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Auteur Sujet: Tourniquet  (Lu 4292 fois)

29 juin 2016 à 14:01:41
Réponse #25

Moleson


Je confirme, le compressif israelien est loin devant les autres quand même en terme de facilité de pause et efficacité. Et pour un tarif imbattable ( quelques euros quand commandé directement en Israel ).

Tu peux donner une adresse, je me ruine en pansements israeliens.

29 juin 2016 à 15:03:00
Réponse #26

Draven


Mp ou en public ? Je voudrais pas que ça apparaisse comme de la pub.
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

29 juin 2016 à 15:25:00
Réponse #27

spica


Il me semble qu'Arklight en a eu récemment, mais je les retrouve plus sur leur site (probablement tout écoulé). Sinon tu tapes "Israeli bandage" sur amazon.com et tu vas en trouver pleins en $5 et $10 pièce.

D'ailleurs, j'ai vu dans le descriptif / FAQ associé à la fiche produit certains vendeurs qui parlent d'utilisation secondaire de ces pansements comme garrot/tourniquet de secours (plutôt les 4", les 6" seraient moins adaptés, trop larges). Vous en pensez quoi ?

29 juin 2016 à 15:34:34
Réponse #28

Hurgoz


Yo les poussins  ;#

Tant qu'à faire faire traverser la moitié de la planète à un colis, peut être en profiter pour grouper la commande?

Tcho

Hugo
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

29 juin 2016 à 15:56:41
Réponse #29

azur


Même son de cloche de mon côté : j'ai fait une formation SST (même programme qu'un PSC1 en gros) en avril, et le formateur de la croix rouge nous a expliqué que le contenu du stage évoluait au fil des politiques et des recommandations médicales du moment. Le garrot a été abandonné il y a un certain temps dans ce genre de formation, mais depuis les attentats de novembre, il serait question de le remettre dans les prochains programmes, parce que finalement, il y a beaucoup de "mythes" autour du garrot et il se trouve que dans ce genre de situation qui n'est plus si improbable que ça, ça serait utile que des civils sachent comment faire.
Vu dans le dernier "armées d'aujourd'hui": l’hôpital militaire du Val de Grâce a formé pendant 2 semaines 8 stagiaires du SAMU d’Île de France à la mise en condition et survie du blessé
civil victime d’attentat par arme de guerre
... avec des conclusions intéressantes:

Citer
Le Samu s’initie à la médecin de guerre
En avril, l’École du Val-de-Grâce a accueilli durant deux semaines des membres du Samu parisien et du Val -de-Marne pour un stage sur la mise en condition et survie du blessé civil victime d’attentat par arme de guerre. Des soldats du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, actuellement dans la capitale dans le cadre de l’opération Sentinelle, ont participé à l’exercice mis au point par des médecins du Service de santé des armées Mardi 19 avril, 8 h 30, École du Val-de-Grâce, Paris 5e. Les médecins militaires du Service de santé des armées (SSA) accueillent pour leur deuxième journée de formation huit stagiaires des Samu de Paris et du Val-de-Marne.
Ils participent à la deuxième session du stage sur la mise en condition et survie du blessé civil victime d’attentat par arme de guerre. Huit autres urgentistes ont déjà bénéficié de ces cours la semaine précédente. « Cette formation est une première. Elle répond à une demande de l’Assistance publique- Hôpitaux de Paris qui, en prévision de l’Euro 2016 notamment, souhaite voir notre spécificité en la matière, expose le médecin général inspecteur François Pons, directeur de l’École du Val-de-Grâce et directeur de l’enseignement et de la formation du SSA. Nous pourrons envisager de pérenniser cette collaboration si elle se révélait efficace. »
Les situations d’exception constituent le cœur de métier du SSA, qui exerce une médecine préhospitalière particulière sur les théâtres d’opérations. Celle-ci couvre la prise en charge de blessés de guerre potentiellement sous le feu, leur catégorisation et leur mise en condition dans un temps limité et des conditions sécuritaires dégradées grâce à des méthodes standardisées, notamment le Safe-Marche-Ryan (appellation mnémotechnique d’aide à la prise en charge du blessé de guerre) et le damage control (contrôle des dommages consécutifs aux blessures). « Les urgentistes
du Samu possèdent déjà un important bagage technique, note le médecin en chef Sébastien, responsable technique au Centre d’enseignement et de simulation à la médecine opérationnelle. Notre avantage à nous, c’est cet ADN commun à tout militaire : nous parlons tous le même langage. »
Les quatre jours de formation sont rythmés par des cours, dispensés par des médecins des forces et des hôpitaux d’instruction des armées de Percy et de Bégin, des travaux pratiques ainsi que des simulations auxquelles participent des soldats de la force Sentinelle appartenant au 1er régiment de hussards parachutistes (RHP). Ces derniers endossent leur propre rôle ou celui de blessés civils ou
militaires. « Nous apprenons à nous mettre à la place du blessé civil pris en charge par des soldats », raconte le lieutenant Cyril, chef de peloton au 1er RHP. Le « pick and run » (prendre et courir) militaire peut en effet générer du stress et des douleurs, plus difficilement supportable pour qui n’y est pas préparé. « En tant que soldats, nous apprenons à trier les blessés en fonction de la gravité de
leurs blessures, à les évacuer, tout en sécurisant la zone et en aidant le Samu », poursuit-il.
Se préparer et faire mieux constituent les maîtres mots de cette collaboration entre la Défense et la Santé. Durant la semaine, les binômes se sont exercés sur de petits scénarios préparés par les formateurs du SSA, jusqu’à l’exercice final du dernier jour, point d’orgue d’un stage intense.
Jeudi, en début d’après-midi, les participants à une formation de formateurs organisée en partenariat par les ministères de la Défense et des Affaires sociales et de la Santé pour la prise en charge des blessés par arme de guerre après attentats, qui se tient aussi au Val-de-Grâce, ont suspendu leur programme pour assister à l’exercice. Parmi ces spécialistes de la médecine, le professeur Pierre
Carli, responsable du Samu de Paris : « Ces exercices ne s’improvisent pas, je suis frappé par le professionnalisme des formateurs et de la force Sentinelle. Le scénario est parfaitement adapté à des médecins civils. La complémentarité des acteurs Défense et Santé et la construction d’une culture commune sont primordiales. »
En faire des tonnes
À peine le signal donné, les soldats de Sentinelle, à qui le médecin en chef Sébastien a glissé d’en « faire des tonnes », hurlent de douleur. Parmi eux, 18 blessés, grimés, affublés de prothèses de membres arrachés et de blessures factices. Quatre militaires déroulent la procédure : évaluer, trier, évacuer.
Durant 45 minutes, les stagiaires prennent en charge ces blessés victimes d’une explosion d’origine terroriste à la station Châtelet-les-Halles. « Le Safe-Marche-Ryan, c’est redoutable ! » s’exclame Jean-Yves, infirmier du Smur Henri-Mondor, à la fn de la simulation. Charlotte, son binôme, médecin et
responsable de ce Smur, confirme : « Nous connaissons la procédure, car le Samu 94 est historiquement le berceau de la médecine de guerre, mais nous l’appliquons plus rarement et plus lentement. Elle est effectivement très efficace, surtout dans une situation où les premières
minutes sont les plus importantes. »
Un débriefing à huis clos entre formateurs et stagiaires vient achever cette formation. « Les urgentistes du Samu ont fait preuve d’une grande humilité ces deux dernières semaines pour accueillir ce que nous avions à leur donner », confe le médecin en chef Sébastien, avant que la porte ne se referme.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!

29 juin 2016 à 16:46:51
Réponse #30

zangetsu74


5- 10 € l'un ?
Ah oui quand même...
De mémoire j'avais trouvé des lots de x10 bandages pour une trentaine d'euros sur naturabuy

Et je plussoie Hurgoz (pour une fois que ca arrive  ;# ) ; une commmande en commun c'est bien.
(mais bon un paquet groupé depuis naturabuy qui est splitté ensuite, j'suis pas sûr que ce soit réellement efficace ^^)
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

30 juin 2016 à 00:38:52
Réponse #31

Cyclope


Le garrot à connu des avatars assez intéressants ces 20 dernieres. Mais je vais passer les détails.

Le principal mythe sur lequel nous sommes en train de revenir, c'est la hantise de l'amputation. Pendant des décennies, on nous a inculqué que le garrot impliquait une forte probabilité d'amputation du membre garroté.

Les dernières guerres depuis 1991 et les études des SSA, USAMRIID, etc... ont démontré:
1- que le garrot était efficace et rentable en termes de technique l'hémostase.
2- que l'amputation était rare même si l'évacuation sanitaire du biffin tardait. Ainsi, sur le conflit afghan, j'ai vu passer une étude que je ne retrouve pas, mais qui parle de centaines de poses de tourniquets, mais de seulement quelques amputations, laplupart du temps causées par le trauma, pas par le garrot.

Je l'enseigne personnellement comme ça à mes collègues: l'hémorragie est mortelle à coup sûr, l'invalidité n'est pas certaine. Que choisissez vous?

Sur les points de compression, pour la culture, je n'ai rencontré qu'un seul secouriste qui ait utilisé efficacement cette technique de façon exclusive. La victime était un homme à qui on avait fait un sourire bulgare. C'est arrivé juste devant l'équipage, et mon camarade a fait immédiatement le point de compression carotidien, alors enseigné. Ils ont chargé la victime à l'arrache et roulé jusqu'à l'hosto qui était au coin de la rue. Et sont descendus directement au bloc.

Il m'a dit que le point était devenu intenable, et qu'il allait lâcher quand le chir l'a libéré... c'était seulement un quart d'heure après les faits.

C'est ça les points de compression à distance: une idée théoriquement séduisante, insuffisante seule dans le monde réel, et très rarement appliquée.

Quand j'ai vu disparaitre ces trucs des référentiels, je me suis dit qu'un crâne d'oeuf avait essayé d'en faire un pour de vrai.

Le garrot, c'est l'exact contraire. Une technique qui sauve de vies même si elle a longtemps été pestiférée.

30 juin 2016 à 10:52:30
Réponse #32

hrk


un complément de bonnes réponses sur ce fil:

http://forum.davidmanise.com/index.php/topic,67226.0.html

05 juillet 2016 à 21:08:40
Réponse #33

Hurgoz


Yo,

Une vidéo de Volwest sur le garrot à la cuisse, qui me semble très pragmatique et qui expose bien la complexité de l'acte (là, pour la cuisse, mais je suppute que se soit vrai pour le reste des membres (surtout la tête   ;# ) ): http://lesurvivaliste.blogspot.fr/2016/07/le-garrot-propos-de-la-cuisse.html

Edit:

Alors, je n'avais pas vue, mais il y a toute un série là dessus:

https://www.youtube.com/watch?v=bqMDw90A0J8
https://www.youtube.com/watch?v=ag91Yfy-uTc
https://www.youtube.com/watch?v=2xbd8f5o49k
https://www.youtube.com/watch?v=ZDBA0CPu95U
https://www.youtube.com/watch?v=5f4CMzAtfGo

Tcho

Hugo
« Modifié: 08 juillet 2016 à 23:31:26 par Hurgoz »
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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