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Auteur Sujet: arts martiaux, contrôle de la violence  (Lu 1350 fois)

27 septembre 2016 à 11:44:59
Lu 1350 fois

Tong


Bonjour,

je sais que le sujet a été abordé dans d'autres questions, mais je me permets de poser la question directement :

est ce que l’apprentissage d'un art martial ne risque pas de réduire la frontière entre une attitude socialement adaptée (ne pas se battre inutilement)
et une attitude inadaptée (céder trop vite à des envies de pas se laisser marcher sur les pieds, qui étaient mises de côté jusque là)

est ce que des arts martiaux en particuliers sont plus utiles pour se défendre en cas d'énorme disparité de taille de force et de poids

quels sont les avantages ?

27 septembre 2016 à 12:42:01
Réponse #1

Ascanio


Mon opinion, c'est que si tu n'es pas un "cogneur" à la base, ce n'est pas la pratique d'un art martial qui te fera le devenir.
Je n'ai pratiqué que le judo et la capoiera, et j'ai trouvé qu'on y apprenait à respecter l'adversaire et à canaliser sa violence.
Les gens qui ont une attitude inapproprié se font très vite repérer, et soit ils sont exclus assez vite, soit ils gagnent trois semaines dans le plâtre pour méditer... ::)
Le judo est un art martial qui permet à un petit gabarit de se défendre contre un plus fort, puisque le principe est d'utiliser la propre force de l'adversaire contre lui.

Mes deux sous... :)
" Celui qui sait s'orienter n'a pas besoin de GPS. " (pcc Lao-Zi.)

27 septembre 2016 à 16:38:46
Réponse #2

promeneur-solitaire


Bonjour,

je sais que le sujet a été abordé dans d'autres questions, mais je me permets de poser la question directement :

est ce que l’apprentissage d'un art martial ne risque pas de réduire la frontière entre une attitude socialement adaptée (ne pas se battre inutilement)
et une attitude inadaptée (céder trop vite à des envies de pas se laisser marcher sur les pieds, qui étaient mises de côté jusque là)

est ce que des arts martiaux en particuliers sont plus utiles pour se défendre en cas d'énorme disparité de taille de force et de poids

quels sont les avantages ?

Il y a pleins d'activités physiques bénéfiques ne consistant pas à se crêper ...

Si tu poses la question c'est déjà que tu as une petite idée derrière la tête. ;)

On ne "choisit" pas de pratiquer un AM par hasard.

Pour la disproportion de force, c'est un peu beaucoup enfoncer des portes ouvertes que de subodorer qu'avec beaucoup de travail et de savoir-faire acquis on peut espérer pallier en grande partie la force brute ... Mais inexpérimentée.


Mon opinion, c'est que si tu n'es pas un "cogneur" à la base, ce n'est pas la pratique d'un art martial qui te fera le devenir.
Je n'ai pratiqué que le judo et la capoiera, et j'ai trouvé qu'on y apprenait à respecter l'adversaire et à canaliser sa violence.
Les gens qui ont une attitude inapproprié se font très vite repérer, et soit ils sont exclus assez vite, soit ils gagnent trois semaines dans le plâtre pour méditer... ::)
Le judo est un art martial qui permet à un petit gabarit de se défendre contre un plus fort, puisque le principe est d'utiliser la propre force de l'adversaire contre lui.

Mes deux sous... :)

Une vue un peu idéalisée de l'"art souple" ... démentie à chaque compétition à laquelle on assiste.
De très beaux principes difficilement applicables sans "bourrinner" à moins d'une très grande disproportion de niveau.

Respecter le "partenaire" certainement.
respecter l'adversaire ou l'ennemi c'est le chemin le plus direct vers l'hôpital  ou la morgue.  ;#

27 septembre 2016 à 17:54:05
Réponse #3

Ascanio


" Celui qui sait s'orienter n'a pas besoin de GPS. " (pcc Lao-Zi.)

27 septembre 2016 à 19:20:11
Réponse #4

Nay


est ce que l’apprentissage d'un art martial ne risque pas de réduire la frontière entre une attitude socialement adaptée (ne pas se battre inutilement)
et une attitude inadaptée (céder trop vite à des envies de pas se laisser marcher sur les pieds, qui étaient mises de côté jusque là)

Pour moi c'est l'inverse! Je connais plusieurs personnes dite "bagarreuses" et pourtant après l'apprentissage d'un sport de combat ou d'un art martial, elles se sont calmées. En effet, une situation où ils auraient cognés, devient une situation désamorcée verbalement. Sont-ils plus conscient de leur force physique et technique? Je n'en sais rien il faudrait que je leur demande. Mais je pense que comme ils se sentent plus fort (ou en tout cas prêt physiquement et mentalement à agir au besoin) ils "laissent couler" plus vite.
Plutôt mourir debout que vivre à genoux!

31 octobre 2016 à 14:20:37
Réponse #5

Fred


Bonjour,

Pour moi, et juste pour moi, la pratique des arts martiaux et sports de combat ne m'a pas transformé en brute incontrôlable, au contraire.

J'ai débuté à 15 ans, la tête pleine de fantasmes tirés de films d'une qualité discutable et persuadé d'être sur la voie de l'invincibilité.

Très rapidement, je me suis rendu compte qu'il était impossible d'être certain de sortir vainqueur d'une confrontation. La pratique met à mal le mythe du "super combattant" qui envoie tout le monde au tapis sans se manger un seul coup.

25 ans plus tard, j'ai été impliqué dans 3 ou 4 situations d'opposition physique ou limites dont je n'ai jamais été à l'initiative (pourtant je vis à Paris, j'adore la nuit et les soirées les plus sympas ne se tiennent et pas toujours en face des commissariats).

J'ai l'impression de bien "lire" les situations à risque et de pouvoir le plus souvent les désamorcer ou les éviter.

Statistiquement, ma pratique me permet surtout de garder la tête assez froide et quand vraiment cela chauffe, de me dire "ok, si il fait encore un pas vers moi je prends l'initiative et pas en faisant semblant".

Voilà, c'est mon premier post, Hello tout le monde

31 octobre 2016 à 21:39:54
Réponse #6

Tong


Merci pour vos messages, et ce premier :) de Fred.


02 novembre 2016 à 19:25:11
Réponse #7

Le-Jerome


Salut Tong,

à vrai dire, la pratique d'un art martial se focalise généralement sur une dimension sportive et équilibrée du combat :
- règles
- conditions contrôlées et rassurantes
- combat 1 contre 1 contre un partenaire et non un adversaire
etc...
Et bien qu'il y ait beaucoup de très bonnes choses à prendre dans les arts martiaux traditionnels, transposer directement le dojo à la violence réelle risque de mener à la catastrophe tôt ou tard.
Cela dit, je crois que cela peut justement canaliser la violence ou au contraire développer la tentation d'aller au charbon.
Cela dépend beaucoup plus de ta personnalité, de tes attentes, du niveau atteint etc que de l'art martial en lui même ou du fait d'en pratiquer un.
Je pense que cela peut effectivement amener à courir des risques inutiles voire à "provoquer" ou rechercher une situation de façon plus ou moins inconsciente, donc insidieuse : pour se prouver quelque chose, pour se valoriser, pour se "venger" d'affront subits jadis, et même, paradoxalement pour rompre une tension insupportable dans une situation de stress (sorte d'effet "berzerk" ou "amok").

A l'inverse, savoir que l'on est capable d'emplâtrer quelqu'un peut rendre moins agressif car on aura tendance à avoir surtout envie d'éviter les embrouilles judiciaire éventuelles (donc perte de temps, d'énergie, comptes à rendre à la justice) et à réserver sa capacité de violence pour les cas réellement nécessaires (personnellement je conçois les choses comme ça).

Les embrouilles seront sources de stress et donc seront si possible évitées.
En clair, l'autre peut croire que tu t'écrases alors qu'en réalité, tu lui donnes ce qu'il veut pour éviter d'avoir à lui faire manger ses dents et de devoir rendre des comptes ensuite, parce que contrairement à lui, tu n'as pas un QI de moule farcie et rien à faire de ta vie.

La confiance en soi développée pour les arts martiaux ou équivalents : judo, boxe, karaté, full contact...permet de ne pas trop présenter un profil type de victime à travers le langage non verbal.
A l'inverse l'excès de confiance est mortifère, souvent l'apanage des gens plus ou moins jeunes et débutant.
Typiquement l'adolescent qui se sent très fort parce qu'il a 2/3 ans karaté et une ceinture orange ou verte.
Tout dépend aussi je crois de la manière d'enseigner et de l'approche de l'enseignant, de ce qui s'explique autour du cours, de l'ambiance qui règne dans le club et bien sur de ta personnalité.

A l'ACDS, PP l'instructeur prévient toujours plusieurs fois en ces termes :
"si vous défoncez la gueule à quelqu'un, votre emploi du temps vient de changer"
Alors à toi de décider si cela vaut le coup que ton emploi du temps change.

Perso pour une affaire de concours de b*t* dans la rue (95% des embrouilles chez les mecs sous couverts de prétextes foireux et autres cigarettes...) c'est non, et c'est comme ça que Patrick m'a programmé.
Pour ma maison, ma famille, ma vie ou des personnes chères par contre, le calendrier lui même peut changer je m'en br.... pardon je m'en moque éperdument  :D

Ce qu'il faut garder en tête :

- mieux vaut éviter que fuir.
- mieux vaut fuir que parlementer/essayer de desescalader
- mieux vaut desecalader que cogner/tout casser
- mieux vaut cogner que d'être victime.

Sachant aussi que parfois, les blessures physiques peuvent être relativement minimes mais les blessures psychologiques très graves (dépression, syndrome de stress post traumatique etc)...
Et que à mon humble avis, rien que cela doit être inacceptable.

Si tu vas un peu loin dans la self et que tu apprends ce qu'il y a autour, tu saura le moment venu inconsciemment et automatiquement ce que tu dois faire, ça viendra tout seul.

Donc pour résumer, ben ça dépend plus de toi que de l'art martial.

Jérôme
« Modifié: 02 novembre 2016 à 19:32:50 par Le-Jerome »

08 novembre 2016 à 10:17:17
Réponse #8

Thomas2114


Bonjour,

Personnellement je trouve que c'est une bonne question !
Voilà 9 ans que je pratique du yoseikan budo (c'est un ensemble de plusieurs arts-martiaux créé par un grand maître "Hiro Mochizuki"). La première chose que l'on nous enseigne c'est de nous bien faire comprendre que le plus beau combat est celui que l'on évite ! Honnêtement, je vous conseil cette discipline car il y a une grande philosophie derrière, c'est un sport de combat défensif et non offensif, très important de bien comprendre ça et puis nous touchons à tout, point/pied, armes blanches, bâton... ;)

Voilà, j'espère que mon point de vue vous aura un peu aidé et donc pour conclure, le sport de combat ne vous rendra pas violent ou quoi que ce soit mais au contraire il vous apprendra à respecter les autres, à vous cadrer et puis surtout à vous amuser ;)

Ciao

Thomas

08 novembre 2016 à 15:53:07
Réponse #9

Bomby


(...)
Donc pour résumer, ben ça dépend plus de toi que de l'art martial.

Jérôme

Bien d'accord avec l'analyse du Jérôme.

Pardon Tong mais ta question de départ ressemble fortement à une invitation à accumuler les clichés sur les arts martiaux (et d'ailleurs, derrière, honnêtement on s'en approche parfois).

La vérité c'est que la vraie violence c'est sale, que ça se maîtrise difficilement, et à un coût important.

Les clichés classiquement véhiculés à propos des arts martiaux se conjuguent fréquemment pour donner l'impression d'une voie un peu magique, où l'accumulation d'un travail d'apprentissage essentiellement technique conjuguée à une dose respectable de sueur et de musculation permettrait d'atteindre la maîtrise de la violence (la sienne et celle des autres) en faisant l'économie de passer par des expériences moins sympathiques (travail sous stress, sur la sortie de l'agressivité, exposition aux blessures, choix éthiques existentiels à poser, etc...).

Aujourd'hui ça me semble une illusion totale, une chimère.

Certains recommandent parfois, pour résoudre le problème, de surenchérir dans l'exposition aux coups et à la sueur (ce qui est certainement une des raisons de l'actuelle mode du MMA et du Krav au détriment des AM plus classiques) : c'est sans doute encore moins accessible à tous et à peine moins vain et illusoire.

Certes, tout ça est déjà très bien et correspond à des pratiques le plus souvent largement recommandables. Mais à moins de disposer d'origine d'un caractère forgé en acier trempé (ça arrive, parfois...) on est encore très loin, pour des "gentils" d'atteindre un niveau permettant de contrôler la violence de "vrais méchants"...

Au final, si c'est ça l'objectif, il y a quand même beaucoup de temps perdu et de fausses pistes proposées.
 
En gros, il y a donc à mon avis deux approches rationnelles possibles :

- une approche plutôt de "protection personnelle", nécessitant relativement peu d'investissement (j'ai bien écrit "relativement") qui permettra à la plupart de ceux qui le souhaiteront, d'acquérir à travers quelques stages de base de protection personnelle des principes de fonctionnement et des réflexes de nature à permettre déjà d'éviter beaucoup d'ennuis.

- une approche "d'art martial", qui permettra d'aller plus loin, bien plus loin, mais demandera un investissement beaucoup plus important sur tous les plans, je dirais, de toute une vie, et sera largement conditionné par la possibilité d'avoir accès au bon moment aux bons enseignants, aux bonnes informations...

Entre ces deux approches, on peut évidemment suivre plein de pratiques dites martiales différentes, et c'est encore une fois très bien mais il faut juste ne pas trop se faire d'illusion sur le réel bénéfice en termes de rapport à la violence.

Pour autant, j'ai eu la chance de rencontrer dans mon parcours quelques rares personnes réellement très impressionnantes par leur niveau martial et leurs capacités et dont le parcours et le niveau valident totalement l'engagement dans la voie AM exigeante évoquée un peu plus haut. Ceux-là sont généralement remarquablement inconnus du grand public des AM et parfois (sinon souvent) n'arborent même pas le moindre Dan à la ceinture !

Cordialement,

Bomby

09 novembre 2016 à 16:28:06
Réponse #10

Le-Jerome


Entièrement d'accord avec Bomby, la proportionnalité dans le cadre d'une défense individuelle face à la violence, c'est une vue de l'esprit, voire un délire de juriste.
On peut éventuellement être proportionnel quand on est 5 CRS...
Dans le cadre de ce forum on parle de survie, ce qui veut bien dire ce que ça veut dire.
La violence pour survivre, c'est de la violence pleine puissance, hors contrôle (au sens où on l'entend communément), simple, brutale, sale comme dit Bomby.

Si tel n'est pas le cas, alors c'est une issue heureuse.

J'ajoute que pour 2 situations identiques (ce qui n'arrive presque jamais) ta réaction le jour A à l'heure H sera complétement différente de celle le jour B à une autre heure.
Même le soir ou le matin, le jour ou la nuit, on ne réagit pas de la même manière.

Cela en fonction de ton humeur, ta forme, ton état général, ton ressenti etc...
De même être témoin d'une altercation entre 2 individus n'a rien à voir avec être soi même pris à parti, ou bien si un proche est concerné...

Et pour 2 situations différentes tu aura des réactions différentes.

En ce qui concerne par exemple l'intervention pour venir en aide à une tierce personne (qui se pose tôt ou tard au court de la progression), il faut savoir que la situation "chevalier blanc" n'existe pratiquement pas.
Je veux dire que presque jamais (j'ai bien dis presque) tu ne verra une situation claire et limpide, ou sur l'instant tu sera en situation d'intervenir sans hésitation, parce qu'une victime innocente est menacée/frappée par une raclure.

Le courageux héros qui vole au secours de la jeune fille (jolie de préférence) qui est sur le point de se faire violer, ça n'arrive presque jamais, 1 fois sur 1000 peut être...

La plupart du temps on est témoin d'une altercation entre 2 ou plusieurs individus, ça gueule, ça insulte, ça menace, ça escalade des 2 côtés, escalade qui se poursuit par inconscience/bêtise des protagonistes, ça insiste et en voyant ça on pas envie de mettre les 2 mains dans la m..d., sauf à être maso et à vraiment aimer ça.

De plus il est déjà difficile d'acquérir les réflexes et les bonnes attitudes pour assurer une VRAIE protection personnelle pour soi, c'est encore plus dur pour protéger les personnes les plus proches et les plus chères car cela ajoute des variables inconnues, alors venir en aide à un(e) inconnue, c'est vraiment difficile de savoir à l'avance comment on va réagir.

Le cas typique de situation qui sent mauvais c'est les coups/altercation dans un couple, lorsque on est témoin, qu'on ne sait pas à qui on a affaire, mais que ce ne sont pas des gens bien fins à première vue... ;)
L'autre cas ce sont par exemple les embrouilles entre automobilistes, dont on est témoin.

En fait on ne sait pas, et les arts martiaux n'y changeront rien, sauf si cette dimension a été préalablement travaillée à l'entrainement (et encore...).
A ma connaissance peu de disciplines intègre des simulations assez réalistes pour former à quelques cas de figure.
Par ailleurs, on a beau s'entrainer, on ne sera jamais 5 CRS avec équipement et uniforme, on reste un civil SEUL et non armé (ou peu).
Seul face à la passivité et à l'aboulie de la plupart des gens hélas, seul aussi face aux conséquences sociales et juridiques, dont l'impact est toujours du domaine de l'incertitude en pareilles circonstances.

Ce qui est compte c'est de fixer ton propre seuil de refus, distinguer ce qui en "vaut la peine", qui te permettra le moment venu de passer outre ces considérations, pour un cas de force majeure, mais c'est très personnel et intime.

A mon avis, témoin d'une grave altercation entre 2 ou plusieurs types, faut être soit très expérimenté soit un peu fêlé/inconscient pour foncer dans le tas.

En résumé encore, un art martial n'est pas une garantie, c'est une aide précieuse si on en cerne les limites et le champ d'application, et qu'on le complète par un stage type TAI/FAB.

N'oublies pas non plus que peut être 90 % des situations sont évitables par la détection en amont, l'évitement ou la fuite (ne serait ce que couper court et partir sans trainer). :closedeyes:

Mes 30 centimes d'euro

Jérôme

« Modifié: 09 novembre 2016 à 16:48:45 par Le-Jerome »

 


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