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Auteur Sujet: Retex ballade hivernale en solo, Kungsleden.  (Lu 4141 fois)

20 mai 2014 à 09:35:32
Lu 4141 fois

Kilbith


Je publie ici une version augmentée d'un premier retex effectué sur un forum voisin dans une section à accès restreint. J'ai pensé que cette partie pouvait être utile au plus grand nombre. Que du texte, pas de photos, désolé.

D'une part j'avais oublié mon APN (pas crucial pour moi) et je n'aime pas trop les retex du type "Caroline Did à la neige"   ;#

Présentation.
Retex sur une virée d’une semaine au nord du cercle polaire en février/mars. C’est une randonnée solo avec chaque jour une petite vingtaine de kilomètres à parcourir dans la neige et le froid. Au final une petite centaine de kilomètre à parcourir, selon les conditions cela peut être assez peu, où le bout du monde.
 
J’ai choisi de randonner sur la kungsleden  parce que j’étais seul et que j’aime bien ce coin que j’ai déjà parcouru à la belle saison. Donc essentiellement pour la sécurité.

Je précise que le matériel que j’ai utilisé pour cette randonnée avait été préalablement testé longuement. La plupart du temps depuis plusieurs années. Quand ce n’était pas le cas (veste Jannu, kilt) j’avais eu l’occasion d’utiliser auparavant du matériel similaire. Il est déconseillé de découvrir son matériel en solo dans des endroits exposé.

Mon objectif n’était pas de dormir toutes les nuits en bivouac, la vie de cabane et rencontrer d’autres personnes est aussi très agréable. En revanche, je souhaitais être 100% autonome que ce soit pour la nuit, la nourriture et le carburant. En plus je ne voulais rien louer sur place et pouvoir transporter tout mon équipement sans payer de surplus.

Les conditions cette année étaient clémentes. J’ai eu du -17°c la première nuit et des températures plus clémentes les nuits suivantes. La journée, j’ai eu la plupart du temps une température de -5°c environ, avec parfois beaucoup de vent et de la neige. A noter qu’avec ces températures clémentes, dans les parties basses il y avait peu de neige et surtout que celle-ci était soit très lourde soit très verglacée. Mais j'ai eu de la bonne neige la plupart du temps et un tapis blanc.

Contrairement au sens commun, avec l‘équipement adéquat il est plus simple d’évoluer vers -10°C qu’autour de 0°C. c’est vrai jusque vers -20°c, après les choses se compliquent (gelures à craindre avec l’effet windchill). La limite suivante semble se situer vers -40°C, mais je n’ai jamais exploré cette enveloppe de température. J’ai seulement bivouaqué sous tarp vers -35°C.

Au final j'étais le seul à bivouaquer en solo et en totale autonomie sur la kungsleden (des français et des allemands bivouaquais en groupe). Et le seul à bivouaquer sans avoir de pulka (un seul bagage soute, pas de surcout, pas de location à gérer...). Ma plus grande étape : 30 km (8 à 9 heures de marche)
Pas de photos, j’avais oublié mon APN et Mon GSM était éteint par sécurité.

Introduction :
L'idée initiale c'était d'être en totale autonomie (couchage, carburant, bouffe) pour 7 jours. Le trajet faisant habituellement 6 jours. Je ne recherchais pas un poids minimal à tout prix, je cherchais le confort et donc un sac d’environ 15kg (sans eau) me suffisait. Je cherchais aussi la simplicité (pas de galère à gérer en avion, exit la pulka).

L'objectif n'était pas de "vivre à la dure durant 6 jours" ou de "faire des économies". Dès le départ j'avais prévu de pouvoir éventuellement m'arrêter en refuge. Mais je voulais avoir le choix au gré de mes envies.

Je connaissais déjà les lieux (en été) et j'ai un peu d'expérience des randonnées et du bivouac en hiver. Un tout petit peu d'expérience de ces contrées en hiver depuis l'année dernière (mais là, à la différence de la Finlande, c'est la toundra donc pratiquement pas d'arbres. Pas de feu possible sauf au début et à la fin (quand on est à basse altitude).

Itinéraire :
J'ai choisi le sens "Sud/Nord" ce qui est inhabituel. J'ai fait ce choix pour plusieurs raisons.

D'une part pour changer de ce que j’avais fait en été et parce que cela simplifiait la fin (on prend directement le train là où on arrive : pas de transfert).

La météo annonçait un flux de sud et je préfère avoir le vent dans le dos que de face (j'ai eu raison cette fois-ci). Et je préfère avoir le soleil dans le dos que dans les yeux (sauf par temps très très froid). J’étais le seul à voyager dans ce sens à part un groupe de 4 jeunes (mais ils allaient de huttes en huttes sur un mode "léger et rapide").

Ce n'était pas la foule à part pour la première et la dernière étape. Une petite dizaine de gens par jour. En revanche j'ai croisé pas mal de traineau à chiens (des touristes accompagnés essentiellement) et il a une activité "ski doo" de service et en chenillette importante (on ne croise une à deux fois par jour, surtout au départ et à l'arrivée).

On n'est donc pas sur la planète Mars (mais pas de service GSM durant plusieurs jours). Pour le "wilderness" il faut aller au Sarek proche, ou tout simplement prendre un itinéraire dans une des vallées en dehors du grand axe. Mais là, seul, ce n'est pas le même engagement même si les techniques sont les mêmes (à part la nav, mais avec les GPS...).

Quand il a fait froid, j'ai pris plaisir à bivouaquer pour tester et valider mes options et puis après quand il ne faisait plus froid (au dessus de -10°C) à fréquenter les huttes la plupart du temps. C'est sympa aussi l'art de vivre à la suédoise et très international. J'ai apprécié d'avoir vraiment le choix de faire ce que je voulais au hasard des envies et des rencontres.

Evidemment, si quelqu'un ne souhaitait pas bivouaquer et se ravitaille dans les refuges (1 sur 2 offre cette possibilité), le sac serait bien moins lourd sans faire d'impasse sur la sécurité (par exemple un windsak est souvent recommandé). En chassant résolument le poids, 5 kg sont parfaitement possible.

Pour 7 jours en totale autonomie j'avais un sac (avec eau +carburant) de 17kg environ au départ et 12/13 à l'arrivée (je pèse environ 84kg). Tout a fait gérable donc, même si le gros golite 70 est vraiment peu adapté au delà de 15kg et confortable seulement vers 12kg.

A refaire, je prendrais un sac plus lourd avec une armature quitte à porter un kilo de plus. Dommage, car sa forme me plait et j’aime le fait d'avoir une vaste poche devant, les poches extensibles latérales et les poches de ceinture  (à part la fermeture du haut, mais c'est gérable). Le même avec un dos plus technique serait presque idéal pour moi.

Couchage :
 Comme j'avais prévu des températures plus basses le jour (disons -25°C) et d’être autonome : j’avais de l’équipement allant dans ce sens. C'est clair que  cette année j'aurais pu faire bien plus léger. Mon couchage était OK jusque vers -25°C à -30°C dans la tente (donc température plus basse dehors d’environ 10°C). Les -17°C ont été géré sans aucun problèmes avec ma doudoune Jannu Rab+ pied d'éléphant custom 000 + quilt apex 2*67g.

Le choix de la doudoune Jannu était motivé par :
- Une opportunité financièrement intéressante.
- Une coupe très longue qui permet de bien compléter le pied d’éléphant qui ne m'arrive qu'au ventre. La veste descend sous les fesses, ce qui est aussi un avantage quand on doit s'arrêter dans le vent.
- Une très bonne capuche et une construction de qualité.
- 450g de duvet d'oie de Cuin 750.
- Un poids et un encombrement acceptables.


J'ai vraiment apprécié le quilt (c'est une couette pouvant se transformer en quilt) Alos Orri custom en large (pour couvrir le reste du couchage, je mesure 1.82m) et 2x67g d'apex (service vraiment sans souci). C'est très isolant pour le poids et pratique dans une tente (le problème de l'air qui passe dessous est minimisé dans une petite tente, encore plus avec un modèle large).

C'est très polyvalent on peut facilement le compléter par un sac en duvet ou, comme je l'ai fait, par un système doudoune+pied d’éléphant.

La dernière couche synthétique  permet de bien gérer les problèmes d'accumulation d'humidité dans le couchage et protège aussi contre l'humidité extérieure. Le quilt reste suffisamment léger et compact pour servir comme couverture d’appoint durant la journée en cas de gros pépin par temps très froid.
Ce n'est pas un produit "bombproof" car la recherche de poids fait que les tissus sont légers (mais ils n'ont pas de rôle mécanique) et les coutures sont très limitées (pas de quiltage) mais, grâce à l'apex, il est très solide dans le cadre de son enveloppe d'utilisation pour un utilisateur raisonnable. Il faudra simplement le laver en prenant les mêmes précautions qu’ un produit en duvet.

Le couchage modulaire, permet une grande souplesse et un séchage plus rapide car le couchage est en trois parties distinctes ce qui suppose une très grande surface d'échange. On peut aussi "fourrer" son anorak avec le quilt seul  car son volume est restreint. On peut aussi s'en faire une longue jupe d'urgence (c'est fondamentalement un tube) où un très grosse écharpe. On peut aussi compléter la grosse veste duvet avec. C'est donc un facteur de sécurité même si ma Rab Jannu (450g de duvet 750 cuin US dans une enveloppe très résistante à l'eau) était amplement suffisante en complément des autres vêtements comme vêtement de bivouac.

J’ai dormi sur un ridgerest solar (R 3.5). Thermiquement cela a été ok (sans plus), mais le confort est spartiate pour mes vieux os. Un demi-matelas mousse aurait été bienvenu. A plusieurs j’aurais pris un matelas gonflant (avec le kit de réparation).

Tente :
J’ai pris une tente scandinave une place que je possède depuis plusieurs années et que j’ai testé dans la neige plusieurs fois. Pour l’occasion j’avais pris un second arceau par sécurité en cas de grosse chute de neige ou maladresse. Ce n’est pas une tente « expédition » mais elle est solide, la partie intérieure peut être complétement fermée et on peut l’utiliser par mauvais temps. Son défaut c’est d’être un peu basse de plafond. Elle possède une abside.

La tente n’est pas autoportante mais ne nécessite que 6 ou 10 piquets. J’avais pris 4 piquets en plastique en T  « semi neige » et 4 piquets standards en alu. J’avais pris soin de compléter les T par une attache avec un mousqueton léger et 4 rondelles de bâtons. Les attaches c’est pour éviter de perdre les piquets. Les bâtons pouvaient compléter les ancrages et au besoin les raquettes (mais dans la profonde cela veut dire que l’on est quasi immobilisé). J’avais une pelle snowclaw, pas terrible mais pas inutile.
 
Réchaud :
J'ai pris le réchaud dont j'avais fait le retex dans la partie "test", pour des raisons d'économie de gaz et aussi parce qu'il est performant en ce qui concerne le dégagement de monoxyde de carbone. Le gaz me parait moins dangereux et pénible à mettre en œuvre que mon réchaud MSR Whisperlite.

Petit problème avec mon réchaud à gaz Primus Eta dont le gicleur s'est bouché le premier jour. C’est peut être du au fait que je l’utilise souvent en phase liquide et que dans ce cas on n’a pas la pression de gaz pour nettoyer l’injecteur de façon continue. J'ai pu le déboucher avec une aiguille très fine et je l'ai démonté par la suite (clef de 8 à prévoir la prochaine fois). Pour une personne le gaz phase liquide me semble pratique.

J'ai réalisé qu'un réchaud à gaz c'est très proche d'un réchaud essence en fait à partir de -15°C : le butane coule liquide sur les doigts quand il y a une fuite. Le gicleur s'encrasse...la même chose que l'essence. Le gros point fort du Primus, c’est qu’on accède facilement à l’injecteur sans outils (pour démonter l’injecteur une clef de 8 ou une pince est nécessaire).

Vêtement :
Très content de ma veste Paramo Hilltrek gris acier (gros merci au donateur). Elle est très couvrante et comme ce n'est pas une étuve, on n'hésite pas à la mettre. J'apprécie énormément  de n'avoir que des velcros aux manches, le reste c'est des pressions plastiques.

Poches et zips manipulables facilement avec les gants/moufles, poches placées plus basses que la ceinture du sac. Veste très souple et ample ce qui facilité la ventilation. Grand col qui couvre la nuque et le cou.

J’ai testé préalablement cette veste sous la pluie en randonnée en montagne et je sais qu’elle résiste à une grosse pluie durant plusieurs heures si on a pris le soin de renouveler le traitement  nikwax récemment. L'absence de membrane est Idéal pour l’hiver en condition froide à très froide mais avec toujours le risque d’avoir de la pluie.

Cette veste a plusieurs avantage de part sa coupe et sa conception. Elle a une très bonne capuche avec un fil de fer pour la visière et qui remonte devant la bouche jusqu’au nez. Les manches larges peuvent être remontées sur les avant bras. Les manches longues protègent bien les mains et avec la souplesse du tissu elles peuvent se placer sur ou sous de gros gants.

La coupe est longue et protège le bas ventre ce qui fait que le surpantalon est rarement obligatoire. En revanche pas de cordon à la base ni de queue de castor. Comme le zip (double sens) est protégé par un large rebord à pression, on peut laisser le zip ouvert pour ventiler tout en ayant une certaine protection.
Comme d'habitude, mes woolpower 200 ont été  porté sans problème dix jours (haut constamment, bas la nuit, cagoule par intermittence). C'est idéal, très chaud et pas si lourd. Le gros défaut en hivernale c'est que c'est fragile vis à vis des velcros. Mais là avec la veste hilltrek : pas de problème.

Vous l'aurez compris, plus que la matière c'est la conception de la veste qui importait. La matière (Paramo) est un plus, mais modeste.

En sous vêtement, deux caleçons en laine Devold (mi cuisse) ont été utilisé. C'est chaud et confortable. Au besoin, on peut porter les deux. C'est environ du 150g/m² (donc au niveau bassin cuisse on peut avoir 2*150+200 de laine avec en plus la coupe kangourou de mon ullfrotte qui ajoute deux épaisseurs sur la braguette...pour les grand froids c’est parfait).

Pantalon Schoeffel en tissu Schoeller dryskin bien adapté car raisonnablement coupe vent (je préfère quelque chose de moyennement coupe vent quand j'ai un surpantalon disponible), déperlant et gérant très bien le transfert d'humidité (le tissu est très technique. C'est du polyamide extensible à l'extérieur et à l’intérieur une couche bouclée de polyester coolmax. L'ensemble est spécialement traité pour évacuer la transpiration comme un sous vêtement synthétique).

Avec ce pantalon compte tenu du réglage des bas de jambes et du crochet avec des chaussures hautes, on peut se passer de guêtres.
Il a une double couche au séant et sur les genoux ce qui renforce l'isolation. Le tissu est d'origine très déperlant (j'avais ajouté un coup de bombe après lavage nikwax avant de partir), combiné avec un surpantalon c'est respirant et totalement étanche à la neige, et plusieurs heures à la pluie tout en étant très chaud car le tissu du pantalon est gratté à l'intérieur (il n'accroche pas la neige à l'extérieur).

Si on porte le woolpower dessous c'est confortable et très chaud. Avec le port du combo caleçon mi cuisse+ullfrotte  et des chaussettes hautes, on est tranquille pour du -30°c en progression lente d'autant plus que la veste Paramo Hilltrek descend sous les fesses et sous la braguette devant (protection vent). Je recherchais la polyvalence.

Seul petit défaut : comme le bas est ajustable il a une patte velcro et un soufflet accompagné d'un zip. Or, le velcro a tendance à se gorger de neige qui se place aussi (un peu) dans le soufflet. Pas un problème fonctionnel, il faut juste le savoir et éliminer la neige accumulée dans le soufflet et le velcro le soir venu. 

Surpantalon et anorak houdini patagonia de couleur claire en complément. C’est  très bien pour compléter à l’extérieur si grand vent ou grand froid). C'est extrêmement léger et compact (mais pas solide. .Ceci dit dans la toundra ce n’est pas un souci). Le pantalon, très large, est adapté pour la randonnée neige, pas pour le feu ni pour un milieu forestier. On peut le passer facilement sur l'équipement et il monte à la taille. L'anorak houdini peut servir de couche pour le temps chaud ou bien de renfort sous la hilltrek en cas de grosse pluie ou de grand vent (la hilltrek résiste très bien au vent, mais l’houdini peut encore plus limiter l’effet soufflet dans la tempête). Avec le schoeffel j'ai un ensemble très résistant à la pluie le temps de se mettre à l'abri.

Chaussettes fines synthétiques (3 paires fines polyamide traitées antibactérien) et une paire de smartwool épaisse montant au niveau du genou : très bien. Cette combinaison m'aurait permis de porter les VBL (sierra designs) entre les deux couches.  J’aime pouvoir changer les chaussettes fines pour limiter les problèmes d'hygiène. Les smartwool ont parfois glissé dans les sorel, mais pas au point de poser problème (au pire on les replie sur les chaussons des sorel).

Un bonnet millet en polaire "à poil" et couvrant les oreilles : fonctionnel mais pas fun. Complété par passe montagne woolpower 200, un buff synthétique, un masque à double écran de ski et par la capuche de ma veste Paramo Hilltrek (en plus de celle de l’houdini). Progression possible par grand froid et grand vent sans trop craindre les gelures (important car seul on ne peut se surveiller).

C'est très important de vérifier si les différentes composantes se superposent confortablement et puissent former un système très souple. Il faut aussi qu'un minimum de peau reste exposé. La grosse difficulté c'est que l'on doit avoir un système s'adaptant à un différentiel de température de 35°C (disons +5°C à -30°C) lors de la progression. C'est comme si en randonnée classique en été on avait de quoi gérer la canicule et le gel!  Pas de gros chapeau pour les phases statiques ou extrêmement froides : j'avais la grosse capuche de la RAB Jannu.
L’ensemble pour la tête est un peu « overkill ». Mais n’oubliez pas que le chapeau, c’est ce qui se perd le plus facilement avec les moufles. Et on le paye cash.

Sous la Hilltrek, un gilet polaire à poil patagonia R2. Un bon complément en progression par temps froid sous la veste. Excellent oreiller. Pas utilisé en progression (j'ai du juste tutoyé le -12 de jour). Vous remarquez que j’insiste sur le fait que la polaire à des poils longs, tout simplement pour la performance et surtout gérer au mieux l’accumulation de gel.

Peut être que je prendrai à l'avenir une veste polaire à poil Patagonia R2 pour seulement 100 g de plus ce qui permettrait  peut être d'aller plus bas en température. Ce n'est pas obligatoirement plus lourd quand dans ce cas je pourrais remplacer ma "woolpower ML 200" par un TS ML woolnet aclima (à trou) . Il évacue mieux l'humidité et isole pas mal sous d'autres couches peu serrées et/ou coupe vent. Je ne l'ai pas emporté pour des raisons "sociales", il faut assumer les trous trous (mais si on peut porter une polaire intégrale, ce n'est plus un problème).

J'ai assez peu d'isolant prévu lors de la progression….Cela s'explique par le fait que la Hilltrek est déjà assez isolante par elle même. De plus, comme j'ai un sac à dos collé au dos j'ai une énorme isolation quand je marche. Pour les phases statiques, j'ai la Rab Jannu.

J'ai donc juste besoin d'un peu d'isolation sur le devant (gilet R2) et ajuster mon dégagement de chaleur en pressant plus ou moins le pas (progression sans caractère technique en Laponie).
 
Le gilet ne couvre pas les bras, mais mes surgants "Heat boost" montent jusqu'à mi bras et ajoutent donc de l’isolation . La zone avec seulement la hilltrek sur les bras est restreinte, et comme j'utilise des bâtons de marche mes muscles génèrent facilement de la chaleur.

Au besoin, je peux en urgence "bourrer" le quilt à l'intérieur de ma veste et sur une partie de mes manches. Et je peux aussi mobiliser l'anorak Houdini qui génère une épaisseur supplémentaire, donc en tenant compte de la couche d'air chaud liminaire environ 0.6*2 clo en statique et un gain en cas de vent (par rétention de l'air chaud sous la Houdini et augmentation de la résistance au vent). Le tout sans trop générer l'évacuation de l'humidité corporelle (absence de membrane dans mon système).

Les classiques caribou de chez Sorel sont pas trop mal (j'avais une bonne taille au dessus en plus et désormais le feutre est fermé devant) surtout après avoir été enduite de graisse nikwax (restent flexibles durant la nuit). J'avais complété par des semelles en laine et au besoin je pouvais gérer la condensation par des VBL. Elles sont lourdes. Par grand froid il faut les compléter par des barrières VBL.
J'avais des booties légères (isolation 100 g Primaloft sport, Sierra Designs) entrant dans les Sorels si nécessaire ou pour le bivouac/chausson de chalet. Les Sorels, fonctionnent bien avec les raquettes MSR qui ne compressent pas le truc et acceptent les grosses chaussures.

Pour les mains : 2 paires sous gants odlo, une paire de moufles en cuir de mouton retourné assez fines (très bien), une paire de moufle Valandré en duvet (back up léger) et des surmoufles heat boost D4 en quasi permanence suspendues (un peu lourdes, plus fragiles que je ne pensais mais très pratiques et coupe vent).

Couteau et outil coupant :
Pratiquement pas de végétation sur la plus grande partie de la randonnée, ce qui limite l’intérêt du gros matériel. J’avais mon mora, scie fiskars, sak coupe ongle. A noter que ce n’est pas simple de manier ces outils avec de grosses moufles. J'ai d'ailleurs trnaché le bout de ma moufle en cuir en coupant quelque chose (la moufle est plus grande que la main). Cela nécessite de l’entrainement préalable.

Petit matos :
Petit matos habituel avec en plus de l'élastoplaste. Le fil et les aiguilles ont été utiles pour faire des réparations ainsi que le ductape. Il m’a manqué une clef de 8 et/ou une pince.

Réchaud :
Primus eta particulièrement efficient (celui testé sur le forum), 3x240g de gaz. Je compte 5 litres d'eau pour 100g/jour. J'aurais aimé avoir un amichauf en plus mais pas transportable en avion.

Nourriture :
En gros muesli+chocolatpoudre+lait maternisé le matin avec une gaufre. Le repas de midi chips concassées (mélange chips peu salées et non salées) avec de la viande séchée. Le soir, un lyophilisé (je recommande particulièrement fuzzion ragout boeuf à la bière) accompagné de pâtes chinoises  et d'un morceau de saucisson ou de parmesan.
 
Pour les "pioches" un mélange d'amandes caramélisées à la cannelle avec des noix de cajou et des cranberries. Avec en plus thé vert et tisane.

Je suis sujet aux tendinites depuis toujours, donc je bois beaucoup (2L en journée) et j'essaye d'avoir un équilibre correct sur ce que je mange (Oméga3, anti oxydant, PRAL...). Pas toujours facile en randonnée.

Pour la nourriture, je sais que je peux manger la même chose durant une semaine sans que cela ne me gène au niveau moral. Là, j'ai fait attention d'avoir un peu de variété le soir tout de même. Je valorise énormément la praticité de préparation (facilité, juste de l'eau, rapidité, peu de vaisselle...). Les repas "de midi" sont sans cuisson, sans eau, directement pris dans le ziploc avec ma longue cuillère.

Sur le plan nutritionnel j'ai calculé en gros 2500 à 3000 kcal par jour. C'est assez pour moi pour une randonnée pas vraiment éprouvante sur le plan physique (plate et 20km en moyenne par jour). J'ajoute que je ne suis pas maigre et que j'ai éventuellement de la réserve pour des efforts long de faible intensité (au moins 5kg).

 Sur le plan qualitatif, j'ai fait attention à avoir un apport en protéine de qualité suffisant (viande séchée, amandes...). C'est facile d'avoir et de transporter des glucides (sucre, patte, riz) et des lipides (gras du saucisson, huile...) car ces sont des aliments apportant facilement plus de 500kcal/100g et que l'on prépare facilement.

En revanche c'est plus difficile d'avoir un apport en protéine en quantité et en qualité. Pourtant, lors d'un effort physique important les protéines sont nécessaires sur le plan qualitatif. Sur le plan "confort",  pour moi, un repas protéiné le soir me permet une digestion lente donc d'avoir plus chaud la nuit. Enfin les protéines sont riches en Lysine.

Raquettes :
 J'avais les MSR evo ascent. Elles ne sont pas légères et en plus j'avais des rallonges. Le système complet permet de progresser suivant les différents types de neige rencontré. De plus la longueur dans le sac (pour le transport en avion) est moins grande, c'est plus pratique. Il y aussi l'avantage d'avoir seulement 2000g au pied en temps normal tout en bénéficiant de grosses raquettes au besoin (voir plus bas).

Habituellement on considère que le poids dans les jambes est "six fois plus fatiguant" que celui dans le sac à dos. Tout simplement parce que quand on marche notre centre de gravité est pratiquement toujours au même niveau, alors que nos pieds se soulèvent. Sur le plat, le travail est presque nul au dessus des jambes, mais pour le bas des jambes on a soulevé le poids de 25cm à chaque pas! C'est énorme comme travail musculaire. Comme j'avais en tout 2500g plus les Sorels, plus grosses chaussettes : pas du tout optimisé au niveau effort! Vous comprenez pourquoi je n'avais pas de guêtres.

 Le système de serrage des MSR accepte les très grosses chaussures et permet de ne pas compresser la chaussure (important pour l'isolation) et il est manipulable avec des gants/moufles. Ce n'est pas complexe mais un peu long. Le système de serrage est très suffisant pour la Laponie, mais un peu "lâche" et moins précis que celui classique des TSL 227 mieux adapté à nos montagnes (je pense aux dévers).

Le surplus de sangle se coince dans des passants, il faut savoir qu'ils sortent assez souvent de leur logement. Ce n'est pas vraiment gênant sur un terrain facile, mais c'est agaçant. On peut ajouter des "fixations expé" qu'il faut commander sur le net. Excellentes "cales de montée". Ces raquettes sont très accrocheuses (nombreux crampons) et un peu trop bruyantes à mon gout.

L'articulation pieds/raquette quand on soulève le pied est de l'ordre de 45°. C'est à la fois un inconvénient et un avantage. Dans une neige transformée cela veut dire que l'on soulève la raquette à chaque pas car elle n'est pas suffisamment articulée pour "trainer sur le sol" comme le ferait une TSL). On fait donc plus d'effort, même sur terrain plat. En revanche, dans une neige profonde cela permet à la raquette de "déjauger plus facilement" et on ne doit pas extraire toute la longueur de la raquette à chaque pas en soulevant énormément le pied. C'est à savoir.

Dans l'avion, j'avais un seul sac en soute (15kg je crois) sans surcout et un bagage à main (en fait surtout le matelas). J'avais emballé le sac (rien ne dépassait) dans du film alimentaire à l'aller et planqué un second rouleau dans l'aéroport pour le retour. J'avais un petit sac pliannt en silnylon pour l'avion avec dedans le ridgerest solar. Ce sac servait par la suite comme emballage résistant à l'eau de la Jannu dans le sac à dos. J'avais avec moi les Sorel et la veste Jannu pour passer les contrôles.

Conclusion :
 Pas de gros soucis au final, c'était assez facile (mais on m’a fait remarqué que j’avais un petit peu d’expérience antérieurement tout de même). Un peu mal à l'épaule (sac sans report sur les hanches et le fait que j'ai une épaule cassée depuis 30 ans et désormais un peu asymétrique. Elle me fait parfois mal avec un sac).

Petit problème de réchaud mais résolu (je dois penser à prendre une clef de 8 la prochaine fois).  Sur le plan navigation, j'ai rarement quitté l'itinéraire balisé, sauf un jour de "white out" par vent de 60km/h).

Ce jour là j'ai en traversant un lac (genre 8km le lac...), effectué un très beau "180°" tout de même!
J'avais oublié mes moufles dans une hutte. Dans la tempête, j'ai donc fait demi tour après trois quart d'heure de marche (j'ai donc marché en plus 1h30 alors que c'était la plus grosse étape qui a duré jusqu'à la nuit). J'ai été très rapidement désorienté par ce demi tour (le vent à 60km/h était désormais de face) et je ne distinguais pas vraiment mes traces.
En 2 minutes seulement, j'ai totalement fait demi tour à nouveau sans le vouloir...j'ai mis 2 minutes à m'en rendre compte en consultant la boussole et en réalisant que je n'avais plus le vent de face, j'essayais de suivre mes traces pourtant! Par la suite, j'ai repris un bon azimuth, et quelque temps après il faisait plus clair et je distinguais à nouveau mon objectif au loin.

Voilà, ce n’est pas obligatoirement exhaustif, mais j'ai essayé de traiter les points principaux en mettant l'accent sur les détails qui comptent.

[EDIT] une petite photo prise à un moment tranquille tout de même. Comme d'habitude, je suis prêt à répondre aux éventuelles questions. :)
« Modifié: 20 mai 2014 à 16:31:06 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

20 mai 2014 à 10:40:37
Réponse #1

guillaume


Salut Did,

Merci pour cet excellent retex plein de bonnes infos qu'il faut maintenant digérer et prendre en compte :).

Je note au passage le "0 membrane" ou alors 100 % étanche (VBL)...

a+

PS : Peux-tu me filer un ref de tes caleçon Devold stp ? Je cherche actuellement un sous-vêtement de ce type. Par MP si tu veux.

20 mai 2014 à 10:41:40
Réponse #2

raphael


En 2 minutes seulement, j'ai totalement fait demi tour à nouveau sans le vouloir...j'ai mis 2 minutes à m'en rendre compte en consultant la boussole et en réalisant que je n'avais plus le vent de face, j'essayais de suivre mes traces pourtant!

Merci pour le recit.
As tu une idée en terme de distance de ce que representent ces deux minutes ?
Se connaitre et s'accepter


20 mai 2014 à 11:13:39
Réponse #3

Kilbith


Je note au passage le "0 membrane" ou alors 100 % étanche (VBL)...

On peut marcher avec une bonne veste goretex (dans ce cas une 3 couches me semble préférable car si du givre s'accumule on peut la secouer pour l'éliminer, plus difficile dans une doublure). Mais ce sera moins confortable et on devra souvent changer les couches isolantes.
En revanche pas de souci en cas de redoux (pluie) ou si on doit creuser un abri dans la neige. C'est clairement un bon choix en haute montagne mais pas le meilleur par grand froid à mon avis. Ceci dit plein de gens font comme ça.

Ce que j'ai constaté c'est que les gens qui avaient des vestes goretex se plaignaient souvent du froid. De même, dans les huttes ils s'empressaient de se changer pour sécher leurs affaires. Ce n'était pas le cas des gens expérimentés qui avaient de simple coupe vent (souvent coton ou équivalent) que j'ai croisé. Il faut toutefois absolument prévoir de quoi affronter la pluie.

Personnellement je valorise le confort et je ne suis pas en randonnée "pour en chi**". J'ai apprécié d'être quasiment toujours sec, de  pouvoir m'arrêter sur  le chemin pour discuter ou regarder le paysage.
Pour l'anecdote, au passage le plus froid (dans un défilé montagneux à l'ombre) j'ai croisé un groupe d'anglais mené par un guide suédois. Il était intrigué de me voir seulement avec un sac relativement petit, encore plus quand je lui ai dis que je bivouaquais (d'ailleurs je déjeuner tranquillement assis sur un rocher depuis un moment). Dès que son groupe nous a rejoint, il a dit qu'il avait froid et est reparti. C'est le problème du Goretex par temps froid (on devait avoir du -15°c sans vent, pas plus). Le soir de nombreuses personnes m'on dit ne pas avoir pu s’arrêter pour prendre des photos à cause du froid dans ce défilé!

Citer
PS : Peux-tu me filer un ref de tes caleçon Devold stp ? Je cherche actuellement un sous-vêtement de ce type. Par MP si tu veux.
Je ne peux pas te donner de référence : je coupe les étiquettes...et c'est du matos qui a déjà pas mal d'années (acheté en scandinavie). C'est juste du mérinos qui descend à mi cuisse avec un élastique assez large. C'est moins solide aux frottement que l'équivalent en synthétique. Taille un poil large, mais c'est élastique.

Cela ressemble à ça : http://www.rivbike.com/product-p/au1.htm


Perso, je porte très rarement des caleçons long (bas de jambe). Quand il fait froid je préfère porter des caleçons mi cuisse, surtout quand le pantalon à un renfort sur les genoux (ce qui était le cas) : les deux se rejoignent.
« Modifié: 20 mai 2014 à 11:41:35 par Kilbith »
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20 mai 2014 à 11:17:44
Réponse #4

Kilbith


En 2 minutes seulement, j'ai totalement fait demi tour à nouveau sans le vouloir...j'ai mis 2 minutes à m'en rendre compte en consultant la boussole et en réalisant que je n'avais plus le vent de face, j'essayais de suivre mes traces pourtant!

Merci pour le recit.
As tu une idée en terme de distance de ce que representent ces deux minutes ?

Non pas vraiment. Quand je dis "2 minutes" c'est plutôt une façon de parler. J'ai du faire au plus 100m dans la mauvaise direction.

Ce qui est clair c'est que l'on tourne très vite en rond sans référence visuelle. Même quand on sait que c'est le risque.

J'ai souvent marché dans la bafougne en montagne, et je sais que parfois on a même du mal à marcher car on ne voit pas ou on pose ses pieds (dans ce cas on se sert de la sonde à neige pour tâter le terrain). On peut aussi dans le mauvais temps passer 5 fois à coté d'un refuge recouvert de neige. Mais là c'est encore pire sur un lac : terrain parfaitement plat, sans repère visuel on est dans un état proche de la privation sensorielle.

Là le temps au départ était correct avec seulement du vent dans le dos, je met juste mon surpantalon pour le confort : je prends la décision de couper par le lac, d'ailleurs il y a des traces de moto neige. Je marche un moment en étant très confortable.
- Et puis le temps devient mauvais, je continue à distinguer le relief autour et peut continuer à marcher avec la boussole en la regardant de temps en temps.
- Et puis je me rend compte que je dois faire demi tour.
- Simultanément le temps se met au vrai brouillard ET j'ai le vent (donc la neige) à 60 km/h dans la tronche. Je regarde ma direction et je marche "tout droit". Dans ces conditions lire sa boussole est difficile, donc on ne le fait pas constamment. Ce serait pareil (ou pire) avec un GPS.
- Au bout d'un petit moment, alors que je pensais suivre tranquillement mes traces (je distinguais mes pieds), j'ai un doute, je ne sens plus le vent de face, je fais le point : erreur 180°!

Il faut être humble.

[EDIT] une bonne expérience en vidéo de Grigory1 sur ce phénomène...

ici : https://www.youtube.com/watch?v=MLIT647K0zE
« Modifié: 20 mai 2014 à 11:39:09 par Kilbith »
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20 mai 2014 à 11:28:31
Réponse #5

raphael


http://www.zetetique.fr/index.php/dossiers/347-tourner-rond

Sans reperes type relief, soleil, étoiles ... c'est quasi ineluctable

"Common belief has it that people who get lost in unfamiliar terrain often end up walking in circles. Although uncorroborated by empirical data, this belief has widely permeated popular culture. Here, we tested the ability of humans to walk on a straight course through unfamiliar terrain in two different environments: a large forest area and the Sahara desert. Walking trajectories of several hours were captured via global positioning system, showing that participants repeatedly walked in circles when they could not see the sun. Conversely, when the sun was visible, participants sometimes veered from a straight course but did not walk in circles. We tested various explanations for this walking behavior by assessing the ability of people to maintain a fixed course while blindfolded. Under these conditions, participants walked in often surprisingly small circles (diameter < 20 m), though rarely in a systematic direction. These results rule out a general explanation in terms of biomechanical asymmetries or other general biases 1, 2, 3, 4, 5 and 6. Instead, they suggest that veering from a straight course is the result of accumulating noise in the sensorimotor system, which, without an external directional reference to recalibrate the subjective straight ahead, may cause people to walk in circles."
Se connaitre et s'accepter


20 mai 2014 à 11:44:54
Réponse #6

musher


On peut marcher avec une bonne veste goretex (dans ce cas une 3 couches me semble préférable car si du givre s'accumule on peut la secouer pour l'éliminer, plus difficile dans une doublure). Mais ce sera moins confortable et on devra souvent changer les couches isolantes.
En revanche pas de souci en cas de redoux (pluie) ou si on doit creuser un abri dans la neige. C'est clairement un bon choix en haute montagne mais pas le meilleur par grand froid à mon avis. Ceci dit plein de gens font comme ça.

C'est clair que les membranes style Gore tex ne servent à rien en dessous de -10 °C car le risque de pluie est nulle et la transpiration gèle à l'intérieur de la veste.

Peux tu mettre des photos de ton matos même si elles ont pas été prise sur le terrain. Ca permet de mieux se rendre compte ?

Merci

Plein de gens font ça car beaucoup font de la rando été et hiver (ou Europe /scandinavie) donc ils utilisent la même veste technique en gore tex.
Un copain qui travaille la haut a racheté un lot de parka SIBIR 500 de D4 pour ses clients.

Coton et duvet.
Car il s'est aperçu qu'ils venaient tous avec des vétéments pour le ski ou l'alpinisme en France et qu'ils gelaient sur les traineaux. Période d'effort à aider les chiens, poussé le traineau où on sue puis période statique sur les patins en plein vent où la transpiration gèle sous le gore tex et mouille la 2ème couche.


La doudoune Janu + pied éléphant est une bonne solution polyvalente

20 mai 2014 à 11:54:25
Réponse #7

Kilbith


Pour l’absence de membrane :
Même en France je porte rarement mes vestes goretex. Je préfère veste coupe vent+veste imper/respi.
En Finlande j'avais utilisé un anorak très long en Ventile, très bien quand on doit faire du feu ou du bushcraft, moins bien que la Paramo pour la pluie. A réserver pour le grand froid.
Par rapport au P&P, le paramo est moins contraignant question ajustement sur soi, plus socialement correct, on peut plus facilement ajouter des couches dessous pour moduler (en plus la doublure est relativement glissante). En revanche pour de longues périodes le Paramo est inférieur au P&P car il a besoin d'être lavé et traité chimiquement relativement fréquemment.
J'ai hésité, pour le même poids, à prendre une veste en microfibre avec dessous une polaire à poil. Mais cette veste avait une capuche inférieure et une conception globalement plus "montagne" (coupe ajustée, moins longue...) que la veste paramo.
Et puis...je voulais tester la Paramo.  :D


La doudoune Janu + pied éléphant est une bonne solution polyvalente

Pour les photos, je n'ai que deux dispos.

La première donne une idée du couchage sans le quilt. Le pied d'éléphant était le sac de couchage de mes fils pour l'hiver en montagne ou la doublette hivernale pour ma femme en complément d'un sac 3 saisons (taille de mon épouse 1.6m). C'est un modèle qui a plus de 15 ans. A refaire, il serait plus long pour moi car j'ai eu du mal à trouver une doudoune assez longue.

La seconde, dans un cabane le réchaud. Les observateurs noteront le remplacement du pare vent par un modèle en titane. Je ne cherche pas l'allégement maxi au détriment du coté pratique. Les amis noteront la "kuska".

 ;)

La sibir est probablement très bien (choix de Vincent lors de notre trip en Finlande). Pour le prix et la dispo :  :up:

J'ai une veste un peu semblable, mais c'est trop lourd pour la randonnée avec un sac, et même la pulka légère. Sur la mienne, la doublure en duvet est indépendante de la doublure en polycoton (donc totalement respirante). Elle ne sont reliées que par quelques points. On peut donc plus facilement faire sécher l'ensemble et c'est plus résistant aux intempéries. J'ai fait un retex sur cette veste (cabelas).
ici : http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=5465.5
« Modifié: 20 mai 2014 à 12:09:20 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

20 mai 2014 à 12:37:12
Réponse #8

Phil67


Coton et duvet.
Car il s'est aperçu qu'ils venaient tous avec des vétéments pour le ski ou l'alpinisme en France et qu'ils gelaient sur les traineaux. Période d'effort à aider les chiens, poussé le traineau où on sue puis période statique sur les patins en plein vent où la transpiration gèle sous le gore tex et mouille la 2ème couche.
Il y a un truc que j'ai du mal à comprendre : le coton + duvet devraient accumuler l'humidité de la transpiration qui va geler DANS la couche isolante (zone de transition autour de 0°C) ?

Il m'arrive d'alterner efforts importants et périodes statiques jusqu'à -25°C avec vent (essentiellement ski freeride avec petites montées à pied en brassant pas mal) : en général la transpiration est évacuée par la première couche vers la couche type polaire avant de geler entre la polaire et la 3ème couche type GTX. Cependant la polaire "mouillée" extérieurement laisse la peau sèche et il suffit généralement d'ouvrir la veste en grand et secouer le tout pour faire tomber l'essentiel du givre en quelques secondes (pas toujours évident selon les conditions météo et le lieu).

Évidemment ça fonctionne mieux par temps vraiment froid et sec (ce qui correspond également à la plage d'utilisation du coton en hiver).

Cela dit je préfère également des solutions type coupe-vent respirant correctement + équivalent soft-shell lorsqu'il n'y a pas de risques de "neige liquide".
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

20 mai 2014 à 13:04:13
Réponse #9

Kilbith


Il y a un truc que j'ai du mal à comprendre : le coton + duvet devraient accumuler l'humidité de la transpiration qui va geler DANS la couche isolante (zone de transition autour de 0°C) ?

Il me semble que tu transposes une expérience essentiellement acquise dans nos montagnes à une contexte différent.

Dans nos montagnes on a typiquement de grosses bavantes, éventuellement par grand froid. Et des périodes courtes de bivouac, avant de plonger dans son duvet. Ou bien au refuge.

Dans le grand nord, c'est le plus souvent quasi plat (selon nos critères) et toujours très froid sans grosse variation journalière (pas d'effet de différences d'altitudes). L'effort est moindre. Encore plus sur un traineau. On passe donc de long moments sans faire d'effort avec des brefs moments d'efforts intenses. On peut souvent faire du feu que ce soit dans la nature ou dans un poêle dans une cabane (civilisation des cabanes). Exactement l'inverse de ce qui se passe chez nous en montagne.

Dans ces conditions : grosse doudoune au repos s'imprégnant peu d'humidité (normalement elle gère avec l'apport de notre chaleur). Et quand on doit faire un gros effort ponctuel on peut se dévêtir en 2 secondes....faire l'effort dans une tenue où l'on évacue très bien la transpiration...puis on remet la doudoune et on a longtemps pour la sécher sur soit au besoin. C'est encore mieux si on dispose d'une source de chaleur le soir.


C'est comme ça que je vois le truc. On va voir ce qu'en pense Musher ;)
« Modifié: 20 mai 2014 à 13:12:05 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

20 mai 2014 à 13:16:17
Réponse #10

musher


Il y a un truc que j'ai du mal à comprendre : le coton + duvet devraient accumuler l'humidité de la transpiration qui va geler DANS la couche isolante (zone de transition autour de 0°C) ?

Visiblement, l'humidité de la transpiration s'évacue mieux avec le coton qu'avec les membranes quand tu as un temps très froid et très très sec. En Alaska, ils ont tous des vestes en coton tissé très serré pour le coupe vent.

Après lorsque tu as un très gros effort à faire, tu enlèves la doudoune si le temps le permet (pas de neige volante avec le vent) comme ça, la transpiration passe de la 1ère couche à la 2ème couche et s'évacue avec l'air très sec et tu remets ta doudoune dès que l'effort est finie.
Soit tu ouvres en grand devant la doudoune pour faire un appel d'air qui évacue l'humidité et tu refermes dès que tu as fini.

20 mai 2014 à 13:21:06
Réponse #11

musher


La sibir est probablement très bien (choix de Vincent lors de notre trip en Finlande). Pour le prix et la dispo :  :up:

J'ai une veste un peu semblable, mais c'est trop lourd pour la randonnée avec un sac, et même la pulka légère.
Effectivement, elle est assez lourde (plus d'un kg) et très volumineuse. Non compressé avec le surpantalon suédois, elle est stocké dans un sac style TAP. En raid, elle est bourrée dans un sac de compression de sac de couchage.
Elle me sert en France pour le soir au bivouac à la place de la veste en cordura et de pied d'éléphant pour le sac de couchage s'il fait très froid.

20 mai 2014 à 14:41:31
Réponse #12

lambda


Merci à toi Did pour ce Retex synthétique et toujours ciblant des infos importantes:  :) :doubleup:

- Sans aller aussi loin dans la technologie des textiles en contexte arctiques, naturellement je tends aussi vers une combinaison ou la "doudoune" (chez moi, de type "Cabelas" de chez Woolrich: extérieur coton fort, rempli de duvet) reste l'éléments qui sera le plus enlevé/remis/enlevé/remis.... en cours de journée d'activité là haut.

- Comparé aux activités de montagnes "pyrénéennes/Alpines", surtout orientées performance sportive, en pleine Taïga finno/scnadinave (russe aussi d'ailleurs), on évoluera ou travaillera en utilisant naturellement les ressources disponibles sur place... ici, par exemple: le bois mort sur pied, les grosses branches hors neige d'un gros résineux tombé depuis belle lurette, directement une souche déracinée de gros résineux hors neige ou facilement accessible...
Bref, l'élément feu est beaucoup plus facilement obtenable avec un peu d'habitude et de savoir faire, qu'en montagne.

- évoluer en iga permet donc d'être équippé de façon plus simple ou rustique ou, ici, de ne pas à se poser de question du pour/contre la membrane modulo l'activité envisagée... Cela permet donc de "simplifier" quelque peu son matériel et de se donner un peu plus de lattitude au niveau activité du jour (en ce qui concerne la gestion de sa transpiration typiquement...) parce que l'on sait avoir la possibilité en cours de journée ou au soir d'obtenir un feu pou sécher son matos.

Ce qui est super intéressant ici, c'est que les choix de Did en fait ont été (entre autre) dictés par la connaissance des lieux ou il allait progresser: le fait de savoir qu'il n'aurait pas ou peu accès à du bois pour faire du feu en bivouac le soir, et si nécessaire la possibilité de sécher son matos en cabane rencontré en cours de périple.

Et avec comme lignes de directions importantes:
- la possibilité de gérer sa transpiration facilement en cours d'effort en journée, afin de limiter l'humidification de ces couches.
- la certitude de pouvoir affronter, si nécessaire, des -30 et en dessous avec une équipement opérationnel au moins normalement sec et bien utilisé, en absence dudit feu.

à+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

20 mai 2014 à 14:48:23
Réponse #13

raphael


Je peux me planter mais je pense que la surface d'échange pour evacuer l'humidité doit etre largement plus importante pour du coton meme tissé serré que pour des membranes. Donc avec un air tres sec le coton doit secher beaucoup plus rapidement
Se connaitre et s'accepter


20 mai 2014 à 15:22:45
Réponse #14

Kilbith


Je peux me planter mais je pense que la surface d'échange pour evacuer l'humidité doit etre largement plus importante pour du coton meme tissé serré que pour des membranes. Donc avec un air tres sec le coton doit secher beaucoup plus rapidement

Plein de facteurs :

- Il n'y a pas de barrière qui pour fonctionner nécessite obligatoirement un différentiel entre l'extérieur et l'extérieur. Que ce différentiel soit l'humidité (pression de vapeur) ou la température.
- Il semble aussi qu'elle ne fonctionnent pas (du moins certains type) par temps froid. C'est logique : celles qui fonctionnent par "action moléculaire" sont inhibées.
- Les barrières sont le plus souvent étanches aux gaz. Il faut donc que la vapeur/transpiration soit transformée en phase liquide, soit "transportée", puis repasse en phase vapeur pour s'évaporer à la surface du vêtement. Cela demande une énergie considérable.
- Le coton fonctionne par effet mèche (capillarité). Si l’extérieur est plus sec que l'intérieur, l'humidité va aller vers le plus sec. Par temps froid, l'air extérieur est très sec. On peut aussi avoir du soleil qui "sèche" le coton même par temps très froid. Et, surtout, le coton on petu l'approcher d'un feu plus facilement que du synthétique.
- Le coton est coupe vent. Mais pas aussi complétement que les membranes. On va donc toujours avoir un "flux" à travers le tissu qui va naturellement transporter l'humidité.
- Le coton reste souple par grand froid. Pas la plupart des synthétiques. On peut donc ventiler mécaniquement par effet pompe...
- Les membranes ont le plus souvent (quasi toujours) une très fine couche protectrice hydrophile mais hydrophobe qui protège l'enduit ou la membrane principale. L'humidité peut y geler par temps froid et bloque les transferts. En plus l'humidité est absorbé, on ne peut pas l'éliminer en brossant par exemple.
etc....

Bref plein de facteurs positifs. Mais dans certaines conditions (grand vent, pluie, contact humide, pas de feu, pas de soleil, forte humidité atmosphérique) ces avantages deviennent des inconvénients.
« Modifié: 20 mai 2014 à 16:46:37 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

20 mai 2014 à 15:32:07
Réponse #15

lambda


en ce qui concerne le coton:

en supposant qu'on porte le coton sur une couche intermédiaire ou externe... On a eu alors soin de maintenir ces premières couches isolantes relativement sêches.

(i) par temps sec, mais pas forcément très froid (-10°C, -15°C par exemple),
Le coton va commencer à s'assécher assez rapidement mais l'évaporation de flotte étant endothermique, l'humidité résiduelle encore présente va geler dans les fibres à la vitesses grand V, au moins en surface.

(ii) par temps sec, et bien froid (-25°C, -35°C par exemple),
L'humidité contenue dans le coton va geler presque instantanément, et cela même en profondeur.

Dans le premier cas (i) on a le temps de trouver un moyen de se poser en cabane, de monter un bivouac avec un feu, afin de rétablir la situation, à savoir se changer avec son backup et/ou pouvoir se passer de sa couche intermédiaire/externe, tout sêcher au max avant de repartir faire quoique ce soit.

Dans le second cas (ii) on se doit immédiatement de monter un bivouac avec un feu, afin de pouvoir se changer avec son backup, et se préparer à passer la nuit sans avoir besoin de sa couche intermédiaire/externe, le temps de profiter de cet effet de "dry freezing" mentionné par musher, en suspendant ces fringues gelées en profondeur quelque part loin du feu et en laissant la nuit se passer: le matin il ne restera qu'à secouer fortement tout cela pour extraire le givre des fibres au maximum, avant de réendosser le tout.

Dans les 2 cas, on voit ici que 2 choses sont nécessaires:

- avoir du feu
et
- avoir du temps...

avec cela, l'usage du coton (en couche intermédiaire/externe quand même) reste visageable dans ces conditions.

Sans ces 2 éléments:

l'usage de vêtements techniques très spécialisés et la pratique de l'activité à l'intensité contrôlée en permanence  restent essentiels.

Le texte ici donne l'impression de "il faut que", mais en fait c'est juste une tentative de mettre en avant des points importants de façon synthétique, des principes AMHA, que tout un chacun peut adapter suivant ce besoins particuliers...  :-[ :)
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

20 mai 2014 à 16:26:10
Réponse #16

Kilbith


en pleine Taïga finno/scnadinave (russe aussi d'ailleurs), on évoluera ou travaillera en utilisant naturellement les ressources disponibles sur place... ici, par exemple: le bois mort sur pied, les grosses branches hors neige d'un gros résineux tombé depuis belle lurette, directement une souche déracinée de gros résineux hors neige ou facilement accessible...
Bref, l'élément feu est beaucoup plus facilement obtenable avec un peu d'habitude et de savoir faire, qu'en montagne.

Oui!  :up:

Dans ce contexte, le feu est un élément essentiel. Il faut alors en tenir compte sur le plan vestimentaire :

- On est dans le bois, la couche externe doit être solide mécaniquement. Exit le coupe vent de 150g.
- Je préfère utiliser une veste en coton ou polycoton qui résiste au feu. On est plus prêt du feu, on a plus chaud.
- J'ai des gants de cuir avec des sous gants de laine ou soie pour manipuler les bûches et les gamelles.
- Les gants doivent permettre de  bûcheronner
- Les doublures amovibles des chaussures peuvent être en laine (noire) pour sécher mieux à coté du feu
- Si j'ai une imper/respi c'est un modèle très léger qui reste dans le sac la plupart du temps pour éviter que la fumée du feu de bois la contamine
...etc.

On peut faire différemment si on n'a pas le choix. Mais ce qui est important c'est de s'adapter au contexte.
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

20 mai 2014 à 16:36:57
Réponse #17

musher


On a une couche qui reste chaude même mouillé au contact de la peau (sous vétement technique ou laine Merinos comme les Ulfrotte), une couche (ou plusieurs couches) qui va faire transiter l'humidité des sous vétements vers la dernière couche
L'objectif est que la transpiration parte de la peau à l'air libre.

Ensuite, il y a la 3ème couche. C'est elle qui va faire l'échange entre les vétements et l'air extérieur.

Si la température est négative dans la 3ème couche, l'eau va gelé dans la 3ème couche.
Si c'est une membrane technique, cette eau va geler dans les micro pores rendant cette membrane aussi respirante que du PVC. Donc l'eau arrivant des couches intérieurs va se retrouver piéger par la 3ème membrane et geler à son tour (ce gel qu'on a l'intérieur des vestes Gore Tex) et rendre la couche aussi isolante qu'un bloc de glace.

Si on produit beaucoup d'eau (effort violent), cette glace va se déposer de l'extérieur vers l'intérieur au travers des couches jusqu'à geler les sous vétements en cas extrème. Mais en tout cas, au fur à mesure des efforts, nos couches isolantes seront de moins en moins isolantes car de plus en plus remplies de gel (Cette sensation de froid qu'ont les porteurs de Gore Tex)

Avec le coton, l'eau va aussi gelé dans la 3ème couche mais comme il n'y a pas de membrane, l'air très très sec par effet de dry freezing va évaporer cette eau (surtout si il y a du vent) et l'effet de mèche du coton va aspirer la transpiration vers l'extérieur.
Résultat, si la production d'eau est équivalente à l'effet de dry freezing, la 3ème couche va rester isolante et le gel de la transpiration va rester en surface de la 3ème couche.

Si on doit produire un effort violent, on enlève la 3ème couche pour favoriser l'évaporation. L'objectif est d'empêcher la transpiration de geler en profondeur dans les couches.

Si il fait pas très froid, que la transpiration ne gèle pas dans la 3ème couche et que la pression en vapeur d'eau en vapeur d'eau est supérieur à l'intérieur, les membranes vont évacués la transpiration permettant aux couches internes de sécher. Le coton lui va s'imbiber d'eau et ne plus assécher les couches internes.

Quand il pleut, si la pression en vapeur d'eau reste supérieur à l'intérieur du vétement, le Gore tex va jouer son rôle. Le coton va se gorger d'ezau et mouiller les couches internes.

Entre le très grand froid où le dry freezing va sécher les vétements en coton et les températures positives  où le Gore tex va évacuer la vapeur d'eau de la transpiration, on va s'arranger pour mouiller le minimum les couches internes pour éviter de perdre de l'isolation.

20 mai 2014 à 21:36:21
Réponse #18

Oim


Merci pour le retex  :up:
Juste une remarque :
Je me doute que dans des conditions aussi engagées le matériel à son importance, mais ton retour est, à mon gout, un peu trop orienté "matos" , limite test technique. (pas taper, j'ai pas dit matérialiste!)
Un peu plus d'info comme celles sur le demi-tour involontaire où les rencontres , la gestion de l'effort, le plaisir de faire cette rando aurait rendu le truc un peu plus vivant/humain.
Un peu plus de "Did à la neige" quoi !

Tout le monde n'a pas le même matériel ni les mêmes terrains de jeu, mais tout le monde a un cerveau et deux jambes et il y a peut-être aussi des choses à partager là-dessus après une si belle mais rude ballade.

C'est pas une critique hein, j'ai lu avec intérêt.

 ;) im
" The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. "  GrandMaster B.R.
"tous les survivalistes ne sont pas paranoiaques, mais b*rdel j'ai l'impression que tous les paranoiaques deviennent survivalistes..." Le taulier

20 mai 2014 à 21:51:35
Réponse #19

Kilbith


Un peu plus d'info comme celles sur le demi-tour involontaire où les rencontres , la gestion de l'effort, le plaisir de faire cette rando aurait rendu le truc un peu plus vivant/humain.

J'ai essayé d'être factuel.   8)

Le reste est soit du domaine de l'intime (et je suis pudique) soit difficilement partageable par internet.

Comment partager le plaisir d'une conversation, les regards échangés, l'émotion du suédois d'âge mur face à l’expansionnisme russe,  le petit geste de salut au milieu de rien avec ceux que l'on croise, le sourire d'une jeune femme que l'on surprend à zieuter un beau mec, le moment de vacuité quand le réchaud ne démarre pas et que la nuit tombe, la démonstration d'une nouvelle façon de faire les hérissons par un vieux guide norvégien, le plasir de se lever avant les autres et de démarrer le poêle pour le plaisir de ces dames, la bière offerte par un groupe d'allemand, Les cafistes du centre de la France,  l'émotion devant les aurores boréales, le plaisir d'une trace de glouton au col de jakta, la glisse d'une lame sur le bois, la rencontre avec un aranais et parler du pays, croiser un groupe de randonneur équipé pour traverser l’antarctique et sourire, le blanc immaculé, les narines qui croustillent, s'arrêter au milieu de..rien, faire sa trace, admirer une suédoise qui fonce avec grâce sur ses skis, la frustration d'avoir la chambre d'hôtel placée au fond des toilettes.... ;D

Ca c'est comme le plaisir de partager un bon armagnac : il faut participer.  ;)
« Modifié: 20 mai 2014 à 22:03:29 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

20 mai 2014 à 22:09:23
Réponse #20

christophe1977


en tout cas merci de partager ce périple avec nous.
ça me donne envie de retourner en Suède et de découvrir cette partie du pays.

20 mai 2014 à 22:12:38
Réponse #21

Kilbith


ça me donne envie de retourner en Suède et de découvrir cette partie du pays.

Alors le but est atteint!  ;D
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

20 mai 2014 à 22:12:57
Réponse #22

Oim


Merci.
"Comment partager... " ?
je sais pas et la pudeur est respectable mais ces quelques lignes apporte déjà un peu d'humanité qui vient en fait de l'imagination puisque tu ne développes pas,  ça peut aussi donner envie de vivre des aventures pour ces aspects là ...
" The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. "  GrandMaster B.R.
"tous les survivalistes ne sont pas paranoiaques, mais b*rdel j'ai l'impression que tous les paranoiaques deviennent survivalistes..." Le taulier

20 mai 2014 à 22:20:21
Réponse #23

Kilbith


ça peut aussi donner envie de vivre des aventures pour ces aspects là ...

Il y a plein de gens qui le font mieux que moi.

En revanche, j'essaye de livrer les informations qui permettent, à ceux qui le désire, d'expérimenter par eux même. Habituellement on ne trouve pas ces informations, on trouve plus facilement des gens qui se mettent en scène. On a très peu de détails la plupart du temps.

 ;)

 
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

20 mai 2014 à 22:35:52
Réponse #24

christophe1977


certaines choses se partagent autour d'un verre et non sur internet  ;)

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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