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Auteur Sujet: Réappropriation  (Lu 8697 fois)

27 juillet 2014 à 18:23:29
Réponse #50

Merlin-Max


Techniquement GoTenna n'a rien de révolutionnaire, les radioamateurs savent faire l'équivalent (et plus encore) depuis longtemps. C'est la législation qui empêche le développement de produits grand public.
On est en plein dans le sujet.  ;D
L'âme sûre ruse mal. ;)

27 juillet 2014 à 23:43:22
Réponse #51

Hurgoz


Yo,

3) La pire censure, la pire forme de privation de liberté, la pire forme de castration, c'est celle qu'on s'impose à soi-même librement.  Si on la refuse, si on est prêt à en payer le prix, on reste libre.  Et on donne l'exemple.

Je suis assez d'accord: Libre, on l'est, quoi qu'on fasse. La où sa m*rde, c'est lorsqu'on fout les pattes cette illusion qu'est le "on doit"....et avec 2000 ans de formatage on a tout un panel de pièges sous forme de tournures mentales qui nous happe vers ça.

Petit exemple, innocent mais qui montre qui à quel point on est formatté: place quelqu'un sur un sentier, et dit lui "vas où tu veux, tu es Libre", combien vont suivre le sentier?  :glare:

Après, il y en a qui apprennent à utiliser des outils, pour sortir des sentiers ;)

Bonne soirée

Hugo
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

28 juillet 2014 à 22:49:50
Réponse #52

Greed


J'ai vraiment aimé lire cet article. CA ma foutu la patate tout l'aprem :).

Je serait juste un peu plus pessimiste sur certaine choses.
Je suis jeune et j'ai une réflexion qui me reviens sans cesse depuis que j'ai environs 16ans.

Notre technologie évolue trop vite,nos code sociaux sont il capable d'évolué aussi rapidement que ces technologies?

« Modifié: 28 juillet 2014 à 23:07:10 par Greed »

29 juillet 2014 à 00:23:38
Réponse #53

azur


Notre technologie évolue trop vite,nos code sociaux sont il capable d'évolué aussi rapidement que ces technologies?
Je poserais plutôt cette question:
la technologie doit-elle influer sur les codes sociaux, ou les codes sociaux doivent-ils guider notre usage de la technologie?
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!

29 juillet 2014 à 23:40:18
Réponse #54

Cocoeau


Je poserais plutôt cette question:
la technologie doit-elle influer sur les codes sociaux, ou les codes sociaux doivent-ils guider notre usage de la technologie?

Je vais faire une réponse de philosophe : et si les deux n'étaient pas incompatibles ?

Je vais illustrer mon point de vue. Lié à cette réappropriation, on trouve une tendance à se débrouiller pour se fournir hors du système : sites de troc, partage de frigo, association "115 du particulier", crowdfunding...

Les sites de troc, j'en ai déjà parlé, il s'agit de s'échanger des objets divers et variés avec l'aide d'internet. Du troc quoi, comme le nom l'indique. Il y a aussi pas mal de groupes Facebook sur ce principe.
Le partage de frigo sur le net, qui prend de l'ampleur depuis quelques temps, c'est le fait d'utiliser un site internet pour échanger ou donner les restes de nourriture qui vont se perdre.
Et le 115 du particulier est une association qui grâce à un réseau internet développé - via un site internet et sur Facebook - propose une aide d'urgence à des personnes en difficulté financière. Ca peut être l'envoi de fringues, d'un colis de nourriture ou même pour des personnes sans logement un hébergement chez un particulier. Ils organisent aussi des maraudes auprès de sans-abris. Le tout hors des structures d'état (accueil pour sans-abris par exemple).

Dans tous les cas nous parlons du Dieu Internet. Internet a clairement permis à ce genre d'initiatives de se développer. Cela participe donc à donner l'habitude aux gens de se fournir autrement. Voilà donc un code social qui a évolué !
Par contre, via ces sites, on reste dans une optique de solidarité / développement durable ; valorisé depuis l'aire d'avant internet : Internet a donc été guidé par les codes existants.

J'ai volontairement pris des exemples positifs parce que pour moi la technologie peut donner le meilleur à l'homme. Peut-être suis-je trop optimiste ou naïve, du haut de mes 19 ans et de ma bien petite expérience...

30 juillet 2014 à 00:13:14
Réponse #55

azur


Je vais faire une réponse de philosophe : et si les deux n'étaient pas incompatibles ?[...]

Dans tous les cas nous parlons du Dieu Internet. Internet a clairement permis à ce genre d'initiatives de se développer. Cela participe donc à donner l'habitude aux gens de se fournir autrement. Voilà donc un code social qui a évolué !
Par contre, via ces sites, on reste dans une optique de solidarité / développement durable ; valorisé depuis l'aire d'avant internet : Internet a donc été guidé par les codes existants.
J'ai du mal à cerner ce que tu définis par "code social".
De plus, les deux parties de ta conclusion me semblent se contredire, et on est précisément en plein dans le sens de la question que j'ai posée:
Est-ce internet qui a poussé les gens au troc, ou est-ce les habitués du troc qui se sont appuyé sur internet?
Pour moi, la réponse est claire: internet n'a pas modifié le "code social" du troc, il n'est que n'est que le vecteur, le moyen, l'outil, et dans ce sens, son usage me parait sain.
Quel que soit l'outil, il faut qu'il reste un outil au service d'un projet... il en a été beaucoup question ici au sujet des couteaux, mais la question peut se poser de façon analogue pour internet!
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!

30 juillet 2014 à 18:24:05
Réponse #56

psydomos


Je poserais plutôt cette question:
la technologie doit-elle influer sur les codes sociaux, ou les codes sociaux doivent-ils guider notre usage de la technologie?

Salut Azur et les autres!

Le fait est que les "codes sociaux", ce qui n'est rien d'autre que les produits de l'interpénétration des systèmes culturels (les "cultures" au sens d'objet autonomes et délimitables n'existent pas, et encore moins une seule et même culture "mondialisé" voir Appadurai 2001, Bergson 1934, Clastres 1972, Deleuze et Guattari 1980 pour ne cité que les 4 premières lettres de l'alphabet entre autres) - la nécessité de se distinguer de "l'autre"- autant à l'échelle de l'individu que du pays, du continents et même du monde entier et la technologie, tout comme les processus évolutifs d'ordre technologiques et matérielles, sont inscrit dans des processus de rétroactions permanents et sont dépendantes des cadres spatio-temporelles dans lesquels elles évoluent (Leroi-Gourhan 1945).

C'est donc à partir d'un besoin culturel, comme la nécessité de communiquer un certains type de données par exemple( dans un ensemble fluctuant de règles prédéterminées par les interactions interculturelles dont ce besoin de communication est issu), que des réseaux de communications spécifiques sont imaginés et mis en oeuvre. Ces réseaux produisent à leurs tours par leurs usages de nouvelles manières de penser, qui rétroactivement permettent de conceptualiser de nouveaux modes de diffusion etc....
Il n'y a donc pas deux choses séparées qui sont les manifestations culturelles des individus et leurs manifestations technologiques mais une seule et unique même dynamique que l'on pourrait appeler évolution horizontale (dans le sens ou il n'y à pas de concurrences évolutives avec des "mieux" et des "moins bien" mais juste des différents).
Elle varie selon les espaces/temps dans lesquels des individus ou groupes d'individus développent, généralement de manière simultanés et multiples en fonctions des besoins et aspirations produits précédemment, des artefacts et les mode de pensées qui en découlent et vis versa.
Les évolutions sociales et technologiques ne vont pas l'une sans l'autre et s'influencent dans une sorte de continuum.

Mais revenons à nos moutons, le texte de David.

À mon humble avis,le peuple n'est pas dans une phase de réapropriation de sa liberté. (Ah ben c'est facile de dire ça mais encore faut t'il dire pourquoi. ;D)

Je m'explique donc:

 Bien au contraire, les dynamiques que j'observe aujourd'hui de la part d'une majorité des personnes qui se mettent dans une plus ou moins grande mesure en "marge" de la société dans laquelle ils vivent ne procèdent selon moi non pas d'une réappropriation mais d'une distanciation avec l'organe politique. On n'est pas dans une volonté d'un pouvoir citoyen mais plutôt dans l'optique d'une  expérimentation de la "société sans état" pour reprendre Clastres (1972).
Ce que ces individus cherchent, ce n'est pas la réapropriation de leurs liberté mais l'expérimentation de l'autonomie personnelle. Cela n'est pas de la liberté mais de l'indépendance. et l'indépendance se construit à l'intérieur d'un système de règles, toujours castratrices des libertés individuelles.

De même, l'idée que :
"Le monde est désormais open source.  Le monde est désormais « bottom up ».  L’avenir de l’humanité commencera tout en bas de la pyramide, et il poussera en cercles bienveillants sous la structure.

Me semble contestable dans le sens ou:

1) Le monde n'est pas, n'a jamais été et ne sera jamais "open source" tant que l'échelle économique sera le référent. les gars qui développent du "open source" en tirent directement et indirectement des bénéfices matériels et du prestige qui influence notablement leur existence et celle des autres. Le boss de Linux par exemple, possède aujourd'hui une influence considérable et  par conséquence un pouvoir décisionnel important au sein du monde qu'il à créé comme du monde de l'informatique en général. Et il en vit plutôt bien.
 
2) Deplus une bonne part des fameux "5%" de part leurs qualités sont bien souvent au minimum au milieu de la pyramide en terme de pouvoir absolu (n'incluant pas la part économique mais plutôt intellectuelle et active) il ne sont pas la base mais une sorte de "méta-sommet" invisible parallèles à "l'officiel". Mais en même temps comme on ne sait pas de quelle pyramide il est question ici, je me gourre peut être totalement. l'idée c'est que les 5% ne bêlent pas avec le reste du troupeau, ils sifflotent au milieu l'air de rien et par contagion d'autres ce mettent à siffloter. pour schématiser hein!

3)Il me semble aussi que la base de la pyramide hiérarchique à toujours le même effet d'inertie sur les changement d'une société, ce n'est pas les 5 % qui changent le monde, ils lui permettent juste de fonctionner en fonction des aspirations des autres et tant qu'elles ne vont pas à l'encontre des siennes. En tentant de la faire aller dans les directions qu'ils jugent les plus raisonnables mais sans en attendre rien au final (le fameux "faire et laisser braire" de Fred Perrin il me semble). Et d'une manière générale cette base n'a jamais agi de manière solidaire et durable autrement que pour satisfaire ses propres besoins à l'échelle individuelle, dans de brefs moments de convergence d'intérêts créant une dynamique de groupe à court terme. C'est là où Hakim Bey et sa TAZ à eu du flair, la zone d'autonomie est par essence temporaire car elle produit des interactions et par là même perd cette autonomie.

{digression}Ça fait pas mal d'années que je mène un travail sur la façon dont la marginalité vis a vis d'une société et des règles qui la régissent est une illusion sociale. Elle en fait partie intégrante, nécessaire pour pouvoir justement définir une société et la délimiter par rapport aux autres. En d'autres termes, la marge fait parti de l'ensemble et ne s'en détache pas, bien au contraire, elle en est le produit et la preuve de son existence.
j'avais d'ailleurs en mon temps produit un texte pas très bien acceuilli non plus, l'idée était en gros que les free party et le système faussement répressif mis en place autour à partir d'un certain développement du phénomène était une stratégie politique d'inclusion et de contrôle de ces populations en créant et entretenant une marge qui agissait comme soupape vis à vis de la société européenne et de ses notions de propriété et de maitrise de sa propre destinée et de son appréhension du monde. L'illusion d'une liberté pour mieux faire partie de l'ensemble.{fin de la digression}

De fait, je ne pense pas qu'il y ai un "basculement" brutal mais plutôt une lente modification des façons de percevoir les choses et d'agir en fonction, très différentes d'un lieu à l'autre et pas à la même vitesse en fonction des carcans moraux (produits des (non)interactions culturelles à l'échelles des individus et des sociétés de par le monde).
Ce n'est pas parce que les gouvernements perdent une part de leurs champs d'activité, en l'occurrence, principalement le social et l'économique, qu'ils ne restent pas pour autant dans une positions très forte au niveau de la politique internationale géo-stratégique par exemple.
 Les actuelles crises ukrainienne et Palestinienne montre bien qu'aujourd'hui, les gouvernements ont plus que jamais les moyens et la nécessité pour maintenir un équilibre de faire ce qu'ils veulent/peuvent dans leurs coin sans que les populations n'est la moindre possibilités d'influencer réellement leurs décisions. (mais là on rentre dans le politique donc je m'arrêterai ici pour ce point, qui veut en discuter, fait un MP, SVP)

Je rejoins l'idée émise plus haut par Manengus il me semble, que les gouvernements sont bien au courant de la lente séparation entre eux et le peuple qu'ils représentent et qu'il essayent justement de le faire participer à certains débats. Après je me souviens aussi de Socrate et de sa démonstration du grand problème de l'affect dans la prise de décision concernant l'ensemble d'un groupe humain, particulièrement quand il y'a une part de morale dans le processus. Je ne suis pas du tout personnellement pour une démocratie totale pour cette raison.

La prise de décision en société face au niveau de complexité de notre monde est une douce illusion dans le sens où les domaines d'expertises nécessaires pour de nombreuses activités générées par le progrès technologique mais aussi les contraintes géographiques et matérielles rend caduc la possibilité d'une appréhension des enjeux pour tout et à toutes les échelles par tout un chacun.

Au final, plus que de la réappropriation je vois de la négation de la structure globale et un franc désir de réduire les échelles à un niveau d'appréhension personnel.

Beaucoup s'écartent, seuls ou en groupes, plus qu'ils se réaproprient leurs mondes politiques, dans un désir d'avoir (l'illusion d')une maitrise de leur devenir/destin alors qu'au final l'état reste le garant de leur sécurité à travers le contrat social qui perdure. Et à mon sens c'est cela l'aspect important de la vie en groupe.
Ce que je veux dire c'est que planter des légumes et récupérer son eau, être autonome en énergie c'est très bien, mais cela n'a de sens que dans le cadre d'une garantie de la pérennité de la démarche et donc de l'assurance d'avoir un système législatif et militaire capable de défendre cela, sur lequel on possède une influence suffisante. Sinon on se retrouve comme à certains moment du féodalisme avec la loi du plus fort et de la peur dominant les codes moraux et législatif et les rendants inopérants.

Avoir un fusil (j'ai bien compris que c'était une image hein!) c'est bien pour ce défendre, y compris de son état, ou avoir une possibilité de prédation supplémentaire pour subsister. Mais c'est aussi un moyen de pression sur l'autre pour le forcer à nous donner ce que l'on convoite et qu'il possède. Donc soi tout le monde en possède soi personne. Ce qui dans les 2 cas est une utopie. D'où le besoin d'un instrument politique qui ne soit pas l'objet de ses affects et intérêts individuels mais guidé par l'idée du bien commun et du compromis possédant la force tout comme le soutien nécessaire pour appliquer ses décisions quand elles sont outrepassées. Une sorte d'ONU+OTAN qui marcherai pour de vrai.

Pour moi, penser que la brèche ouverte par les difficultés grandissantes des différents systèmes de pensées humain à cohabiter ne peut pas passer par un simple dispositif technologique d'échange, mais par la teneur de ses échanges.
En d'autres termes, internet ne change rien au problème de maitrise du destin des individus par eux-même. Bien au contraire, c'est sans doute une des plus grosses barrières, car il en donne l'illusion a travers la masse d'information auquel il donne accès, sans discernement.
 Ce qui est important n'est pas le protocole d'échange, mais ce qui est échangé, c'est ce que les humains en font qui est décisif. Et la distanciation ainsi que la profusion et l'incertitude de la validité des données en transit ne facilite pas vraiment un climat de confiance et de partage réel. La qualité de la transmission des données dépend du rapport signal/bruit et quand le signal vogue "librement" il est soumis a des systèmes d'appréhension totalement différents et qui pour une même donnée produisent des interprétations divergentes voir en opposition franche. Je pense par exemple au débat suscité a travers le monde sur le mariage homosexuel, chacun en fonction de sa grille de lecture y a vu des choses très différentes. L'incompréhension mutuelles due à ces grilles de lectures a produit un véritable affrontement idéologique voir physique, où tout un chacun à campé sur ces positions en mélangeant les notions de parenté, de famille, de nation, de croyances spirituelles et de reconnaissance civile de l'union consentie de 2 êtres et sans s'interroger vraiment sur les valeurs données a ces concepts par ceux avec qui il était en opposition. Il y avait les "pour" et les "contre" et pas de dialogue, mais un formidable élan d'interprétation de bout de paroles ou de concept des uns et des autres aboutissant à cette fameuse théorie du genre (avec ses partisans et ses dénigreurs) qui n'existe tout simplement...pas!

Il me semble donc que plus qu'un processus de réappropriation c'est un processus de dissension et d'intolérance par le repli communautaire face aux autres modes de vie que celui que l'on juge bon qui s'engage en ce début de 21 ème siècle.

Mais je me trompe peut-être.... j'espère...

A+!
"Je sais que je ne sais rien" Socrate
"Le progrès est ce qu'on en fait, confier son dernier souci à des milliers d'inconnus qui n'en n'ont rien à foutre ou permettre de vrais moments de vie démultipliés.."
Patrick, o "cacique" do CEETS

30 juillet 2014 à 19:20:12
Réponse #57

Arnaud


Point de vue intéressant, merci d'avoir pris le temps de le mettre en forme ;)
« Everybody has a plan until they get punched in the mouth.»

30 juillet 2014 à 20:27:33
Réponse #58

Merlin-Max


Merci pour ton point de vue et l'effort de réflexion/rédaction.

2) Deplus une bonne part des fameux "5%" de part leurs qualités sont bien souvent au minimum au milieu de la pyramide en terme de pouvoir absolu (n'incluant pas la part économique mais plutôt intellectuelle et active) il ne sont pas la base mais une sorte de "méta-sommet" invisible parallèles à "l'officiel". Mais en même temps comme on ne sait pas de quelle pyramide il est question ici, je me gourre peut être totalement. l'idée c'est que les 5% ne bêlent pas avec le reste du troupeau, ils sifflotent au milieu l'air de rien et par contagion d'autres ce mettent à siffloter. pour schématiser hein!
J'aime beaucoup ce passage, autant pour le rôle et la répartition des 5% dans une éventuelle "pyramide"(que je situerais plutôt vers moyen-sup' hors économie aussi, les puissants et la "base" s'en fichant ou ignorant le concept) et le sifflotage communicatif. ;)

De même l'analyse des marges comme soupape de sécurité intégrée au système et aidant à le définir me parait plutôt juste, il n'y a qu'à constater à quel point les médias ou la classe politique s'en font les échos par exemple.

Ce que tu nous décris comme de la dissension serait-il les prémices à une réappropriation bottom-up?
Potentiellement moche je l'admet avec sa part d’intolérance et de repli.

Sifflotons les amis, sifflotons.
L'âme sûre ruse mal. ;)

30 juillet 2014 à 20:38:09
Réponse #59

Anwen


Le repli communautaire n'est il pas une forme de réappropriation ? Tout au moins de son identité pour commencer.

Aussi, il faudrait dire aux : marginaux de tous poils qu'ils sont les soupapes de sécurité de la société,  ca va leur plaire  ;# Quoique beaucoup d'entre eux ne se font pas d'illusions.

Si cela n'est pas un effondrement,  la crainte d'une "guerre" civile ? Ou bien un long et lent changement qui s'est déjà mis en route mais qui n'est pas à notre échelle de temps...

Mais pourquoi les 5% serient ils a la base ou au milieu ? Ils sont peut être a tous les niveaux avec la "contamination" se propageant dans toutes les directions ...

« Modifié: 13 septembre 2014 à 23:49:43 par Anwen »
Contredisez moi, vous m'enrichissez.
Concernée mais pas consternée :)

30 juillet 2014 à 22:10:08
Réponse #60

Axelvanik


Salut,

Le post de David m'a fait pensé à Etienne Chouard, qui propose ni plus ni moins que de se REAPPROPRIER la Politique par le contrôle de la Constitution. On peut ne pas être d'accord, mais ca fait réfléchir : :up:
http://youtu.be/7_M0wuih9cs


J'apporte ma modeste contribution au débat avec divers commentaires.

"en France le peuple n’est PAS souverain.  C’est le pouvoir central, divisé en trois branches (législatif, exécutif, judiciaire) qui l’est.  (Dans les faits, j’ajouterais un 4e pouvoir à ces trois branches : le pouvoir financier, qui est intimement lié à la souveraineté de l’Etat comme l’était auparavant le pouvoir Religieux"

J'ajouterais que le pouvoir financier possède le POUVOIR MEDIATIQUE. Il ne font qu'un et c'est bien ca le problème.
Les citoyens fondent leurs opinions qu'en fonction des informations dont ils disposent. Contrôler l'INFORMATION, c'est contrôler l'OPINION.

Je renvoie à l'excellent documentaire "Les nouveaux chiens de garde" de Serge Halimi: :up:
http://www.crashdebug.fr/index.php/dossiers/6159-docu-les-nouveaux-chiens-de-garde-complet

=> Beaucoup de citoyens l'ont compris se sont REAPPROPRIE l'information. Evidemment, le pire côtoie le meilleur et les rumeurs sont nombreuses sur internet mais avec un peu de pratique, on est beaucoup mieux informé par internet que par le journal de Bouygues... euh... TF1.



"Le pouvoir central, l’Etat souverain"
Il me semble clair que l'Etat Français n'est pas souverain. Les décisions importantes se prennent au niveau européen, la vice Présidente de la Commission Européenne est carrément venue mettre les points sur les "i" à l'Assemblée Nationale :
 :up:
http://youtu.be/mAtcCCqwdJ8
Pour les plus pressés ou impatients, allez directement à 3"20.

Réfléchissez bien à ce que cette charmante dame vient de dire : "il n'y a plus de politique intérieure nationale, il n'y a plus que des politiques européennes qui sont partagées dans une souveraineté commune" :o

=> En clair, voter à droite ou à gauche ne sert à rien puisque plus rien ne se décide en France. Le citoyen doit se REAPPROPRIER son pouvoir politique en commençant par dégager de ce piège qu'est cette construction Européenne.

J'arrête ici sinon je vais faire un post de 325 pages... Faut que tout le monde s'exprime  ::)


31 juillet 2014 à 08:39:21
Réponse #61

raphael


Attention a la derive vers des opinions politiques personnelles dans les post
 :glare: ;)
Se connaitre et s'accepter


31 juillet 2014 à 09:07:04
Réponse #62

VieuxMora


Et oui, c'est bien la difficulté de traiter de ces sujets.  ;)

Dès que l'on attribue à un individu ou un groupe LA responsabilité d'une situation, on enclenche un clivage, qui est une interprétation depuis un certain point de vue.

Il faut tenir compte que chaque acteur, chacun de nous, a tendance là où il est, à bénéficier plus ou moins consciemment de ce qu'on appelle l'effet d'aubaine. C'est systémique et dilue les responsabilités réelles.

 A chaque intervenant sur ce sujet de tourner 7 fois sa souris avant d'écrire.

Les échanges sont d'excellent niveau, ils amènent à réfléchir en ces temps troublés.

Merci à tous,

VM

31 juillet 2014 à 15:24:25
Réponse #63

Axelvanik


Attention a la derive vers des opinions politiques personnelles dans les post
 :glare: ;)

Bonjour,

J'ai effectivement fait attention à ne pas donner une nature trop politique à mon propos pour ne pas polluer ce forum dont l'objet est avant tout la SURVIE. Nous sommes bien d'accord.
J'ai essayé d'apporter des éléments de réflexion ou des faits pour amener mes amis lecteurs à réfléchir sur des points qui sont importants, essayer d'élever les consciences, à mon humble niveau.

Ceci dit, si un modo considère que ce n'est pas raccord avec la charte du forum, je n'ai pas de souci  ;).
Le sujet est "borderline" mais hyper intéressant.
Bonne journée


31 juillet 2014 à 15:38:25
Réponse #64

Pouçot


Tsssssss. J'aurais des centaines de choses à dire, mais ma casquette ne me le permet pas et j'ai pas envie d'être en équilibre précaire sur un fil. C'est pô juste. Seuls ceux qui me connaissent IRL seraient capables de faire le tri ... Bwef.

Commençons par se réapproprier l'espace public...
C'est pyramidal toussa, et le reste viendra tout seul. Les rues, de plus en plus, visent à n'être que des voies entre la boîte et la maison, entre deux magasins ... Court-circuitons ça, et parlons nous.

Bref.  ;#

31 juillet 2014 à 18:13:39
Réponse #65

Claude Ponthieu


Il semble que nous sommes plus d’un, et quelque soit notre statut sur ce forum, à nous scotcher les doigts pour rester dans les limites de la charte.

David, serais-tu en train de tester notre capacité de survivre à nos délires respectifs, et nos besoins d’expression plus ou moins réfléchie ?
En tous les cas merci pour ces textes.  :doubleup:
« Modifié: 31 juillet 2014 à 20:57:20 par Claude Ponthieu »
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

31 juillet 2014 à 19:21:36
Réponse #66

Pouçot


J'ai effacé mon bruit, je vous laisse en faire autant avec le vôtre, les copains.  ;)

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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