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Auteur Sujet: EXercice anti intrusion en maternelle  (Lu 2923 fois)

07 octobre 2016 à 22:19:29
Lu 2923 fois

Boris


Bonjour.
Mon fils est en moyenne section dans une ecole maternelle associative. L ecole est divisee en deux pole. Le pole de mon fils est la plus petite structure qui se trouve egalement dans un regroupement d associations de type tres varie. Ca va d une asso qui donne des cours de secourisme une autre qui aide les personnes handicapees a trouver un emploi, une creche, une association qui donne des cours  d arabe, ou bien une asso de soutien a la palestine. Les salles peuventbaussi etre louees.. Bon...
Dernierement on a un mot dans le cahier nous informant d un exercice obligatoire anti intrusion. Je demande des precisions sur la nature et je n en ai pas trop. L une des instits me repond en gros qu il s agira de faire un jeu du silence.
Comme c etait le debut des cours t que les enfants presents s agitaient je n ai pas trop insitste.
Avez vous dans les ecoles respectives devvos enfants pu observer ce genre de pratiques? De quelle maniere? Etc etc.
Ce qui m interroge.
L a priori (je vais creuser)  absence de reflexion et de coordination avec les autres associations.
Le fait que les locaux soient tres ouverts. Un simple code pour rentrer, connu et donne a n importe qui...
Un passage tres regulier de personnes. Ainsi j ai rencontre un matin  une dame que j ai connu dans le cadre de mon taff et dont j ai organise le placement de sa fille. Cette dame pensait qu un complot la visait et que des ninjas ( des vrais ninjas...) la traquaient et avaient essaye de la tuer...
Par ailleurs la presence de cette asso de soutien a la palzstine qui communique sur sa presence dans ces locaux me fait craindre de possibles menaces ou atteintes physiques. Et comme la classe de mon fils est sur le chemin...
Ce que je vaisbfaire.
- prendre un rendez vous avec l instit et selon la reponse
- courier au bureau de l asso
Mes propositions:
Revoir avec eux les procedures d entree dans l ecole. Pourquoi un code, pourquoi pas une clef?
Verifier que les instits et les animateurs garderies aient jien tous une formation secourisme c est a mon avis bien plus utile que de jouer au roi du silence avec des gamins de 4 ans en leur disant si tu parles le mechanr va te tuer.
put**n ca me fout les boules en fait.
Si vous voyez d autres choses je suis preneur...

07 octobre 2016 à 23:10:37
Réponse #1

pepe


Des  infos ici : http://eduscol.education.fr/cid96171/le-plan-particulier-de-mise-en-surete-ppms.html

C'est quoi exactement une école maternelle associative ? du privé pur, du privé sous contrat d'association avec l'état , du privé type enseignement catholique , de  l'associatif qui n'a rien à voir avec l'Education Nationale ? Tu peux expliquer parce que j'ai un peu du mal à comprendre une école qui partage ses locaux avec et en même temps que tout un tas d'autres structures. En principe une école maternelle ou primaire ne sert qu'à ça sur le temps scolaire , est bouclée à partir d'une certaine heure et on n'y entre pas comme dans un moulin si l'équipe instits et personnels fait son boulot correctement. Et pour ce que j'en sais c'est plutôt le cas partout aujourd'hui. Maintenant aucun endroit n'est inviolable et celui qui veut rentrer rentrera hélas.
J'ai fait un exercice de confinement dans mon bahut cette semaine et les jeunes ( entre 15 et 16 ans , bacs pros indus ), qui n'étaient pas prévenus, ont pris les choses au sérieux après leur premier réflexe qui a été de rigoler et de penser qu'ils allaient s'amuser dans la pénombre. Ils se tiennent au courant mine de rien et savent avoir le bon comportement. Au bout d'une minute même pas , j'avais un silence royal dans ma classe.
Pas de raison que des petits ne fassent pas aussi bien , à condition qu'on leur explique avant et qu'on fasse passer le message par le jeu. Ton instit me parait quand même plutôt désinvolte si la seule explication qu'elle a pu te donner sur cet exercice était " en gros de faire un jeu de silence" parce que les parents sont normalement informés de la tenue de cet exercice de confinement.
Il y a des aristocrates et des parvenus dans la connerie comme dans le reste. M. AUDIARD

Never trust a bearded man with a flute

07 octobre 2016 à 23:49:53
Réponse #2

Chill


Bonsoir,

@Boris
De l'information "officielle" pour savoir ce que l'Education Nationale prévoit.
Lire ceci puis en causer ici.

S’assurer que le minimum (accueil pendant Vigipirate) soit fait !

Pour compléter, de la lecture pour le WE :
Il ne faut pas non plus tomber dans la parano !
Risque = Gravité (mortel, certe) x Occurrence (?? fois en 5 ans rapporté à toutes les écoles du pays ?)

   Chill Be Prepared
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

08 octobre 2016 à 08:03:55
Réponse #3

Boris


Merci de ces reponses.
Ecole associative, c est une ecole privee sous çontrat geree par une association.
Merci beaucoup pour les doculents qui me permettent de voir que les dispositions principales ne sont pas mises en place...
Je vais rencontrer la directrice lundi.
En ce qui me conxerne je ne suis bien d accord avec l idee de ne pas tomber dans une  peur panique d une attaque mais de reflechir a comment le minimum qui n est pas fait soit d abord fait avant de faire des exercices qui ne me paraissent pas reflechis.
Merci encore!

08 octobre 2016 à 11:18:16
Réponse #4

fall7stand-up8


Salut à tous

Merci @chill pour les références officielles.
Malheureusement il semble que dans certaines circonscriptions (je parle de celle dont dépend mon fils et qui compte 18 groupes scolaires)  la phase "s'échapper avec ses élèves" pourtant citée en premier dans le document officiel ait été complètement zappée et que la doctrine soit de passer directement au confinement en pensant que le silence dans une classe à une heure ou "il y a école" soit de nature à faire croire au terroriste qu'il s'est trompé de jour :ohmy:
Je caricature à peine mais de nombreux enseignants ont du mal à avaler ces consignes et me disent en off qu'ils choisiront la fuite avec leurs élèves voire même la fuite de leurs élèves.

08 octobre 2016 à 13:05:56
Réponse #5

Chill


Citation de: fall7stand-up8
... la doctrine soit de passer directement au confinement en pensant que le silence dans une classe à une heure ou "il y a école" soit de nature à faire croire au terroriste qu'il s'est trompé de jour.

... ou que les enfants de cette classe sont en activité ailleurs.

J'avais le souvenir de contraintes d'encadrement pour les sorties. La référence datant de 1999 j'ai vérifié qu'elle soit encore d'actualité.

Pour résumer :
  • Encadrement de sorties normales :
    • Maternelle : 2 adultes au moins, 1 de plus pour 8 au dessus de 16 (1 adulte pour 8 enfants donc)
    • Primaire : 2 adultes au moins, 1 de plus pour 15 au dessus de 30 (1 adulte pour 15 enfants donc)
  • Notion d'encadrement renforcé :
    • Maternelle : 2 adultes au moins, 1 de plus pour 6 au dessus de 12 (1 adulte pour 6 enfants donc)
    • Primaire : 2 adultes au moins, 1 de plus pour 12 au dessus de 24 (1 adulte pour 12 enfants donc)
  • Et pour des activités aussi "dangereuses" que du cyclisme sur route :
    Citer
    jusqu'à 12 élèves, le maître de la classe, plus un intervenant, qualifié ou bénévole, agréé ou un autre enseignant et, au-delà de 12 élèves, un intervenant, qualifié ou bénévole, agréé ou un autre enseignant supplémentaire pour 6 élèves.
    (1 adulte pour 6 enfants)

De mes souvenirs d'encadrant d'enfants (au siècle précédant !), le management de mômes de 6 ans sous stress nécessite du monde autour, les ratios préconisés ne me semblent pas capillotractés. D’où des question (quand? par où ? vers où ? avec qui ? …) sur la pertinence de la fuite pour les plus jeunes.  ^-^

"Durcir" une pièce (Le dortoir ? Une proportion importante des élèves y passe du temps en silence   :D ) en maternelle semble raisonnable d'un point de vu technico-économique, sans aboutir à la "prison" qui serait décriée le jour d'un incendie.

Jongler entre des opposés : {Personne ne rentre vs Tout le monde sort} relève de la quadrature du cercle.

Nous ne vivons vraiment pas dans un monde parfait !  ;)

   Chill.
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

08 octobre 2016 à 15:24:26
Réponse #6

fall7stand-up8


D'accord avec toi @chill mais:

On peut contextualiser au lieu d'appliquer la même pour tous. A savoir que des "grands" de CM1/CM2 savent franchir une clôture ou traverser une route sans se faire écraser.
Dans leur cas la fuite, même si elle les soustrait pour un temps à la vigilance de la maîtresse est peut être plus salvatrice que de rester sous les tables d'une salle de classe à attendre que le méchant veuille bien passer son chemin.
Je ne conteste pas les bonnes intentions de l'IEN de ma circonscription mais je pense que son postulat de départ l'enferme dans une seule solution et empêche les enseignants sur le terrain de s'adapter à la situation. Si l'école est grande et possède plusieurs sorties (comme c'est le cas ici) et qu'on entend l'assaillant venir pourquoi ne pas égayer les petits dans les environs ou ils ont plus de chance de s'en sortir. Ce qui m'a choqué dans la procédure appliquée dans les écoles de ma commune c'est le manque de cas par cas.

08 octobre 2016 à 15:52:29
Réponse #7

Chill


Citer
Moyenne section
...
Mômes de 6 ans
...
quadrature du cercle.

J'essayais de rester dans le contexte, même si j'ai entrouvert la porte en parlant du Primaire.
Le cas par cas est essentiel, mais le Mamouth ne semble pas avoir cette culture.
Les documents produits sont une base, certains principes sont probablement incontournables. Au final les circonstances commanderont.
Peut être faut-il se recentrer sur un minimum après l'avoir correctement défini ?

Pour ce qui est d'égayer des "maternelles", je craindrais plus la réaction en retour des parents que celle de l'intru !  ;#

   Chill.
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

09 octobre 2016 à 11:37:47
Réponse #8

pyramidalis


sujet difficile

ma femme est en primaire dans un quartier sympa du 93, REP plus pour les spécialistes.
certes la réponse apportée par l’éducation nationale n'est pas idéale, mais elle a le mérite d'exister.
c'est la première fois qu'il ont des exercices de confinement (c'est certainement plus intelligent que la fuite avec 24 élevés de CP pour un seul enseignent....), demi journée d'information avec des gendarmes, revu des principes de base : la fuite difficile avec les enfants, le confinement (renfort des portes..... et enfin, parce que j'ai été surpris mais des conseils de combats.....oui en dernier recours il faut y penser.

de plus pour la première fois en 20ans de carrière on lui propose un cours en premier secours .

alors certes tout n'est pas parfait, toutes les écoles ne sont pas défendables comme un camp de campagne, elles ne sont d’ailleurs pas toutes situées dans les mêmes quartiers mais il y a une prise de conscience du mammouth.

après comme disent beaucoup d'enseignants, le premier danger, c'est les parents!

13 octobre 2016 à 15:53:04
Réponse #9

Llunatik


Mes deux mecs (Grande Section et CP) ont eu également droit à l'exercice "anti intrusion".

L'école est au milieu de nul part dans la haute saône profonde et extrèmement mal adaptée pour prévenir d'une quelconque intrusion (3 accès sur 3 côtés différents de l'école, tous ouverts en permanence, n'importe qui rentre ou sort comme il veut...).

A part ce manque évident de sécurité, l'exercice ne m'a pas paru "trop mal". Les parents ont été prévenus le jour même, avec invitation à prolonger le dialogue à la maison. Les enfants ont semble-t-il tous été déplacés dans le calme et la discrétion à proximité d'un bâtiment situé à 500m de l'école et ils se sont cachés dans les bois.
Mes deux enfants (même celui de 5 ans) ont su m'expliquer qu'ils s'étaient entrainés si un jour "un terroriste venait attaquer l'école", qu'il ne fallait  pas ramasser ses affaires, partir vite et sans bruit. Le grand s'est assuré que son frère était là.

Des moyens certe très limités, mais finalement c'est mieux que de ne rien faire.
L'année dernière ils ont fait un exercice de confinement dans une pièce de l'école, ils ont envisagés deux scénarii sur deux ans, ça montre que les enseignants réfléchissent un minimum à la situation.
Il n'y a que le grand qui a trouvé que c'était pas optimal et que "tu ferais mieux de prêter ton fusil à la maitresse"  ;D

13 octobre 2016 à 17:09:42
Réponse #10

bloodyfrog


Citer
Il n'y a que le grand qui a trouvé que c'était pas optimal et que "tu ferais mieux de prêter ton fusil à la maitresse"  ;D

Même genre de remarque par ici, 10 ans et 7 ans, milieu très rural.
Exercice plutôt bien joué à l'école primaire, par une équipe enseignante impliquée et consciente du risque, et des faiblesses de l'école.

Ma grande: "La maitresse a ton téléphone? Parce ce que si on t'appelle, ça sera vite réglé!"

Manu. :closedeyes: ;#

13 octobre 2016 à 18:54:14
Réponse #11

pepe




Mes deux enfants (même celui de 5 ans) ont su m'expliquer qu'ils s'étaient entrainés si un jour "un terroriste venait attaquer l'école", qu'il ne fallait  pas ramasser ses affaires, partir vite et sans bruit. Le grand s'est assuré que son frère était là.



Comme je le disais plus bas , les enfants , mêmes petits comprennent très bien le pourquoi des choses qu'on leur fait faire et jouent le jeu très sérieusement.
sujet difficile


après comme disent beaucoup d'enseignants, le premier danger, c'est les parents!

Tout juste , je me souviens de la dernière école maternelle où bossait ma femme l'an dernier. Ecole de ville avec l'entrée unique donnant sur la rue. Panneau taille XL sur le portail : " école fermée , enfants en sécurité" , difficile de ne pas le voir/le lire, il est à hauteur d'yeux. Et bien 9 parents sur 10 ne le fermaient jamais ni en entrant ni en sortant. Sans compter les classiques et habituels en retard  qui râlaient parce que à l'heure indiquée, le portail et la porte d'entrée étaient bouclés. Horaires communiqués et affichés à l'entrée également.
Il y a des aristocrates et des parvenus dans la connerie comme dans le reste. M. AUDIARD

Never trust a bearded man with a flute

13 octobre 2016 à 21:23:12
Réponse #12

Boris


Bon. L exzrcice est passe. Dans la semaine avant l exo les deux classes, une de petite section et lbautre de moyenne et grande ont revus les trois petits cochons avec en questionnement: "et nous ou serait on en securite" ?
Bon. Pas de retour specifique de mon fils. Mais des panneaux ont fait leur apparition indiquant de bien fermer les portes et rappelant le statut d ecole (pour eviterbque le club de retraites voisin ne vienne se perdre dans la cour de recreation) dans les zones ou les enfants sont les seuls ou aller...
Voila voila...

15 octobre 2016 à 11:43:55
Réponse #13

Campeur


on fils est en 4ème, il a eu également droit à un exercice...

ils ont couché les tables en rond au milieu de la pièce et se sont caché derrière....  :blink: pensant, dixit mon fils que ça arrêterait les balles... ^-^

je pense que la meilleur défense contre une intrusion, c'est la fuite... si la fuite est impossible, c'est de se cacher, mais à condition de condamner les accès aux salles de classes... le dernier rempart étant de se battre avec l'énergie du désespoir...

je pense malheureusement que beaucoup d'enseignants se conforment aux directives de leur hiérarchie, tout en étant capable de penser et de dire qu'elles sont totalement abruties appliquées à la spécificité de leur école.

Peu peuvent/ont envie de réfléchir à des solutions plus adaptées, plus réalistes. d'autres encore n'en voient tout simplement pas l'intérêt et/ ou n'ont aucune connaissance dans ce domaine... ça donne des scénarios ubuesques qui doivent bien faire marrer ces connards de terroristes.

Fuir ! se cacher ! se battre... pas d'autres alternatives.... dur à appliquer dans une école !

perso, je pense que jouer la carte du confinement face à un ou plusieurs individus déterminés à tuer et équipés pour le faire, c'est du suicide organisé. Rechercher et organiser plusieurs scénario de fuite me parait plus réaliste.


"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

28 janvier 2017 à 16:54:29
Réponse #14

Bryan


Bien d'accord avec toi!

Travaillant comme animateur dans les écoles primaires (donc maternelle et élémentaire), moi et mes collègues nous occupons des enfants globalement autant de temps que les professeurs des écoles.
Donc on réfléchit aussi aux mêmes solutions réalistes à opposer aux mêmes directives absurdes.
Et quand on imagine un peu sérieusement un mec vraiment décidé à faire un massacre dans une école, on sait pertinemment que:

- un portail ne l'empêchera jamais de rentrer dans la cour (à code ou à clé, ça s'escalade, et surtout il n'a qu'à s'y pointer quand il est OUVERT -soit au bas mot quatre fois par jour).

- il ne choisirait certainement pas de venir quand l'école est fermée et les enfants enfermés dans les classes. Sérieusement, il y a 3-4 moments où tous les enfants sont dans la cour, portail ouvert par les instit' ou les amin'; pourquoi il s'emmerderait?

- en admettant qu'il choisisse la difficulté exprès, la solution de "se cacher sans bruit dans la classe pour faire croire qu'on n'est pas là" est aussi pertinente que de coucher un table d'écolier pour arrêter une balle d'AK-47: N'IMPORTE QUOI !!
On parle d'un cas, certes imaginaire, où le mec vient exprès dans une école pour tuer des enfants; ça fait de lui le plus gros enc**é de la terre, mais pas un débile pour autant: bien sûr qu'il va ouvrir les portes, les défoncer à coup de latte, tirer dedans, regarder dans les classes, et CHERCHER des enfants, des cibles.
Vous imaginez le terroriste tester les poignées les unes après les autres et dire "Mince, encore fermée! Il ne doit pas y avoir d'enfants ici... Puisque c'est ainsi nous reviendrons mardi!"

- il aurait forcément moins de cibles moins longtemps si on s'enfuit dans les environs.

- si on transforme les écoles en prisons (grands portails, accès uniques, sas, etc) non seulement les gamins font se sentir mal toute leur scolarité, mais que ça poserait aussi le problème suivant: s'il est difficile de rentrer, il est difficile de sortir. Surtout à beaucoup et vite.
Donc quand l'hypothétique terroriste finit par rentrer pour de bon, le renard est dans le poulailler, et là c'est open bar sur l'hémoglobine.

- et on sait qu'attendre la mort "cachés" dans une classe en espérant avoir du bol, c'est pas un plan.


Bref, mon analyse du truc serait: si ça doit arriver ça arrivera sans empêcher le mec de rentrer, à un moment où les enfants sont tous accessibles, pas répartis par classes ni groupe d'activités*; mais aussi que la solution simple et efficace est d'apprendre aux enfants (et aux adultes encadrants) de réagir vite et bien en se barrant direct mais sans bruit hors de l'école, comme ç'a l'air d'avoir été le cas pour les gamins de Lunatik.





*PS: bon, je suis peut-être pessimiste mais assez adepte de la formule "Espérer le meilleur, se préparer au pire". Donc c'est bien de s'entrainer au pire, non?

28 janvier 2017 à 18:38:51
Réponse #15

Troll


Hello,

On parle d'un cas, certes imaginaire, où le mec vient exprès dans une école pour tuer des enfants; ça fait de lui le plus gros enc**é de la terre, mais pas un débile pour autant: bien sûr qu'il va ouvrir les portes, les défoncer à coup de latte, tirer dedans, regarder dans les classes, et CHERCHER des enfants, des cibles.
Je ne pense pas que ton analyse soit dans l'ensemble si pessimiste, hélas. Dans l'absolu, elle est même plutôt réaliste.

Pour mémoire, en 2011, A. Breivik à Utoya (Norvège) a bel et bien recherché assez systématiquement et rationnellement des cibles. Certes il ne s'agissait pas d'enfants confinés, mais de cibles potentiellement mobiles. L'idée sous-jacente, qui rejoint celle de Bryan, est que si l'objectif est clairement défini, alors tout sera fait pour l'atteindre...

La fuite, si on en croit le Protégor, si elle est possible, reste souvent la meilleure option. Après, resterait la solution (peut-être) d'un gardiennage sérieux (sociétés privées compétentes incluses)

Bien à vous,

Troll
Semper potest proficio

28 janvier 2017 à 19:07:40
Réponse #16

Krapo


Après, resterait la solution (peut-être) d'un gardiennage sérieux (sociétés privées compétentes incluses)

et armé ! Et en France ce n'est pas prêt d'être le cas  :'(
Laissons glouglouter les égouts !

28 janvier 2017 à 19:32:58
Réponse #17

Ezilio


Bonjour,

Quelques commentaires, puisque je bosse régulièrement sur ce sujet du primaire au secondaire...

- Si la fuite est bien la première des solutions préconisées face à un tireur de ce type, il faut bien comprendre qu'organiser une fuite avec 30 bambins, avec des tirs et des cris, c'est pas du tout, mais pas du tout la même partie de rigolade ! N'oublions pas que dans la plupart des établissement il est impossible d'identifier précisément la localisation du ou des terroristes et que fuir mènera probablement le groupe à un face à face perdu d'avance ! Chaque établissement est différent, mais c'est très souvent tout aussi risqué de se barrer en courant, avec un fort risque de chute #écrasement#effet paillasson# embouteillage#tir au pigeon

- La mise à l'abri est donc conseillée dans la plupart des établissements, à partir des nombreux retex notamment des groupes d'interventions qui confirment que les terros essayent de trouver des cibles faciles puis se rabattent sur les plus difficiles, mais surtout prennent le temps de mises en scène et ATTENDENT LES FORCES DE L'ORDRE pour le final !!! Si la première classe mets plus de temps à être pénétrer ça laisse du temps aux suivantes.... L'objectif pour les forces de l'ordre et secours sera de figer dans un coin les terros pendant qu'on évacue le reste... Il s'agit bien de moins pire, un mec motivé fera des dégâts, il y aura des morts point barre  :-\

Alors certes, un paquet de consignes sont débiles et / ou incomprises, mais concrètement une salle sans vitre (malheureusement pas si rare....) bien barricadée avec du monde allongé ça réduit déjà les dégâts ! De plus vous seriez surpris du nombre d'encadrants étonnamment réceptifs à la réflexion suivante : "vous restez couchez près de la porte, vous et les plus aptes prenez ce qu'il y a de plus blessant / lourd et s'il arrive à rentrer vous lui en mettez plein la tronche, vous ou lui, tfacon 30 cartouches pour 30 élèves il en restera forcément pour lui en mettre le temps qu'il recharge...". Bon c'est pas écrit et on est pas beaucoup à leur dire ça, mais c'est mieux en le disant et plutôt bien reçu.

Après, je vous accorde que le plus efficace consisterait à une dissuasion devant / dans chaque école avec du personnel armé, mais là va falloir recruter et former ! Car comme d'hab en matière de sécu, on mets en place des protocoles qui nous viennent des USA sans y mettre les moyens humains, techniques, organisationnels et culturels dont ils se dotent !!!

29 janvier 2017 à 17:47:40
Réponse #18

Draven



Après, je vous accorde que le plus efficace consisterait à une dissuasion devant / dans chaque école avec du personnel armé, mais là va falloir recruter et former ! Car comme d'hab en matière de sécu, on mets en place des protocoles qui nous viennent des USA sans y mettre les moyens humains, techniques, organisationnels et culturels dont ils se dotent !!!


Après, sans nier que c'est une des seules options réellement efficace dans l'optique d'une attaque ciblée, faut quand même avouer que pour les gosses, c'est une scolarité plutôt bizarre que d'avoir des mecs armés aux 4 coins de l'école...

Cet été j'ai été sur des gardes statiques devant une crèche.
Franchement voir que les gamins s'étaient habitués a notre présence et trouvait ça normal des mecs en kaki partout, avec gilets pare balle, casque et fusil d'assaut... Ça me faisait mal au cœur pour eux...
Sans même parler de l'aspect " bunker " de la crèche et des écoles du quartier... Grillage, barbelés, caméra partout, etc... 
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

29 janvier 2017 à 18:03:32
Réponse #19

Pierrot


Citer
Cet été j'ai été sur des gardes statiques devant une crèche.
Franchement voir que les gamins s'étaient habitués a notre présence et trouvait ça normal des mecs en kaki partout, avec gilets pare balle, casque et fusil d'assaut... Ça me faisait mal au cœur pour eux...
Sans même parler de l'aspect " bunker " de la crèche et des écoles du quartier... Grillage, barbelés, caméra partout, etc...

Faut juste penser aux enfants qui eux reçoivent les bombes directement sur leur école, ça passera mieux..... 
Et merci pour ce que vous faites.

02 février 2017 à 17:41:54
Réponse #20

setrus


Citer
Cet été j'ai été sur des gardes statiques devant une crèche.
Franchement voir que les gamins s'étaient habitués a notre présence et trouvait ça normal des mecs en kaki partout, avec gilets pare balle, casque et fusil d'assaut... Ça me faisait mal au cœur pour eux...
Sans même parler de l'aspect " bunker " de la crèche et des écoles du quartier... Grillage, barbelés, caméra partout, etc... 

Question pratique : vaut il mieux un/des gens en faction, ou quelqu'un quelque part en "intervention rapide"?
Parce que dans certains attentats récents, on a surtout vu les factionnaires se faire dessouder d'entrée, puis le massacre commencer (charlie, turquie...)

Quand j'étais petit, c'était le garde champêtre qui assurait la circulation autour des deux écoles du village, et il était en uniforme, et avec son arme. Ca ne m'a jamais choqué.

02 février 2017 à 18:52:35
Réponse #21

rezemika


A mon humble avis, le sécuritarisme n'est pas la meilleure option. Certes, des militaires armés jusqu'aux dents peuvent matériellement empêcher un attentat, mais il faut aussi penser aux statistiques. Quelles sont, objectivement, les chances pour qu'un tel évènement se produise ? Il ne faut pas oublier que les noyades ou les violences conjugales ont fait, même ces dernières années, plus de morts que le terrorisme.

Ces actes sont effrayants parce qu'ils sont concrets et soudains. Nous en voyons les conséquences partout autour de nous, les médias en parlent pendant des semaines. Nous sommes conditionnés pour les craindre, et c'est ce qui fait toute leur force. Un attentat que l'on ne craint pas n'a aucune raison d'être. Pour reprendre un article cité sur ce forum il y a quelques temps, les attentats sont comme la "stratégie de la mouche" (http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20160331.OBS7480/la-strategie-de-la-mouche-comment-quelques-terroristes-font-trembler-les-grandes-nations.html). Matériellement, ils n'ont pour ainsi dire aucun effet. Seules leurs conséquences psychologiques peuvent être destructrices.

Je ne minimise nullement la valeur des vies qui ont été perdues ces derniers temps, mais je tiens à rappeler que plus de gens meurent de cancers ou d'accidents de voitures que des effets du djihad. Pourtant, ces derniers sont surmédiatisés et servent de prétexte pour nous faire renoncer à des libertés auxquelles personne n'aurait accepté de renoncer autrement.

Enfin, je me permets de citer le livre du Manitou, j'espère qu'il ne m'en voudra pas...

Citation de: Manuel de (sur)vie en milieu naturel
La rickettsiose est un risque bien plus grand pour la santé que les attaques de félins, même dans les endroits où les deux sont présents. Les risques imaginables visuellement sont généralement surestimés. Les risques plus abstraits, généralement sous-estimés.

Citer
Faut juste penser aux enfants qui eux reçoivent les bombes directement sur leur école, ça passera mieux....

Si je peux me permettre, le contexte n'est pas le même. Nous ne sommes pas dans un pays à fort risque d'attentat : sauf erreur de ma part, il y a eu entre 2012 et 2016 (inclus) 246 morts au nom de l'EI. Ce qui fait 0,17 mort par jour. Si j'en crois Wikipédia, les accidents de la route font chaque année environ 4800 morts, soit 3,3 morts par jour*. Dix-neuf fois plus. Certes, ce qui se passe dans certains pays est horrible et inacceptable humainement. Mais nous n'avons pas à nous protéger des mêmes risques que les autres pays. Installeriez-vous des installations anti-sismiques en France, en vous basant sur l'exemple du Japon ?**

* Ce chiffre est très largement dépassé par beaucoup d'autres, tels que ceux des cancers, des chutes ou des accidents domestiques. Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Mortalité_en_France#Tableau.
** J'ai conscience qu'il s'agit là d'un exemple extrême, je l'utilise simplement à but illustratif.
« Modifié: 02 février 2017 à 19:18:59 par rezemika »
Citation de: Ernest Renan
La société ne doit rien exiger de celui qui n'attend rien d'elle.

02 février 2017 à 21:37:43
Réponse #22

Ezilio


+1 sur les priorités Rezemika... si les profs savaient déjà tous gérer une simple perte de connaissance correctement...

02 février 2017 à 22:15:48
Réponse #23

Hurgoz


Yo

Citer
A mon humble avis, le sécuritarisme n'est pas la meilleure option. Certes, des militaires armés jusqu'aux dents peuvent matériellement empêcher un attentat

En faite pas tant: les militaires armés jusqu'aux dents font de l'occupation de terrain, ni plus ni moins. Cad qu'ils évitent que quelqu'un n'entre dans un bâtiment et nous rejoues le Bataclan (ça la foutrait assez mal: "mais pourquoi, après le Bataclan, n'avez vous rien fait?"). Toutefois, on oublie souvent de dire - c'est plus rassurant - que les terroristes ont prouvés qu'ils étaient tout à fait capables de s'adapter. Donc, biensûr qu'ils ne fonceront pas directement sur un détachement armé...(un forum publique n'est pas le lieu pour parler du "comment")

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Pourtant, ces derniers sont surmédiatisés et servent de prétexte pour nous faire renoncer à des libertés auxquelles personne n'aurait accepté de renoncer autrement.

T'inquiète, pour la sur-médiatisation, ils se sont rendus compte que crier à qui mieux mieux "on est en guerre" a une franche tendance à faire baisser le tourisme....et donc ça touche le saint PIB....

Pour ce qui est des libertés, ça a déjà été débattus ici...on en reviendra au "c'est pour votre bien et dans l'intérêt général", "si tu n'as rien à te reprocher tu t'en moque d'être fliqué" et autre joyeusetés du goût...perso j'éviterai.

Merci à vous  :doubleup:

Hugo
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

02 février 2017 à 22:27:20
Réponse #24

guillaume


Le truc, comme le disait fort bien Did, c'est que l'attentat est imprévisible et brutal. On a aucun moyen d'agir dessus en prévention alors qu'un accident de voiture par exemple, on peut.

D'où la psychose.

a+

"82,3% des gens ont plus de chances d'être convaincus lorsqu'il existe un pourcentage dans la phrase."

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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