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Auteur Sujet: Le "zéro déchets", un mode de vie  (Lu 2928 fois)

09 juillet 2014 à 21:08:46
Lu 2928 fois

Rouri


Vivre sans générer de déchets ménagers, c'est possible. Des emballages de nourriture à l'habillement, cette Française établie en Californie a trouvé des solutions pour les moindres gestes du quotidien.

http://www.rts.ch/pages-speciales/moments-forts/5992133-le-zero-dechets-un-mode-de-vie.html

09 juillet 2014 à 21:49:03
Réponse #1

Lemuel


De manière un peu parallèle, c'est aussi ce que je vise pour ma bouffe de sac à dos et je confirme les bienfaits de porte monnaie. ;)
Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

09 juillet 2014 à 23:55:50
Réponse #2

Phil67


Merci pour le lien vers le reportage.

La version complète de 11 minutes se trouve ici : http://www.rts.ch/video/emissions/abe/5991898-ne-pas-produire-de-dechets-c-est-possible.html

Du coup il faudrait un peu nuancer : "Vivre sans générer de déchets ménagers, c'est possible"... à condition de pouvoir se fournir dans des commerces vendant sans emballages (*) (encore relativement rares) et d'adopter un mode de vie proche l'ascétisme (cf. maison "vide" à 90%).

(*) Pas certain que le zéro emballage tel que pratiqué dans le reportage soit faisable chez les commerçants européens avec les normes d'hygiène et d'emballages obligatoires pour certains aliments.


Quelques remarques rapides :

Le bilan écologique est-il forcément positif ? Quid du lavage intensif de tous les bocaux et sacs en tissu (= détergents + eau + énergie) en comparaison de certains emballages bio-dégradables ou incinérables sans risques (gaz carbonique + eau + rien d'autre) (j'écarte volontairement les sacs en papier dont le bilan écologique total semble souvent défavorable) ? Quid des courses "sans emballages" devant être effectuées à 1H de route en France plutôt que dans des commerces "avec emballages" de proximité en Suisse ?

L'économie reste marginale si on n'adopte pas une "maison vide" (cf. témoignage en Suisse) : courses du quotidien avec peu de choix de produits et moins de concurrence entre commerces.

Quid de l'hygiène p.ex. pour tous les produits habituellement "longue conservation" qui devront du coup être conservés impérativement au réfrigérateur et consommés nettement plus vite : p.ex. lait UHT ou jus de fruits qui ne sont plus dans un récipient stérile. Impossible de faire des stocks pour la majorité des produits non secs (exit les conserves). Quid de la gestion des DLC pouvant rapidement devenir problématique sans emballage étiqueté ?


Pas simple de passer réellement au "zéro déchets" pour l'instant. En revanche le "50% déchets" resterait beaucoup plus réaliste pour la majorité des gens si les producteurs cessaient le suremballage ou que les consommateurs laissaient tous les emballages inutiles sur place en magasins (qui seraient du coup forcés d'agir).

Malheureusement il faut souvent attendre de passer à la taxation des poubelles au poids pour faire évoluer les mentalités...
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

10 juillet 2014 à 02:45:16
Réponse #3

Rouri


Merci Phil67 pour ta réflexion.

Mais avez-vous réussit à atteindre le 50%?

10 juillet 2014 à 12:52:48
Réponse #4

Nävis


J'ai vécu 1 année dans une ville de Suisse où vivre avec beaucoup moins de déchets était vraiment facilité. J'ai mis très peu de temps à m'adapter. Mais quand j'ai re-déménagé vers un coin moins pratique,je suis passée pour une extraterrestre pendant un moment, avec les quelques exigences adoptées lors de cette année.
Quelques exemples qui m'ont facilité la vie...
_ Dans les super marchés, au rayon frais, on me demandais ma "boite" avant de me servir. La première fois, j'ai cru mal comprendre (c'était pas en francophonie  ;)). On tend sa boite propre, la personne qui sert tare l'emballage, puis les produits sont déposés sur une mince feuille de papier spécial (ça collait pas dans le fond de la boîte comme ça).
_ Les légumes (les solides) sont pesé puis mis dans mon panier. L'étiquette est collée sur une feuille de papier qu'on présente à la caisse... avec toute la collection du jour.
_ Dans les rayons, beaucoup de produits n'ont qu'un mince emballage. Et sont regroupés serrés dans une boîte en carton. Ce qui implique que tous les clients soient respectueux et délicats au moment de se servir.
_ Pour plusieurs produits d'hygiène/nettoyage courants de la marque du magasin, il était possible de faire re-remplir l'emballage vide. La différence de prix était telle que j'ai rapidement adopté ces produits.
_ Après les caisses, il y a des tables de déballage/rangements, avec des ciseaux et des bacs de récup par type d'emballage.
Du coup, je ne transportais pas de déchets inutiles jusque chez moi en transport en commun, et j'avais très peu à jeter. Les déchets payants n'étaient que des déchets non recyclés.
Le recyclage était aussi très avancé, avec un tri très précis.  Les stations pour déchets étaient nombreuses et facile d'accès (proches des stations de bus), et les recyclés les plus courants étaient ramassé chaque semaine au pied de l'immeuble (verre, papier, pet et conserve métal).

Cela demande beaucoup d'éducation, et beaucoup de respect de la part des consommateurs. Cela fonctionne sur la confiance et uniquement si les réfractaires sont peu nombreux. Et les employés communaux veillaient au grain, surtout avec les "barbares francophones". Mais vivre avec moins de déchets cela se ressent sur une certaine qualité de vie.

10 juillet 2014 à 13:55:21
Réponse #5

pommeau


coïncidence amusante, il vient de s'ouvrir (il y a 2 jours) à Bordeaux, ce qui est présenté comme "la première épicerie sans emballage jetable".
http://www.la-recharge.fr/
Homme libre, toujours tu chériras la mer!

10 juillet 2014 à 20:27:16
Réponse #6

Cocoeau


Le réflexe de donner un sac est aussi bien présent dans les commerces. Ce n'est pas toujours nécessaire ! L'autre jour à la pharmacie, on a voulu me donner un sac pour un tube d'homéo. Vu le format, autant vous dire qu'une poche suffit pour ça hein... Pourquoi donner spontanément ? Si c'est au client de demander, ça sera moins un réflexe.

Autre chose, sur les marchés j'ai pris l'habitude de demander sans sac - d'ailleurs l'autre jour j'ai demandé "1kg de cerises, sans sac svp" avant de réaliser que ça risquait de ne pas être pratique :lol: . Mais je dois préciser, sinon on me donne un sac systématiquement !

10 juillet 2014 à 21:46:14
Réponse #7

Mezig


C'est vrai que les habitudes sont bien ancré; je bosse dans une petite épicerie bio associative et le problème des emballages se pose.
Tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut réutiliser les emballages mais cela reste un veux pieu.
Quand ils viennent faire leur course, ils oublient systématiquement; du coups, on a acheter des sacs et ça les confortent pour continuer à oublier leurs emballages.

PS: la piste de la table à contenant me semble intéressante mais je me demande ce que dit la loi à ce sujet.
En cas de contamination d'un produit par un autre...etc...
Les moyens sont la fin.

10 juillet 2014 à 21:57:21
Réponse #8

Phil67


Mais avez-vous réussit à atteindre le 50%?
Difficile à estimer vu que ça reste totalement pifométrique (pas de suivi précis), que l'implication est beaucoup plus limitée que dans le reportage et qu'il y a encore beaucoup trop de choses cumulées avec les années (dont une bonne partie va finir en déchets). Sans se compliquer la vie on est certainement à -30% sur 2 ans pour les déchets quotidiens et un peu plus en considérant les "déchets invisibles" en amont.

Une approche aussi radicale que le "zéro déchets" est intéressante pour s'inspirer de solutions pratiques, mais reste probablement dissuasive pour de nombreuses personnes. Un objectif de -10% à -20% chaque année est en revanche à la portée de tous même sans magasins "zéro emballage".

Lorsque les poubelles ménagères (non recyclables) sont passées à la facturation individuelle à la levée par type de poubelle, j'avais le plus petit modèle de poubelle officielle qui n'était jamais totalement remplie lors de la levée mensuelle forfaitaire (bonjour les odeurs en été à attendre 1 mois pour ne pas se faire facturer des levées intermédiaires vides à 80%). D'autres dans la même situation avaient du mal à tout faire rentrer dans la même poubelle petit modèle en 1 semaine ! :o

Pourquoi autant de déchets ? Certainement la flemme (ou la méconnaissance) du tri sélectif (poubelles de recyclage gratuites) + beaucoup trop de déchets alimentaires + beaucoup trop de produits ménagers en tout genres.

En moyenne 30% de la nourriture termine à la poubelle en France (dont une bonne partie en amont du consommateur et dans les collectivités). Nos restes alimentaires sont assez proches de zéro (y compris le pain recyclé en pain perdu dont les enfant raffolent).

On vit en appartement, mais des bacs à déchets alimentaires compostables ont été mis en place récemment dans le quartier. Ils ont permis de faire baisser de ~30% la poubelle "non recyclables" rien qu'avec les épluchures, découpes, marc de café, etc...

Même en considérant les déchets compostables comme du "zéro déchets", il ne faut pas oublier tout leur impact en amont (ressources, déchets, coût économique).

L'étape suivante avec des achats non emballés est nettement plus délicate : très peu de commerçants proposent du vrac. En revanche certains mettent à disposition des poubelles à emballages près de la sortie (ce n'est qu'un "transfert de déchets", pas réellement une économie). C'est rapidement bloquant sans se compliquer la vie à outrance : il y a un seuil incompressible essentiellement lié au modèle de production, distribution et vente actuel.


En vrac quelques axes d'amélioration à la portée de tous (sans "se prendre la tête" si on s'organise progressivement) :

* Éviter les produits conditionnés en portions individuelles (la plupart du temps non recyclables) genre paquet de 36 gâteaux remballés par par 3 pour les goûters alors qu'il suffit de 10s pour les mettre dans une petite boite qui évitera en plus qu'ils ne soient broyés.

* Limiter drastiquement le nombre de "consommables non alimentaires" comme montré dans le reportage :
   - pas 36 produits ménagers hyper-spécialisés (revenir aux basiques qui conviennent dans plus de 80% des cas : javel, vinaigre blanc, bicarbonate, savon de bonne qualité...)
   - pas 36 produits d'hygiène la plupart du temps inutiles (p.ex. pierre d'alun qui dure plus de 6 mois, rasage au savon d'Alep moins agressif que la plupart des mousses, coupe-choux mais qui ne fonctionne pas pour moi...)
   - pas de pharmacie remplie de médicaments qui finiront la plupart du temps périmés (les déchets pharmaceutiques sont une belle saloperie qui termine souvent dans la nature)

* Privilégier les emballages recyclables à produits équivalents : apprendre à repérer les logos et codes plastiques et se renseigner sur les politiques de recyclage locales assez variables selon les régions (fastidieux au tout début, mais simple par la suite en restant sur les mêmes produits).

* Les marques 1er prix ou distributeurs sont moins friandes de suremballages chatoyants et de récipients en plastiques épais (comparer un yaourt nature 1er prix et un "premium vu à la TV meilleur pour la santé et sans sucres ni matières grasses ajoutées" ;#). On commence également à trouver de plus en plus de produits ménagers en recharges sans flaconnage.

* Privilégier le vrac pour les fruits et légumes (en réutilisant les sacs plastiques) et les gros conditionnements pour le non-périssable même avec une consommation faible (p.ex. sucre, farine, riz, pâtes... faciles à stocker pendant des mois dans des bocaux hermétiques).

* Mieux gérer ses achats alimentaire : acheter MOINS (habitude d'acheter plus souvent trop que pas assez), anticiper les DLC, ne pas se jeter sur les promos de périssables en gros volume, éviter si possible les "grosses courses hebdomadaires" pour le frais et s'approvisionner plutôt 2-3 fois à proximité (en profitant notamment des promos de dernière minute sur les DLC ultra-courtes : moins de déchets pour le magasin, moins de production inutile, économie non négligeable).

* Apprendre à gérer les DLC : ne pas confondre avec les DLUO, mieux organiser le frigo et les placards de cuisine (surtout au fond dans les coins ;)), connaître les produits consommables longtemps après la DLC (p.ex. yaourts biens conservés encore très bons à DLC + 1 mois, certains produits secs consommables à DLC + 1 an...).

* Éviter p.ex. les machines à café à dosettes alors qu'une expresso à café en grain (ou moulu) est meilleure en choisissant bien son café, moins chère à moyen terme tout en ne produisant aucun déchet (marc de café compostable). Idem pour le thé en vrac par rapport aux sachets, etc...

* Apprendre à bricoler et réparer un minimum (s'autonomiser plutôt que consommer aveuglement). On vit dans un monde où les gens ne se posent même plus la question de la réparation pour les petits objets hors SAV : on rachète systématiquement en jetant l'ancien alors que souvent 10 minutes peuvent suffire à réparer un faux-contact électrique, recoller une pièce brisée, changer une pièce basique... et 2H pour remettre à neuf un ordinateur soit-disant trop lent. C'est non négligeable en déchets par consommation inutile (point non-abordé dans le reportage).

* Apprendre à réutiliser et recycler tout ce qui peut l'être : sachets, cartons, bricolages, tri sélectif et déchetterie (c'est hallucinant de m'en-foutisme dans certaines régions du sud alors que le déchet recyclé est revalorisable).

* Éviter de céder aux produits de mode et de marketing qui ne servent que 2 fois par ans (p.ex. appareil à fondue de chocolat) : déchets lors de la production, du transport, de l’emballage et en fin de vie pour un produit dont on aurait pu se passer et dépenser la même somme dans de l'activité locale non délocalisable et non polluante.

* Se renseigner sur les déchets générés en amont du consommateur. Acheter en hiver des fraises industrielles de Nouvelle-Zélande génère énormément de déchets même en les achetant en vrac dans des sacs en toile ! ;# Idem p.ex. pour les tomates de serres (même françaises) : à la louche 1kg de tomates = plus d'1kg de pétrole (chauffage des serres ;# et transports) + infrastructures hors-sol produisant des déchets + cartons non réutilisés + barquettes + ... L'économie de l'emballage final en magasin ne représente alors qu'une goutte d'eau microscopique.

* Se renseigner sur l'impact écologique global des déchets en fonction de leur nature. Il ne suffit pas de raisonner en volume ou en masse, mais plutôt en cycle de vie complet. Certains plastiques ou cartons utilisés intelligemment et avec parcimonie ont un meilleur bilan total que certains papiers, que le métal et surtout que le verre. Il vaut mieux recycler un pack vide de jus de fruit qu'une bouteille en verre (de mémoire un pack type Tetra aura émis 4x moins de CO² qu'une bouteille en verre et 2x moins qu'une bouteille en plastique qui reste encore préférable au verre selon les critères pris en compte).


Le sujet est complexe, mais globalement en consommant moins (d'où des économies non négligeables) et de manière plus réfléchie on peut déjà économiser énormément de déchets (surtout en amont du consommateur : ce qui n'est pas produit ne génère pas de déchets) sans faire de choix de vie radicaux.

J'ai encore une sacré marge de progression, mais c'est quelques fois rageant de passer pour un extra-terrestre ou un taliban aux yeux de certains qui ne font même pas l'effort de remettre en question leur habitudes et clichés.
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

10 juillet 2014 à 22:10:17
Réponse #9

Phil67


Cela demande beaucoup d'éducation, et beaucoup de respect de la part des consommateurs. Cela fonctionne sur la confiance et uniquement si les réfractaires sont peu nombreux. Et les employés communaux veillaient au grain, surtout avec les "barbares francophones".
Autre problème : cela demande plus de main d’œuvre alors que la tendance lourde est de supprimer un maximum de personnel pour servir dans les rayons qui sont de plus en plus remplacés par du préemballé et du self-service.

Pas certain que tout le monde soit prêt à jouer le jeu pour des produits basiques : file d'attente, impossible de "toucher" pour choisir, coût indirect du personnel.

Comment peser et étiqueter soi-même des fruits et légumes en self-service quand chacun vient avec son propre sac n'ayant pas le même poids et ne fermant pas. On pourrait jouer sur la confiance... mais pas partout ! ;)

Pas non plus envie de faire la queue pour un fromage basique pour économiser 2g de film alimentaire (ridicule par rapport au cycle complet du morceau de fromage) alors qu'il suffit de se servir directement au pré-emballé. Certaines économies n'en valent pas la chandelle.
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

11 juillet 2014 à 10:16:46
Réponse #10

Ulf


Citer
coupe-choux mais qui ne fonctionne pas pour moi...

Petit HS mais qui reste dans le sujet

essaye les rasoirs à lames "gilette bleue"



Ok, les lames sont enveloppées dans une feuille de papier... mais elles durent plus longtemps et sont infiniment moins chères que les lames interchangeables en acier busse de l'espace triple monture grillagée rayon laser.

Et je me coupe moins qu'avec un coupe chou.

11 juillet 2014 à 12:25:06
Réponse #11

Phil67


essaye les rasoirs à lames "gilette bleue"

Ok, les lames sont enveloppées dans une feuille de papier... mais elles durent plus longtemps et sont infiniment moins chères que les lames interchangeables en acier busse de l'espace triple monture grillagée rayon laser.

Et je me coupe moins qu'avec un coupe chou.
C'est pas vraiment HS si ça permet de limiter les déchets et c'est effectivement une piste à envisager.

Niveau rasage mon meilleur compromis reste le savon d'Alep + Gilette Blue 3 (ceux-là et pas d'autres) que j'arrive à faire durer entre 3 et 4 semaines (une promo de 10 + 2 gratos me fait presque 1 an). Mais c'est vraiment personnel : peau sensible + poil dru = jackpot ;#

Je préférerai qu'ils ne vendent qu'un seul manche par pack + N têtes déjà faciles à changer (économie pour le consommateur ET le producteur) au lieu de se retrouver avec un emballage et N rasoirs à jeter (apparemment le manche seul ne peut pas aller au recyclage).

Un pack de N lames pour rasoir de sécurité est moins lourd et prend beaucoup moins de volume : moins d'énergie lors des transports, du stockage (volume dans le magasin) et du ramassage des poubelles.

Le résultat avec les coupe-choux de mon grand-père est aussi lisse qu'une peau de bébé, mais c'est infiniment trop long et trop dangereux dans les zones un peu anguleuses. Je vais faire un test en taxant un ancien rasoir de sécurité à mon père pour démarrer...
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

11 juillet 2014 à 12:31:42
Réponse #12

Phil67


Le blog cité dans le reportage mérite le détour pour y dénicher de bonne idées, notamment la section "tips" qui résume bien les principes de base :  http://zerowastehome.blogspot.fr/p/tips.html

Principes de base du 5R (certains aiment bien les sigles mnémotechniques par ici) :
   - Refuse what you do not need
   - Reduce what you do need
   - Reuse what you consume
   - Recycle what you cannot Refuse, Reduce or Reuse
   - Rot (Compost) the rest.

L'ordre est important : il vaut mieux limiter au maximum en amont (refuse, reduce) avant de passer aux étapes ultérieures (reuse, recycle, rot).
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

11 juillet 2014 à 12:36:32
Réponse #13

Nävis


En revanche certains mettent à disposition des poubelles à emballages près de la sortie (ce n'est qu'un "transfert de déchets", pas réellement une économie).

Là où la levée des déchets est devenue payante - pas seulement pour les ménages, laisser ses emballages dans le magasin a un impact très fort. Les chaînes de supermarchés sont bien plus influentes que le consommateur lui-même pour exiger des fournisseurs un changement dans les emballages. La pression des consommateurs peut ainsi être transmise très clairement sur toute la chaîne.
Au point que certains produits sont emballés différement selon les régions de vente, pour la même chaîne de supermarché. Au final, économie réelle de déchets!

11 juillet 2014 à 20:19:07
Réponse #14

gmaz87


Petit HS mais qui reste dans le sujet
essaye les rasoirs à lames "gilette bleue"

Idem,  :doubleup:, et pour faire durer les lames il existe les repasseurs de lames.
C'est un appareil qui redonne du fil aux lames, en gros une bonne semaine de vie en plus voire plus selon le type de barbe.
Il doit exister des modèles modernes sinon on en trouve qui sont contemporains des rasoirs de sûreté.
J'en possède deux modèles différents, ce sont des exemples parfaits de l'outil qui permet de redonner du "peps" et donc de prolonger la vie d'un autre objet.
Pour ma part j'y suis venu en arrivant à la conclusion que les rasoirs "modernes" sont des b*ise cons: on te vend 'assez cher un rasoir et une ou deux cartouches de lames, ensuite tu payes un bras les autres recharges et "in fine" le fabricant change le système de fixation et du coup retour à la case départ, achat d'un rasoir etc....
a+
Gérard ( qui en plus porte la barbe depuis quelques mois ça économise des lames  ;D)

Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

14 juillet 2014 à 09:24:51
Réponse #15

zangetsu74


Toujours sur le rasoir de sécurité (décidément, je ne pensais pas qu'on serait aussi nombreux à être revenu à ce mode de rasage...) :
- les lames gilette "blue" qu'on trouve en supermarché sont malheureusement les moins qualitatives (en tout cas moi elles me déchirent la peau très facilement). Je me suis constitué un petit stock d'une autre référence de Gilette qu'on m'a conseillé et qui fonctionne bien mieux pour moi (je regarde la référence exacte ce soir si ca intéresse du monde) . Par contre, difficile à trouver en fonction de votre localisation, potentiellement en coutellerie ou magasin spécialisé.
- pour réaffuter les lames, on peut également utiliser un bout de cuir (comme pour le coupe chou) voire passer toutes les semaines la lame sur la paume de sa main pour l'entretenir. Je change du coup très peu souvent de lame (tous les ans environ, voire encore moins souvent si je peux me permettre : tant que je n'ai pas 10 balafres après un seul rasage ;) )
- en cas de petite(s) coupure(s) (et en après-rasage dans l'absolu), j'utilise également la pierre d'alun + qqs gouttes d'huile essentielle de lavande plutôt qu'une lotion après-rasage du commerce. Ca picote un peu, mais c'est très efficace.

Seb (qui comme Gérard s'est laissé pousser la barbe pour gagner un peu de temps au rasage et économiser les lames ^^) qui aimerait passer au coupe-choux, mais qui n'ose pas vu ses 2 mains gauches ;)
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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