Dav


...
@ Danse: J'adore ton idée de sac universel, c'est ma chimère à l'occasion aussi. ;)

Je pense qu'on doit être nombreux  ;)

...Je présume que tous sont réputés passer un temps identique à chaque service, et que ces services sont redistribués périodiquement.
 ...

Et là mon scepticisme se pointe à mach 12!!!

Pour avoir côtoyé des 5%, ce pourcentage n'est pas totalement insignifiant.
Malheureusement, dans tout groupe, j'ai peur qu'on ne puisse échapper indéfiniment au 95 autres %
Il y aura toujours des personnes pour tirer la couverture à eux, refuser des taches, râler, essayer d'en faire moins mais d'avoir plus, se plaindre, faire naitre des conflits, etc... bref, la nature humaine majoritaire...

Werber le fait ressortir dans quelques uns de ces bouquins, dont notamment Le papillon des étoiles.

Une étude a fait ressortir qu'il faut en moyenne 3j pour faire disparaitre le vernis social qui nous fait nous conduire "convenablement" avec autrui.

Donc pour une démarche "ludique", de plaisir, avec néanmoins une idée d'autonomie sous-jacente, une petite dizaine/quinzaine de voisins bienveillants pourrait contribuer à un projet sympa.

Au déla, et si le contexte se dégradait...  :glare:
Il vaut mieux être un guerrier au milieu d'un jardin, qu'un jardinier au milieu d'une guerre...

05 juin 2017 à 20:42:41
Réponse #11

Sou


Tu es une mine d'information Chill, ton lien est plus que pertinent sur le sujet. Merci.

Pour ce qui est du temps dans la structure ça serait autant qu'ils le désirent. Ils participeraient à construire quelque chose de durable et auquel il pourront prétendre tant qu'ils en exprime l'envie.
D'où l'idée de la multitude de structures plutôt que l’extension abusive d'une seule.

Citer
Pour avoir côtoyé des 5%, ce pourcentage n'est pas totalement insignifiant.
Malheureusement, dans tout groupe, j'ai peur qu'on ne puisse échapper indéfiniment au 95 autres %
Il y aura toujours des personnes pour tirer la couverture à eux, refuser des taches, râler, essayer d'en faire moins mais d'avoir plus, se plaindre, faire naitre des conflits, etc... bref, la nature humaine majoritaire...

Je suis plus que d'accord avec toi sur ce point, c'est pour cela que l'absence de compensation financière laisse place à une compensation en investissement temps/efforts, le tout encadré par un règlement intérieur.
Des personnes qui ne fournissent plus les efforts consentis (hors maladie, ou accident, ect...), lors de leur emménagement seraient simplement remerciés.

Afin d'encourager la cohésion, des lieux communs et des activités communes seront mis en place.
Le vivre ensemble est l'un de mes chevals de bataille.

L'idée d'autonomie est là pour servir l'idée préservation des acquis dans un contexte non dégradé.
La réponse à un contexte dégradé, bien qu'intéressante, n'est pour l'instant qu'une évolution possible de la chose.
"La dissidence n'est pas une fin, mais seulement un moyen, celui de faire à sa façon."

05 juin 2017 à 21:06:57
Réponse #12

Dav


Vu comme ça, en effet.

As tu envisagé la présence/participation de ch'tites n'enfants?
Ca a des ch'tites mains, ça peut faire plein de choses et ça râle moins fort...   :ohmy:
 :lol:
Hum...  :-[
Blague (pourrie) à part, que dirais-tu dans ton projet d'une approche "transmission des connaissances et du partage", et tellement, tellement tellement tellement génial de leur offrir d'autres activités que ces fu***ng tablettes/consoles/etc...
Les anciens pourraient apporter leurs connaissances et leur faire découvrir.
Autant de "graines" semées, au propre comme au figuré.
Autant de parents probablement ravis de découvrir autre chose avec eux, sans parler de la satisfaction de la "récolte" de son labeur.
C'est très valorisant et épanouissant pour tout le monde, et un super salaire du coup!   :)
Il vaut mieux être un guerrier au milieu d'un jardin, qu'un jardinier au milieu d'une guerre...

05 juin 2017 à 21:42:36
Réponse #13

Sou


Pour l'instant j'exclue les enfants du calcul, rapport à la législation.
Déjà que c'est pas simple pour un majeur alors un mineur.
Mais je n’exclue pas l'idée pour plus tard, dans le cas d'un individu avec un enfant à charge.

Citer
que dirais-tu dans ton projet d'une approche "transmission des connaissances et du partage", et tellement, tellement tellement tellement génial de leur offrir d'autres activités

En effet tout ce que tu abordes est primordial, et oui je planche en effet sur le sujet.
Que ça soit la transmission ou la découverte en autodidacte à travers des ateliers, des sensibilisations, ou des services à moindres coups.

Même si ce sujet me passionne, j'aimerai ne pas trop dévier de la question première car elle est l'un des points sur lesquels je bloque le plus.

Sou.

"La dissidence n'est pas une fin, mais seulement un moyen, celui de faire à sa façon."

05 juin 2017 à 22:45:05
Réponse #14

Dav


AMHA je pense que 15/20 personnes c'est à la fois suffisant pour bien bosser, et suffisamment peu pour pouvoir éviter/gérer les complications.
Il vaut mieux être un guerrier au milieu d'un jardin, qu'un jardinier au milieu d'une guerre...

06 juin 2017 à 06:48:46
Réponse #15

Merlin-Max


KISS comme Keep It Simple Stupid.  ;)
L'âme sûre ruse mal. ;)

06 juin 2017 à 07:57:27
Réponse #16

greenman


Pour moi c'est difficile de te conseiller, il me faudrait un minimum d'infos

Le site, la superficie (je sais que tu ne l'as pas encore), la finalité physique (produire qqch, le vendre, le conserver,...)
Les taches à réaliser / liste de besoins matériels et humains
Le temps que prennent ses taches


Je raisonne de la sorte: tant de taches nécessitent tant de personnes (comprenant repos, rotations,...;)


Question de gestion sociale : qui sera le donneur d'ordre? toi?




Merci et bon courage, c'est pas facile à faire tout ça  :)
« Modifié: 06 juin 2017 à 08:38:12 par greenman »
Voici une vidéo sur la réalisation de ma cabane - http://vimeo.com/23283003

06 juin 2017 à 08:28:18
Réponse #17

raphael


Se connaitre et s'accepter


06 juin 2017 à 09:06:24
Réponse #18

bloodyfrog


Salut,

Je pense comme Merlin plus haut, difficile d'être apport sur internet sur un projet vaste comme le tien.
Faudrait typiquement une soirée d'été et quelques (bonnes) bouteilles pour creuser le sujet... :)

Utopique à mes yeux parce que vu d'ici, tu n'as pas de réelle longue expérience ni de "l'autonomie", ni de la vie associative (au sens 1901) et de la gestion de groupe. Et aborder les deux sur un même projet promet pas mal de désillusions, et rapides.

Pour moi, ce projet peut fonctionner s'il réunit des individus qui bossent pour eux (et leurs proches) AVANT de bosser pour le groupe, l'un n'excluant pas l'autre.
Bosser pour l'association, c'est beau mais ça ne dure qu'un temps, car concrètement une poignée de bonnes volontés bossent pendant que les autres parlent et/ou regardent.

On peut davantage être dans une association (au sens large du terme, pour ça que je te posais la question plus haut) de cellules (familiales concrètement) bossant pour elles, avec une forte notion d'appartenance à un groupe (des voisins par exemple comme émis plus haut), qui met en commun temps, idées, main d’œuvre, compétences, outils pour s'entraider, avancer et "vivre ensemble".

Je pense que nous sommes quelques uns ici à pouvoir parler d'exemples réussis de ce genre d'associations, avec des hauts et des bas (les volontés sont présentes chez tous mais composer l'humain reste le plus difficile dans le temps...)

Citer
Le coté autonomie n'est pas irréalisable puisque je parle ici de minimum vital et non pas de "l'abondance" quotidienne afin d'alléger la dépense de ressources de chacun. Il faut aussi prendre en compte que cela sera petit à petit (Rome s'est pas construite en un jour).

Je pense que tu sous-estimes ce qu'est le minimum vital, a fortiori pour un groupe de X personnes.
Exemple concret, le potager: J'en ai un, entretenu 7 mois dans l'année, avec 4/5 mois de production régulière. J'ai sur la table quotidiennement de bons fruits et légumes, sains et gouteux pour ma famille... 4 mois dans l'année. Et ces quatre mois, ce serait mentir de dire que nous nous nourrissons uniquement de notre production potagère.
Suis je "autonome"? Loin de là.

Un couple d'amis et voisins vivent leur potager autrement, avec une implication plus forte et une production annuelle. Le gars est instit, la dame "au foyer", et concrètement son job c'est maraichère.
Ça veut dire 6 à 8 heures par jour pour le jardin en permaculture (je compte le temps pour la cueillette, la cuisine, les conserves, etc...), et des semaines entières à manger des blettes et de la soupe d'herbes faute de mieux. Leurs enfants ont 12 et 10 ans, et commencent à réclamer du steak sur la table. :)

Quel potager permettrait de nourrir à l'année un groupe de 10/12 personnes?
Effectivement, une ferme cistercienne... Mais faut être moine, et accessoirement prélever un impôt sur les gueux du coin... ;D

Autre exemple: avec ce couple de voisins (et d'autres), nous avons nourri (bio) et élevé cette année 4 cochons (un 1/2 cochon par couple). Les gros cochons faisaient une centaine de kilos (et pas 200 comme les cochons industriels), et il en avait un qui en faisait à peine une soixantaine. Parce que c'est la nature. Des petits et des gros qui mangent la part des petits.
Ben un cochon de 100/110 kilos, ça fait précisément 78 kilos de viande. Ca parait beaucoup, mais pour deux familles, 4 adultes et 5 enfants de 8 à 18 ans, les congélateurs respectifs se vident à vue d'oeil...

Combien de cochons et poulets une association de 10 membres devrait nourrir pour être "autonome" en viande une année? Qui mange le filet mignon du cochon et qui ronge le cou du poulet? ;D

Manu.

EDIT: j'ai écris 3 fois Je pense blablabla... C'est mal.



« Modifié: 06 juin 2017 à 09:14:09 par bloodyfrog »

06 juin 2017 à 09:51:56
Réponse #19

raphael


La lecture de Vivre a la campagne de Seymour calme vite les ardeurs de vouloir etre autonome sur le plan alimentation  :o ;D
Se connaitre et s'accepter


06 juin 2017 à 12:07:39
Réponse #20

Kilbith



A ces fins j'aurai aimez que vous me donniez un avis sur le nombre de personnes que pourrait concerner ce genre de structure sachant que je préfèrent avoir pleins de petites structures qu'une immense (afin de diversifier l'offre et la localisation).

Je m'inspire pas mal du fonctionnement des diverses casernes que l'on peut trouver en France pour tout se qui touche à la vie en communauté, le respect des espaces commun et leur entretien. Mais une caserne c'est grand et une petite association ne peu pas gérer autant de monde, même si elle le voulait.

D'où ma demande pour définir un minimum et un maximum de personnes à engager dans un tel projet.

En espérant avoir était clair, au quel cas je suis dispo pour des questions.

Sou.

C'est très difficile de répondre à ta question, cela dépend de nombreux facteurs dont, par exemple, l'efficacité économique de te communauté. Inutile de te dire que c'est un "vaste programme" et que les écueils sont nombreux.

Pour ne rester que sur des expériences relevant de notre culture (si vous voulez je rajoute "dominante" pour faire plus politiquement correct  ;# )

Bloodyfrog penche pour un système proche des coopératives agricoles du temps passé. Elles ont existé sous de nombreuses formes selon les lieux et les époques. On peut trouver des restes de ces organisations chez les "amish" du nouveau monde.
ex : https://en.wikipedia.org/wiki/Amish

On pourrait aussi penser aux kibboutz israéliens.
ex : https://en.wikipedia.org/wiki/Kibbutz

Ou bien encore aux kolkhozes/sovkhozes
ex : https://en.wikipedia.org/wiki/Kolkhoz

Par le passé il y a eu des expériences de communauté qui ont fonctionné sur la longueur avec une certaine efficacité. C'est par exemple le cas des réductions jésuites au Paraguay.
ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mission_j%C3%A9suite_du_Paraguay

Plus proche de nous, des essais comme le familistère de Guise, montre un autre type d'organisation basé sur un concept de création de richesse industriel :
ex : https://fr.wikipedia.org/wiki/Familist%C3%A8re_de_Guise

 ;)

« Modifié: 06 juin 2017 à 12:23:01 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

06 juin 2017 à 12:13:03
Réponse #21

bloodyfrog


C'est moi ou Kilbith vient de me traiter d'Amish?

Manu. ;#

06 juin 2017 à 12:23:51
Réponse #22

Kilbith


C'est moi ou Kilbith vient de me traiter d'Amish?

Manu. ;#

naan...même si de nombreux amish venaient d'Alsace.  ;)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

06 juin 2017 à 12:25:24
Réponse #23

Sou


Citer
Inutile de te dire que c'est un "vaste programme" et que les écueils sont nombreux.

Certes, mais si c'était simple ça serait déjà fait et ça serait pas drôle  8)
Plus sérieusement, il faut bien commencer quelque part et ce sujet sur ce forum est l'une des pierres de l'édifice.


Citer
Question de gestion sociale : qui sera le donneur d'ordre? toi?

Dans un premier temps, puis j'aimerai que les choses s'organise hiérarchiquement autour des compétences. Comme certains disent "La fonction prévaut sur le grade".

Citer
La lecture de Vivre a la campagne de Seymour calme vite les ardeurs de vouloir être autonome sur le plan alimentation

Je me suis peut-être mal exprimé. J'espère tendre à l'autonomie des structures et non pas forcément l'atteindre. Disons qu'on regroupe des gens dans une structure qui n'est au début qu'un hébergement (sorte de collocation en somme), puis que ceux-ci mettent en places des systèmes qui permettent d'alléger les contraintes financières, voir même d'en supprimer certaines, ainsi que des système permettant de créer de la richesse (même minime) qui elle même aidera à réduire les dépenses dites "personnelles". Le but étant de pousser au plus loin chaque systèmes afin que cette collocation génère de la richesse en excédant (tous types de richesse), et par se fait peut-être atteindre l'autonomie dans certains domaines.

Comme l'a dit bloodyfrog, les bénéfices (de tous types) générés par la structure serait directement "reversés" aux membres de cette structure. D'où une notion de travail pour soi qui serait tout de même bénéfique au groupe.

Citer
Bosser pour l'association, c'est beau mais ça ne dure qu'un temps, car concrètement une poignée de bonnes volontés bossent pendant que les autres parlent et/ou regardent.

Ceci pourrait-être palier via un règlement intérieur avec des tâches assignées à chacun définies lors de l'installation des membres (un peu comme à la caserne avec les TIG).

Citer
Je pense comme Merlin plus haut, difficile d'être apport sur internet sur un projet vaste comme le tien.
Faudrait typiquement une soirée d'été et quelques (bonnes) bouteilles pour creuser le sujet... :)

Tu as tout dis, il est compliqué d'exposer les tenants et les aboutissants sur un forum.

Cependant quelques infos en sont ressorties, ainsi que certaines problématiques et c'est déjà bien.

Je ne connaissais pas les Kibboutz, ni les missions jésuites du Paraguay, c'est impressionnant ce que certains sont arrivés à faire même provisoirement.

Edit:
Citer
Bloodyfrog penche pour un système proche des coopératives agricoles du temps passé

Tu es toi même sur un projet qui dépasse ton seul cadre familial l'Amish Bloodyfrog?  :lol:
Un clan peut-être?

Sou :) 

"La dissidence n'est pas une fin, mais seulement un moyen, celui de faire à sa façon."

06 juin 2017 à 13:38:15
Réponse #24

Puk


Bonjour,

Pour avoir côtoyé un peu la communauté de l'Arche, le principe était l'acceptation du travail pour la communauté (en plus du principe de base de la non-violence et une base religieuse).

Tout le monde apporte sa pierre à l'édifice commun soit par spécialisation (Savoir faire comme boulanger ou fromager) soit par rotation/renforcement de besoin humain (gestion des cultures, des animaux, vente des produits ou coup de bourre pour faire les foins, récoltes...)

Certains membres de la communauté travaillaient à l'extérieur d'autres travaillaient que pour la communauté. Mais la base était la mise en commun des biens et revenus...

Peut être un peu extrême comme choix de vie.

Un autre modèle pertinent mais avec des enjeux totalement différents car purement économique dans la pratique (mais avec un plus idéologique une fois en place) : le GAEC (groupement agricole d'exploitation en commun) permet de la production (animal, fromage, céréales, ... ) sans les contraintes de l'exploitation familiale ou individuelle > possibilité de partir en vacances, rotation sur différents poste de travail, ...

L'idée, si j'ai bien capté la demande initiale, monté une "colloc" avec jardin collectif où tout le monde y bosse pour contribuer à l'autonomie de chacun.
Si tu ne fait pas ta part, on prend quelqu'un d'autre.

Pour ce dernier point, on tombe sur un cas un peu particulier en France, celui de la SCTL (Société Civile des Terres du Larzac) où pour lutter contre l'agrandissement du camps militaire du Larzac dans les années 70 de nombreux individus ont acheté des parcelles (plus ou moins importantes) et toutes ces parcelles (gérés par la SCTL) sont mise à disposition des paysans du plateau du Larzac et quand un exploitant cesse son activité, il laisse sa place à un autre.
> Les bâtiments (fermes, habitations, ...) appartiennent à la SCTL, les exploitant paient un loyer modeste et lorsqu'ils partent, ils récupèrent leurs mises de départ ainsi que la plus valus (travaux réalisés sur les bâtis) qui est payé par le nouvel arrivant.
Résultat : Pas de maison secondaire, maintient d'une agriculture dynamique, pas de terre à l'abandon, bâtiments entretenus et pas de ruine pour cause de succession trop compliqué...

Concernant les habitants de ce lieu de vie, est ce qu'ils bosseraient en dehors et contribueraient au bien commun sur le temps libre ou est ce qu'ils travailleraient à temps pleins sur le lieu de vie ?

Au plaisir de vous lire,

Puk
"La chute n'est pas un échec. L'échec c'est de rester là où on est tombé"

 


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