Nos Partenaires

Auteur Sujet: Camping hivernal sans matériel synthétique (ante 1970)  (Lu 6166 fois)

08 septembre 2015 à 17:02:41
Réponse #25

Kilbith




Avec un équipement de goumier, on peut quasiment dormir par terre sans trop de problème par temps habituel. Surtout avec l'aide d'une couverture de laine.


Donc si on regarde un peu plus loin, ici au Maroc, les populations rurales préfèrent de loin la laine au coton ou au synthétique! pantalons en laine, pulls en laine, chemises en laine, et enfin les djellabas!
C'était aussi ce qui était disponible localement. C'est vrai que ces vêtements, tissés en grosse laine, sont résistants à l'usure (mais lourds) et protègent des intempéries tout en étant réparables.

De nos jours, la laine est plus difficilement disponible. Surtout la laine douce agréable à porter directement (mais moins solide!!!).

Si de la laine de qualité est disponible, il est plus rentable de la vendre et d'acheter un produit manufacturé synthétique tout en faisant un bénéfice.

Une couverture en laine de qualité, c'est rapidement 10 à 20 fois le prix d'un équivalent synthétique qui rendra un service proche. La résistance au feu, le confort et la durabilité en moins (si on préserve des mites).

Les matériaux synthétiques équivalents sont plus doux au départ et plus facile d’entretien. En revanche ils craignent énormément le feu (ou ne sont pas très sain). A long terme, le synthétique se dégrade souvent (vieillissement de la matière) plus vite que de laine.

Comparez un pull en laine de 10 ans d'âge avec un pull polaire de même âge. Sur le plan mécanique il est moins résistant au départ, mais ses qualités sont pratiquement stables. C'est rarement le cas avec une polaire.

Ceci dit, du fait de son prix on fait souvent plus "attention" en terme d'entretien au pull en laine.  :closedeyes:



Citer
Le plastique fond d'autant plus facilement qu'il est fin (tarps...) et certains matériaux s'éteignent spontanément.
Les plastiques habituels fondent à relativement basse température. Les tissus les plus communs (polyamide, polyester, acrylique) aussi.  Ils brûlent bien avec des gaz toxiques. Parmi les matière courante "anti feu" : la chlorofibre.

Citer
La laine et surtout le coton traité ne fondent pas,
En effet, pas aux chaleurs habituelles. Ils se carbonisent. Mais comme, à la différence des tissus synthétiques, ils captent l'humidité (fibres hydrophiles) ils prennent difficilement feu. Il faut d'abord que l'eau s'évapore.

Dans le cas du coton, l'inflammabilité va dépendre de son niveau d'humidité et aussi de rapport matière/air. Une toile serrée, même sèche, prendra difficilement la flamme. Sera quasi insensible aux escarbilles (alors qu'une escarbille sur du synthétique va fondre la toile). Mais si c'est un velours ou une bordure (beaucoup d'air, peu de matière) qui en plus est sec : très belle combustion (genre la veste laissée à sécher trop prêt du feu). 

La laine ne va pas entretenir la flamme, elle est difficile à enflammer et elle va s’éteindre spontanément. C'est pour cette raison que la laine ne craint pratiquement pas la flamme, on peut faire un trou mais dès que la source de chaleur s'éloigne, la laine va s'éteindre.


Citer
mais une fois que ça à pris, ça flambe ! Attention à vos tarps en coton ciré => c'est le principe de la bougie.
Là ce n'est pas le tissu qui intervient, c'est le fait que la cire est très combustible. Encore plus quand elle est "étalée" sur une toile (peu de matière comburante, beaucoup de carburant).
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

17 septembre 2015 à 17:01:33
Réponse #26

jacqueline


Bonjour,

 J'avais vu et repéré ce sujet, je garde de bons souvenirs de mes pulls bretons en pure laine achetés sur place, inusables, mais hélas devenus trop petits pour moi ( non c'est pas les pulls qui ont rétréci  >:( )

 Ce matin en cherchant sur le net, je suis tombée sur ce site qui offre un grand choix de matières naturelles et de formes, de tailles et de couleurs à des prix raisonnables :

- Cachemire et Merinos
- Laine d'agneau
- Laine anglaise

 Cette dernière semble plus adaptée au bushcraft, mais il y en a pour tous les styles  dont des pulls fins très élégants pour la ville ou le bureau, le golf ou les champs de course  ;D.

 Il y a aussi

 - soie et coton
- cachemire et coton


http://www.woolovers.fr/

26 mars 2016 à 11:18:22
Réponse #27

guillaume


Une trouvaille de Deun sur le camping hivernal en tente chauffée par poêle à bois :

http://paulkirtley.co.uk/2014/how-to-live-in-a-heated-tent/

J'ai noté ceci, que je ne connaissais pas :

-En général le monoxyde vient avec la fumée (refoulement),

-Mettre une bougie devant les aérations du poêle. Préviens l'apparition de CO,

-Faire une journée « test » au début du trip avant de partir plusieurs jours en groupe. Ceci permet de "huiler" la routine, savoir qui fait quoi, etc.,

-Mettre la brosse à vêtement devant la porte d'entrée de la tente.

a+

"82,3% des gens ont plus de chances d'être convaincus lorsqu'il existe un pourcentage dans la phrase."

26 mars 2016 à 16:37:35
Réponse #28

cikawasay


Bonjour
Je pratique le camping, de préférence hivernal, dans les montagnes de Taiwan depuis 5 ans maintenant, je suis parti à la base sur le principe du non synthétique, un peu à contre courant de ce qui se fait ici (car humidité importante d'ou moisissure), je retiens quelques trucs:
-Dans le coton tout est bon: ma tente (modèle distribué en france, gros grammage)est bien plus agréable qu'une tente en synthétique: pas de douche froide au réveil avec les gouttes de condensation, parfaitement imperméable, et, excusez du peu, mais elle a subi plusieurs averses de mousson plus que mémorables. Résistante aussi, forme type canadienne (4x3 mètres), et surtout très bien aérée (4 fenetres), ce qui est très important en cas de température estivale (je ne l'utilise qu'au delà de 800 mètres, c'est une ligne rouge de température en dessous de laquelle on dors mal du fait de la chaleur en été). Truc important peut etre secondaire pour les randonneurs, mais la lumière du soleil traversant le coton donne une teinte orange très agréable aidant à la détente et au repos, qui sont un des objectifs importants de mes randonnées camping.
Je place un large tarp (5x6 m) devant la tente pour former un espace de vie (table, chaises, caisse shokproof ou je range mes lampes à pétrole), qui sert de chaise ou de table basse.
J'ai gardé mon premier tarp 4 ans et demi, toujours impeccable, malgré les pluies, et cela offre une meilleure protection au soleil que le synthétique (épaisseur filtrant mieux les UV notamment, dessous, on a moins cette sensation de radiation en plein cagnat qu'on a sous un tarp plus fin en synthétique.
J'ai perdu ce premier tarp à l'automne dernier suite à une série de bourrasques exceptionnellement forte qui l'ont déchiré, mais je peux dire qu'avec un montage costaud (nombreuses drisses, tendeurs pour amortir au vent, c'est un système qui pour moi à montré sà solidité alors que j'ai vu plusieurs fois des tarps plus légers s'envoler.
Poele à bois: une invention de génie: je le place sous le tarp près de la table, il sert donc à cuisiner et à réchauffer l'atmosphère sous l'espace de vie de jour. Pour l'instant, je n'ai jamais placé de poele dans la tente, nous n'avions pas de température polaires ici, la limite basse à 1000 mètres tourne autour de zéro degré la nuit, mais nous avons des exception comme un hiver exceptionnel cette année, ou il a neigé à 500 mètres, ce que les taiwanais n'avaient pas vu depuis 40 ans. Dans ces conditions, il y a eu moins dix degrés à mille mètre, ce qui est à relativiser par une température ressentie, que je n'ai pas calculée, mais très froide au niveau du ressenti (il y a une expression en chinois pour ca: ils disent que ce froid pénètre les os).
Lampe à pétrole: j'aime réparer de vieilles lampes à pétrole, qui sont plus lumineuses et plus autonomes que les modèles électrique, il y a une association des lamptérophillistes taiwnanais qui font un boulot admirable: certains membres ingénieurs ont ainsi recréé certaines pièces disparues, comme par exemple un tube de gazéification pour les modèles bialadin ou tilley, qui peut etre démonté et entretenu, contrairement au modèle de base qui, une fois bouché par le carbone, doit etre jeté. Ces lampes, bien entretenues, sont très fiables, et virtuellement inusables.
Vêtement: je fais un peu de randonnées en montagne ici, ou l'altitude peut atteindre 3900mètres. les conditions sont assez particulières vu l'humidité, le régime des moussons, la nature géologique des montagnes de cette ile semi tropicale/tempérée (mauvaise qualité de la roche), et l'étagement des zones naturelles qui font que les montagnes taiwanaises, qui représentent 1/4 des Alpes en surfaces, renferment 4 fois plus de diversité faune/flore. À partir de là: pour avoir vu comment le système trois couche échoue à l'emploi: gore-tex trop fragile dans les fourrés de rhododendrons par exemple, deuxième couche en polaire, qui, lorsque l'humidité est trop grande, finit par ne plus isoler correctement, je ne me sépare jamais de vetements en laine: swanndri, et autres modèles similaires obtenus aux USA. Ces trucs vraiment intéressants: ils sont bien plus "chauds" en hiver que des pulls polaires. Il m'arrive en certaines condition de porter deux couche de laine..
Veste en coton: j'ai essayé une mordegal depusi 3 ans: solide, respirante en hiver, mais l'imperméabilité à ses limites en cas de grosse pluie qui dure. je l'ai porté pour l'ascension du deuxième sommet de taiwan à 3880 mètres et elle a très bien répondu à l'exercice. J'aime sa résistance aux braises quand je suis en camping en mode plus statique.
Voilà un petit aperçu: le camping est pour moi une base de départ pour des randonnées ou je porte aussi ces lainages en condition froide, par contre, des que les températures remontent, l'humidité fait que je repasse au synthétique.....
voilà quelques un de mes retours sur ces matières à l'ancienne, que je considère supérieures sur de nombreux domaines aux matières modernes, qui plus est sont souvent plus chères et durent moins longtemps.
« Modifié: 27 mars 2016 à 04:22:32 par cikawasay »

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité