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Auteur Sujet: Consommer écolo  (Lu 3963 fois)

01 février 2015 à 12:24:11
Lu 3963 fois

Cocoeau


Bonjour !
J'habite un appartement, je n'ai donc pas de moyen de cultiver un potager. D'autant plus que les fenêtres sont très peu exposées (elles donnent sur une cour intérieure) et donc impossible d'y mettre des jardinières, les plantes ne pousseraient pas.
Pourtant j'aimerais modifier mon alimentation, à la fois pour des raisons économiques, de santé et pour des raisons écologiques : ne pas encourager l'utilisation massive de pesticides, limiter le gâchis, manger sain... Je cherche aussi à manger plus local et plus varié à la fois.
J'ai donc commencé à mettre en place des solutions. C'est en perpétuelle évolution, donc je posterais régulièrement et je suis ouverte à toutes vos idées !

Pour l'instant, solutions déjà mises en place :
- Cueillette de châtaignes sauvage (6kg récoltés sur 2 week-ends en octobre dernier), épluchage et congélation.
- Cueillettes des prunes sauvages (3kg sur un week-end en Juillet) - consommées rapidement en salades de fruits pour les plus belles et en crumble pour les abimées.
- Abandon des confitures de supermarché au profit des confitures maisons : 10 pots de confiture de courge et 10 de confiture de courge aux noix préparés sur les 3 dernières semaines.
- Achat des légumes soit dans les AMAP soit sur le marché, aux petits producteurs.

Projets :
- Au printemps : Cueillette d'orties sauvages pour en faire des tartes, des lasagnes, des poêlées...
- Cet été : Faire des conserves de tomates confites et de sauce tomate pour en avoir l'hiver sans en acheter toute faite et sans acheter de tomates d'hiver qui poussent sous serre ou qui viennent de loin. Cueillette des prunes, comme l'an passé, et cueillettes des mûres si je repère un coin ou il y en a.
- A l'automne : cueillette de champignons, mais il faut d'abord que je me renseigne pour savoir ou il y en a - je n'en ai jamais vu dans mes coins de cueillette habituelle. Et cueillette des châtaignes encore une fois !
- Cet hiver : Cueillettes et confitures avec les prunelles et gratte-culs.

N'hésitez pas à me donner vos idées !

01 février 2015 à 13:12:55
Réponse #1

Draven


Tu peux essayer de te rapprocher de différents petits producteurs, pas forcement représentés dans ton AMAP habituelle, acheter de la farine directement chez le producteur ( parfois le blé bio pousse au même endroit, et le gars en fait directement de la farine chez lui ), etc..

Pas évident quand on est en appartement, et ça demande beaucoup plus de temps et d'énergie que lorsqu'on est en maison avec jardin...
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

01 février 2015 à 13:37:58
Réponse #2

Mezig


 A tu pensez aux graines germées ?
 Je connais mal, mais c'est une solution qu'on adopté quelque copains citadins.
C'est pas très compliquer a mettre en œuvre, même dans une cuisine peut éclairé et c'est une bonne source de vitamines.
Je crois qu'il y a un fil ou deux qui en parle ici.
 
Les moyens sont la fin.

01 février 2015 à 14:55:12
Réponse #3

Laststeps


Je ne sais pas ou tu habites, mais en fonction de la zone ou tu te situes il y a aussi les jardins ouvriers (gros temps d'attente pour obtenir un coin de terre), et les jardins partagés (tu peux aller jeter un oeil ici http://www.transitionfrance.fr/, il y a souvent des initiatives de ce type dans le réseau des villes en transition).

01 février 2015 à 18:11:32
Réponse #4

Moleson


Consommer écolo, pour moi veut dire favoriser la production écolo... Autrement c'est juste pour se sentir bien, mais on ne change rien sur le long terme.

Donc ça signifie, de chercher de petits producteurs locaux qui travaillent de manière écolo.
Mais ça signifie aussi dépenser plus. Il y a pas de miracle le cochon que j'achète chez le paysan à côté qui fait de la production bio. Un cochon qui vit dehors avec largement de la place, qui mange des bonnes choses. Ce cochon il lui faut 8 mois au lieu des 6 mois habituels pour être prêt pour l'abattage. Et c'est pas le label bio qui nécessairement fait la différence. Eh bien ce cochon il coûte nettement plus cher au Kg que le le cochon que l'on achète habituellement.

01 février 2015 à 18:54:03
Réponse #5

Capucine


Tu peux faire de la farine de chataignes, c'est très bon dans les gâteaux ou pour faire le pain.
Je te donne un lien avec plein d'idées de revettes a base de plantes sauvages du sud mais je ne sais pas ou tu es !
http://garrigue-gourmande.fr/index.php?option=com_content&view=categories&id=20&Itemid=200

Bon courage !

01 février 2015 à 20:03:28
Réponse #6

Thomas 47310


Là où il y a de lumière les plantes poussent. A toi de trouver quels légumes peuvent pousser. Un sac de fumier et des plants de tomate, des fraises dans un boudin, des aromates et des poivrons dans des pots de fleurs de 20 à 30l, etc. Culture hors sol n'est pas nécessairement contre-"écolos"
"Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements."
(Charles Darwin / 1809-1882)

01 février 2015 à 20:30:58
Réponse #7

Laststeps


Là où il y a de lumière les plantes poussent. A toi de trouver quels légumes peuvent pousser.

ah, tiens, ton post vient de me donner une idée. En appartement, tu peux cultiver des champignons (je ne parle pas de ceux qui fleurissent parfois le long des murs ;)) . Il suffit d'un placard ou d'une tente de culture indoor. Tu peux obtenir une production variée, conséquente, avec l'assurance de contrôler les intrants (substrat bio).
Les infos sont facile à trouver, mais http://www.rustica.fr/articles-jardin/cultiver-champignons-chez-soi,4933.html

03 février 2015 à 21:24:18
Réponse #8

Cocoeau


Là où il y a de lumière les plantes poussent.
C'est bien le problème : chez moi, il y a très peu - très très très peu - de lumière ! ça me désespère d'ailleurs, même à midi, je mange à la lumière électrique s'il ne fait pas grand soleil... Les champignons c'est peut-être une solution, avec cette ambiance de sous-bois.

Consommer écolo, pour moi veut dire favoriser la production écolo...
(...)
Mais ça signifie aussi dépenser plus.
(...)

Pas nécessairement. J'ai 30 à 40€ de budget bouffe par semaine pour deux. Je mange mieux (écologiquement parlant) avec mon budget d'étudiante que je n'aie jamais mangé quand j'étais nourrie par papa - maman...
Y a même certains produits qui sont moins cher en bio dans mon supermarché, l'huile d'olive notamment.
Je fais les fins de marché quand je n'ai pas de panier bio, pour avoir les légumes bradés...
J'achète moins de viande, de poisson, qui sont des produits hors de prix, et plus de légumes et féculents.

03 février 2015 à 21:37:17
Réponse #9

Thomas 47310


Il y a une devise shadok "là où il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème."

Il existe de systèmes pour faciliter la photosynthèse chez des plantes aux "effet" particuliers  :blink: c'est à mon avis tout à fait transposable aux potagères et lėgumières pour des bonnes et justes motivations.

Sinon tu pourrais essayer de mettre ça en place http://www.lecoinpotager.fr/jardin-potager-vertical-culture-ideale/ et nous faire un retour d'expérience
"Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements."
(Charles Darwin / 1809-1882)

03 février 2015 à 22:04:25
Réponse #10

Chris-C


Citation de: Cocoeau
Cueillette d'orties sauvages

salut,

tu peux très facilement les faire sécher. Facile à stocker et facile à réutiliser en cuisine.
Vrai pour beaucoup de plante : basilic, ciboulette, menthe, persil.....

a+

04 février 2015 à 02:03:38
Réponse #11

Mezig


Citer
Il existe de systèmes pour faciliter la photosynthèse chez des plantes aux "effet" particuliers  :blink: c'est à mon avis tout à fait transposable aux potagères et lėgumières pour des bonnes et justes motivations.
Je confirme; ça marche pour toutes les plantes, ce sont des lampes pour culture en hydroponique.
Ça coute un bras à l'achat, plus un autre en électricité et il faut en changer très régulièrement car même si la lampe semble encore fonctionner, elle ne diffuse plus le bon spectre lumineux    ( un ans en générale ).
On les trouve dans des magasins spécialisés aux noms souvent évocateur d'évasion artificiel et interdite; a Nantes on a notamment T.H.C. ( Tout pour l'Horticulture Contrôler )( LOL )
Après, il faut aussi penser à une bonne ventilation a cause de la chaleur dégagée, repeindre la pièce ou va s'implanter le système avec une peinture très réfléchissante pour optimiser la production.
En plus, nombres de plantes on besoin de période d'ensoleillement régulière, d'une différence d'ensoleillement entre les période de croissance et de fructification qui est souvent incompatible avec la vie en apart et nécessite d'y consacrée une pièce a part.
Et je ne parle pas des problèmes de substrat, d'engrais ...etc...
Donc, a mon sens, a moins de vouloir s'y adonner a titre expérimentale, je déconseille fortement cette solution car beaucoup trop chère et contraignante pour une production qui restera très insuffisante et de qualité médiocre.
Pour produire toi même tes légumes, je te conseil plutôt le plant de  Laststepsn a savoir les jardins partagé car outre tes légumes tu y cultivera également du lien social ce qui est primordiale dans nos sociétés déshumanisé.
Et si y a pas de jardins partager dans ta ville/ quartier, en créé un reste une belle aventure humaine.
Les moyens sont la fin.

04 février 2015 à 07:34:30
Réponse #12

Thomas 47310


Et si y a pas de jardins partager dans ta ville/ quartier, en créé un reste une belle aventure humaine.

Dans la périphérie de ta ville, tu trouveras en cherchant bien une(s) personne(s) âgée(s) avec qui trouver un terrain d'entente: tu fais le jardin gratos contre un bout potager. Il y a là un aspect social interessant à développer et enrichissant tant au propre qu'au figuré des deux côtés.

Une autre option est de trouver un bosquet et de demander à son propriétaire contre un peu de nettoyage le "droit" de profiter du sol. Mais cette dernière solution a l'inconvénient d'être non close donc non protégée.

La derniere solution et non des moindres à réfléchir si tout cela participe d'un projet de vie consiste à déménager non?
"Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements."
(Charles Darwin / 1809-1882)

04 février 2015 à 07:38:52
Réponse #13

Thomas 47310


Tu peux essayer de te rapprocher de différents petits producteurs, pas forcement représentés dans ton AMAP habituelle, acheter de la farine directement chez le producteur ( parfois le blé bio pousse au même endroit, et le gars en fait directement de la farine chez lui ), etc..
...

Je rebondis sur le propos de Raven:es-tu allé sur le site web de la Chambre d'agriculture de ton département? Si non vas-y, en règle générale ils ont de la documentions de Com' qui recense les agris en fonction de leur production. Idem pour les bios qui sont souvent bien organisés.
« Modifié: 04 février 2015 à 20:24:21 par Thomas 47310 »
"Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements."
(Charles Darwin / 1809-1882)

04 février 2015 à 10:47:42
Réponse #14

Moleson


Il y a une devise shadok "là où il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème."

Il existe de systèmes pour faciliter la photosynthèse chez des plantes aux "effet" particuliers  :blink: c'est à mon avis tout à fait transposable aux potagères et lėgumières pour des bonnes et justes motivations.

Sinon tu pourrais essayer de mettre ça en place http://www.lecoinpotager.fr/jardin-potager-vertical-culture-ideale/ et nous faire un retour d'expérience

Ça c'est exactement le truc de bobo pas écolo. L'électricité elle sort peut-être de la prise mais en amont il y a une installation nucléaire et même si on achète du courant vert, du photovoltaïque il n'y en a pas en hiver.
D'un point de vue de la dépense énergétique, vaux mieux de faire pousser les plantes là où il y a du soleil et de transporter le produit fini prêt à être consommé et accessoirement se concentrer sur des légumes de saison local.


04 février 2015 à 12:13:16
Réponse #15

azur


Pourtant j'aimerais modifier mon alimentation, à la fois pour des raisons économiques, de santé et pour des raisons écologiques : ne pas encourager l'utilisation massive de pesticides, limiter le gâchis, manger sain... Je cherche aussi à manger plus local et plus varié à la fois.
Je vais frôler le HS, mais je crois qu'il est nécessaire de préciser certaines choses qui peuvent intéresser tout ceux qui passeront ici

Tout d'abord, l'utilisation de pesticides est inévitable en agriculture sous peine de:
- perdre la récolte qui n'atteindra pas la maturité (et il faut quand même bien se nourrir)
- commercialiser des produits toxiques
L'agriculture bio n'échappe pas à ces contraintes, la seule différence étant que les pesticides employés sont de nature différente (moindre rémanence mais quantité parfois supérieure)
Bien évidement, les cultures sur cycle court (maraichage essentiellement) peut arriver à se passer de pesticide plus aisément que les cycles longs (céréales par exemple) qui rendent les plantes plus vulnérables.
Il y a donc BIO... et BIO.
Pour mémoire, l'affaire de l'E-Coli (qui a fait plusieurs mort ou dialysés à vie) a été causée par des produits d'origine bio, et ce n'est pas la seule affaire sanitaire qui concerne le bio. Il ne s'agit pas de remettre en cause le sérieux des producteurs bio, mais d'avoir conscience que les contraintes du label peuvent laisser passer des choses qu'on ne retrouve pas dans le conventionnel.

D'autre part, il y a bien longtemps que l'utilisation des pesticides n'est plus "massive" (surtout en France):
- d'abord, le nombre de matières actives autorisées est en perpétuelle diminution, et ne sont conservées que celles qui sont le moins nocives.
- ensuite, les pesticides sont très couteux (et ça ne va pas en s'améliorant) donc l'agriculteur ne traite qu'en cas de nécessité et lorsqu'il y a danger. Il est fini depuis bien longtemps le temps des traitements préventifs "au cas où"...
- enfin, les jeunes agriculteurs sont les premiers à être impactés par la dénaturation du sol et prennent d'eux-même les mesures pour assurer la pérennité de leur outil de travail. C'est pour cette raison qu'on voit revenir l'alternance des cultures dans les champs pour limiter l'érosion et l'appauvrissement du sol.

Bref, actuellement, une exploitation agricole qui fonctionne en "conventionnel raisonné" ne pollue pas forcément plus qu'un agriculteur marqué d'un label bio (il ne s'agit que d'un cahier des charges). Et je connais plusieurs agriculteurs qui produisent bien plus naturel (et respectueux de l'environnement) que du label bio mais qui ne veulent pas être contraints par les exigences d'un cahier des charges parfois incohérent.

La conclusion, dans l'optique de consommer "responsable", c'est que la bonne démarche est de se rapprocher des producteurs locaux dont on peut voir la façon de travailler sans se focaliser sur un label, pour autant que ça soit possible.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!

04 février 2015 à 14:47:12
Réponse #16

Chris-C


Je trouve ton intervention à la fois se voulant apaisante pour pas mal de débat et attention j'allume la mèche  ;D

Citer
Tout d'abord, l'utilisation de pesticides est inévitable en agriculture sous peine de:
- perdre la récolte qui n'atteindra pas la maturité (et il faut quand même bien se nourrir)
- commercialiser des produits toxiques

L'utilisation des pesticides et autre engrais à plusieurs raisons:
- Économique
- Législative
- Par habitude de travail
- Parce que les sols ont gravement morflè

Économique : la maturité en fait partie, l'agressivité des centrales d'achat aussi. Un produit doit être beau et calibré (gaspillage, stress pour le producteur)

Législatif : y'a des normes....

Par habitude : tout comme de retourner la terre, la mono culture, et mettre des produits....

Destruction des sols : sur une terre inerte pas le choix que d'apporter des compléments et de tout faire pour récolter....

Suffisamment de problème de santé public remonte à la surface (aliment compilant toute une liste de pesticide sur un même fruit/légume, cancer des exploitant, fœtus contaminé par la consommation de la mère.....) pour ne pas dédouaner tout les agriculteurs qui par choix ou par manque d'info ou endettement ne peuvent pas faire autrement, et du coup le font...

Les légumes achetés aujourd'hui sont loin d'être bon pour la santé.
En revanche le succès du BIO , montre surtout que les gens veulent mieux bouffer, mais c'est pas le top si ça ne prend pas en compte les surfaces exploitées, et la non monoculture.

je préfère des milliers de tout petit producteurs indépendant et proche des gens, que quelques énormes exploitations qui utilise des produits chimiques parce que sinon on aura rien à bouffer.... et je trouve que ton intervention est bonne si tu prend en compte la 2ème solutions.

Mettre des produits toxique pour éviter de vendre des produits toxique, faut s'appeler Nestlé pour oser défendre l'argument  ;)

L'affaire E-colie dont tu parles aurais pu être régler de 2 façons sans rien changer
au mode de production:
- que le fumier soit bien mûre
-Que le consommateur lave ses aliments
Sans parler que la contamination peut intervenir après la récolte et n'avoir rien à voir avec le producteur

a+

04 février 2015 à 16:44:53
Réponse #17

Kilbith


Économique : la maturité en fait partie, l'agressivité des centrales d'achat aussi. Un produit doit être beau et calibré (gaspillage, stress pour le producteur)
Et aussi....parce que le consommateur veut, sur une base régulière, des fruits "parfaits" pour le cout le plus faible possible.

Mais on peut arguer qu'il a été "éduqué" pour agir de la sorte. Peut être que oui...peut être que non.

Citer
Législatif : y'a des normes....
On peut arguer que ces normes sont le résultat du lobbying intensif des grands de l'industrie chimique...mais aussi parce qu'elles ont une base économique, sanitaire ou autre (soutient à l'industrice nationale, donc à l'emploi).

Citer
Par habitude : tout comme de retourner la terre, la mono culture, et mettre des produits....

On ne saurait, là aussi, minimiser le poids des habitudes. Mais il faut aussi tenir compte de la nécessité d’augmenter la productivité dans l'agriculture (mécanisation) ne serait-ce que du fait des l'exode rurale des années 50 ce qui va généralement dans le sens d'une spécialisation (mono culture) et de l'obtention d'une production stable (mettre des produits).

Mais c'est vrai que l'on peut se demander si ce qui était nécessaire dans les années 70, l'est toujours de nos jours.

Citer
Destruction des sols : sur une terre inerte pas le choix que d'apporter des compléments et de tout faire pour récolter....
Je ne sais pas si on peut parler de terre inerte.

Ce qui est vrai c'est qu'il a fallut répondre à une demande par le passé et que cette demande ne pouvait être fournie par les moyens traditionnels (ils auraient largement subsisté dans ce cas).
Par exemple, si la demande était pour le maïs et que la terre d'un agriculteur n'était pas "naturellement" adaptée à cette production, on a donc "amendé" cette terre (ou apporté de l'irrigation...) pour pouvoir répondre à la demande du marché. Ce procédé était "contre nature" mais justifié par les mécanismes de l'offre et de la demande.

Citer
Suffisamment de problème de santé public remonte à la surface (aliment compilant toute une liste de pesticide sur un même fruit/légume, cancer des exploitant, fœtus contaminé par la consommation de la mère.....) pour ne pas dédouaner tout les agriculteurs qui par choix ou par manque d'info ou endettement ne peuvent pas faire autrement, et du coup le font...
C'est indéniable.


Citer
Les légumes achetés aujourd'hui sont loin d'être bon pour la santé.
En revanche le succès du BIO , montre surtout que les gens veulent mieux bouffer, mais c'est pas le top si ça ne prend pas en compte les surfaces exploitées, et la non monoculture.
Les gens veulent des produits bio, mais pas obligatoirement par ce que le produit est supérieur en terme de qualité (nutritive et organoleptique). C'est aussi par ce que ces produits répondent mieux à leurs aspirations (j'allais dire "besoins d'ordres supérieurs au sens de Maslow").

Ceci dit, ce "succès" (tout de même relatif) est aussi possible parce que les consommateurs ont les moyens d'acheter des produits plus chers. Ce qui revient à dépenser une plus grande par de ses revenus pour la nourriture, ou à pouvoir le faire parce que les revenus sont suffisants.

Citer
je préfère des milliers de tout petit producteurs indépendant et proche des gens, que quelques énormes exploitations qui utilise des produits chimiques parce que sinon on aura rien à bouffer....

C'est un choix...politique.
Cela ne me pose pas de problème, si on est prêt (comme pour toute "option politique") à assumer les conséquences de ces choix.
Les énormes exploitations permettent de comprimer les couts de production. "Toute chose égale par ailleurs" dans un monde concurrentiel cela permet de diminuer le prix final au niveau du consommateur. C'est une loi d'airain.

On peut arguer "produit de qualité = moins de quantité consommée", ou bien encore "circuit plus courts = moins de marges intermédiaires" ou encore "production locale = moins de couts logistiques".etc...ces arguments peuvent être recevables, y compris économiquement, et ne peuvent pas être balayés d'un revers de main.
Mais, jusqu'à maintenant la mécanisation, la standardisation, la concentration capitalistique et l'effet de la courbe d’expérience ont montré une redoutable efficacité économique.
Et même si on peut parfois leur substituer des optimums locaux (ex : j'achète en direct la viande au producteur), c'est bien plus complexe à large échelle.

Citer
Mettre des produits toxique pour éviter de vendre des produits toxique, faut s'appeler Nestlé pour oser défendre l'argument  ;)
Il ne sont pas que méchant chez Nestlé : ils font aussi bosser les marmottes.  ;#


"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

04 février 2015 à 20:09:38
Réponse #18

Thomas 47310


Ça c'est exactement le truc de bobo pas écolo. L'électricité elle sort peut-être de la prise mais en amont il y a une installation nucléaire et même si on achète du courant vert, du photovoltaïque il n'y en a pas en hiver.
D'un point de vue de la dépense énergétique, vaux mieux de faire pousser les plantes là où il y a du soleil et de transporter le produit fini prêt à être consommé et accessoirement se concentrer sur des légumes de saison local.

Pour ce qui est du post qui est cité, j'ouvre une possibilité de réflexion sur une solution technique existante et pouvant être mise en œuvre mais certainement pas une solution définitive. De celles là je n'en connais pas.

Bobo pas écolo? Ce serait bien d'éviter les jugements de valeur à deux balles qui catégorisent des gens que l'on ne connaît ni d'Eve ni d'Adam ;-)
« Modifié: 04 février 2015 à 20:43:30 par Thomas 47310 »
"Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements."
(Charles Darwin / 1809-1882)

04 février 2015 à 21:37:30
Réponse #19

Chris-C


Oui Kilbith, tu complètes mon post que j'ai tapé un peu rapido...

Pour la terre inerte j'y vais un peu fort, il vaut mieux parler d'épuisement des sols...
voir les travaux du couple Bourguignon à ce sujet.
" "La plante est incapable de sucer le caillou. Il faut que des microbes le dissolvent.""
http://ccbox.over-blog.com/article-17148197.html

Citer
Les énormes exploitations permettent de comprimer les couts de production.

Oui si on prend en compte que le cout de production. Beaucoup moins si on prend en compte la santé, la biodiversité, le goût.


J'ai vécu c'est 5 dernière années à la campagne et maintenant à la montagne, je rencontre beaucoup de petit producteur de différentes région. C'est trop beau de voir ces gens parler de leur travail et savourer leur produits. A chaque fois j'y vois un coté "combattant" c'est une lutte aujourd'hui de trouver de tel produits.
Bien plus pour celui qui produit que pour celui qui les cherche.
Je crois que de nos choix dépendent l'installation toujours plus nombreuse de personne qui veulent faire un métier utile qui fait pas crever les gens.
Résilience......
Tout ça pour dire que en réponse à
Citer
c'est bien plus complexe à large échelle.
je répond en piquant cette phrase : personne n'a dit que se serait facile  ;)

a+




04 février 2015 à 21:43:54
Réponse #20

Chris-C


Citer
Bobo pas écolo? Ce serait bien d'éviter les jugements de valeur à deux balles qui catégorisent des gens que l'on ne connaît ni d'Eve ni d'Adam ;-)

Y'a pas d'agression, Moleson est du genre à mettre les mains dans la terre, alors du coup l'histoire des lampes HP ça heurte un peu. Le producteur de ganga y retrouve vite ses billes, celui de tomate non. Le coté test, si on a les moyens et qu'on kif l'écologie pourquoi pas, mais c'est un peu la définition du bobo non?  ;)

Le problème n'est pas de trouver une solution définitive, mais de prendre en compte le coût totale de ce que l'on mange. Mais tu as raison c'est une façon de faire pousser les légumes.

04 février 2015 à 22:15:08
Réponse #21

Gaueca


- Tu peux faire ta propre lessive (facile)
- Tu peux faire tout ton ménage avec juste du vinaigre, du bicarbonate et un peu de savon de Marseille véritable (Biocoop).
- Tu peux tendre vers le crudivorisme (moins de dépenses pour les cuissons, mode de vie plus "simple").
- Tu peux tendre vers le véganisme ou au moins le végétarisme (énorme impact sur l'environnement)
- Tu peux récolter facilement des végétaux comestibles à différentes saisons (hiver plus délicat)
- Tu peux faire tes achats en magasin de proximité, bio. En friperie. Sur leboncoin.
- Tu peux... etc etc.
En fait, "consommer écolo", c'est super vaste.
Si besoin d'infos sur des trucs que j'ai cités, dis-moi.

04 février 2015 à 22:35:36
Réponse #22

Olivier


Quelqu'un aurait des pistes en ce qui concerne l'habillement ?

04 février 2015 à 22:41:32
Réponse #23

Chris-C


Citation de: Gaueca
- Tu peux tendre vers le véganisme ou au moins le végétarisme (énorme impact sur l'environnement)

tu pratiques?

04 février 2015 à 22:47:00
Réponse #24

Gaueca


A Emmaüs, je trouve :
- chaussettes, mouchoirs, quelques sous-vêtements "techniques" (soutifs) de marque que je ne veux pas acheter neufs (prix hallucinants).
- T-shirts manches courtes et manches longues. Quelques jeans. Chaussures, notamment des rangers, neuves ou d'occas', des Dr Martens.
- Des bijoux
- Du tissu que j'utilise ensuite en couture (apprentissage seule, long mais fructueux, énormes économies) : lin, coton, accessoires de couture type fermetures éclair, boutons pression, boutons, galons...

J'y trouve peu de sweats ou de vestes en polaire, c'est le seul inconvénient. Je suppose que ça s'use trop vite pour être donné, ou que les gens les gardent "au cas où".
J'y vois beaucoup de matos de l'armée, des écharpes, des bonnets, des sacs, des manteaux longs parfois en cuir ou en grosse laine épaisse, des parkas.

A noter qu'avec du temps à passer dessus, tu peux prendre une fringue "vieillotte" et la relooker assez vite pour qu'elle soit passable si tu sors (ballade, rando ou travail d'extérieur). Ou alors tu t'en fous carrément et tu la portes telle quelle.
Les boutiques du secours catho aussi vendent, et pas "qu'aux pauvres" : pour en avoir discuté avec une responsable, ils attendent beaucoup du passage de clients type "classe moyenne" qui ont les moyens d'acheter pas mal et qui donc leur font rentrer des fonds.
En y allant on dépose les fringues qu'on utilise plus pour leur donner; on peut aussi signaler à ses connaissances qu'on récupère les fringues, et ça permet de faire de gros paquets à donner à ces oeuvres.


Friperies, leboncoin, groupes facebook de troc ou de "vide-dressing", les vide-greniers...

- Les sweats, polaires, manteaux et vestes que je ne trouve pas chez Emmaüs
- Les accessoires un peu "trendy"
- Des trucs de marque


Economie+ écologie...

J'insiste sur le fait que "faire soi-même" est important. Une machine à coudre, un peu de patience... on devient pas Yves Saint Laurent mais c'est super utile.



Chris-C : je suis vegane depuis quelques années oui :)

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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