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Auteur Sujet: Gestion du temps et efficacité personnelle  (Lu 5109 fois)

03 juillet 2014 à 14:38:38
Lu 5109 fois

zangetsu74


Bonjour tout le monde,
Première tentative pour poster du vrai signal, en espérant que ce soit utile à au moins quelques uns d'entre vous !
Je ne savais pas trop où poster cela, alors du coup j'opte pour la "jungle ordinaire" ; n'hésitez pas à déplacer / modérer si besoin !

J'ai vu plusieurs synthèse sur des méthodes "entreprises" ayant leur place sur le forum. J'ai donc pensé à quelque chose que j'ai appris au tout début de ma vie professionnelle, et que j'applique avec succès depuis : une méthode d'organisation pour gérer son temps !

Pourquoi ?
Commençons par une « petite » métaphore : la valeur du temps (on peut la trouver ailleurs, mais la source exacte ici est : http://www.hermanubis.com.br/artigos/FR/ARFRLAVALEURDUTEMPS.htm )

Imaginez qu'une banque crédite chaque matin votre compte d'une somme d'argent et qu'elle ne reporte pas le solde d'un jour sur l'autre. Chaque soir, la banque annulerait tout le solde que vous n'avez pas utilisé pendant la journée. Que feriez-vous ? Vous prélèveriez chaque centime, c'est certain !
Toute personne possède une telle banque. Elle s'appelle « LE TEMPS ». Chaque matin, elle crédite votre compte de 24 heures, soit 1.440 minutes, soit 86.400 secondes.
Chaque soir elle débite, à perte, ce que vous n'avez pas investi à bon escient. Elle ne reporte aucun solde. Elle ne permet aucun découvert. Tous les jours, elle vous ouvre un nouveau compte. Le soir, elle brûle le surplus du compte. Si vous n'utilisez pas le dépôt du jour, vous l'avez perdu.
Il n'y a aucun retour possible. II n'existe aucune possibilité d'emprunter pour le "lendemain". Vous devez vivre le jour présent sur le dépôt de la journée. Investissez donc pour bénéficier d'un maximum de santé, de bonheur, et de succès! Les aiguilles de l'horloge ne s'arrêtent pas. Tirez donc le profit maximum de votre journée.
> Pour comprendre la valeur d'une année, interrogez un étudiant qui a raté ses examens de fin d'année.
> Pour comprendre la valeur d'un mois, interrogez une mère qui a donné naissance à un enfant prématuré.
> Pour comprendre la valeur d'une semaine, interrogez l'éditeur d'un journal hebdomadaire.
> Pour comprendre la valeur d'une heure, interrogez les amoureux qui attendent de se voir.
> Pour comprendre la valeur minute, interrogez celui qui a raté son train.
> Pour comprendre la valeur d'une seconde, interrogez celui qui vient d'échapper à un accident.
> Pour comprendre la valeur d'un millième de seconde, interrogez celui qui a obtenu une médaille d'argent aux Jeux Olympiques.

[…]

Hier c'est de l'histoire ancienne.
Demain est un mystère.
Aujourd'hui est un don.

C'est peut-être pour cette raison qu'on l'appelle « PRÉSENT »


Qu’en retenir ?
>   Le temps est une quantité finie
>   Le temps est non stockable, on ne peut pas l’épargner pour le jour suivant (pas plus qu’on ne peut emprunter au jour suivant)


Pour quoi ?
« Ce n’est pas le temps qui nous manque, c’est nous qui lui manquons » Paul Claudel

Répartition « à la louche » du temps sur 82 ans de vie :
-   Travail / Etudes : partons sur une base de 59 ans (42 + 17), à raison de 220j/an et de 8h/ j
o   59 *  220/365 * 8/24 ~ 12 ans (15%)
-    Corps (sommeil, repas, soins) :
o   Sommeil : 7h/j soit : 7/24*82 ~24 ans (29%)
o   Repas : 2h/j soit : 2/24*82 ~ 7 ans (8%)
o   Soins : 1h/j soit : 82/24 ~3 ans (4%)
>   Soit environ 34 ans (41%)
-   Moi (le solde) : 82 – 12 – 34 = 36ans (~44%)

Qu’en retenir ?
>   Le travail n’occupe « QUE » 15% du temps total d’une vie au XXIe (vs environ 42% en 1900 – source Francoscopie 2000, G. Mermet, Larousse)
>   Le temps physiologique (sommeil, repas, soins) occupe une place importante mais difficilement compressible si on souhaite atteindre les 82ans, hypothèse de base !
>   Presque la moitié du temps de 82ans de vie est consacré à « moi », alors autant être efficient dans son approche pour pouvoir en « remplir » le plus (et le mieux) possible

Qui ?
Toute personne qui a envie (à petite ou grande échelle) d’améliorer ou d’optimiser la manière d’utiliser son temps dans sa journée.

Quoi ?
La gestion du temps, c’est dégager de la disponibilité pour assumer ses responsabilités et atteindre ses objectifs prioritaires.

Quand ?
1 – « vieux motard que jamais », on peut commencer à 80ans quand « ca sent le sapin » mais qu’on a encore envie de faire des choses avant de partir
2 – la gestion du temps, ça peut être du 24/7 quand on a chopé ses habitudes et qu’on s’est approprié les outils (pertinents pour soi, voire adaptés à ses besoins). Mais se mettre la pression pour gérer son temps est finalement contre-productif ; une méthode qui fonctionne pour certains (le fameux GTD de David Allen) ne va pas forcément fonctionner pour d’autres (comme votre serviteur), il est donc important d’expérimenter les différentes méthodes (ou outils de chaque méthode) et de piocher/appliquer ce qui peut vous être utile !

Où ?
Hé bien partout, il n’y a pas de limite géographique à la gestion de son temps. Ca parait évident, mais autant le préciser !

Combien ?
Le temps nécessaire pour adopter, puis utiliser une méthode d’organisation va dépendre énormément de la méthode.
Pour moi la plus facile à mettre en œuvre rapidement est celle qu’au final j’utilise maintenant (cf. ci-dessous)

Comment (version « courte ») ?
Après avoir essayé une version « suissisée » du GTD – Getting Things Done - de David Allen (en fait c’était une formation professionnelle avec la société de coaching INTOP), j’ai abandonné car je trouvais l’ensemble trop « usine à gaz » (je développerais plus tard dans le : comment « version longue » - comparaison de 3 méthodes de gestion du temps).
Au final j’ai retenu (et appliqué) de grands blocs de la méthode « Getting results the agile way » de JD Meier.
On peut consulter l’ensemble de la méthode gratuitement sur le wiki du site (http://gettingresults.com/ ) et il y a également un livre papier (trouvable notamment sur amazon et autres libraires en ligne).
Note : j’utilise une carte mentale avec mindjet manager pour centraliser l’ensemble. Mais ca fonctionne très bien sur papier ;-)
La méthode commence par s’appliquer en 3 étapes (source : « Getting started with agile results » -  http://gettingresults.com/wiki/Getting_Started_with_Agile_Results ) :

1 – la règle de 3 :
Définir 3 résultats souhaités pour la journée et les prioriser ; idem pour 3 résultats pour la semaine, pour le mois,  et pour l’année.
Attention je ne parle pas de tâche, mais bien de résultat.
Expl : le résultat « linge rangé » sous-entend plusieurs tâches : laver le linge, le sécher, le plier/repasser et le ranger.

2 – Planification du lundi, résultats journaliers, revue du vendredi (ou du dimanche) :
A – planification du lundi :
Identifier 3 résultats attendus pour la semaine en s’aidant :
-   De ce que vous avez appris de votre dernière revue du vendredi (ou dimanche)
-   De l’analyse des éléments clés de votre agenda de la semaine
-   De l’analyse de vos zones d’attention (cf. point 3)
-   De l’analyse de votre « inbox » (au sens large, ce n’est pas que votre boite mail, mais l’ensemble des inputs que vous avez reçus depuis la dernière planif’ )
Pour vous aider, la question à 3'000 balles : « si on était vendredi /dimanche, quelles seraient les 3 résultats que j’aimerais avoir accomplis ? »
B – Résultats journaliers :
Comme dans l’étape 1, en n’oubliant pas :
-   Que des résultats journaliers liés à des résultats hebdomadaires sont à rechercher en premier (sinon pourquoi avoir mis tel résultat hebdomadaire souhaité ? )
-   MAIS, que chaque jour constitue un nouveau départ (l’univers n’est pas figé et les priorités peuvent changer d’un jour à l’autre)
C – Revue du vendredi / dimanche :
2 questions simples à se poser en regardant votre liste de résultats journaliers de la semaine (et votre planif’ du lundi) :
-   Quelles sont les 3 choses qui se sont bien passées ?
-   Quelles sont les 3 choses qui se sont mal passées ?

3 – les zones d’attention pour définir des limites :
[J’ai perso beaucoup de peine avec  cette étape que je maitrise encore assez mal, j’espère que vous ne m’en tiendrez pas trop rigueur ; dans tous les cas, n’hésitez pas à consulter le site directement]
Cette partie reprendre donc principalement le site en traduisant du mieux possible :
Où dois-je passer du temps ?
Sur quoi dois-je me concentrer ?
Les zones d’attention sont en fait une métaphore pour penser à ce qui est important (pour vous).
Dans votre cadre de vie il y a plusieurs zones d’attention :
-   L’esprit
-   Le corps
-   Les émotions
-   Carrière
-   Finances
-   Relations
-   Loisirs
Le principe de cette étape est de définir des limites (hautes et basses) pour chaque zone d’attention, que ce soit en terme d’énergie ou de temps passé. Cela aide normalement à garder un certain équilibre entre tous ces éléments et ne pas se sur-investir dans une zone ou une autre.

Pour aller plus loin avec cette méthode, je vous recommande :
1 – de lire la synthèse de la méthode sur leur site (http://gettingresults.com/wiki/Explained_-_Agile_Results_in_a_Nutshell). Il y a quelques principes clés très intéressants (dont beaucoup de communs avec d’autres méthodes de gestion du temps)
2  - évidement de lire le bouquin complètement si mon "introduction" vous a titillé(e)s.
3 – n’hésitez pas à me poser des questions ou de me faire part de vos remarques, j’essaierais d’y répondre dans la mesure de mes connaissances / expériences.
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

03 juillet 2014 à 14:39:06
Réponse #1

zangetsu74


Bien, continuons aujourd’hui en fait avec des éléments plus concrets, peut-être plus à même de vous être directement utiles (vs une méthodologie à digérer).
Ce sont des principes / techniques / outils / astuces qui m’ont aidé dans mon organisation à être plus efficient ; ces éléments sont en général communs à toutes les méthodes d’organisation que je connais (sauf si précisé).
J’ai essayé de les classer par « étape » (cf un de posts suivants avec les diagrammes de flux « GTD » )
Au niveau des sources, je devrais citer l’ensemble des liens de ma veille sur le sujet ;-) .
Ce serait un peu long de faire le tri pour faire une liste pertinente ici, je propose aux intéressés le lien direct, comme il est centralisé (et public) ici :
https://www.diigo.com/list/sfphotos/Gestion+du+temps/mzbjilu9
Il y a même des annotations pour certains liens, qui correspondent à des extraits (ce que j’ai trouvés intéressants/importants) de l’article en question.

GENERAL

1 – Gérer son temps, c’est en premier lieu dégager de la disponibilité pour le « FAIRE »
Cela peut se faire par plusieurs attitudes fondamentales en amont :
•   Supprimer (dire non) ou diminuer (éviter le piège de la sur-qualité)
•   Déléguer / sous-traiter
•   Planifier / organiser / préparer
•   Savoir faire des pauses (dans sa journée ET un moment chaque semaine loin de son système d’organisation ;-) )
Par ailleurs, il est évident qu’il faut garder son système d’organisation simple et surtout ne pas forcément chercher à l’améliorer / le changer en permanence : si on passe beaucoup de temps à s’occuper de son système d’organisation, c’est forcément au détriment des objectifs que l’on s’est fixés (à moins bien sûr si c’est un des objectifs ;-) ).
Mieux vaut y aller petit à petit, et ajouter une autre « couche » à son système uniquement quand la précédente a « séché » (comme en peinture, oui oui :-) ) [Un des principes de base du Zen To Done de Leo Babauta]

2 – Savoir distinguer l’urgent de l’important
A noter en premier lieu : « l’urgent est (très) souvent ce que je n’ai pas planifié et exécuté à temps »


COLLECTE

1 - Tout noter
Peu importe que ce soit sur papier dans un carnet que vous avez toujours avec vous, sur le smartphone (carte mentale, gmail, evernote, …), sur le pc (carte mentale, gmail, outlook, evernote, …). Eviter les post-it et les feuilles volantes (ou avoir un moyen de les conserver ensemble sans que cela puisse trop se dégrader)
Le but est de « fermer les boucles ouvertes dans le cerveau » (David Allen) ; l’idée c’est de libérer au maximum votre esprit et votre cerveau en les soulageant d’avoir à se rappeler de tout. Il faut en face un système d’organisation simple, fiable et résilient pour que cela fonctionne réellement  (perso quand j’ai fini par trouver mon truc, cela a été une vraie libération, un soulagement : je n’étais plus en permanence en train de penser à ce que je devais faire ; depuis je suis plus serein, moins stressé)

2 – Comment classer les informations / inputs
Le principe de base : prendre une seule fois en main et décider immédiatement.
La première question à se poser : est-ce une information, quelque chose à faire, à contrôler ou à valider ? A croiser avec : qui doit faire quoi ? Pour quand ? Quelle est la durée de réalisation ?
Déterminer avec les réponses l’utilité de l’input (si c’est inutile, jeter immédiatement).
Si c’est une information, la classer immédiatement dans son système de rangement (un autre truc sympa dont je pourrais parler un jour c’est le système « P.K.M » - Personal Knowledge Management – dont le but est la constitution d’une base de connaissances personnelle).
Si c’est une action à réaliser soi-même (resp. à déléguer ) :
-   Réaliser (resp. déléguer) immédiatement si c’est une urgence réelle ou si cela prend moins de 5 minutes
-   Dans son agenda (resp. l’agenda de son collaborateur) si c’est une tâche à horaire fixe/défini ou si c’est une tâche qui prend plus de 20 minutes (cf. la technique pomodoro plus bas)
-   Si c’est une idée ou une tâche de moins de 20 minutes la saisir dans son système d’organisation (une carte mentale pour moi, je vous la montrerais dans un post suivant) dans la « queue » en lui affectant une priorité.

3 – centraliser le plus possible
Pour garder le système simple et pour avoir une vision d’ensemble plus facilement / rapidement.
Perso, ce que je fais :
-   Mon système de base est donc un fichier mindmanager que je synchronise entre mon pc de la maison et celui du boulot via mon smartphone perso (dropbox est bloqué)
-   Quand je pouvais (Dropbox est maintenant bloqué donc ;-) ), j’avais également un fichier plus léger sur le smartphone pro (iphone :-/ ) que j’ai appelé « input ». C’est là-dedans que je notais tout quand je n’avais pas un pc à proximité ; synchronisé via Dropbox à l’époque. Pourquoi l’iphone ? Parce que c’est sur iOS que j’ai trouvé la seule application mobile 100% compatible avec les fichiers de MindManager (tags compris !) et que pour le coup c’était très pratique
-   Au niveau des agendas, j’utilise mon agenda « google » pour tous les événements perso et l’Outlook du boulot pour tout ce qui est professionnel. Afin d’avoir une vision d’ensemble, j’importe mon (ou mes) agendas google en tant que web calendar dans Outlook (très pratique cette fonction)
-   Au niveau des boites mail, j’aime beaucoup les fonctionnalités d’Outlook à partir d’Office 2007 : en plus des dossiers des tags de couleur communs mail-agenda-tâches, rappels intégrés dans un volet de visualisation, tâches éventuellement intégrés avec les autres produits Office (éventuellement via macro VBA pour aller plus loin dans l’automatisation de tâches répétitives). J’ai également un faible pour Gmail pour tout ce qui est perso : multi-tags hiérarchiques (jamais trouvé un autre webmail capable de ça  carton rouge même !)  super-pratiques pour la gestion du temps (cf. plus haut), et la possibilité d’importer plusieurs comptes pour centraliser le plus possible l’ensemble de mes adresses mail perso.
A propros des multi-tags de gmail, ce qui est puissant c’est que je peux affecter des tags « action » (pour moi : « Next action » « Action » « Waiting » « Someday ». J’utilise pas de tag « Done », quand il n’y a plus de tag de type action c’est considéré comme bouclé et/ou comme info à conserver) en parallèle de tags « QUI » / « QUOI » pour le classement des archives. C’est pour ces tags de classement que la fonctionnalité hiérarchique de gmail est très puissante.
Note : je réfléchis depuis longtemps à abandonner gmail comme solution d’archive / classement (« si c’est gratuit c’est que c’est toi le produit »), mais je ne trouve pas Outlook/Thunderbird aussi puissants-pratiques et je n’ai trouvé aucun Webmail à l’heure actuelle qui lui arrivait à la cheville. Si vous avez des pistes je suis preneur ;-)

PREPARATION

1 - Bien (se) préparer c’est gagner du temps à l’exécution
10 à 15 minutes prises à la préparation font en général gagner 1 heure ou deux à la réalisation.
La préparation permet d’une part d’éviter les actions inutiles grâce à la réalisation d’une check-liste des actions nécessaires lors de la réalisation et d’autre part d’éviter la sur-qualité en définissant des objectifs « SMART » (Simples Mesurables Atteignables Réalistes Temporellement définis)

2 – Astuces pour bien préparer (et conduire) une réunion
Définir un ordre du jour détaillé avec, pour chaque point de l’ordre du jour : les attendus, les éventuels documents nécessaires à la compréhension / validation / discussion ainsi que le temps que vous souhaitez y consacrer pendant la réunion (très important pour éviter de perdre trop de temps pendant la réunion). Positionner les points les plus importants de l’ordre du jour en premier.
Diffuser l’ordre du jour assez longtemps à l’avance pour que chacun puisse arriver préparé (particulièrement difficile dans de grandes organisations en général, sauf si c’est dans la culture de l’organisation en question) : les documents sont censés être lus, les questions/remarques listées par écrit (et éventuellement communiquées à l’avance aux autres, mais là je vis à bisounours land ;-) )
Au début de la séance, définir un « maitre du temps » qui sera responsable du timing défini pour chaque point de l’ordre du jour. Si un point demande plus que le temps initialement défini, et à moins que cela ne remette en cause la suite de la réunion, ne pas hésiter à passer à la suite pour respecter le plus possible le timing prévu et s’assurer de traiter l’ensemble des sujets. Revenir au point problématique en fin de séance si nécessaire et/ou s’il reste du temps par rapport à l’horaire initialement fixé.
Idéalement il faut également définir un « secrétaire » qui sera chargé de prendre les notes et de rédiger le compte-rendu ; selon les organisations ce sera plus ou moins facile à déléguer. Si ça intéresse du monde j’ai un modèle Word pour les comptes-rendus de séance que je trouve assez pratique (très synthétique et orienté « action »), n’hésitez pas à me demander par mp.


TRAITEMENT

1 - Ne faire qu’une seule chose à la fois
Pour augmenter son efficience, pas de secret, il vaut mieux être à 100% dans ce qu’on fait. Pour ce faire, on coupe toutes les distractions (télé, radio, téléphone, Internet, notifications mail-sms-réseaux sociaux) sauf éventuellement de la musique si ça vous aide à vous concentrer (et que ça ne dérange pas autour de vous) et on se concentre sur une seule tâche à la fois. Savoir gérer les dérangements et utiliser la technique Pomodoro (cf. plus bas) sont très utiles aussi dans ce cadre.

2 - Gérer les dérangements
Un dérangement casse le « momentum » quand on est à fond sur un truc : il faut se concentrer sur un autre sujet pendant quelques minutes avant de se remettre dans le sujet initial ; cela prend du temps et de l’énergie inutile.
Savoir dire non, c’est respecter son propre temps et cela peut aider à une meilleure gestion du temps de son interlocuteur quand c’est bien fait :
-   Organiser une « porte filtrante » :
o   Horaires bloqués sans dérangement, connus de tous
o   Visites / appels filtrés par un(e) assistant(e) et/ou une boite vocale
-   Aller droit au but :
o   Que puis-je faire pour vous/toi ?
o   Comment puis-je aider ?
-   Au début de l’entretien :
o   Préciser ou faites préciser l’objectif (en reformulant ensuite pour vérifier votre compréhension du sujet)
o   fixer une durée
-   Encourager (ou exiger en fonction de votre position ;-) ) une préparation écrite et un peu de systémique (CQQCOQP par expl)
-   On peut identifier 3 niveaux successifs afin de déterminer s’il faut dire non (avec une éventuelle délégation ou planification) :
o   Qui ?
o   Quoi / pourquoi ? (= objectif + importance/urgence)
o   Quand / combien de temps ? (contrôle de la durée et de la préparation de son interlocuteur)

3 - La technique Pomodoro

C’est une technique très pratique pour lutter contre la procrastination ; elle se base sur le principe que si l’on commence quelque chose pour « juste » 20 minutes, on ne sera pas trop tenté de procrastiner. Et une fois qu’on est lancé, en général, on ne s’arrête plus ;-)
C’est également idéal pour les tâches de moins de 20 minutes dont je parlais plus haut. Pour les tâches plus longues, il suffit de déterminer le nombre de « pomodoro » nécessaires pour celles-ci.
Donc, le système fonctionne de la manière suivante :
-   Pendant 20 minutes (ou 15 ou 25 ou 30, faites en fonction de ce qui est le plus pratique pour vous), on se concentre sur une tâche bien définie
-   5 minutes de pause (on se lève, on va boire un verre d’eau, des étirements, papoter avec un collègue, manger un fruit, …). C’est la récompense pour s’être bien concentré ;-)
-   Et on recommence. Au bout de quelques cycles (4 ou 5 en général), on prend une pause plus longue (de la longueur du pomodoro en général).
-   Et c’est reparti !

Bon je m’arrête là pour aujourd’hui ça fait déjà 5 pages sous Word ;-)

Affaire à suivre donc… (Diagramme de flux, captures d’écran de mon système, comparaison des 3 méthodes que je connais)
« Modifié: 05 juillet 2014 à 07:43:27 par zangetsu74 »
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

04 juillet 2014 à 20:57:01
Réponse #2

frutapao


Du bon bruit ça (pour moi en tout cas). Merci.
Je vais m'atteler à la lecture et, peut-être acheter le bouquin.
le GTD ne fonctionne pas avec moi non plus... je devrais analyser le "pourquoi" de ça pour mieux chercher ce qui marcherait effectivement.
Your only weapon is your brain. Everything else is a tool.

Prudence est mère de sûreté

05 juillet 2014 à 07:19:28
Réponse #3

zangetsu74


[J'ai modifié le deuxième post au dessus avec plus d'éléments concrets sur ce que j'utilise, encore quelques trucs à partager avec vous, mais ce sera pour plus tard !]
Hello !
De rien, ravi si ca peut t'être utile !
Le GTD est super en terme d'exhaustivité, mais je le trouve épuisant à utiliser, trop "usine à gaz" ; perso ce qui a le mieux marché pour moi c'est d'abord d'y aller petit à petit, une habitude après l'autre, et seulement une fois que la précédente a été bien digérée et réellement adaptée à mon cas personnel !
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

05 juillet 2014 à 07:55:50
Réponse #4

zangetsu74


J'ai oublié plus haut un autre truc important également que j'aime bien aborder avec l'image du seau (la journée en face de soi) que l'on remplit avec des grosses pierres (les projets), des cailloux (des tâches courtes) et du sable (des tâches de moins de 5 minutes). Si on commence par remplir le seau dans le sens énoncé, pas de problème, l'inverse est par contre plus difficile !
Par ailleurs, j'essaie de commencer par les tâches les moins "sympas" (à priorité égale) quand j'ai une motivation et une énergie élevées, les tâches plus sympas sont également plus simples à réaliser avec moins de motivation / d'énergie !

Voici par ailleurs un exemple de diagramme de flux en français :
(Source initiale : gagnermavie.com)


Et un plus complet, mais en anglais :
(source - et image en grand : http://www.grueiro.ch/blog/?p=914 )


La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

07 juillet 2014 à 17:13:42
Réponse #5

Nemorale


Pour moi, gérer son temps, surtout avec GTD revient à choisir tout des grosses pierres du seau au sable fin. Du coup, on n'a plus la place pour rien d'autre, et on croit qu'on peut toujours mettre de l'eau en plus, même si on est sous l'eau.

08 juillet 2014 à 08:38:11
Réponse #6

zangetsu74


Salut Nemorale,
Merci pour ta réaction !

Alors, je ne sais pas si c'est lié spécifiquement à une méthode (et au GTD) ; le problème d'équilibre est un vrai truc délicat à gérer.
De mon côté, j'avais plutôt le problème inverse au départ : je me  sentais un peu submergé par les petites tâches qui s'additionnent avec impossibilité (je pensais) de libérer du temps pour les "vrais" trucs qui comptent.
J'ai résolu mon problème en me forçant à commencer mes tâches :
- par les plus pénibles, celles que j'avais moins envie de faire
- utilisant la méthode des "gros blocs à planifier en premier".

Après, ton souci est peut-être "simplement" (mais rien n'est vraiment simple, j'en suis conscient) que tu essaies de mettre trop de gros blocs dans la journée ?
Si j'étais dans ton cas, j'essaierais un truc du genre :
- planifier un seul gros bloc (le plus important) dans la journée et s'habituer à ce mode de fonctionnement pendant quelques semaines
- Ajouter un bloc (jusqu'à 3 blocs importants par jour - peut-être que pour toi il faudra s'arrêter à 2) quand on sent que l'étape a été digérée.
- En parallèle, je regarderais ce que je peux supprimer, diminuer ou déléguer dans le "sable fin". Une autre piste peut être également de regarder ce qui peut-être traité en "lot". Par exemple ne pas forcément aller au centre-ville tous les jours pour faire une course, mais y aller une ou deux fois par semaine pour faire l'ensemble des emplettes / admins (La Poste, Banque, ...) nécessaires en une seule fois. Mais tu le fais peut-être déjà !

Anyway, si ca t'intéresse d'essayer de t'y (re-)mettre, n'hésite pas à détailler un peu plus ce qui te pose problème ; des fois que je puisse aider ;-)
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

10 juillet 2014 à 17:38:39
Réponse #7

Nemorale


J'ai longtemps (pendant 5-6 ans) utilisé GTD pour gérer mes projets personnels. Je connais plutôt bien la méthode, et si elle te plaît, je te conseille de lire "52 principes" (vrai titre = Ready For Anything: 52 productivity principles for work and life) du même auteur, qui a mieux nourri ma réflexion que le livre "de base" sur GTD.

J'en ai retiré des réflexes que j'ai gardé :
- tout noter
- ne pas noter dans son calendrier les todo listes mais seulement les RV
- ajouter la date à la moindre de mes notes, afin de pouvoir la trier (notamment la jeter si ce n'est plus pertinent)
- lister les projets que j'ai
- voir la Prochaine Action réalisable pour faire avancer quelque chose
- planifier un cap à moyen terme et le viser quand j'ai des choix à faire à court terme

Les travers de cette méthodes, ce qui est mauvais pour mon cas :
- je ne retiens plus rien si ce n'est pas noté, mon cerveau laisse aller les choses. Cela génère de l'incompréhension, notamment dans mon couple ("mais si je te l'ai dit")
- je crois que je peux avoir 40 à 80 projets parallèles et je n'arrive pas à me limiter, cela me permet de garder mon enthousiasme mais rend irréaliste les projets et génère de la frustration.
- ma tendance naturelle à remplir mon emploi du temps est exacerbée par cette recherche d'efficacité, cela génère de la fatigue et même de la frustation si je n'ai fait qu'une seule chose dans la journée
- la recherche d'optimiser, encore et toujours. Cela ne fonctionne pas dans tous les cas, notamment avec les enfants. Si un enfant recherche l'autonomie et veut mettre ses chaussures alors qu'il est lent à le faire, on ne peut pas optimiser le temps. (Voir à ce propos la note BD de Boulet)


24 août 2014 à 11:29:46
Réponse #8

zangetsu74


Hello,
Tout d'abord désolé pour l'absence de réponse ces dernières semaines, ce n'est pas très poli, mais je traverse quelques difficultés personnelles en ce moment et j'ai bien réduit ma présence en ligne le temps que ca se calme un peu.
Ensuite, merci pour le bouquin, je ne connais pas du tout, je vais le mettre dans la liste des "à lire" donc.

Intéressant les réflexes que tu as gardé ; plus ou moins pareil de mon côté. Je n'utilise simplement pas les dates sur mes notes, ca ne m'est pas utile dans mon "workflow". Je préfère gérer un système de priorité entre mes idées/actions pour m'aider à définir la prochaine action en fonction du contexte et du temps dispo.
D'ailleurs, un point pouvant aider d'ailleurs par rapport au temps dispo, c'est dès le départ d'essayer d'identifier le temps qu'une action unitaire va nous prendre. Pourquoi pas en utilisant le système pomodoro en définissant combien de pomodori seront nécessaires pour compléter cette tâche. Dur au début, et de plus en plus facile avec l'entrainement, finalement un peu comme tout ^^.
Et puisqu'on en est aux réflexes, il y a un truc dont on n'a pas encore parlé et qui est très utile, c'est le principe de Pareto (pour prioriser, définir le temps nécessaire, la qualité adéquate, ...).

Enfin à 200% d'accord avec les travers que tu énonces, en particulier au niveau de la mémorisation diminuée et de la frustration liée par une trop grosse liste de "to do" en attente. (Pour l'optimisation et les enfants je ne saurais dire, je n'en ai pas, mais je crois que je vois ce que tu veux dire, et on peut l'imaginer pour d'autres domaines "privés" comme la vie de couple ou simplement du temps pour "soi").
Si je n'ai pas de recette miracle pour la mémorisation (qu'on peut peut-être solliciter à d'autres occasions, sérieuses ou non), je dirais que la frustration a diminué pour moi avec le temps :
- une part d'habitude sûrement
- je jette beaucoup plus facilement avec le temps mes idées/tâches en priorité "C" (de toutes façons quand elles pourrissent 1 an en fond de liste, en général y a plus grand chose d'autre à faire ^^)
- les "zones d'attention" sont aussi utiles pour définir des limites à chaque domaine (en terme de temps, de nombre d'actions journalières-hebdo-mensuelles). Après ca permet aussi de filtrer sa liste "to do" et de la voir moins longue  ;# psychologiquement moi ca m'a aidé ;)
- je pense vraiment qu'il est important de se garder des moments où on puisse décrocher de ce système ; comme tu dis, l'optimisation permanente n'est pas forcément un principe très "sain", et je crois réellement qu'un équilibre est nécessaire. Il l'est en tout cas pour moi. C'est aussi pour ça que le GTD "brut" me paraissait inadapté pour mon cas et que je lui préfère une base de "Agile Results" (sans but de prosélytisme, chacune devant trouver la recette qui fonctionne le mieux pour lui)

Ce n'est sûrement pas la vérité ultime, hein, juste quelques réflexions perso par rapport à ce que j'ai tiré de ces dernières années à tenter d'être un peu plus efficace chaque jour.

Je reviens vers vous avec une capture d'écran de mon fichier "GTD" et quelques explications rapides sur ma manière de l'utiliser, si ca peut vous donner des idées !
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

24 août 2014 à 12:12:55
Réponse #9

zangetsu74


Chose promise chose due.
Voici en pièce jointe (visible uniquement quand connecté(e) il me semble) une capture d'écran de mon fichier où je centralise mes actions/idées/envies en cours ou à faire.
Les branches partant à gauche correspondent à ce qui est en "attente" :
[en partant du haut]
- "Someday" : Les "peut-être", si un jour j'ai le temps, l'envie, la motivation, les ressources ou les connaissances
- "Projets" : séparés en boulot / autres domaines. Pour les résultats attendus qui nécessitent plus d'une action. Ne pas trop cumuler de projets "en cours" à la fois sous peine de subir de plein fouet la frustration dont parlait Nemorale
- "ASAP" : là encore, séparés en boulot / autres domaines. Pour les actions unitaires.
Je sépare "boulot" des "autres domaines" pour éviter que mes collègues de travail ne tombent trop facilement sur des trucs perso en jetant un coup d'oeil sur mon écran quand ils passent me voir. Mais si je filtrais en permanence je ne serais pas forcément obligé, c'pas très logique je sais, mais j'ai pris l'habitude comme ca, alors :P

Les branches à droite correspondent à ce que j'ai choisi de prioriser pour :
[en partant du haut]
- l'année en cours
- le mois en cours
- la semaine en cours
- le jour en cours
Cela permet à la fois une vision bottom-up ou top-down.
Dans cette partie de droite, j'essaie de prioriser pour chaque "niveau temporel" 1 tâche de chaque priorité (1, 2 et 3 - A, B, C) pour chaque zone d'attention que j'ai défini (dans le fichier : "boulot", "perso", "sfphotos". A adapter évidemment pour votre cas et vos envies).
Attention : 3x3 résultats journaliers sont extrêmement difficiles à tenir sur le long terme je trouve. Donc :
- faites attention au nombre de vos "zones d'attention"
- définissez bien des limites réalistes pour chaque.
- commencez par 1 résultat dans chaque domaine, puis montez la charge progressivement. On n'apprend pas à jongler avec 5 ou 9 balles directement ;)

Enfin, tout ce que je saisis utilise également les marqueurs visibles sur la partie tout à droite, en particulier :
[en partant du haut]
- Priorité
- Progression (peut sembler inutile, mais ce petit côté visuel aide bien psychologiquement)
- Domaine (les zones d'attention)
- Projets (à faire évoluer en fonction de vos projets en cours)
- Contexte (boulot, téléphone, pc, déplacement, voiture, transport en commun,  ...)
Les blocs "contexte", "domaine" et "projets" sont particulièrement utiles pour filtrer le fichier et n'afficher que les blocs qui correspondent au contexte, domaine ou projet dans lequel vous vous trouvez.

A noter également que j'utilise au niveau journalier un bloc "agenda" ou je reporte mes rendez-vous de l'agenda pour ne pas les oublier et le planifier le reste en fonction du temps restant. Cet aspect m'est facilité au travail par la synchronisation entre le calendrier d'entreprise (sous Office) et MindManager via un plugin

Voilà en résumé
« Modifié: 21 juillet 2016 à 15:25:53 par zangetsu74 »
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

25 août 2014 à 17:51:15
Réponse #10

Nemorale


C'est ultra complexe ton implémentation, trop pour moi.
J'ai une liste de projets accompagnées de l'Issue Désirée (traduction approx de la méthode GTD). Du genre :
* nouvelles chaussures, ID = avoir une paire de chaussures étanche pour l'hiver, avec lesquelles je peux aller au boulot
* inscription cantine, ID = enfant A inscrit pour l'année scolaire

Après, j'ai un carnet papier divisé en parties  (et quand j'utilise une application, c'est le même principe absolument, par ex, j'ai beaucoup utilisé Wunderlist et je vais m'y remettre) :
- 3 pages pour la liste des projets (que je raye quand ils sont finis ou quand je les abandonne)
- 1 page par contexte (Sur le Net, au Téléphone, au supermarché, avec mon conjoint, Quand je vois la maîtresse, au boulot avec mon chef, etc.) qui sont les situations
- 1 partie Un jour, peut-être

Quand je fais la revue des mes projets, un par un, je note la prochaine action à faire dans le bon contexte et je me casse la nénette à trouver le numéro de tél si c'est qqn à appeler, pour le noter à côté.

Du coup, quand j'ai un moment, je regarde si je peux envoyer un mail ou téléphoner, par ex, et sur la page du contexte, j'ai les actions à faire qui feront avancer mes projets. Du coup, si tu limites le nombre de projets en cours et que tu accordes des plages de contexte, ça avance plutôt vite.
Les actions ASAP, je les écris direct dans leur contexte propre.

Tous mes RV datés sont dans mon téléphone (agenda) avec rappel si besoin.

L'avantage pour moi de mon système est la simplicité, la robustesse (tout rentre dedans), et la maintenance (aucune).

Comment fais tu pour ne perdre aucune tâche ?

26 août 2014 à 09:37:45
Réponse #11

zangetsu74


C'est ultra complexe ton implémentation, trop pour moi.
C'est ma manière d'appréhender la méthode "agile results" (j'ai encore pas tout mis en place pourtant  ;# ). C'est clairement adapté pour moi, et ca ne m'étonne pas que ca ne te corresponde pas.
Pas de jugement de valeur, hein ? Il n'y a pas une mise en place meilleure qu'une autre. C'est juste que chacun doit en sortir sa propre tambouille adaptée à son contexte, ses objectifs, contraintes et autres.

Citer
J'ai une liste de projets accompagnées de l'Issue Désirée (traduction approx de la méthode GTD). Du genre :
* nouvelles chaussures, ID = avoir une paire de chaussures étanche pour l'hiver, avec lesquelles je peux aller au boulot
* inscription cantine, ID = enfant A inscrit pour l'année scolaire
Cette notion d'Issue Désirée correspond assez à ce qu'Agile Results considère comme étant le "résultat", l'output d'une action. C'est également ce que je note dans les blocs journaliers, hebdo, ... de mon fichier.

Citer
Après, j'ai un carnet papier divisé en parties  (et quand j'utilise une application, c'est le même principe absolument, par ex, j'ai beaucoup utilisé Wunderlist et je vais m'y remettre) :
- 3 pages pour la liste des projets (que je raye quand ils sont finis ou quand je les abandonne)
- 1 page par contexte (Sur le Net, au Téléphone, au supermarché, avec mon conjoint, Quand je vois la maîtresse, au boulot avec mon chef, etc.) qui sont les situations
- 1 partie Un jour, peut-être
J'ai essayé le format papier, que ce soit l'agenda ou le carnet pour les actions/idées. Ca ne fonctionne pas pour moi : j'oublie trop souvent et trop rapidement le carnet et le stylo et me retrouve embêté.
Maintenant je n'ai plus que le stylo en permanence sur moi (au cas "où) et je note sur un bout de papier volant (une "fiche action") que je mets ensuite dans le portefeuille. Ca c'est seulement si je n'ai pas mon smartphone sur moi (ce qui arrive somme toute assez rarement).
Dans le cas où j'ai le smartphone, si c'est un rdv, c'est noté directement dans l'agenda (avec l'adresse du rdv, les choses à ne pas oublier pour le rdv, ...). Un rappel "départ déplacement" - avec marge - et un rappel 15 min. avt le rdv par sécu). Si c'est une idée ou une tâche, je me rédige un mail à moi-même avec les détails (prio, durée estimée, contexte, autres éléments importants pour la réalisation comme un mail ou un numéro de tél, ou autre)
Quand je fais ma revue "boite mail", j'intègre les actions/idées à mon fichier "MindMap" par copier-coller. Je rajoute les prio et le contexte en fonction. Idem pour les bouts de papier que je sors du portefeuille (mais là, le copier-coller fonctionne moins bizarrement  :lol: )

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Quand je fais la revue des mes projets, un par un, je note la prochaine action à faire dans le bon contexte et je me casse la nénette à trouver le numéro de tél si c'est qqn à appeler, pour le noter à côté.
Même principe, ou idéalement même ("ne prendre en main qu'une seule fois"), j'essaie de noter le numéro de tél. (si c'est quelqu'un à appeler) à partir du moment où je caractérise la tâche (donc potentiellement avant qu'elle ne soit la "prochaine action")

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Du coup, quand j'ai un moment, je regarde si je peux envoyer un mail ou téléphoner, par ex, et sur la page du contexte, j'ai les actions à faire qui feront avancer mes projets. Du coup, si tu limites le nombre de projets en cours et que tu accordes des plages de contexte, ça avance plutôt vite.
Les actions ASAP, je les écris direct dans leur contexte propre.

Tous mes RV datés sont dans mon téléphone (agenda) avec rappel si besoin.
Finalement, si la forme de la mise en place diffère (j'assume totalement mon côté geek/techno-addicted), les principes que nous appliquons restent quand même fondamentalement les mêmes il me semble.

Citer
Comment fais tu pour ne perdre aucune tâche ?
Comme les tâches que j'ai notées sont soit sur mon fichier central, soit sur ma boite mail, soit dans mon portefeuille, il y a peu de place à la perte de tâche en fait. Sauf si évidemment je ne l'avais pas notée au départ !


Intéressant cet échange, je n'ai pas beaucoup l'habitude d'avoir des gens ayant longuement pratiqué en face de moi (les formations à cette méthode dans mon groupe ont été stoppées il y a environ 5 ans :( ), c'est super instructif de voir les différences (et points communs) dans les implémentations.

Par contre, j'ai l'impression qu'on n'est pas beaucoup à être intéressé/curieux du sujet, vu le peu de questions/remarques ;)
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

26 août 2014 à 11:18:13
Réponse #12

musher


Pour gérer mon temps, j'utilise un compte exchange Private de chez OVH.
Il me permet d'avoir une synchronisation de mon agenda, contacts, taches entre mes ordinateurs (perso, portable, pro) et mon smartphone.

- Les RDV ou actions à faire sont dans l'agenda.
Je note dans les RDV, l'adresse, les coordonnées de la perso pour la prévenir en cas de pépin, le waypoint que j'ai crée pour le GPS, la liste de documents, ressources à amener au RDV...
Dans les actions, je note ce que j'ai à faire, les listes, les URL, les mails, les coordonnées de la personne que je dois contacter éventuellement.
Dans les RDV et les actions, je mets tous les éléments non matériels (j'ai pas réussi à faire rentrer mes outils dans Exchange  ;D, par contre je mets la liste des outils à prendre) dont j'ai besoin pour réaliser mon action

Si une action n'a pas pu être réalisée, elle est reportée en tenant compte du planning et de la date limite de réalisation.

- Les projets sont dans taches avec date limite de réalisation et rappel à J-X
J'y mets la liste des actions à faire, des ressources à prévoir, des personnes à contacter... Les projets se concrétisent par des actions dans l'agenda

- Les contacts sont toutes les personnes dont j'ai besoin de retrouver les coordonnées.

J'ai sur le même exchange mes éléments perso et pro comme ça, je vois les interactions entre vie perso et vie pro. Je vais pas prendre un RDV qui risque de déborder en fin de journée si je dois aller chercher les gamins à la garderie.
Je programme pas un WE dans la verte (ou la blanche en général) si le lundi matin, je dois partir à 4 h du matin avec l'esprit clair.

Si je me rappelle qu'il faut aller chercher du pain après le boulot ou prendre un RDV chez le doc pour les gamins, je peux saisir l'action sur l'ordi du boulot et le retrouver chez moi ou sur le smartphone, même chose si j'ai un flash pour le boulot le WE ou le soir.

Lorsque j'ai pas accès à mon smartphone, j'ai un petit dictaphone et un calepin Rite in Rain avec un crayon pour noter et reporter ultérieurement sur Exchange.

Lorsque les collègues ou la famille me disent "oublie pas de faire ça" et que j'ai pas accès à Exchange, je leur demande de m'envoyer par mail leur demande et lorsque j'ai accès à l'ordi, je transforme le mail en RDV, actions, taches.

Si j'ai un trou dans le planning, je regarde les actions à faire demain, dans la semaine et je m'avance.
Quand une action est finie, modification dans la tache si l'action concernait une tache et suppression de l'action dans l'agenda

Si demain j'ai un exchange pour le boulot, les logiciels style Outlook arrive à gérer plusieurs agendas en parallèle.

Voila, c'est très dépendant de la technologie mais j'oublie plus,

26 août 2014 à 16:09:01
Réponse #13

Nemorale


Non non pas de jugement de valeur, je disais que pour moi ça ne marcherait pas.
En fait tu centralises tout au même endroit.
Ce que je trouve complexe c'est de mettre plusieurs paramètres (priorité, contexte, progression, domaine).

Je ne gère que mes projets persos de cette manière pour le moment. Et je dois dire que j'ai un peu relâché l'attention sur ce point pour le moment.
Ce qui est le + important c'est la revue périodique et la confiance que tu as dans ton système, son appropriation.

Le low-tech (ou papier) marche mieux pour moi parce que j'aime griffonner. Et aussi j'aime voir ce que j'ai barré (la progression pour toi :)).
Et puis je peux le faire n'importe où, j'ai pas de notifications d'autres choses (SMS, applis, mails, etc.) et pas peur de me faire piquer mon calepin. Et tout cela est dans mon sac à main, c'est un calepin A5.

Pour l'agenda et les contacts, j'utilise le numérique, parce que je synchronise l'agenda avec mon conjoint :love: . Donc il y a mon calendrier pro, son calendrier pro et nos calendriers respectifs "persos" qui tombent dans le calendrier commun. Comme toi avec un hébergement perso (chez Web4All dont on est satisfaits, et en fait c'est un Zimbra derrière).

26 août 2014 à 16:21:40
Réponse #14

zangetsu74


J'aime beaucoup l'histoire de l'exchange OVH, je vais creuser cette piste, ca me permettra en plus de sortir un peu mes données de chez "Google which is not evil".

Les paramètres "annexes" (prio, contexte, domaine) me sont utiles pour filtrer le fichier et n'afficher que ce que j'estime pertinent :
- si je suis au boulot, ca évite de montrer les trucs perso en filtrant via les domaines
- si j'ai fini plus tôt que prévu mon programme, et que je dois choisir une action supplémentaire, c'est bien plus simple (pour moi) de piocher dans une liste où je sais que j'aurais :
a - uniquement les tâches pertinentes au domaine considéré (je vais pas faire du boulot à la maison, et lycée de versailles)
b - uniquement les tâches pertinentes au contexte "en cours" (si j'ai pas d'accès PC / Internet, ca sert à rien que je prévois d'attaquer mes actions "en ligne")
c - des tâches similaires potentiellement groupables (au niveau contexte principalement : déplacement centre-ville typiquement). Cela permet un traitement "par lot" et du coup de gagner encore un peu de temps (dans l'exemple du déplacement centre-ville, je préfère aller une seule fois à la poste, au marché, chez le boucher, chez le photographe que de faire autant d'A-R que de tâches)

Ta mise en place permet peut-être cela sans avoir besoin explicitement de ces "paramètres", ou alors ces avantages pour moi ne sont peut-être pas pertinents dans ton contexte !
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

26 août 2014 à 17:31:06
Réponse #15

Nemorale


@zangetsu74

Le "gagner encore + de temps" est pour moi LA dérive et promesse fausse de ces systèmes.

@musher

Si tu dois te rappeler d'aller chercher tes enfants le soir ou le pain, c'est que tes routines manquent (je deviens peu à peu fana des routines pour éviter d'oublier quelque chose).

26 août 2014 à 17:41:37
Réponse #16

musher


Si tu dois te rappeler d'aller chercher tes enfants le soir ou le pain, c'est que tes routines manquent (je deviens peu à peu fana des routines pour éviter d'oublier quelque chose).
C'est de façon exeptionnel lorsque ma femme n'est pas dispo ou en déplacement.

27 août 2014 à 11:31:47
Réponse #17

zangetsu74


Alors autant je suis d'accord avec le postulat "le mieux est l'ennemi du bien", autant, pour moi en tout cas, considérer que regrouper des tâches qui ont un contexte identique ne me parait pas rentrer dans le "mieux", mais dans le bien :
- faire 4 aller-retours au centre ville pour à chaque fois faire un truc particulier. Pour moi ce n'est pas le "bien". C'est juste de l'inefficacité
- cumuler les courses pour n'avoir à faire qu'un A-R me parait tout de même plus efficace.
Après je suis d'accord que si tu attends trois semaines pour aller au centre-ville (pour rester sur cet exemple) parce que tu n'as pas assez de tâches à cumuler, on n'est plus tout à fait dans la même logique !
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

01 septembre 2014 à 13:45:01
Réponse #18

Nemorale


Je parle du fait de vouloir toujours gagner plus de temps, sans penser que notre corps humain a également besoin de pauses et de variations de rythmes. Et aussi, certains temps sont incompressibles, parce que ne dépendant pas de notre volonté propre.
C'est là, pour moi, où se situe la fausse promesse.

Ton exemple de tâches au centre-ville, chez moi, le seul groupage que j'effectue est le contexte, précisément, donc ces tâches se retrouvent sur la même page automatiquement.
Pour mon calepin, les contextes sont (extrait) :
@au centre ville
@ au supermarché
@au magasin de sport
@ web (quand j'ai Internet)
@ maison
@avec mon conjoint (le lieu importe peu, mais la dispo pour parler oui)

13 juin 2017 à 18:44:16
Réponse #19

zangetsu74


Déterrage de sujet (pour la bonne cause ^^ )
Vu tourner ce jour sur la fesse du caprin une vidéo qui synthétise à merveille l'allégorie du "seau" dont je parlais plus haut : Vidéo (Facebook) - allégorie du seau
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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