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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Week end mouillé en traineau dans le Jura  (Lu 4057 fois)

27 février 2014 à 14:13:26
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musher


Mes obligations professionnelles et familiales me permettant de partir 4 jours, je décide d'aller dans le Jura malgré la météo peu engageante (pluie et 2 nuits avec des bourrasques à 60 km/h)

Le temps de charger le camion, direction le Jura. A 19 h, rendez vous avec Draven sur un parking pour éventuellement se retrouver samedi soir au bivouac qu'il fait avec un copain. Mais la météo est pas avec nous. Pluie chez lui et neige dans le sud du Jura.

Je passe la nuit au départ de mon itinéraire (nuit assez courte et entrecoupée avec les rafales de vent qui me réveille régulièrement)
Le matin, il pleut et la piste est dans un sale état. Les racines apparaisent par endroit. Dimanche, je vais rentrer sur la terre.

Message à Draven et direction le sud vers Bellecombe, les Moussières.

Sur place, avec la neige qui tombe dru et le ciel bas, pas moyen de répérer un spot de départ.
Soit ça monte à pic, soit je vois pas à 50 m. En plus quand je vais voir à pied, je m'enfonce jusqu'aux genoux dans une neige mouillée et collante. Les chiens vont ramer, le traineau va pas glisser et je vais pas pouvoir les aider.
 
A 14 h, n'ayant pas trouvé de lieu de départ, direction la Pesse, il y a des pistes pour les chiens, le fond sera dur et je connais le tracé.

Le temps de manger un morceau de fromage et de pain et je pars sur la 15 km avec mon EDC verte en bandoulière.

Au bout d'un 1/4 h, en voulant aider les chiens à passer une zone de neige mouillée, dans un fond, mon pied passe au travers de la neige et va dans le ruisseau en dessous. Une coque pleine d'eau et l'autre pas mieux. Tant que je bouge, ça va.(Ca m'apprendra à pas mettre les guêtres et à compter sur les guêtres du pantalon).

Après quelques plantages dans les congères, Taiga en tête repère sous la neige la piste et reste sur la trace.
Avec la neige mouillée qui tombe, mes gants en polaire sont trempés. Le temps de les enlever, première onglée.
En sortant des bois pour les derniers kilomètres, vent avec la neige en pleine face. La neige colle sur ma veste en cordura qui est trempée.
Les mitaines sont trempées et à 2km du camion, 2ème onglée qui me porte au coeur. Ca va pas bien. Pas assez mangé à midi.
Je mange une des 2 barres commando de ration qui est dans l'EDC. 2 minutes après, ça va beaucoup mieux (effet psycologique ou effet réel ??)

2ème nuit aussi courte dans la camion.

Samedi matin, je repare chercher un spot de départ pour mon bivouac.
Je tombe sur une musheuse pro que j'ai eu en stage lors de sa formation.
Elle me montre d'où partir et comment éviter les pistes de ski de fond dans la combe.

A 14 h après avoir chargé le traineau, je pars.


Après un parcours dans la combe sur les traces de la musheuse pro, je monte dans les bois et prend une trace de raquettes.
Parfois les chiens ont du mal à faire la trace dans la neige mais ça va, on avance.
La neige n'arrête pas de tomber.

A 16h, je tombe sur une cabane en bois avec un poele, qui sert aux mushers pro pour emmener leurs clients en raid. Ca ferra un bon backup mais je peux pas y rester car je sais pas si elle ne sera pas utilisée cette nuit.


Je continue à suivre une trace de raquettes. Au bout d'un moment, elle zigzage entre les arbres et s'enfonce dans les bois à mi-pente. Je ne peux plus faire demi tour car c'est trop étroit pour le traineau entre les arbres. Et en plus avec la pente, lorsque le traineau sera parallèle à la pente, il risque de partir en arrière sans qu'on puise le retenir.

N'ayant personne en raquette avec moi pour reconnaitre l'itinéraire, je peux m'avancer que de quelques mètres devant l'attelage pour voir si ça passe.

La neige passe sournoisement à la neige mouillée.

Les chiens rament dans la neige lourde, le traineau glisse pas et régulièrement se renverse dans les trous ou se coince dans les sapins.

On avance de plus en plus mal. A chaque fois que le traineau se renverse ou se coince dans un arbre, c'est la galère pour le sortir car je m'enfonce jusqu'aux genoux, voir mi-cuisse.

A 16 h 30, ne pouvant pas retourner à la cabane et ne voyant pas d'endroit pour bivouaquer, je cherche une trouée qui me permettrait de redescendre dans la combe, vers la route. Il y a pas de barre rocheuse sur la carte et la neige est assez épaisse pour pouvoir descendre une pente à pic.
Finalement, je vois une trouée dans les arbres. Au bout de 10 minutes de manoeuvre avec les chiens pour engager le traineau dans la trouée, sans le coincer dans un sapin, on descend tout schuss.
A la sortie du bois, on passe un mur haut comme une maison pour finir dans la combe. 

Je longe la lisière pour me trouver un bosquet.
Maintenant, il pleut avec des grosses rafales de vent.
Un gros conifère avec des branches jusqu'au sol et deux ou trois autres à côté. On s'y arrête. Il est presque 18 h et il va bientôt faire nuit.

Je tend la ligne d'attache des chiens entre 3 arbres avec le moufle et décharge le traineau sous le gros sapin.
Je suis intégralement trempé et avec les rafales de vent, je sens le froid. J'enfile la stowaway sous la veste de cordura. Ca coupe le vent. Ca va tant que je bouge mais faudra vite manger et boire chaud quand je vais m'assoir.
L'idée que dans une des caisses, il y a mon sac à viande en polaire, un caleçon et un sweat en polaire au sec dans un sac étanche me réconforte.

J'ai mis les 2 caisses en L pour faire paravent, plus le paravent en alu du réchaud. Malgré ça, pas moyen d'allumer le réchaud avec les 2 briquets bic : trop vent, doigts mouillé et pluie.
Je réussis à l'allumer avec 2 allumettes tempêtes grattées en même temps mais le vent éteint le réchaud. Je commence à plus trouver ça drôle du tout. Grand moment de solitude.


Le méta que je mets sur le réchaud veut pas s'allumer. Quand à verser de l'essence sur le bruleur pour réchauffer l'essence, la dernière fois, ça m'a valu des flammes de 50 cm et un coup de koflack pour l'envoyer s'éteindre dans la congère. Là de nuit, je risque de ne pas le retrouver.
A la 3ème tentative, il reste allumer.
Je remplis le faitout de neige, la tasse avec les gants en caoutchouc que j'ai mis pour éviter une onglée et verse dessus le contenu de la thermos d'un 1 litre pour accélerer la fonte.
Le réchaud ronfle et les chiens vont manger chaud car la nuit va être merdique pour eux aussi.
Au pire, j'aurai pu me faire chauffer un quard d'eau sur le réchaud Esbit de secours, dans la tente mais les chiens auront pas eu d'eau.

Je monte la tente malgré le vent et la pluie.
Chaque fois que j'ouvre une caisse, le contenu à l'intérieur est mouillée par les rafales de pluie.
Gamelle aux chiens pendant que la bouilloire chauffe puis dès que je m'assois, bol de soupe pendant les lyophilisées gonflent, Pate à la carbonara, qui ont jamais été aussi bonne puis bol de thé avec un nougat.
Pendant que je mange et range le matériel, j'ai remis à fondre de la neige avec le reste d'eau, pour demain matin.

Je rassemble tout, mets ce que je peux à l'abri dans les caisses. Je vérifie la stake des chiens et le moufle pour la nuit.
Les vieux ont creusés la neige jusqu'au sol et se sont couchés en boule, dos au vent, la truffe à l'abri sous la queue. Les vieux briscards connaissent la chanson. Le jeune groenlandais et le husky tournent en rond, sachant pas comment se protéger des rafales de pluie.
Je rentre à l'abri dans la tente. Mes fringues sont trempées. Lorsque je mets ma polaire dans un coin de la tente, un filet d'eau coule sur le sol tellement elle est gorgée d'eau. 

La tente est montée en pente et je mets mes tapis de sol en bas (de toute façon j'y glisserai dans la nuit alors autant que ce soit moi qui m'y installe correctement). Il y a 1 cm d'eau dans le bas de la tente.
Dès que je sors mon défence 6 de son sac de compression étanche, je le glisse dans le sur sac GoreTex.
Tout le matériel est trempé. L'appareil photo baigne dans son étui. Idem pour le GPS.
J'ouvre en grand la porte intérieure de la tente et j'allume le réchaud à bougie : une grosse bougie à 3 mèches dans une gamelle alu. Ca fume dans la tente, on dirai un hamman.


Je m'endors au sec et au chaud alors que dehors les rafales de pluie claquent contre la tente.
Au milieu de la nuit, la température a du descendre car la pluie a été remplacée par du grésil mais le vent n'a pas faibli.

A 7 h 30, je me sors à regret de mon sac de couchage. Heureusement, j'avais pris un change qui est resté au sec dans un sac de spéléo. Mes affaires de la veille ont gelés et je les enfourne dans le sac spéléo de force. Par contre pour mettre le pantalon qui a gelé, c'est folklo. Idem pour les chaussons des coques.



Je sors. Il fait beau et il gèle. Ouvrir les caisses pour préparer le petit déjeuber nécessite de casser la glace qui s'est formé dans la nuit. Il y a toujours un peu de vent et ça sèche mon pantalon avant qu'il est le temps de mouiller le collant.    Lorsque je veux allumer le réchaud, la pompe est bloquée puis cède d'un coup mais pompe plus rien. Je dois la remplacer.

Finalement le réchaud repart. Je fais chauffer l'eau de la veille qui a gelé dans le faitout et commence à ranger. Pendant que je distribue la soupe aux chiens, je fais chauffer l'eau dans la bouilloire. Muesli et café pour moi.

Je recharge le traineau avec les affaires, attèle lkes chiens, récupère ma stake et on repart.
Il fait presque beau (en tout cas, il ne pleut plus) et la neige gelée porte.

A 13 h, on arrive au camion. Le temps de tout ranger et il faut rentrer

 

Toutes les photos du week end : http://www.traineaux-randonnee.com/cadre/galerie/g_galerie_photo.php?image=CHIEN_jura_2014
 

27 février 2014 à 15:58:22
Réponse #1

Draven


Une bonne successions de galères quoi  ;D
J'suis content d'avoir été clouer chez moi par une gastro ce w-e la je t'avouerais, la météo est vraiment pas avec nous cet hiver...

Beau compte rendu, on se rend bien compte de la galère que tu a du vivre, ça tempère un peu les sorties ou tout se passe bien, et ça montre clairement le travail qu'il faut faire en amont pour éviter de trop galérer en cas de météo vraiment merdique.
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

27 février 2014 à 17:03:36
Réponse #2

Merlin06


L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

27 février 2014 à 17:09:27
Réponse #3

Ishi


Le genre de sortie qui reste gravée dans la mémoire.  :love:
Par contre, je suis surpris que tu ai nourri les chiens le matin avant de partir.
J'ai toujours évité de manière à éviter les torsions d'estomacs.
Les chaussons et les lacets des koflachs, perso, c'était toujours dans un sac en plastiques et au fond du duvet. Ca évite d'avoir à faire des nœuds avec des baguettes.  :D
Comme d'ailleurs la gourde d'eau chauffé qui sert de bouillotte et donc qui est resté à l'état liquide le lendemain matin.
Une autre solution, consiste à enterrer le bidon d'eau dans la neige avec l'orifice vers le bas. Comme ça, s'il vient à commencer à geler, ce sera en haut et ça ne bloquera pas le bouchon.
Une astuce que j'utilisais pour que mes chiens soient bien hydratés était de rajouter un bouillon cube.
Merci pour le partage.
Steph
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

27 février 2014 à 23:00:18
Réponse #4

musher


Les galères, t'en as toujours quand tu fais du hors piste car un truc de 4 m de long, plus de 100 kg et plus haut que large, ça va toujours se coincer dans un truc, se renverser.
Mais là, avec la neige pourrie, dès qu'on est sortie du chemin de rando qui était assez large, c'est vraiment devenu galère.

Citer
ça montre clairement le travail qu'il faut faire en amont

Travail que j'avais pas fait, comme re-nikwaxé ma 3ème couche. Bon j'ai eu de la chance car avec le traineau, je peux emmener un backup, un backup de backup donc si ça m*rde, c'est tolérable. 
Pareil, j'aurai du mettre la stowaway sous la veste en cordura pour protéger la polaire, dès que la neige est passée à la pluie.

Pour le réchaud, la coupelle en caoutchouc de la pompe était déchirée. Pourtant elle a été changé il y a 2 ans pour la première fois (le réchaud date du début des années 90). ESt ce qu'il y a de l'eau qui est rentré et avec le gel de la nuit, je l'ai déchiré en pompant le matin ?

Ishi : les chiens sont pas nourris le matin mais le soir. Le matin, ils ont une soupe pour être réhydratyés et éviter qu'ils mangent de la neige en route. C'est juste l'eau tiède avec quelques croquettes pour le goût. J'évite le bouillon cube car c'est trop salé.
J'avais pas emmené de jerrican. Sur un raid d'une semaine, on prend un jerrican de 5 litres.

Pour les chaussons des coques, ils étaient tellement trempés que j'ai pas voulu les mettre dans le sdc pour qu'ils séchent un peu dans la tente et surtout évitent de mouiller l'intérieur du sac. En tant normal, ils sont dans le sac des affaires de nuit et dans le sac de couchage.

Merci de vos commentaires car vu que ce WE n'était pas de la survie (enfin pas encore  :D ) ni du buschcraft, je savais pas si il avait ça place ici.   

28 février 2014 à 09:17:00
Réponse #5

VieuxMora


Les galères, t'en as toujours quand tu fais du hors piste car un truc de 4 m de long, plus de 100 kg et plus haut que large, ça va toujours se coincer dans un truc, se renverser.
Mais là, avec la neige pourrie, dès qu'on est sortie du chemin de rando qui était assez large, c'est vraiment devenu galère./
////////........

Merci de vos commentaires car vu que ce WE n'était pas de la survie (enfin pas encore  :D ) ni du buschcraft, je savais pas si il avait ça place ici.

Cela a toute sa place ici, puisque c'est du retour d'expérience.
Notamment avec la description des décisions que tu as prises au fur et à mesure.
Dans ton cas, cela montre que même avec beaucoup d'expérience, une situation peut devenir limite.

D'un coté tes back-up existent et t'ont permis d'affronter en hors piste des conditions MTO pourries (rien de pire que la neige fondue aux alentour de +/- 0°C, sinon les pluies verglaçantes).
D'un autre, même à proximité de la civilisation, on peut se trouver dans une situation très engagée.
Par le fait d'être seul, un pépin physique aurait pu faire basculer la situation engagée vers la situation de survie.

Donc merci d'avoir pris le temps de nous avoir raconté ta petite aventure et l'analyse que tu en as faite.

 

28 février 2014 à 14:48:05
Réponse #6

camoléon


Salut Musher,

et encore merci pour le partage! :up:

Par curiosité, tu étais partis avec 6 chiens, c'est ça? Pour une charge sur traineau d'une centaine de kilos? Tu as une meute de combiens de chiens, en tout, STP?
Des Malamuts? Husky? Groenlandais? etc...

au plaisir de te relire.
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

28 février 2014 à 15:30:34
Réponse #7

camoléon


Autant pour moi Musher, j'ai relus ton texte et découvert ton site et je constate qu'il s'agit de groenlandais et de husky :-[
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

28 février 2014 à 18:08:52
Réponse #8

musher


Par le fait d'être seul, un pépin physique aurait pu faire basculer la situation engagée vers la situation de survie.

J'ai quasiment toujours randonner seul (Période, type de rando et peut être aussi caractère  :-\ ) et j'essaye d'être trop prudent car justement, ça peut vite partir en javel. Surtout que sur de la grande rando, difficile de donner un itinéraire et des horaires.

J'ai une meute de 5 groenlandais et un husky en famille d'accueil.

Le traineau fait 40 kg et le chargement 60 kg. 100 kg de chargement, c'est pour une semaine en autonomie complète et bivouac.
Une semaine en refuge, c'est 80 kg de chargement environ.

Merci pour vos commentaires
« Modifié: 28 février 2014 à 23:52:35 par musher »

01 mars 2014 à 13:16:53
Réponse #9

Kilbith


Merci pour le retex

Hier bivouac -15 après une nuit merdique dans le train pour kiruna et 4 heures de marche jusqu'à la nui chargé de sept jours de bouffe , du carburant pour l'eau et de quoi gérer -30...

À la frontale au bivouac je veux allumer le réchaud : nada! Gros moment de solitude...plus d'eau, plus de bouilotte pour les chaussons. Après une nuit "moyenne" départ au petit matin pour rallier la civilisation. Ce sera bon ce soir et j'ai trouvé de l'eau libre donc nalgene contre le corps pour la suite de la journée

L'injecter du réchaud gaz s'est bouché cela ne mettait jamais arrivé. Testé la semaine dernière pourtant, nettoyé, nickel. Et pas d'ami haut en back up ni allume feu puissant du fait de la sécu avion. Juste eu le temps de chopper trois bouteilles de gaz.

Le plus drôle c'est qu'au milieu de rien avec plus de réchaud on peut chopper du réseau!
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

01 mars 2014 à 14:45:40
Réponse #10

François


C'est la galère, Didier !
Je ne vois pas quoi faire pour t'aider, si ce n'est compatir et faire part des idées qui me viennent : se procurer des allumettes efficaces dès que possible, des allumes feux, à défaut un peu d'essence (essence+sciure çà fait un allume feu correct, à manier avec précaution).
Dégeler le réchaud : c'est peut être de la condensation qui a gelé dans le gicleur.

D'autres auront sans doute des idées plus utiles.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

01 mars 2014 à 15:54:51
Réponse #11

Kilbith


Merci

Mais c'est sous contrôle. J'avais quelques lancettes de diabeto pour percer les ampoules. J'ai en bricolant pu les introduire dans l'injecteur.
L'erreur c'est de n'avoir pas de clef pour le démonter. Je ne pensais pas avoir de pb avec le gaz. Pas pris un second réchaud à cause poids ( j'ai prefere prendre du thermique)

Je dois juste adapter mon itinéraire pour aller de hutte en hutte si le réchaud recommence à gommer. J'ai essaye de chauffer la ligne de carburant au briquet et contre moi sans succès avant de penser aux lancettes ce matin!!!!!
 

 Renseignement pris il à fait -17 cette nuit, la glace couvrait mes chaussons de sorel hier soir....


Je vous quitte, plus de réseau les 6 prochains jours (plus de végétation non plus mais huttes approvisionnées)


Excusez moi pour avoir pollué le retex de musher (ici c'est le paradis des musher!!!!)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

01 mars 2014 à 22:31:31
Réponse #12

guillaume


C'est riche en enseignements ça Did !

Comme quoi, même quand tout ait toujours allé nickel, pour les objets indispensables comme un réchaud en hiver, il vaut mieux avoir du back-up, de quoi réparer, etc....

Fais moi penser à déplacer tes posts dans le futur CR que tu ne manqueras pas de faire ;#.

Bon trip !

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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