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Auteur Sujet: Une piste pour prévenir le vertige ?  (Lu 3530 fois)

29 mai 2015 à 10:43:22
Réponse #25

Mrod


Une piste concernant la parapente et autres.
Je pense pas que ce soit le fait d'avoir ou non les pieds en contact avec le sol. mais plutôt d'avoir un repère visuel de la hauteur.
Quand je suis à trente mètre pendu à une corde, au dessus du vide, j'ai quand même la notion de gaz et parfois le vertige. Car l'arbre ou la falaise me servent de repère même si je ne suis pas en contact direct avec eux.

Pour ce qui est du retour de sensibilité au vide dont parle Okamoon je pense qu'il faut dissocier deux choses. D'une part l'accoutumance au vide et d'autre par les techniques de gestion de cette peur.
Je ne pratique l'élagage que six mois par an, en moyenne. Evidemment j'ai plus de difficultés quand je reprends mon activité mais plus les années passes et plus je gère ça facilement. Et malgré le fait de ne pas ou peu y être exposé une partie de l'année, je ne régresse pas autant que ce que j'ai pu progresser face à cette peur, sinon je me retrouverai toujours dans la même situation qu'au départ (quand j'étais enfant).

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

29 mai 2015 à 11:55:20
Réponse #26

Troll


Bonjour,

La phrase suivante de Mrod me parait intéressante:
Evidemment j'ai plus de difficultés quand je reprends mon activité mais plus les années passes et plus je gère ça facilement.

En effet, elle suggère, selon moi une certaine accoutumance au phénomène.

Ainsi n'est-il pas possible de "s'entraîner" (je ne sais pas trop quel mot choisir): par exemple, dans le cas d'une réelle phobie / peur panique : monter progressivement à une échelle (disons un barreau par période de X jours / semaines) ? C'est sans doute stupide comme idée mais pourquoi pas...

Autrement, pour ceux souffrant de ce genre de souci, avez-vous utilisé l'hypnose ? qu'en pensez-vous ? Lors de recherches sur le sujet pour tenter d'aider et d'apporter des réponses constructives, on croise beaucoup ce thème.

Bien cordialement,

Troll
Semper potest proficio

29 mai 2015 à 11:59:00
Réponse #27

Cheguevarech


Salut,
Je ne suis pas acrophobe mais j'ai observé chez moi quelques rares cas où je me suis pris des gros flip à cause du gaz :
- Un saut à l'élastique (alors que les sauts en parachute et le parapente ne me pose pas de problème) où les jambes ont lâchée et où je suis tombé (j'ai pas "sauté") comme une mer*e. Peut-être y avait-il une part de pression sociale...
- Un canyon en cru (que je connais bien), de nuit et en solo. J'avais du mal à me déplacer car j'avais les jambes en "coton". Moins j'étais sur de mes pas, plus je flippais et moins j'étais sur de mes pas... Pendant les descentes sur corde ou la nage j'étais beaucoup plus serein.
[Edit] J'ai vu une étude où les scientifiques faisaient marcher des souris sur une barre en rotation d'un mètre de long. Les souris "normales" traversaient ça les pattes dans la truffe, les souris gavées d'anxiogène ne faisaient pas 10 centimètres et tombaient.[Edit]

Je plussois sur les phénomènes d'accoutumance. Lors de mon premier rappel de plus de 100m je ne faisais pas le malin. Après plusieurs dizaines de ces rappels, je suis comme dans un fauteuil.

Pour ce qui concerne le mal des transports, ma compagne en souffrait et c'était galère pour elle sur les bateaux de plongée où le moindre clapot la faisait gerber.
Elle a suivit une rééducation vestibulaire auprès d'un Kiné et aujourd'hui ça va mieux (faut que ça brasse pas mal pour qu'elle s'accroche au bastingage).
Le kiné commence par déterminer quelle oreille a un déficit (en vous faisant marcher sur place les yeux fermés et bras levés. Si on a un problème, on dévit d'un côté).
Les séances sont courtes (5 à 15 minutes) et le kiné vous fais tourner sur une chaise dans le sens qui va pas (jusqu'à vous mettre la gerbe) puis dans l'autre.
Au fil des séances on progresse et le mal des transports s’amenuise.
Après les séances ma compagne était nauséeuse pendant 2 à 4 heures (ça peu aller jusque 24H) et sur la fin, la simple odeur du cabinet de kiné la rendait nauséeuse. Après 2 ans, il semblerait que dans la durée, le gain se dégrade un peu.
A+
Che
« Modifié: 29 mai 2015 à 12:07:41 par Cheguevarech »
"La critique est nécessaire mais l'invention est vitale car dans toute invention il y a une critique de la convention". (Gustave Parking)

29 mai 2015 à 12:04:13
Réponse #28

Spinup


Ce qui expliquerait qu'ayant une déficience sur les 2 derniers sens, le vertige soit chronique.  ;D

Mais alors pourquoi le vertige disparait (ou s'atténut fortement) lorsque la personne n'est plus en contact direct avec le sol (cavalier, parachutiste...)
Je crois que que le vertige apparait quand il y a une forme de contradiction: tu sens tes pieds posés au sol mais tu vois le sol beaucoup plus bas que la ou sont tes pieds. D'ou une sorte d'envie de plonger pour que les pieds et le sol correspondent.
Quand les pieds ne sont plus posés au sol, plus de contradiction.

Pour les solutions, y avait pas mal de choses deja ecrites ici: http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,9265.0.html

29 mai 2015 à 12:44:09
Réponse #29

Nävis


Mais alors pourquoi le vertige disparait (ou s'atténut fortement) lorsque la personne n'est plus en contact direct avec le sol (cavalier, parachutiste...)

Notre équilibre est un ajustement permanent aux multiples informations qui nous arrivent (traitées au niveau du cervelet il me semble). Selon l'origine du vertige, une perturbation dans ces canaux d'information peut tout fiche en l'air.
Exemple, un problème neuro qui touche une jambe. Dans ce cas, informer le cerveau que cette jambe envoie quelque chose de fou suffit à attenuer voir calmer le vertige. Certains centres de rééducation font faire de la grimpe en salle pour les personnes qui ont des vertiges de ce genre. Tant que les 2 pieds sont sur une petite vire... vertige! Dès qu'on est de travers, à tenter de franchir le surplomb dans une position improbable... plus de vertige.

Avec le temps et les exercices, la nouvelle réalité peut s'imposer, et le cerveau apprendre à intégrer les nouvelles informations. La mise en situation "bizarre" va permettre de justement faire travailler toute cette coordination.

30 mai 2015 à 17:09:41
Réponse #30

Troll


Bonjour,

Nous parlions points de pression plus haut, alors je laisse ici la référence de ce livre de réflexologie. Peut-être que certains pourront y trouver leur compte, tout du moins je le leur souhaite.

"La réflexologie au quotidien : 100 massages plantaires pour être bien" de Carla Gaspar, chez Mango Bien-Etre.

Je n'ai parcouru qu'assez succinctement, mais les schémas sont clairs et bien construits, le livre bien fait globalement. 

Avis aux modérateurs / nettoyeurs: si ce message est considéré comme publicité, ne surtout pas hésiter à supprimer ;)

Bien cordialement,

Troll
Semper potest proficio

30 juin 2015 à 14:20:03
Réponse #31

Nostoc


Bonjour,

il n'y a pas forcément de lien entre appréhension du vide et mal des transports. Ma vie est vraiment gênée par le mal des transports, je ne supporte pas plus de 10 mn de bus, ni 2 mn sur un ponton. Pourtant je n'ai jamais été malade en bateau ni en tourniquets. (ce sont les mouvements latéraux que je ne supporte pas) Le tgv est un problème, les rond- point ont pourri ma vie.
Mais j'ai toujours grimpé sans crainte du vide. Je peux avoir des appréhensions en raison de la fiabilité de ce sur quoi je suis (ok dans un arbre, au bord d'une falaise, mais je ne monte pas dans les manèges ou les grandes roues. et je pourrais peut être sauter en parachute seulement si j'ai moi même emballé un parachute qui vient de servir...sinon, jamais de la vie. Et en y réfléchissant bien, j'ai quand même la trouille d'avoir le mal des transport si ça balance dans ce truc...mais surement pas la peur du vide. Dommage, ça doit vraiment être le pied de se jeter vers la terre comme un oiseau.

Pour te répondre, je sais par expérience (sur les autres)que cette appréhension est tout d'abord naturelle (c'est normal d'avoir peur du vide à 1,5 m de haut, ensuite peu importe la hauteur c'est pareil) quand on est seulement habitué à rester au sol. Ensuite, il faut travailler l'équilibre, renforcer les repères corporels dans un environnement vide, progressivement. Une barre à deux mètres du sol devrait suffire.
Moi même, lorsque j'ai repris des activités dans le vide après des années d’arrêt, j'ai constaté que ce que je voyais me semblais peu fiable, j'avais ramolli ma perception de mon environnement, par manque de pratique. J'ai senti une légère pointe d’anxiété. Au bout de quelques jours (ou minutes, je sais plus) j'ai retrouvé toute mon assurance passée, et ma vision me donnait un sentiment d'ancrage sûr dans l'environnement dans lequel je me trouvais.

On ne devrait pas rester dans une situation anxiogène, ça freine le processus d’apprentissage, d'adaptation pour être à l'aise ensuite. Mais il faut s'exposer régulièrement à aller vers cette limite, pour qu'elle recule en douceur. tout en restant à l'extérieur de nous :) On peut repousser les limites sans y être confronté.

30 juin 2015 à 18:46:55
Réponse #32

fan


J'ai testé l'automne dernier une journée "vaincre le vertige", dans la région de Grenoble: c'était très bien, la guide est super sympa, on est entre gens qui ont le vertige.
Cette journée est à nouveau proposée le 19 juillet.
Il faut chercher sur internet "bureau des guides Grenoble".
Le principe était effectivement de limiter les sensations visuelles anxiogènes ( avec la sensation d'être tombé , les visions d'horreur de chute etc) en se concentrant sur des sensations proprioceptives ( les pieds sur le sol , l'équilibre, savoir tenir sur un pied , yeux ouverts , yeux fermés...), éventuellement en limitant sa vision avec des "œillères" dans un passage difficile (un foulard noué sur un chapeau, ça fait des œillères), ou en se tenant à un bâton tenu par une personne qui n'a pas le vertige.
Il y avait également des conseils pratiques de sécurité: ne pas s'appuyer sur le bâton du coté du vide, comment descendre une pente raide , en marchant jambes bien écartées.

Par ailleurs, comme les autres personnes, la désensibilisation marche. J'étais deux semaines en  vacances à Madère (il y a partout du vide, on randonne au bord du vide), et après un début "boule dans la gorge et nœud dans le ventre", la peur du vide (en fait la peur de tomber) a disparu. C'était il y a 2 ans et ce n'est pas revenu.
Une pomme par jour éloigne le médecin...à condition de bien viser!

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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