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Auteur Sujet: Problèmes de demoiselle : frotteurs et pervers chuchotteurs  (Lu 45930 fois)

15 avril 2014 à 10:46:31
Réponse #150

DavidManise


Salut :)

J'ai découvert cette plume hier soir et j'aime ENORMEMENT ce qu'elle raconte sur plein de sujets, y compris celui qui nous intéresse.  Un bel esprit. 

http://www.megaconnard.com/2014/03/harcelement-de-rue-ou-la-necessite-dun-peu-de-discernement/

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

15 avril 2014 à 12:07:18
Réponse #151

Nemorale


Megaconnard est intéressant pour sa disruption habituellement. Sur ce billet, il n'est pas vraiment innovant. Ce qui me gêne aussi, c'est de tout le temps prendre le point de vue d'hommes sur le sujet du harcèlement et des agressions dans la rue. Ce n'est pas le sujet de ce forum, alors si vous souhaitez que je développe, ce sera plutôt en privé.

Je tenais à porter à votre connaissance l'expérience d'un homme qui a usurpé une identité féminine sur un site de rencontres (lieu de communication aggressive et faussée, selon moi). Ce qui m'intéresse c'est son ressenti devant ce qu'il a reçu comme communication et messages. Il a été abasourdi et dépassé. Au point de cesser l'expérience assez rapidement.
(Faut-il que je crée un nouveau fil, car ce n'est pas dans la rue ?)
C'est en anglais : http://jezebel.com/man-poses-as-woman-on-online-dating-site-barely-lasts-1500707724

15 avril 2014 à 15:48:47
Réponse #152

DavidManise


Ouep.

C'est super intéressant.

J'avoue avoir fait le test moi-même et ici sur ce forum.  Avec un personnage un peu provoc.  Je m'attendais à avoir quelques plans drague bien pourris.  En réalité j'ai surtout eu des messages de mise en garde de la part d'un des modos et de membres bienveillants sur la sécurité sur Internet...  et aussi deux ou trois MP "amicaux". 

Et un "très très amical" qui a fini par une invitation insistante à un chalet dans la montagne, puis devant mon refus à une sentence assez hallucinante du genre "faut pas allumer des feux qu'on n'a pas envie d'éteindre". 

J'ai juste halluciné...

Si ICI, un forum super cool avec une haute teneur en modos et en gens bienveillants on a des trucs comme ça, j'ose même pas imaginer sur les sites de rencontre.

Bref...  ce qui fait froid dans le dos encore une fois c'est la distance parfois très courte qui existe, chez certains hommes, entre le désir et la violence. 

Y'a vraiment des mecs qui sont tordus du slip. 

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

15 avril 2014 à 16:46:12
Réponse #153

Cocoeau


David : wow, j'aurais pas cru ça ici, sur un fow' plutôt très bien modéré... Bref, cela étant, imaginez sur des forums de très grande ampleur - Doctissimo par exemple - le nombre de messages agressifs, voire de photos non désirées :o
Mais on s'éloigne du harcèlement de rue et dans les lieux publics.

Concernant les propos de Megaconnard, bien sur qu'un homme peut encore sourire dans la rue à une femme... Heureusement. Mon but en créant ce post n'était nullement de donner aux hommes la "peur permanente de mal faire" !

15 avril 2014 à 20:29:57
Réponse #154

DavidManise


Bien sûr que ton but n'était pas là. 

C'est toujours pareil, quand on commence à gérer un problème on a un effet d'oscillation vers l'extrême inverse.  Puis ça revient vers un juste milieu...  ;)

Sinon pour la petite histoire, le mec agressif avec mon avatar féminin a été dégagé direct.  Avec une petite leçon de morale ensuite...  puis finalement le garçon montant sur ses grands chevaux a été invité à une rencontre en personne histoire qu'on en parle de visu. 

Jamais plus eu de nouvelles...  :D

Les tordus du slip ont en commun, et ça je l'ai SOUVENT vérifié, d'être lâches et minables.  C'est d'ailleurs pour ça qu'ils cherchent à agir impunément comme ça.  En douce et sur quelqu'un qui aura du mal à se justifier et à se défendre.

Tout ce que j'admire chez l'être humain quoi.  Le courage, la noblesse, la bienveillance désintéressée...  tout ça...  ::)

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

17 avril 2014 à 23:06:07
Réponse #155

Cocoeau


Une partie de ce fil a traité de "comment réagir si vous voyez une femme se faire emm*rder". Je voulais y ajouter quelque chose suite à une mésaventure qui m'est arrivée ce matin...

La situation : un métro, un peu de monde mais pas bondé. Une jeune fille (je lui aurais donné 16-17 ans) est assise. A une station une bande de mecs du même âge à peu près monte, ils connaissent apparemment la jeune fille de loin (amis d'amis ou connaissances de lycée sans doute). Ils se saluent plutôt cordialement.

C'est là que ça commence à dégénérer.
L'un des mecs s'assoit sur les genoux de la fille, en lui disant "fait comme si on était intimes, vas-y embrasse moi" et en lui tripotant les seins. Au début elle rit - jaune, certes, mais je décide de ne pas intervenir.
Puis elle commence a protester, elle est visiblement mal à l'aise. Le jeune homme s'en fout totalement, il continue à la tripoter. Là j'interviens en ces termes :
"Hé, je sais pas si tu te rends compte que tu la fais chier, là, ta 'pote'. En plus t'as l'air con, tout le métro te regarde. Et elle aime pas ça. Allez lâche la."

Et là... Paradoxe étrange, la demoiselle s'emporte, me balance de "m'occuper de mon gros cul" et crache à mes pieds.

Dans une affaire de violence, il n'y a pas une gentille victime et un méchant agresseur. Il y a un agresseur et une inconnue. Cette inconnue, on ne sait pas - par définition - quelles peuvent être ses réactions. Soyez donc prudents et protégez vous vous-même.

Ici ce n'était qu'un peu de crachat. J'aurais aussi pu me prendre un pain.

18 avril 2014 à 00:43:41
Réponse #156

Hurgoz


Yo,

Juste de point de vue, différents sur ta mésaventure (y a pas de bonnes réponse, hein: chacune amène juste à une situation différente:
  • Agir comme tu l'as fait, c'est comme l'intervention d'une nation, sur le territoire d'une autre nation: soit elle agit en réponse à un appel à l'aide d'une population, soit elle agit parce qu'elle estime devoir...Dans le premier cas, l'action est le résultat d'un appel à l'aide, dans l'autre, d'une analyse et d'un point de vue sur une situation. Hors, notre point de vue n'est jamais omniscient, donc y a moyen de se prendre des murs
  • Autre approche, sans rapport avec le précédent: en agissant comme tu l'a fait, tu as pris un risque, ok. Mais si la nana n'avait pas été du tout consentante, tu prenais le risque de la laisser devenir victime...
Et il doit y avoir d'autres analyses possibles de la situation. Le tout étant de prendre des choix avec lesquels on est en accord (et oui: on peu se planter... ;) )

Bonne soirée

Hugo
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

18 avril 2014 à 00:55:35
Réponse #157

VERDUG0


"Hé, je sais pas si tu te rends compte que tu la fais chier, là, ta 'pote'. En plus t'as l'air con, tout le métro te regarde. Et elle aime pas ça. Allez lâche la."

1) Tu attires l'attention sur elle en parlant d'elle. la situation la saoulait peut etre, mais la tu lui mets la honte devant ses connaissances + les autres passagers = elle te renvoie la honte comme ca c'est plus elle qui l'a  ;D

2) "T'es qui pour parler de moi !?"
- tu la juges
- tu la juge devant tout le monde
- en plus tu affirme/informe qu'elle a honte (faiblesse)
- les gens aiment pas etre jugé.

3) Au debut le gars qui l'a tripote, c'est lui l'attraction, ensuite tu la transforme elle en attraction dans un contexte pas plaisant mais en plus tu rends tout ca public, ca sort du cadre intime.


18 avril 2014 à 09:43:45
Réponse #158

emco


Perso, j'ai pris le pli dans des situations comme décrites de m'adresser à celle (ou celui) que je considère comme la victime directement, comme si les autres n'existent pas en lui demandant si tout va bien.
Si tout va bien, je n'intervient pas, je n'ai pas eu "son autorisation". C'est dans tout les cas un bon moyen de prise de contact et de lui montrer que tout le monde ne se fout pas de la voir en galère.
Il faut bien sûr nuancer, vu la pression que subit généralement "la victime".

18 avril 2014 à 11:58:19
Réponse #159

Bomby


Une partie de ce fil a traité de "comment réagir si vous voyez une femme se faire emm*rder". Je voulais y ajouter quelque chose suite à une mésaventure qui m'est arrivée ce matin...

La situation : un métro, un peu de monde mais pas bondé. Une jeune fille (je lui aurais donné 16-17 ans) est assise. A une station une bande de mecs du même âge à peu près monte, ils connaissent apparemment la jeune fille de loin (amis d'amis ou connaissances de lycée sans doute). Ils se saluent plutôt cordialement.

C'est là que ça commence à dégénérer.
L'un des mecs s'assoit sur les genoux de la fille, en lui disant "fait comme si on était intimes, vas-y embrasse moi" et en lui tripotant les seins. Au début elle rit - jaune, certes, mais je décide de ne pas intervenir.
Puis elle commence a protester, elle est visiblement mal à l'aise. Le jeune homme s'en fout totalement, il continue à la tripoter. Là j'interviens en ces termes :
"Hé, je sais pas si tu te rends compte que tu la fais chier, là, ta 'pote'. En plus t'as l'air con, tout le métro te regarde. Et elle aime pas ça. Allez lâche la."

Et là... Paradoxe étrange, la demoiselle s'emporte, me balance de "m'occuper de mon gros cul" et crache à mes pieds.

Dans une affaire de violence, il n'y a pas une gentille victime et un méchant agresseur. Il y a un agresseur et une inconnue. Cette inconnue, on ne sait pas - par définition - quelles peuvent être ses réactions. Soyez donc prudents et protégez vous vous-même.

Ici ce n'était qu'un peu de crachat. J'aurais aussi pu me prendre un pain.

Et ensuite, que s'est-il passé ? Le "tripoteur" a-t-il continué son œuvre ? La "tripotée" a-t-elle pu profiter de ton intervention pour reprendre un peu la main sur une situation qu'elle subissait?

Il est clair que tu n'as pas été payée de retour pour ton intervention (je pense que Verdugo, un peu plus haut, expose des raisons qui paraissent pertinentes pour cela), mais ça ne veut pas dire que, pour autant, ton intervention n'ait pas, malgré tout, servi celle pour laquelle tu a jugé bon d'intervenir.

C'est forcément compliqué.

Je trouve bien que tu aies pris une initiative... Ce n'était peut-être pas la meilleure, mais au moins c'en était une...

On peut d'ailleurs, une fois de plus, se référer à la notion fondamentale d'initiative, notion de base de tout raisonnement tactique (qui consiste grosso modo à toujours chercher à prendre et garder l'initiative, pour ne pas subir l'initiative adverse), ce qui est à mon avis valable qu'on soit déjà à un stade de violence physique ou non.

La jeune fille, ici, subissait totalement l'initiative déplacée du "tripoteur", et ne parvenait pas à s'en sortir. Personne d'autre ne prenant la moindre initiative, elle n'avait pas d'opportunité de reprendre elle-même la moindre initiative.

Ton intervention a créé cette opportunité. Et la fille a saisi l'initiative. Peut-être pas de la meilleure façon non plus, mais au moins elle l'a saisi. L'a-t-elle ensuite utilement conservée, l'histoire ne le dit pas. Mais au moins, elle a pu la saisir et tu lui as donné cette opportunité.

On en revient finalement dans ce genre de cas pratiquement toujours aux mêmes principes : il ne faut pas que le plan de l'agresseur puisse se dérouler sans anicroche. En quelque sorte, même si tous ne se valent pas, tout évènement disruptif peut sembler à priori bienvenu.

Après, tu indiques qu'apparemment la jeune fille et la bande de mecs concernée se connaissaient mais, forcément, tu ne peux savoir dans quel contexte ni tout ce que ça implique. Peut-être cette jeune fille est-elle quotidiennement exposée à ce genre de harcèlement pas les mêmes personnes, voire à des violences plus importantes. Auquel cas, elle a peu de marge de manœuvre et doit gérer au moins mal cette rencontre et ce comportement offensif et déplacé en fonction des rencontres à venir...

Ça peut aussi expliquer le cas échéant son attitude envers toi, attitude qui, dans une hypothèse de menaces quotidiennes de ce type, peut paradoxalement vous préserver un peu toutes les deux d'une surenchère violente de l'agresseur.

Sans même parler par analogie du syndrome malheureusement classique de la femme battue qui se retourne contre celui ou celle qui lui vient en aide, ou encore du syndrome également malheureusement classique du harcelé-racketté qui nie l'évidence par peur des représailles.

Cordialement,

Bomby
« Modifié: 20 avril 2014 à 18:09:00 par Bomby »

19 avril 2014 à 22:26:08
Réponse #160

Cocoeau


Je n'ai en effet pas eu la réaction idéale. J'ignore quelle aurait été la réaction idéale...
Mais elle en a profité pour se lever, échappant au moins temporairement au type. En revanche je ne sais pas ce qui s'est passé après car je suis descendue. (ce n'était pas une fuite, mon arrêt arrivait. Non que j'aie besoin de me justifier mais pour clarifier la situation.)

Les mecs se comportaient avec la nana comme avec une connaissance vague, ils n'avaient pas l'air de se fréquenter régulièrement. Mais ça n'exclut pas une relation de violence permanente...

1) Tu attires l'attention sur elle en parlant d'elle. la situation la saoulait peut etre, mais la tu lui mets la honte devant ses connaissances + les autres passagers = elle te renvoie la honte comme ca c'est plus elle qui l'a  ;D

2) "T'es qui pour parler de moi !?"
- tu la juges
- tu la juge devant tout le monde
- en plus tu affirme/informe qu'elle a honte (faiblesse)
- les gens aiment pas etre jugé.

Mon intention en disant cela n'était évidemment pas de lui faire honte ou de la juger. Si quelqu'un a une idée de ce que j'aurais dû dire, je suis preneuse.

19 avril 2014 à 23:45:09
Réponse #161

Arnaud


Plop,

C'est toujours facile les analyses a posteriori ;) mais puisque tu cherches des avis, je te donnes le miens.

Si tu as dis texto ce que tu retranscris, je vois quelques problèmes...

- Tu ignores la fille, en t'adressant à son "copain" tu la zappes complètement, je comprends que ça l'ai énervée.
- Tu insultes son "copain", tu es une inconnue, elle fait front avec celui qu'elle connait.
- Tu interviens avec une intention maladroite, tu veux manifestement aider mais en fait tu provoques le mec, t'as de la chance qu'il se soit pas foutu sur ta peau.
- Au final, tu te met en danger pour des broutilles.

Pour ta prochaine fois, si je peux te proposer quelques conseils:

- Analyse bien s'il faut intervenir, vu les moeurs des jeunes à notre époque, perso j'aurai laisser faire, tu lui aurais laissé un peu de temps elle lui aurait peut être broyer les c*u!lles.
- Commence par un "Salut/Bonjour", c'est ce que font les gens civilisés et attend un retour, laisse la répondre et fais en focntion.
- N'ignore personne, si tu rentres en communication avec un groupe assures-toi d'avoir capté tout le monde et que tout le monde t'ai capté en retour.
- N'insulte personne, tu ne peux pas calmer le jeu si tu jettes de l'huile sur le feu.
- Affiche clairement tes intentions, si tu proposes ton aide ou une "diversion" il faut que ça sonne comme ça et pas comme une provocation.
- Soit clair dans ta tête sur ce que tu pourrais avoir à faire si ça tournait mal et que ça devenait physique.

Mes 2 tickets T,
Arnaud.
« Modifié: 19 avril 2014 à 23:50:56 par Arnaud »
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

20 avril 2014 à 07:50:54
Réponse #162

Djeep


Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

22 avril 2014 à 11:32:24
Réponse #163

Nemorale


La situation : un métro, un peu de monde mais pas bondé. Une jeune fille (je lui aurais donné 16-17 ans) est assise. A une station une bande de mecs du même âge à peu près monte, ils connaissent apparemment la jeune fille de loin (amis d'amis ou connaissances de lycée sans doute). Ils se saluent plutôt cordialement.

C'est là que ça commence à dégénérer.
L'un des mecs s'assoit sur les genoux de la fille, en lui disant "fait comme si on était intimes, vas-y embrasse moi" et en lui tripotant les seins. Au début elle rit - jaune, certes, mais je décide de ne pas intervenir.
Puis elle commence a protester, elle est visiblement mal à l'aise. Le jeune homme s'en fout totalement, il continue à la tripoter.

Et en posant la question à la jeune femme ?
J'imagine une accroche par le regard et même des signes (si le type ne te voit pas) pour dire : "ça va ?"
Et ensuite s'adresser à la jeune femme ?

26 août 2014 à 20:18:45
Réponse #164

Kogi


Bon n'imaginez pas non plus toutes les façons de les castrer hein. On est passé d'un monde dominé par les hommes à un monde dominé par les femmes (ça va de paire avec le commerce pour moi, le modèle économique) et actuellement ceux dont l'auteur parlait ne sont en effet pas dangereux. Au contraire ils sont à plaindre, donc peut-être pas la peine de les étrangler. (hein David  ;#)

Par contre ce qui est plus inquiétant et plus pertinent du côté survie c'est qu'on vit dans un monde de plus en plus perturbé, et je m'en fais d'avantage sur les femmes qui sortent seules le soir. Ou pire encore, celles qui sortent régulièrement faire un footing seules tous les matins à la même heure. A mon avis il serait aussi important, même si ce n'est pas le sujet à proprement parler de bien préparer les femmes aux agressions. Ou de les accompagner, ce qui reste la méthode la plus naturelle, mais bon, l'individualisme laisse plein de gens seuls... Alors je sais que là je parle plus de l'aspect self defense mais le sujet est vaste, pour moi tout ce que je vois c'est qu'un emmerdeur est un emmerdeur et une femme est une femme (c'est pas péjoratif hein). Ceux dont il est question sont déjà les victimes de leurs hormones, c'est comme les pédophiles, ils sont méprisables, mais pas vraiment dangereux ou méchants (sauf pour les enfants évidemment).

Voilà voilà peut-être un petit HS et j'apporte pas d'expérience ou de technique, j'dis juste, la génération dont parle l'auteur, ceux de 15 ans qui crient ce genre de choses, sont surtout victimes d'un monde qui les axent complètement vers le sexe sans vraiment leur donner une idée de ce qu'est vraiment la vie avec ses valeurs etc... Et il me semble intéressant de regarder aussi les vrais dangers.  ;)

PS: J'ai lu que les premiers posts, si ce dont je parle a déjà été évoqué vous me virez comme un mal propre hein   :up:
"Le meilleur de l'homme ne tarde pas à passer dans le sol en qualité d'engrais" - Henry David Thoreau

26 août 2014 à 21:24:12
Réponse #165

Tompouss


Dans la catégorie pervers, j'étais tombé sur une caméra IR type caméra d'affut pour la chasse posée juste en bonne position pour avoir des photos des joggeuses le long d'un chemin de halage, quand on sait que ces machins donnent l'heure de passage, facile pour un prédateur sexuel de repérer des proies potentielles  :glare:

Pour la préparation aux agressions dont tu parles Kogi bah ma femme arrêtait pas avec les "tu me saoules à vouloir que j'ai toujours une lacrymo sous la main" "tu me gaves à m'obliger à suivre une initiation self défense" "tu me gaves à vouloir que je m'entraine à me défendre" et au final il y a quelques mois quand un mec a voulu la forcer à monter dans sa voiture alors qu'elle allait au travail à vélo ça lui a bien servi , malheureusement elle a pas pensé à regarder la plaque :glare: suite à ça le jour même de l'obtention de son permis elle a eu droit à sa voiture et entre temps hors de question qu'elle parte à vélo même si ça me faisait me lever à 4h30  ::)

"Pour celui qui ne sait pas vers quel port il navigue, aucun vent n'est favorable" Sénèque

26 août 2014 à 21:44:05
Réponse #166

Kogi


Voilà un bon exemple. C'est triste de voir que c'est si courant... En tout cas super les réflexes, chapeau.  :doubleup:

En plus j'avais même pas pensé aux caméras... Ça va loin quand même... Et ouais le problème c'est qu'on est sédentaires, très réguliers, on se sert du temps pour s'organiser et les départs pour le boulot, les joggings... Même pas besoin d'être discret pour faire du repérage de proie les gens sont très exposés, notamment les femmes, qui plus est seules vu que c'est le sujet.

Enfin bref je me répète, juste, faut sensibiler les demoiselles, sans leur demander de refaire Kill Bill (quoi que les katanas c'est sympa  ;#), à la défense etc, c'est pas des conneries.

EDIT: Les dames aussi. En plus il me semble que le terme demoiselles n'est plus utilisé.  ;#
"Le meilleur de l'homme ne tarde pas à passer dans le sol en qualité d'engrais" - Henry David Thoreau

27 août 2014 à 11:04:50
Réponse #167

Nemorale


Ce qui serait cool aussi, les hommes présents ici, ce serait d'appliquer des règles simples pour aider les femmes, comme vous comporter en tant que non-agresseur.
"la nuit, si vous  êtes derrière une femme seule, changez de trottoir et accélérez pour lui montrer que vous n'êtes pas un agresseur" par exemple.

http://www.crepegeorgette.com/2014/02/05/le-trottoirgate-ou-comment-la-peur-vint-aux-femmes-2/

Attention : je ne dis pas que les agressions n'existent pas. Je dis juste qu'il faut arrêter de faire peur aux femmes. Pour les aider, mieux vaut les aider dans la rue directement en ne prenant pas toute la place.

27 août 2014 à 12:01:32
Réponse #168

Phil67


Ce qui serait cool aussi, les hommes présents ici, ce serait d'appliquer des règles simples pour aider les femmes, comme vous comporter en tant que non-agresseur.
Attention à ne pas dériver vers une inversion totale des valeurs !

Dans la même logique tout homme hétérosexuel (ou femme homosexuelle pour ne pas faire de discrimination) serait bientôt suspecté de culpabilité par défaut, à leur charge de prouver leur innocence.

C'est un peu le problème du niqab à l'envers : imposer des contraintes au sexe opposé plutôt que de maîtriser ses pulsions dans un cas ou peurs infondées (dans plus de 95% des cas) dans l'autre.
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

27 août 2014 à 12:19:25
Réponse #169

Spinup


imposer des contraintes au sexe opposé plutôt que de maîtriser ses pulsions dans un cas ou peurs infondées (dans plus de 95% des cas) dans l'autre.
Imagine toi marcher dans la rue, seul(e), suivi par un inconnu avec lequel tu n'as aucune chance dans une confrontation physique et te dire il n'y a "que 5%" de chance qu'il veuille te violer. Je ne parlerais pas de peur infondée.

Il ne s'agit pas d'imposer une contrainte ou de stigmatiser les hommes commes agresseurs, mais si etant un homme tu es conscient qu'une femme seule suivie par un homme la nuit a des raisons d'etre inquiete (ou au minimum en alerte), pourquoi ne pas montrer un comportement rassurant?

27 août 2014 à 13:28:52
Réponse #170

Phil67


Imagine toi marcher dans la rue, seul(e), suivi par un inconnu avec lequel tu n'as aucune chance dans une confrontation physique et te dire il n'y a "que 5%" de chance qu'il veuille te violer. Je ne parlerais pas de peur infondée.

Il ne s'agit pas d'imposer une contrainte ou de stigmatiser les hommes commes agresseurs, mais si etant un homme tu es conscient qu'une femme seule suivie par un homme la nuit a des raisons d'etre inquiete (ou au minimum en alerte), pourquoi ne pas montrer un comportement rassurant?
Je partage globalement ton avis, mais je trouve que c'est prendre le problème à l'envers plutôt qu'à la racine.

Je viens de lire rapidement l'article du lien de Nemorale : http://www.crepegeorgette.com/2014/02/05/le-trottoirgate-ou-comment-la-peur-vint-aux-femmes-2/

Il est excellent et mériterait un sujet de discussion dédié ici, en gros (pas le temps de rentrer dans les détails) :
   - on (la société) apprend aux femmes à avoir peur dans la rue dès l'enfance
   - elles ont beaucoup moins peur d'une agression pour un vol que d'un viol (contrairement à toutes les statistiques)
   - pourtant l'immense majorité des viols a lieu hors de la rue dans le cercle des proches
   - on apprend aux hommes à ne pas avoir peur et à affronter la violence par la violence dès le plus jeune âge
   - du coup ils sont plus victimes de la violence de rue (alors que la meilleure défense est généralement la fuite ou l'évitement)
   - le conditionnement par la peur est un excellent moyen de "pression sociale" ("tu ne vas pas sortir dans cette tenue ou aller à tel endroit ou rentrer si tard, etc...")
   - la peur n'évite pas les risques mais paralyse et empêche toute analyse rationnelle
   - parallèlement on inhibe culturellement la violence chez les femmes dès l'enfance
   - à force de conditionnement les femmes finissent par intérioriser le rôle de victimes potentielles ne pouvant pas se défendre
   - se résigner à accepter cette vision sexiste ne fait que maintenir les femmes sous la dépendance des hommes

Selon moi essayer d'imposer de "changer systématiquement de trottoir" c'est un peu faire le jeu de cette culture sexiste.

En tant que père d'une pré-adolescente j'évite autant que possible de transmettre ce "schéma mental" à ma fille alors que de nombreux pères et mères perpétuent ce conditionnement en projetant la plupart du temps leurs propres peurs inconscientes.


(Merci Nemorale pour le lien : je suis rassuré qu'il y ait encore des articles avec un bon niveau d'analyse dans une "blogosphère féministe" trop souvent au raz des pâquerettes. :-\ )


Plus globalement la peur permet d'entretenir un sentiment d'insécurité permanent et "elle est le chemin vers le côté obscur : elle mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance."  ;#
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

27 août 2014 à 13:42:04
Réponse #171

Sorcika


(Merci Nemorale pour le lien : je suis rassuré qu'il y ait encore des articles avec un bon niveau d'analyse dans une "blogosphère féministe" trop souvent au raz des pâquerettes. :-\ )

Il y en a des tas  ;)

En revanche, je suis assez surprise par l'affirmation de Kogi selon laquelle le monde serait dominé par les femmes... En tant que femme, mère, etc... ça n'est pas vraiment le sentiment que j'ai (mais c'est un autre débat).

27 août 2014 à 14:10:24
Réponse #172

Spinup


Selon moi essayer d'imposer de "changer systématiquement de trottoir" c'est un peu faire le jeu de cette culture sexiste.
Ne parlons pas d'imposer. C'est juste un code social nouveau, qu'on choisit d'adopter ou pas, mais on ne peut pas l'adopter si on en a pas connaissance. Si tu marches un metre derriere une femme seule dans la rue, de facon prolongée et delibérée, c'est un comportement incontestablement menacant. Si tu changes de trottoir et que tu la depasses, c'est un comportement ouvertement rassurant.
Entre ces deux, il y a toute une continuite de situations qui peuvent etre plus ou moins ambigues. Lever l'ambiguite ne fait pas de mal.
Que chacun exerce son droit de marcher comme il veut dans la rue, la question a se poser poser si on est dans cette situation c'est: est ce qu'apres ca il vaut mieux qu'elle pense "j'ai peut etre été suivie par un mec louche" ou "je me suis inquiétée pour rien, il en avait definitivement pas apres moi" ?

Pour citer l'article du blog:
 "En attendant (que ca change), il va falloir faire avec pour encore un temps".


27 août 2014 à 15:29:51
Réponse #173

VERDUG0


Imagine toi marcher dans la rue, seul(e), suivi par un inconnu avec lequel tu n'as aucune chance dans une confrontation physique

  :)
cliché a la con.

Ce qui serait cool aussi, les hommes présents ici, ce serait d'appliquer des règles simples pour aider les femmes, comme vous comporter en tant que non-agresseur.
"la nuit, si vous  êtes derrière une femme seule, changez de trottoir et accélérez pour lui montrer que vous n'êtes pas un agresseur" par exemple.

Ce qui serait cool aussi, les arabes présents ici, ce serait d'appliquer des règles simples pour aider les francais, comme vous comporter en tant que non-agresseur.
"la nuit, si vous  êtes derrière un francais seul, changez de trottoir et accélérez pour lui montrer que vous n'êtes pas un agresseur" par exemple.

 :lol:


27 août 2014 à 16:13:51
Réponse #174

Cocoeau


Ce qui serait cool aussi, les arabes présents ici, ce serait d'appliquer des règles simples pour aider les francais, comme vous comporter en tant que non-agresseur.
"la nuit, si vous  êtes derrière un francais seul, changez de trottoir et accélérez pour lui montrer que vous n'êtes pas un agresseur" par exemple.

Je partage un peu ton point de vue, en tant que femme qui marche parfois seule dans la rue devant un homme. Ce serait exagéré de demander à tous les hommes, y compris ceux animés des meilleures intentions du monde, de cesser de marcher derrière les femmes dans la rue.

Pour vérifier si je suis suivie en cas de doute, j'accélère, puis je ralentis. S'il se cale sur mon rythme, j'enclenche le mode "là ça pue" et je rejoins un lieu très fréquenté au plus vite.

Je suis d'accord avec Phil67, ça risque de renforcer le sexisme ambiant.

Notez aussi que la peur - celle qui donne l'air d'une proie potentielle - peut pousser à l'agression. C'est un peu le même mécanisme qu'un animal qui va attaquer les plus faibles du troupeau.
« Modifié: 28 août 2014 à 12:52:59 par ** Serge ** »

 


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