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Auteur Sujet: Mon bagage en solo dans les pays chauds  (Lu 2582 fois)

26 mai 2015 à 16:36:34
Lu 2582 fois

Claude Ponthieu


Ce fil fait suite à une demande.

Ce type de sujet me met relativement mal à l’aise du fait des interprétations, confusions et amalgames possibles.
De plus, ayant encore beaucoup de difficultés à capter ou sentir la signification de mots comme survie, rando, …, j’ai pris la décision de découper le sujet en plusieurs parties.


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Par avance, pardonnez mon franc-parler, mes maladresses d’écriture et mon côté lapidaire.
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

26 mai 2015 à 16:50:25
Réponse #1

Claude Ponthieu


Éclaircissement sur le choix du titre

Mon  exprime ici que ce qui est vrai pour moi ne l’est que pour moi — généralement et par essence, mon partage difficilement du fait qu’il a pour existence mes expériences directes et mon vécu personnel, d’où une totale subjectivité.

Bagage  est plus qu’une valise ou un sac à dos qui sert à transporter un ensemble d’objets que l’on emporte avec soi en voyage — il inclut le bagage culturel, théorique, universitaire…

En solo  c’est être seul, responsable de soi-même et sans mettre les autres à contribution en cas de pépin.

Pays  est actuellement un mot à connotation restrictive, mieux vaut le comprendre comme une zone.

Il existe plusieurs types de zones — il n’y a pas une zone aride, mais des zones arides totalement différentes ; il n’y a pas une jungle, mais des jungles particulières ; etc.

Chaud  veut dire des températures diurnes minimales de 28°C, confort 33 à 38°C, maxi +45°C sous abri.
Attention, ces températures peuvent changer brusquement et donc provoquer un ressenti d’un froid certain à 24°C.

Chaud peut être sec comme dans les zones arides ou humide comme dans les jungles.
« Modifié: 28 mai 2015 à 08:15:17 par Claude Ponthieu »
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

26 mai 2015 à 19:06:29
Réponse #2

Claude Ponthieu


Considérations générales

Mes voyages sont à date de retour flexible et sans but bien prédéterminé, ils se rythment en fonction des circonstances, seuls comptent mon nomadisme et mes ressentis du moment.

La marche est mon principal moyen de locomotion — hors voyage je pratique quotidiennement un minimum de 2 heures sur terrain relativement plat.
Pour ce qui est des déplacements, les cartes sont relativement imprécises, vieilles ou obsolètes, le GPS est inopérant… Sans compter que dans bien des zones un matériel sophistiqué et des cartes précises font de vous un individu suspect et ainsi de suite.

Le pouvoir d’achat dans les pays chauds que je visite est généralement bien plus bas que celui de nos contrées et les produits de premières nécessités se trouvent facilement.

Sans compter les endroits avec air conditionné pour ne pas dire glacial, dans les pays arides les écarts de températures entre le jour et la nuit peuvent être énormes, aussi le choix des matériaux des vêtements en dépend.

Ma tenue vestimentaire est à peu de chose près calquée sur celles des autochtones — permet de mieux se fondre dans le paysage.

Aucun sous-vêtement.

Aucune tenue de rechange — séchage rapide en zone aride, inutile en zone humide puisque que tout est mouillé en permanence.

Pour l’essentiel et si possible, tout vêtement est ample et en laine — ses propriétés ont font un matériau de choix le plus polyvalent.
Une grande pièce de tissu — elle sert à tout.

Une paire de tongs ou soit une paire de sandalettes en synthétique.
En zone aride et chaude la pluie est un don du ciel.

En un mot, je porte quasiment tout sur moi — le passage à l’aéroport est accéléré. ;)

Végétarien, non buveur d’alcool, non fumeur, un physique adapté aux climats arides et chauds, mes besoins alimentaires sont très limités.
Les ustensiles de cuisines sont inutiles — la majorité du temps on mange avec la main droite.

Sur place, il y a des bouteilles d’eau ou de soda en plastique transparent — pratique pour la filtration, purification, etc. Dans la majorité des cas hors grosses agglomérations, la filtration de l’eau est inévitable soit elle est trop limoneuse soit turbide et le plus souvent les deux ! La décantation est faite alors avec de l’alun en poudre.
L’eau froide est inutile.

Dans la majorité de ces pays, on dort sur une natte au sol (sans matelas), malheureusement aujourd’hui le sol est de plus en plus en béton ! Sinon c’est le hamac maison.
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

27 mai 2015 à 17:27:37
Réponse #3

Claude Ponthieu


Bagage(s)

Voyager demande une qualité des plus difficiles à maîtriser — la fainéantise !

Un véritable fainéant n’agit seulement qu’à bon escient — Efficacité en est le maître mot.

La condition sine qua none de l’efficacité est une discipline et une recherche rigoureuses dans tous les domaines et les acquis.


Le bagage est la pièce maîtresse du voyageur. Son optimisation dépend essentiellement de la compréhension de sa constitution :
  • il est avant tout notre corps qui nous permet de nous déplacer. Un minimum d’entretien lui est nécessaire — par de simples marches quotidiennes et un mode de vie à notre mesure ;) ;
  • il est fait aussi de nos aptitudes manuelles qui permettent, entre autre, une autonomie matériel indéniable. Ces aptitudes sont indispensables au quotidien, ne serait-ce que pour de simples réparations, etc.
    
Ce bagage est dangereux sans une réflexion certaine — un muscle et deux cerveaux… >:( ;
  • il est aussi nos connaissances intellectuelles (non seulement livresques, mais aussi celles issues d’une réflexion sur nos expériences de vie).
    
Ce bagage seul est inutile — un cerveau sans les mains n’est que de l’agitation mentale, pour ne par dire autre chose ! :branleur:
Ainsi, l’équilibre entre ces différents aspects détermine la constitution de notre bagage.
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

28 mai 2015 à 08:51:38
Réponse #4

Claude Ponthieu


Bagage(s) 2

Un sac de voyage a une polyvalence limitée et dans certaines zones il peut très vite devenir gênant pour ne pas dire encombrant.

Une pièce de tissu bien pensée remplace avantageusement un sac à dos.
Pour une polyvalence optimale cette pièce de tissu doit avoir une longueur d’au moins deux fois votre hauteur + 20 cm et d’une largeur minimale 1,40 m — si vous mesurez 1,80 m => 3,80 m x 1,40 m.

Cette taille de tissu sera polyvalente :
  • coiffure ;
  • châle ;
  • écharpe ;
  • longhi/sarong ;
  • serviette de bain ;
  • coussin ;
  • drap ;
  • hamac ;
  • abri ;
  • bandage ;
  • filtre à eau ;
  • sac à dos ;
  • etc.
Ce bagage contient au minimum :
  • dosettes de sérum physiologique — ré-hydratation… ;
  • poudre d’alun ;
  • bicarbonate ;
  • charbon actif ;
  • fil dentaire non parfumé ;
  • épingles à nourrice ;
  • ziplocks ;
  • sacs poubelle ;
  • cordages ;
  • briquet Bic ;
  • morceau de chambre à air ;
  • duct tape ;
  • de quoi couper ;
  • un petit gobelet ;
  • une petite cuiller en bois.
Une fois les affaires organisées et emballées dans le tissu, l’ensemble est noué autour de la taille comme une ceinture banane, soit ventral soit dorsal.
Il est facile de faire des compartiments ou d’accrocher des éléments.

Ainsi tout est à portée de main et on circule sans encombre. ;)

Il me semble que l’essentiel a été décrit, vos questions seront les bienvenues.
« Modifié: 28 mai 2015 à 13:16:23 par Claude Ponthieu »
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

28 mai 2015 à 09:48:29
Réponse #5

Tompouss


Au risque de paraître idiot, je me lance.

Qu'utilises-tu comme couchage quand ta pièce de tissus sert de hamac ou d'abri ?

PS : ton approche est super intéressante  :doubleup:
Sometimes you gotta remember : everyone wasn't raised like you...

28 mai 2015 à 10:00:26
Réponse #6

Troll


Bonjour,

Pour ma part, j'ai deux questions:

Est-ce qu'un Ribz Pack peut constituer une alternative intéressante "toute faite" ?
Combien de temps te faut-il pour tout placer convenablement dans le linge en faisant les poches ad hoc ?

Autrement, je plussoie la portabilité et la polyvalence de la méthode ;)

Bien cordialement,

Troll
Semper potest proficio

28 mai 2015 à 11:57:14
Réponse #7

Claude Ponthieu


Est-ce qu'un Ribz Pack peut constituer une alternative intéressante "toute faite" ?

Pratique, mais trop spécialisé et manque de polyvalence — coiffure, hamac… ?


Combien de temps te faut-il pour tout placer convenablement dans le linge en faisant les poches ad hoc ?

Franchement, je n’ai jamais fait attention à ce paramètre.
Si on est organisé, j’aurai tendance à dire plus ou moins 5 minutes.



Qu'utilises-tu comme couchage quand ta pièce de tissus sert de hamac ou d'abri ?

Dans les zones arides
Le jour à l’arrêt, l’abri c’est pour le soleil ou le vent — beaucoup de poussière.
La nuit, si elle est froide c’est enroulé tout habillé dans ladite pièce de tissu — dans certaines régions les écarts de température sont énormes, ainsi je prends en plus un large pashmînâ.

Généralement, la marche se fait très tôt, juste avant le lever du jour, s’arrête de 10/11 à 15/16 heure solaire et reprend jusqu’avant le coucher du soleil.
Sur les terrains faciles, il m’arrive souvent de marcher la nuit au moment des lunes très lumineuses.



Dans les jungles de mes connaissances
Les températures diurnes sont en moyenne de 33°C, ressenti 35/36°C.
À certaines périodes de l’année, les températures nocturnes les plus basses sont environ de 25°C.
Dans une longhouse ou autre abri, c’est soit sur le plancher ou soit le hamac sans couchage.
En pleine nature, c’est uniquement le hamac sans couchage avec moustiquaire soit sous un abri sommaire soit sous une vulgaire bâche plastique — le hamac est monté vraiment hors sol et surtout pas dormir sur le sol.

Dans ce cadre, les déplacements ne se font qu’à partir du moment où il y a assez de visibilité et arrêt au plus tard vers 16 heure + montage du camp directe — jamais de déplacement nocturne.
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

29 mai 2015 à 19:50:08
Réponse #8

Claude Ponthieu


Réponse à des MP


Vêtements en laine

Pourquoi en laine
Matériau naturel, la laine est une fibre durable et élastique, confortable à porter et très utile autant dans les climats froids que chauds.
Elle absorbe l’humidité qui est alors maintenue à l’écart du corps, lui évitant ainsi de se refroidir. De plus, c’est la seule fibre qui réchauffe même lorsqu’elle est humide — elle vous aide à réguler votre température !

La laine résiste naturellement à la saleté et n’absorbe pas les mauvaises odeurs :
  • elle n’amasse pas la poussière.
    Pour cette raison, vous pouvez porter vos vêtements en laine plus longtemps que s’ils étaient en coton ou en fibres synthétiques ;
  • le besoin de laver vos vêtements en laine est quasi nul — aérer le vêtement est largement suffisant pour qu’il semble à nouveau propre, surtout si le climat est humide.

    Un air humide emporte avec lui la poussière et les mauvaises odeurs lorsqu’il traverse les vêtements — parfait lorsque les possibilités de laver vos vêtements sont rares !


Entretien
Mieux vaut laver les vêtements en laine à la main, sans les laisser tremper dans l’eau.

Utiliser uniquement des savons doux, une partie des propriétés de la laine viennent de ses huiles naturelles — les savons dégraissent et surtout pas du bicarbonate !
L’excès d’eau doit être éliminé en pressant à l’aide d’une serviette — ne jamais tordre les vêtements.
Après le lavage, redonner aux vêtements leur forme d’origine et laisser les sécher en les étalant sur une surface plate pour qu’ils gardent leur forme d’origine. ;)
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

05 juin 2015 à 13:23:02
Réponse #9

Claude Ponthieu


Transformation de la grande pièce de tissu en hamac

Plier le tissu en accordéon d’environ une largeur de main et de telle sorte que chaque extrémité de la pièce se trouve du même côté.


À l’aide d’une corde faire un anneau d’environ 40 cm de circonférence.
  • Plier en deux une des extrémités du tissu préparé comme dit plus haut à environ une dizaine de centimètre.
  • Dans l’espace du pliage, insérer l’anneau (photo 1).
  • Prendre une des boucles de l’anneau, la passer devant la partie la plus longue du tissu et ensuite autour de l’arrière de l’ensemble du pliage (photo 2).
  • Introduire cette boucle sous son propre tour (photo 3).
  • Terminer en passant l’autre extrémité de la boucle dans la première boucle — ajuster et resserrer le nœud obtenu (photo 4).
  • Avec l’autre extrémité du tissu refaire en suivant les étapes de 1 à 5.
  • Fait en moins de 10 minutes, votre hamac est prêt à être suspendu ! ;)

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edit photos
« Modifié: 08 juin 2015 à 12:02:14 par Claude Ponthieu »
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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