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Auteur Sujet: Comment est-ce que j’imaginerais l’école alternative ?  (Lu 2197 fois)

30 juin 2015 à 02:09:45
Lu 2197 fois

Nostoc


http://www.davidmanise.com/comment-est-ce-que-jimaginerais-lecole-alternative-une-premiere-louche-en-vrac/

C'est une louche bien remplie : des réflexions au delà des habitudes sur un sujet où la reproduction à l'identique sert de guide.
Ça sent aussi les indispensables infos du MOOC sur la biodiversité que je viens de suivre : des infos actuelles et fiables sur l'état du monde aujourd'hui et comment s'en sortir. OUI, il y a urgence à changer notre façon de s'occuper des enfants. Le monde a besoin d'un changement rapide de notre part. Et on peut le faire. Certains y arrivent, alors les autres le peuvent aussi.
Voici un article sur "La liberté au cœur de l'éducation"
http://boda.over-blog.org
Il y a plus loin un dessin sur les cadres, les limites et la liberté...et l'éducation. Ça bouscule les idées et c’est un exemple d'éducation changée en prenant les choses à bras le corps.
Dans les dernières pages de ce blog on trouve ce passage :
"Pour le protéger, il vaut mieux qu‘il se fie à lui-même que de compter sur le cri de ses parents et foncer tête baisser le reste du temps, il vaut mieux aussi découvrir qu’on peut se faire mal à l’âge de l’escalade des chaises qu’à celui des motos et des voitures."
J'ai trouvé amusant de retrouver deux fois le même exemple.

Bravo à David pour cet article sur un sujet de fond.
Cet article, dans sa façon d'aborder simultanément différents sujets, montre que le changement doit être profond et va ainsi toucher à tous les aspects : l'éducation et l'environnement (mais aussi les autre sujets abordés communément sur ce forum). Il montre la dimension globale de nos responsabilités. On ne peut plus se cacher derrière des compartiments.

Pour se lancer dans une vie qui respecte la Nature, il suffit de faire le premier pas, pour gagner en hauteur d'esprit, il suffit d'essayer une seule fois. Mais ces premiers pas sont difficiles d'accès. Après, on avance de plus en plus vite, en faisant de moins en moins d'efforts. C'est le départ qui est dur.
D'après vous, que faut il pour aider les gens à démarrer le changement ? Comment accepter le changement ?

Les experts en adaptabilité d'urgence ont leur pierre à apporter.
Le premier ministre indien Narendra Moodi est venu en France acheter des rafales... et présenter la journée internationale du yoga, pour aider l'humanité à accepter les changements nécessaires à la survie de notre espèce et pour qu'il y ait plus de paix, à l'intérieur et à l'extérieur de nous. Qu'en pensez vous ?

30 juin 2015 à 06:32:02
Réponse #1

azur


Concernant la France, on a transformé dans les années 30 "l'instruction publique" en "éducation nationale". Ce que décrit David (avec raison) montre que les travers de cette éducation nationale est en grande partie liée au changement d'appellation qui induit une modification des objectifs de base.

Ensuite, il parle des militaires qui "commencent à se mettre à l »instruction dite « intégrée » : on réduit au minimum le blabla, et on met rapidement les gens en situation pour qu’ils apprennent sur le tas, avec la guidance nécessaire.". Dans l'armée française, on a la chance d'avoir un manuel de pédagogie, édité pour la première fois en 1966 et réédité depuis sans grande modification... un exemple de pédagogie pratique, tirée de l'expérience de l'instruction donnée aux appelés dont le niveau intellectuel était variable et à qui il fallait pourtant apprendre les choses!

Pour ceux qui veulent consulter ce "TTA193 Manuel de pédagogie militaire"
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!

30 juin 2015 à 09:23:07
Réponse #2

bison solitaire


On apprend des erreurs, mais les profs/instit qui auraient les compétences transversales dont parle l'article, à mon sens, ne devraient pas chercher à faire en sorte que l'élève se plante... qu'il soit devant une difficulté oui, mais qu'on cherche à qu'il se plante non... La réussite devant la situation inconnue se valorise, et les éventuelles erreurs s'étudient... Mais à chercher à vouloir qu'ils se plantent peut vite les conduire au refus d'obstable, et là bonjour l'inhibition par la suite...

Pour le reste, ben... j'aime bien  :D

Edit: ce qui est assez fascinant c'est que ce dont parle David dans son article est décrié par les "penseurs" (je parle surtout des chroniqueurs, journalistes, polémistes et autres faiseurs d'opinion) et même des profs... mais aucun n'a été formés, je veux dire réellement formés, à ces méthodes...
Et un peu hors de poropos juste un exemple: c'est vrai que c'est une connerie de ne plus faire de chronologie en histoire tout comme c'en est une autre de ne faire que de la chonologie en histoire: très schématiquement, chronologie parce qu'il y a un passé et ensuite imbrication dans le présent (je sais pas, par un mind map par exemple) et on entre peu à peu dans les géopolitiques... Et pour intéresser les mômes, ce que marche assez souvent, c'est leur dire que c'est une enquête de police, ou encore un travail d'explorateur... Enfin flûte, les idées ça doit pas manquer quand même... Ce qui est sûr c'est qu'il faut connaitre son "public", ce qu'il aime, pour savoir quel levier actionner pour lui faire voir qu'il pourrait être motivé (donc gros tour de table, bien conséquent et réelle empathie)...
Je m'emballe, je m'emballe...
« Modifié: 30 juin 2015 à 09:33:07 par bison solitaire »

30 juin 2015 à 09:34:25
Réponse #3

Djeep


BJR Je ne connais pas beaucoup de vrais pédagogues qui cherchent à planter leurs élèves  ;) HN
Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

30 juin 2015 à 09:44:22
Réponse #4

bison solitaire


J'ai pas parlé de vrais pédagogues  ;D
Et puis peut-être ne faudrait-il peut-être pas parler du tout de pédagogue... entre le référentiel bondissant aléatoire et l'autre truc là de bassin aquatique profond standardisé...c'est pas ça qui crédébilise les démarches...

30 juin 2015 à 09:46:39
Réponse #5

Djeep


BJR Il faudrait surtout parler de vraie pédagogie qui consiste à savoir transmettre et non ce que tu évoques  ;) HN
Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

30 juin 2015 à 09:52:42
Réponse #6

bison solitaire


BJR Il faudrait surtout parler de vraie pédagogie qui consiste à savoir transmettre et non ce que tu évoques  ;) HN

Euh en fait... intellectuellement ils savent transmettre... C'est dans les faits, dans la mise en oeuvre que ça se corse... (et là tout de suite je suis entouré de pleins de gens répodnant à ce profil)  Mais bon je ne voudrais pas que ce fil soit parasité par une discussion sémantique alors que manifestement on est assez d'accord sur le constat.

30 juin 2015 à 09:55:58
Réponse #7

Djeep


BJR Euh... tu es sûr qu'intellectuellement ils savent transmette ? Car mon expérience prouve le contraire ! J'arrête là les digressions pour ne pas polluer plus ce fil de discussion HN
Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

30 juin 2015 à 09:58:48
Réponse #8

bison solitaire


BJR Euh... tu es sûr qu'intellectuellement ils savent transmette ? Car mon expérience prouve le contraire ! J'arrête là les digressions pour ne pas polluer plus ce fil de discussion HN

Oui ils savent précisément ce qu'il faudrait faire mais c'est pas possible  ;D Ben oui, faudrait préparer différemment, et puis ils sont trop nombreux, pas la bonne salle, pas le bon matos, ah flute l'assistant n'a pas fait ça comme ils le voulaient... et puis quand même "c'est moi le formateur/enseignant/sachant/prof"...  ;D

30 juin 2015 à 10:39:13
Réponse #9

Mrod


Merci David pour cet article,

Je suis intimement convaincu par les arguments qui sont avancés. Hélas, comment faire bouger les choses?
Un exemple, l'école primaire où va mes enfants vient d'être rattachée à "l'agglomération". Ce n'est donc plus la commune qui prends les décisions. Première "réforme" de l'agglomération, ils ont supprimé pour l'an prochain tous les postes d'intervenants: musique, sport et arts plastiques. Malgré des pétitions et manifestations à l'encontre de cette décision. Ses intervenants avaient la chance de pouvoir suivre les enfants de la maternelle jusqu'au collège.
Cette année la classe de CM2 de mon aîné à préparé un spectacle d'une heure, inspiré du "Soldat Rose", qu'ils ont joué dans la salle de cinéma du village. Une super expérience pour eux, se mettre en scène, chanter, faire face au public, etc... Pas facile pour des enfants mais tellement enrichissant pour eux.

J'ai pratiqué la "pédagogie de projet" dont parle David dans son article, en séjour de vacances. C'est absolument génial et en même temps extrêmement difficile. Malgré le fait que pendant ma formation j'avais étudié la théorie, puis échangé avec plusieurs personnes ayant déjà mis en place ce type de péda et enfin l'avoir pratiqué plusieurs années.
C'est quasi impossible à mettre en place seul, pour un instituteur ou professeur par exemple. Nous, nous étions quatre pour un groupe de 15/16 enfants.

Actuellement je bosse sur un projet avec une amie professeur d'écologie pour des classes de BTS GPN (Gestion et Protection de la Nature). On souhaiterait mettre en place plusieurs séquences en péda de projet tout au long des deux ans de formation de ces jeunes. Et malgré le fait que ce soit un établissement privé, il est difficile d'arriver à convaincre de la nécessité de ces pratiques et encore plus d'arriver à les faire financer.

Nico

"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

30 juin 2015 à 11:13:34
Réponse #10

Djeep


Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

30 juin 2015 à 11:20:51
Réponse #11

bison solitaire


Merci David pour cet article,

Je suis intimement convaincu par les arguments qui sont avancés. Hélas, comment faire bouger les choses?
Un exemple, l'école primaire où va mes enfants vient d'être rattachée à "l'agglomération". Ce n'est donc plus la commune qui prends les décisions. Première "réforme" de l'agglomération, ils ont supprimé pour l'an prochain tous les postes d'intervenants: musique, sport et arts plastiques. Malgré des pétitions et manifestations à l'encontre de cette décision. Ses intervenants avaient la chance de pouvoir suivre les enfants de la maternelle jusqu'au collège.
Cette année la classe de CM2 de mon aîné à préparé un spectacle d'une heure, inspiré du "Soldat Rose", qu'ils ont joué dans la salle de cinéma du village. Une super expérience pour eux, se mettre en scène, chanter, faire face au public, etc... Pas facile pour des enfants mais tellement enrichissant pour eux.

J'ai pratiqué la "pédagogie de projet" dont parle David dans son article, en séjour de vacances. C'est absolument génial et en même temps extrêmement difficile. Malgré le fait que pendant ma formation j'avais étudié la théorie, puis échangé avec plusieurs personnes ayant déjà mis en place ce type de péda et enfin l'avoir pratiqué plusieurs années.
C'est quasi impossible à mettre en place seul, pour un instituteur ou professeur par exemple. Nous, nous étions quatre pour un groupe de 15/16 enfants.

Actuellement je bosse sur un projet avec une amie professeur d'écologie pour des classes de BTS GPN (Gestion et Protection de la Nature). On souhaiterait mettre en place plusieurs séquences en péda de projet tout au long des deux ans de formation de ces jeunes. Et malgré le fait que ce soit un établissement privé, il est difficile d'arriver à convaincre de la nécessité de ces pratiques et encore plus d'arriver à les faire financer.

Nico

Va pas être facile d'en discuter via le forum...
En fait tu veux concevoir et ensuite animer...
POur ce qui est possible de faire, j'ai tendance à dire qu'avant d'être trop amibitieux, on s'arrange pour faire mieux avec ce qu'on a... Et rien que ça, ça prend du temps... parce qu'il est nécessaire de revoir son positionnement.
Ensuite, ce serait pas mal d'écrire un objectif d'où on fera découler des objectifs intermédiaires concernant les différents domaines du savoir...
Comme le disait David, du concret vers l'abstrait... mais le concret des apprenants (pas ce lui du formateur...)
Mais tu connais sans doute déjà tout ça...

30 juin 2015 à 16:38:10
Réponse #12

Mrod


Djeep,
HN ?? je sais pas ce que ça veux dire.

Bison,
Petit HS,
Mon but n'était pas de discuter de mes projets. J'interviens déjà auprès de ces classes et je suis confiant pour notre projet. On a déjà bossé ensemble sur des séjours en péda de projet et on est très complémentaire tout les deux. On a testé des choses sur le terrain à deux reprises cette année. Durant l'été on va poser le futur projet par écris, avec tout les objectifs, comme pour un projet pédagogique de séjour de vacance en gros. Puis l'an prochain (si ça passe niveau budget) on testera ça, faudra faire des ajustements mais on sait où on va.
Fin du HS

Bref,
Mon but était simplement d'illustrer que c'est faisable, difficilement en terme de moyens, mais c'est faisable.
Aussi bien dans un cadre scolaire que de loisirs. Et surtout c'est génial pour le public qu'on accompagne. Niveau encadrement c'est autre chose...

Il y a très peu de structures qui se donnent les moyens de faire de la pédagogie de projet. Réellement. C'est très complexe et difficile comme méthode. Que ce soit en animation, en milieu scolaire, formation pour adultes, ou autres. Et même quand on fait de la péda de projet, très souvent on se demande: "Est-ce que là on est réellement dans cette démarche ou est-ce qu'on est pas en train d'orienter le groupe". C'est à dire, fait-on réellement de la pédagogie de projet ou pas. Est-ce leur projet ou le notre? Etc...

Tout à l'heure j'ai oublié de rebondir sur ce que vous disiez sur l'échec.
Plusieurs fois durant une péda de projet l'équipe dont je faisais parti c'est réuni en se disant: "Là ils vont droit dans le mur. Est-ce qu'on les laisses faire ou est-ce qu'on intervient" Y'a toujours des arguments valable dans le pour et le contre, quelque soit la situation. C'est arrivé parfois qu'on les laisse faire. Parfois y'a un éclair de génie chez l'un d'entre eux, qui fait prendre conscience aux autres qu'ils vont se planter. Parfois pas et ils se cassent la gueule. Et faut rester là à les "laisser faire", présent pour les accompagner alors qu'il vont se planter, et ensuite pour les rassurer (sur le fait que c'est normal) et les aider afin qu'ils se relèvent et rebondissent.

J'ai plein d'exemples concrets que je pourrais partager mais cette forme d'enseignement mériterai un sujet à part entière tellement c'est riche et dense.

Nico
« Modifié: 30 juin 2015 à 16:48:26 par Mrod »
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

30 juin 2015 à 22:26:33
Réponse #13

Thomas 47310


Très bien cet article David...
J'ai aussi quelques pistes à proposer en complément par "expérience" (fils de profs, ancien prof démissionaire, marié à une instit' qui a fait de la ZEP et du rural profond):
- obligeons tous ceux qui se paluchent de leurs badges de conseillers péda ou d'inspecteurs à garder un "vrai" pied dans l'enseignement (j'ai même pas parlé d'éducation!). Plus de classes triées pour eux sur le volet, plus de cooptation sur les mouvements de poste, etc.
- arrêtons de croire à la possibilité de l'omniscience: un humain ne peut pas tout savoir donc ne peut à lui tout seul que transmettre imparfaitement au mieux, mal dans la majorité des cas. Le meilleur exemple c'est le niveau moyen de langue vivante des instits. P... mais que l'on paye des lecteurs-lectrices plutôt que de massacrer les oreilles de nos gamins!!!
-cessons de surcharger en volume horaire les classes pour au final servir de garderie aux parents parce que ça coûte moins cher que la nounou ou des vraies activités péri-scolaires
-arrêtons de croire que l'école doit tout apprendre!!! Non!!! il ya une base et le reste s'acquiert à l'âge adulte (exemple: le puits de sciences utiles que représente ce forum)
- ayons (enfin!) une approche intelligente des programmes en fonction des capacités cognitives réelles de l'élève selon son âge et pas pour se faire plaisir en tant qu'adulte lettré (ou qui pense l'être). Arrêtons de croire qu'un gamin de moins de 16 ans a les moyens de comprendre ce qui s'est vraiment passé à la révolution française. Arrêtons de faire trois fois les mêmes choses, au primaire, au collège, au lycée dans un "à peu près" systématique!!! Tout le monde reconnaît que l'apprentissage est fait d'étapes. Que l'on explique donc d'abord pourquoi l'on s'est dressé et pourquoi on a choisi la sédentarisation. On se branlouillera plus tard sur Les Lumières.

Je m'agace, je m’agace mais j'en ai marre d'entendre et/ou de rabâcher les mêmes choses depuis 40 ans. Il paraît que l'éducation est affaire de répétition et de reformulation. Il faut croire que le MEN est sacrément étanche  >:(
"Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements."
(Charles Darwin / 1809-1882)

30 juin 2015 à 23:32:03
Réponse #14

Hurgoz


Yo,

Citer
transmettre à l’élève les outils nécessaires pour rester en vie aussi longtemps que possible, et de favoriser la survie de notre espèce à long terme

J'avoue que sur cette phrase, j'ai faillit décrocher! Concrètement: vivre pour vivre est pour moi un non sens, s'il est énoncé comme tel, et c'est un peu ce que font la plupart des gens: vivre sans but, simplement parce qu'ils sont là...

Après, pour avoir lu quelques textes de David, je sais, qu'en moyenne, c'est des trucs à tiroirs:

Citer
Tout ça sert directement ou indirectement à nous maintenir en vie…  ou à donner un sens à celle-ci

Là je retombe d'accord! :)

Quel sens donner à ma vie? La vie, d'ailleurs, pour quoi? En soi, c'est simplement une poignée de mots, mais dans lesquels on va retrouver le "qui suis je? Que suis je? Et dans quelle étagère (;D)?" Les deux sont lié, et renvoient à l'autre.

Idem, la notion de vivre au sein de (une famille, une communauté, un pays....in fine: un univers) repose également sur la perception que j'ai de moi-même, puis à ça Connaissance. Le fameux "Connait toi, toi même, et tu connaitras la Nature et le Dieux".

Donc, en sommes, je pense que l'école doit nous donner les outils pour trouver ces racines.

(La suite est un peu border, mais mon idée n'est pas de parler d'une religion en particulier, mais d'énoncer comment fonctionnent certaines écoles traditionnelles, et ce sont des choses que l'on retrouve dans pas mal de courant initiatiques). Au besoin, je supprime sans problème)

Le Cheik Khaled Bentounès, dans son bouquin "le soufisme, coeur de l'islam", explique le processus de formation au sein d'une Zaouia, école traditionnelle, communautaire, propre au Soufisme. En résumé (je laisserai celles et ceux voulant ce forger leur propre opinion ce procurer le bouquin) au début les enfants apprennent les Textes par coeur sous la conduite d'un maître coranique. Plutard, vers l'adolescence, les jeunes commencent à commenter les dit Textes, à poser des questions et à en chercher les réponses. Hors, dans la symbolique (peut importe la Tradition), c'est de ce questionnement intérieur que naît le murissement qui conduira... ;) Enfin, jeunes adultes, ils doivent quitter la Zaouia pour aller vivre le monde.

Ce dernier point, je le met en relation avec cette phrase de Karlfreid Graft Durkheim (je crois que c'est dans "Hara: centre vital de l'homme"): "vivre chaque instant en tant qu'exercice". Vers quoi? Retour au premier point! :D

Edit: Pour conclure, avant de faire des [ce qu'on veut], il faudra passer par former des gens à eux même, avant de leur faire endosser un masque de carnaval. :)

Tcho

Hugo
« Modifié: 01 juillet 2015 à 00:29:06 par Hurgoz »
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

03 juillet 2015 à 18:18:24
Réponse #15

Nostoc


Si on transpose cette approche des textes religieux, compris par étapes, à l'éducation nationale, il manque donc l'étape où on apprend à réfléchir par soi même.
Je trouve aussi que ça manque, et je pense que ça passe par faire soi même. Ça serait chouette des outils pour les enfants.
Un jour mon fils avait apporté une boîte à outils et du bois, quelques gamins se sont greffés, une mère m'en laisse un: je dois rentrer mais pour une fois que mon fils a envie d'autre chose que ses jeux vidéo...je peux te le laisser ?
Il n'y a peut être pas besoin de tant de moyens que ça. Comme la perma culture, ça donne de bons résultats sauf si on essaye de faire en même temps de l'agriculture conventionnelle. Là ça devient impossible. On peut pas tuer les bêtes du sol avec des produits chimiques et en même temps mettre du brf qui devrait rendre le sol fertile grâce aux bêtes du sol.
Il y a une maîtresse cette année qui a dit aux parents que le travail des enfants était invisible toute l'année. Ils préparaient un spectacle surprise. Il faut accepter de travailler sans gloire immédiate.

C'est intéressant de lire toutes vos idées.
Moi aussi je trouve que rester en vie c'est pas assez.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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