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Auteur Sujet: Mercenaire....  (Lu 7567 fois)

02 novembre 2013 à 18:54:51
Lu 7567 fois

Anke


Bonsoir à tous...

Petite présentation sommaire pour ceux qui ne me connaissent pas.
Infirmier urgentiste ( oui, je sais ça n'existe pas..) depuis 1986 à 95 ( réa, samu), puis libéral pendant 15 ans, accident de vie, divorce et patati patata, je bosse maintenant en interim.
Bon j'ai des missions sur les services d'urgences un peu alentours, et j'ai de bons retours des gens avec qui je travaille. Les mssions n'excèdent pas deux ou trois jours, parfois, c'est juste pour une journée, ou une nuit. J'arrive à boucler le mois ( je bosse comme ça depuis Aout, un peu contraint et forcé, le secteur public n'a pas renouvelé mon ccd après 2 ans et demi de service, restriction budgetaire, economie de crise)
J'avoue, c'est très anxiogène pour moi de ne pas savoir de quoi sera fait demain, même si je sais que "j'en ai encore sous le pied".
Si vous avez des recettes pour que je m'en inspire afin de combattre cet état inconfortable( angoisse du lendemain)
Alors, voilà, je cherche un taf régulier (je sais à peu près tout faire)... Si, éventuellement, vous avez des "contacts", secteur Normandie...

02 novembre 2013 à 20:26:34
Réponse #1

Al Bundy


Salut!
Les annonces du pole emploi ne conviennent pas?
Et pas envie de changer de région sinon?
J'ai pas de recette pour l'angoisse, car mon angoisse est de stagner  ^-^
Signé un chômeur de 32ans en prépa...infirmier
Être libre consiste dans le fait de tirer du seul exercice de notre vie le sentiment de contentement. N.G.

02 novembre 2013 à 20:40:05
Réponse #2

raphael


coucou Anke,

C'est la première fois que tu vis une situation "précaire" d'un point de vue professionnelle ?

D'apres ce que tu écrits : "J'avoue, c'est très anxiogène pour moi de ne pas savoir de quoi sera fait demain, même si je sais que "j'en ai encore sous le pied"."

c'est ton age qui te pose souci ?
Se connaitre et s'accepter


02 novembre 2013 à 20:49:32
Réponse #3

mrfroggy


j ai 36 ans , licencié eco ,deux fois déja. et j étais en cdi pourtant.depuis, ca a été deux ans de galères, et ce n est pas fini..
Je n ai malheureusement pas de recette a te faire partager.. :'(;   si ce n est d avoir la certitude que le taf ce n est pas la vie, mais il y a ce foutu pognon qui emmerde tout le monde...alors courage , je sais pour t avoir lu , que tu as traversé des grosses galères et que tu as su surmonté ces tempêtes.

Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

02 novembre 2013 à 22:04:06
Réponse #4

paquito


Salut camarade (on fait le même taff)

A Nîmes, nous manquons d'IDE et dans la région cela embauche.

Avec un DE y'a pas de raison, tu vas trouver du taff nous avons un diplôme qui se porte bien et manque de candidats.

02 novembre 2013 à 22:04:33
Réponse #5

inzemix


Perso, j'suis infirmier mercenaire aussi (en intérim bloc depuis 5ans), pour ma part, c'est un choix, l'intérim en bloc permet de négocier son salaire, et ca change tout... J'ai beaucoup gagné grace a ça aux débuts, y'avait du boulot a foison, et la surenchère du tarif horaire était a mon (et a celui des autres intérimaires) avantage a cette époque...
Mais depuis un peu plus d'un an, c'est plus galère...
J'ai une femme, un gosse, et des frais fixes qui font que je pourrai même pas prendre un poste "fixe" (on m'en propose dans chaque bloc ou je passes... la rançon du succès) car je serai trop peu payé (et je ferai trop d'heures, j'en ai marre de ce job).
Je sais pas si il y a une solution, je n'en ai pas de toute faite... Mais si j'entrevois la fin du tunnel, tu seras dans les premiers informés Anke ;)
(pourquoi tu fais pas du libéral a nouveau, ou au moins des remplacements en libéral ? Pour moi, ca va être difficile, 12 ans de bloc sans mettre les pieds dans un service, je suis aujourd'hui plus un technicien de bloc qu'un infirmier)

EDIT : grillé pas paquito :D
La politique de formation infirmière fait qu'aujourd'hui, le marché est saturé, et qui plus est par des gens pas compétents a la fin de leurs études... la médecine a du souci a se faire !
Sinon, marché saturé, mais il me semble que ca embauche quand même aussi dans le coin (Rhône-Alpes) ! le problème, ils préfèrent embaucher un jeune mal formé a un ancien avec plein d'expérience... y'a pas les années a reprendre pour le salaire :S )

02 novembre 2013 à 22:16:03
Réponse #6

33as


Bonsoir,

Maison de retraite? ils cherchent en permanence des infirmiers, je sais de quoi je parle ^^


ps: Inzemix, mon cher collègue: les jeunes diplômés peuvent dire la même chose des vieux.
J'ai déjà bosser avec des vieilles infirmières de la vieille école et je peux vous le dire: certaines de vos pratiques ancestrales sont purement choquantes et contraire à tout ce qu'on nous enseigne!
A contrario, certaines IDE continue à se former, change de service régulièrement et sont au top du top!

ALORS MERCI DE NE PAS GENERALISER! :)

Signé: Un jeune!

02 novembre 2013 à 22:30:26
Réponse #7

inzemix


Je suis pas vraiment vieux (a peine 12 ans d'expérience), mais je parle de ce que je vois, et de ce que je connais, j'ai 2 personnes dans mon entourage proche qui sont dans les études en ce moment, et chacune d'elle le dit, leur formation PRATIQUE laisse plus qu'a désirer.
Je peux aussi parler de ce que j'ai vu de mes yeux, un jeune diplômé (de l'an dernier) qui n'avait jamais fait de sondage, et un autre (d'une autre école) qui ne savais pas poser un cath...
Je fais pas de reproche aux diplômés de la nouvelle mouture, c'est pas leur faute... y'a un vrai problème lié a l'organisation de la formation : la durée des stages, leur nombre, etc.
Mais ne nous égarons pas, j'ai effectivement fait une généralité... méat coule pas.

02 novembre 2013 à 22:46:52
Réponse #8

33as


Pas de soucis  :)

Tu es tombé sur les mauvais diplômé! Normalement, tu ne peux pas être diplômé si tu n'as pas valider les soins infirmiers en stage donc ce n'est pas normal qu'un diplômé ne sache pas faire tous les soins infirmiers!

Personnellement, j'ai toujours sauté sur tous les soins à faire en stage, quitte à rester hors temps de stage!

Après pour ce qui est de la saturation et des infirmiers dangereux, j'attire l'attention sur les infirmiers étrangers que ce soit européen ou médecin étranger.  Ils n'ont pas du tout le même niveau ni même la formation, certains ont juste fait un an d'étude et parle à peine PAS français, et je ne parle pas de l'écrire (donc les transmissions c'est mort) et mettent en danger nos diplômes, parce qu'en cas de pépins ca peut nous retomber sur le coin de la gueule très vite!


Déjà vu:

Coumé on pren li tension ? (médecin étranger ne sachant pas prendre une tension au steto)
Le patient mais il va très bien, un peu de mal a respirer mais c'est normal il est vieux (OAP en cours) (infirmier européen)
Et je te racconte pas comment ils mettent les gants stériles...


Edité par la modération : c'était bien la peine de mettre en garde contre les généralisations deux posts plus haut pour tomber ici dans ce qu'on fait à peu près de pire dans le genre...

Bien sûr, des incidents existent, qui méritent d'être dénoncés, dans ce domaine là en particulier. Mais ce n'est jamais une raison pour généraliser abusivement.

Non, tous les médecins ou infirmiers étrangers ou d'origine étrangère ne sont pas forcément incompétents.



« Modifié: 05 novembre 2013 à 21:24:43 par Bomby »

03 novembre 2013 à 07:42:29
Réponse #9

b@s


salut anke,

es tu mobile géographiquement ou tu dois rester en Normandie ?

ça n'a aucun rapport avec ton boulot mais un ami vient de réussir le concours d'entrée au trésor public (agent niveau C), il semblerait qu'ils recrutent assez régulièrement, je ne sais pas pour les autres administrations...
mais renseigne toi, au cas où, il a trouvé ça pas si terrible en préparant un minimum.
il s'est retrouvé sur une liste complémentaire ete a été appelé au bout de deux mois ...

pour l'angoisse du lendemain, j'ai beaucoup donné à une époque, je suis assez bileux... la respiration c'est finalement le truc le plus simple, efficace, et que tu as toujours sur toi... scott sonnon partage gratuitement un ebook + vidéo "resilience breathing" ... tu devrais regarder ...

http://www.breathinggift.com 

03 novembre 2013 à 18:48:16
Réponse #10

Kilbith


Salut Anke,

Pour avoir une vue quelque peu en amont et centralisé de ce problème, je suis en mesure de confirmer ce que nous annonce Inzemix.


Perso, j'suis infirmier mercenaire aussi (en intérim bloc depuis 5ans), pour ma part, c'est un choix, l'intérim en bloc permet de négocier son salaire, et ca change tout... J'ai beaucoup gagné grace a ça aux débuts, y'avait du boulot a foison, et la surenchère du tarif horaire était a mon (et a celui des autres intérimaires) avantage a cette époque...
Mais depuis un peu plus d'un an, c'est plus galère...

Temporairement la tension sur le marché du travail infirmier est allégée. Plusieurs facteurs : peur de la crise qui limite le TO naturel et les sorties du métier, changement des règles de retraite qui incitent à rester plus longtemps, et accessoirement l'augmentation des quotas dans les écoles. Il est vraisemblable que ce soit seulement passager...mais cela ne solutionne pas ton problème.

Quelques conseils :

- Un travail sur toi même afin d'accepter la notion de "CDD" et de mission d'interim. Ce sont de "nouvelles formes d'emploi", mais c'est vrai que pour les plus de 45 ans c'est difficile culturellement à accepter. Pour nous la normalité c'est le CDI.

- Faire un bilan de compétences. Ce serait l'occasion de faire le point sur tes compétences, les pistes d'améliorations et....tes angoisses.

Face à une baisse de l'employabilité quatre pistes évoquées ci-dessus :

Amélioration des compétences. Cela passe la formation complémentaire. Un IBODE a indiqué que sa spécialisation permettait d'assurer une bonne employabilité.

Mobilité. Clairement des régions de France sont excédentaires et  d'autres non. C'est en partie due à notre système de formation très centralisé. Au sein d'une même région, des endroits excentrés peuvent être déficitaires.

Changement de cible. Le secteur des maisons de retraite et du social  (EPHAD...etc) est souvent en déficit d'infirmier. Encore plus en zone rural. Le boulot n'est pas très attrayant semble-t-il.

Changement des représentations. Tu n'as pas évoqué le secteur privé. Par le passé, il avait un déficit d'image chez les IDE que l'on retrouve dans les "moins jeunes générations". Peut être n'as tu pas exploré suffisamment ces pistes ?

J'imagine que ce que je viens d'indiquer, tu le savais déjà. Mais parfois il est bon de voir les alternatives exposées afin de faire tranquillement le point.

 :)



 
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

03 novembre 2013 à 19:02:40
Réponse #11

inzemix


C'est cyclique le marché du travail infirmier, on est dans une phase basse, la dernière était il y a 12-13 ans... Mais elle n'a pas durée aussi longtemps que celle d'en ce moment... (dixit mon contact privilégié a l'agence d'intérim ou je suis qui est dans le milieu depuis presque 20 ans)
Peut être voyons nous une refonte du fonctionnement des infirmiers (ères) qui avaient jusqu'à il y a 6-7 ans une durée de vie dans leur travail d'environ 7 ans (en gros, la moyenne de temps que travaillait une infirmière sous contrat était de 7 ans, après, elles faisaient autre chose (le libéral étant compté comme autre chose) alors que ces chiffres remontent fortement ces dernières années, ce qui fait que le marché se sature (c'est comme l'a souligné Kilbith également lié a la hausse des quotas).

Le souci d'Anke est aussi surement lié a son âge qui entraîne une expérience que la plupart des employeurs du marché de la santé ne sont pas prêts a rémunérer...
Anke, honnêtement, y'a du boulot si t'es pas trop regardant, après, si t'as ABSOLUMENT besoin d'un CDI, ca risque d'être un peu plus compliqué, il y a beaucoup de jeunes en conger mat, en dispo, etc. ce qui fait qu'il y a toujours du boulot, mais pas de place pour un CDI... Mais en tant qu'infirmier, si t'as envie de travailler, tu dois pouvoir travailler, ou alors il faut chercher un peu plus loin de ton domicile, voire même changer de département/région... Je dis que le marché est "saturé", mais c'est le cas sans l'être... Y'a toujours du boulot, après, faut être prêt a se taper une maison de retraite seul avec 80 patients... Y'en a qui peuvent, moi pas... ou alors en rajoutant un 0 au salaire qu'ils peuvent proposer..

03 novembre 2013 à 19:32:23
Réponse #12

modl


Une autre piste, pas mentionnée : infirmier en milieu scolaire.
Le top étant un lycée avec internat (ce que je connais) : hébergement fourni, plutôt de la bobologie à ce que j'ai pu en voir, voire de la formation (PSC1).
Pas d'idée sur le salaire (fixe par contre) et garde de nuit à assurer.
Inconvénient : on ne choisit pas ses vacances hors période scolaire, et le salaire doit pas être énorme. On ne choisit pas non plus où on s'installe au début, faut parfois des années pour se retrouver dans le secteur qu'on vise, comme dans toute administration.
Pis même si ça ne fera pas avancer ton schmilblick, je croise les doigts en espérant que ça marche pour toi, t'es une belle âme. :up:
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

03 novembre 2013 à 19:52:14
Réponse #13

Moleson


Si tu es prêt à te déplacer en Suisse, il y a du travail.


03 novembre 2013 à 20:55:13
Réponse #14

wolf


Bonjour Anke.
Te stress pas trop,  y a du taf à peut prêt partout.

Si t'as une voiture et ton DE t'as même pas besoin d'être compétant pour bosser. Alors un gars comme toi avec ton savoir et ton expérience y a pas de souci.  :love:
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

04 novembre 2013 à 12:02:52
Réponse #15

Anke


Merci les gars.
En fait, ce qui est difficile ce n'est pas tant le boulot ( j'en trouve dans le secteur privé), mais mon approche de ce type d'emploi, sans réelle sécurité. Comme le dit Killbith, ce n'est pas dans ma culture.
Je crois néanmoins qu'il me faut acquérir plus de confiance en moi et par conséquent, plus de confiance dans le proche avenir.
Ce qui m'a fichu un coup, c'est l'annulation de deux missions au dernier moment. J'ai du mal à me faire à cette "règle" et j'ai eu l'impression d'être un bout de viande qu'on balade pour remplir un planning pour "être dans les clous" vis à vis du législateur. Du coup, je n'ai pas eu l'impression que ma compétence rentrait réellement en ligne de compte...
En effet, je coute cher pour un employeur, bien plus cher qu'un débutant. Je ne crois pas qu'aujourd'hui la compétence du personnel soit une priorité dans notre système de santé... Je crois que la priorité c'est de faire des économies en prétendant apporter une réponse de qualité à la demande des patients. Force est de constater qu'aujourd'hui nous prétendons avoir une medecine de qualité sans en avoir ou nous en donner réellement les moyens... Du coup, je deviens petit à petit un dinosaure, inadapté surement à ces nouveaux concepts.
Bon, va falloir "tenir" encore environ 4 ans... En interim, ceux qui en ont l'expérience, ça vous parait faisable ?
« Modifié: 04 novembre 2013 à 12:13:27 par Anke »

04 novembre 2013 à 12:28:34
Réponse #16

Kilbith


Bon, va falloir "tenir" encore environ 4 ans... En interim, ceux qui en ont l'expérience, ça vous parait faisable ?

Tu poses le problème du manque de " plan de carrière" possible dans le métier infirmier. C'est un point qui d'ailleurs pose problème dans le domaine de l'interim en France par rapport au système canadien.

Dans le système québecois, il existe différents diplômes infirmiers. Ce qui n'est quasiment pas le cas en France où les infirmiers sont désormais Bac+3.

Alors qu'au Québec il est possible d’acquérir un master puis un doctorat en soin infirmier et donc de "dérouler un plan de carrière" ce n'est pas le cas en France. Les agences d'interim en sont donc réduite à faire le rôle d'intermédiaire, plus ou moins efficace, entre une offre et une demande travail. Au Quebec, une bonne agence peut offrir un déroulement de carrière intéressant en accompagnent l'intérimaire au long de son cursus.

Revenons en France :
Clairement dans le public l'interim est vécu comme un pis aller. Ce n'est pas toujours le cas dans le "privé" (il n'existe pas vraiment de privé dans le domaine de la santé en France). Et, restrictions financières aidant, les établissements de soins se servent des interims soit comme des pompiers (pour satisfaire aux normes qualité et légales) ou quand elles ont difficilement accès à de la MO de qualité (IBODE, gériatrie, travail excentré...).

Les possibilités offertes pour toi sont donc soit de de te spécialiser afin d'augmenter ton employabilité (passe par un diplôme ou une compétence rare et nécessaire) soit d'accepter d'enchainer les missions. Financièrement ce n'est pas un gros problème, mais sur le plan mental, c'est une situation instable qui est difficile à vivre par les jeunes salariés et plus encore par les gens d’expérience comme toi.

Psychologiquement, alors que tu es un Professionnel, tu te retrouves dans la situation du "jeune stagiaire" et tes investissement antérieurs dans la profession ne sont pas reconnus à leur juste valeur. Compte tenu de la charge mentale d'un infirmier, c'est certainement un fardeau supplémentaire lourd à porter.

Mais cela n'empêche pas que tu n'es PAS un débutant et que je suis certain que ton apport dans les différents services est positif. Même si cela ne se concrétise pas par une récompense symbolique (CDI, stabilité).

Désolé de ne pas pouvoir t'aider plus.   :love:
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

04 novembre 2013 à 12:54:41
Réponse #17

raphael


"Bon, va falloir "tenir" encore environ 4 ans... En interim, ceux qui en ont l'expérience, ça vous parait faisable ?"

Sur quel plan ?

oui c'est faisable sur de longues périodes, après il y aura certainement des periodes inter missions ou tu resteras a attendre le coup de téléphone. L'agence d interim (attention toutes ne se valent pas) te teste sur la premiere mission et une fois que tu as donné satisfaction, te passe en premier pour les autres missions.
Se connaitre et s'accepter


04 novembre 2013 à 13:58:29
Réponse #18

wolf


Oui Anke c'est faisable surtout si tu fais pas le difficile pendant les périodes creuses.
Faut te faire à l'idée que dans un premier temps tu sera que l'"interim"... Le boulet de service. Après avec le temps les équipes te connaissent et tu fera presque parti de la famille.

Tu coûte pas si cher que çà si tu prend la totalité de la facture (salaire , charges, part agence intérim). Y a pas tant de différence de salaire que çà entre toi et un jeune DE qui sait même pas à quoi ressemble un patient  >:(. La médecine de  qualité c'est qu'à la télé maintenant.

PS:Regarde du côté des Dom et Tom ou des pétroliers ou du nucléaire. ;)
Si vraiment un jour t'es en galère, fait signe  :)
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

04 novembre 2013 à 14:47:21
Réponse #19

pommeau


La DCN recrute sur Lorient, ça n'est pas la Normandie mais on reste dans le grand Ouest.
http://www.ouestjob.com/clients/offres_chartees/dcns_modele_palmares.aspx?numoffre=505656&de=consultation
La taille de cette structure pourrait t'apporter plus de sécurité et ils semblent rechercher quelqu'un avec pas mal d'expérience ce qui est ton cas.
Alors au cas où, le lien est au dessus.

Bonne chance  ;)
Homme libre, toujours tu chériras la mer!

05 novembre 2013 à 16:57:21
Réponse #20

jbc


yepp mon pote
a default de solution passe prendre une tasse a la maison !!
perso j'ai changer de taff, reconvertion total

05 novembre 2013 à 19:39:42
Réponse #21

33as


l'impression d'être un bout de viande qu'on balade pour remplir un planning pour "être dans les clous" vis à vis du législateur. Du coup, je n'ai pas eu l'impression que ma compétence rentrait réellement en ligne de compte...
En effet, je coute cher pour un employeur, bien plus cher qu'un débutant. Je ne crois pas qu'aujourd'hui la compétence du personnel soit une priorité dans notre système de santé... Je crois que la priorité c'est de faire des économies en prétendant apporter une réponse de qualité à la demande des patients.

Tout à fait d'accord!!



 Y a pas tant de différence de salaire que çà entre toi et un jeune DE qui sait même pas à quoi ressemble un patient  >:(


Blablabla... C'est agaçant d'être dénigrer à longueur de temps. Enchaîner des 12 heures (plusieurs jours d'affiler) dans des services ou personne ne veut aller pour entendre ça, c'est dégueulasse!

De plus, c'est n'importe quoi!
Un jeune DE convention 51 gagne pas loin de 1 000 euros de moins que quelqu'un qui à son ancienneté!

De plus(bis), on a pleins d'avantage qui ont sauté! Alors quand on ne sait pas, on ne parle pas pour dire de la ***


Courage Anke, on a un métier passionnant malgré sa pénibilité! Ne lâches rien :)


Edité par la modération : cf ci-dessous.
« Modifié: 05 novembre 2013 à 21:27:22 par Bomby »

05 novembre 2013 à 21:20:02
Réponse #22

Bomby


Modération on :

33as, tu passes en lecture seule.

Ton second message dans ce fil était déjà contradictoire avec le premier : après avoir protesté contre ce que tu considérais comme une généralisation abusive (envers les jeunes infirmiers), tu généralisais à ton tour abusivement envers les étrangers.

Avec en plus des propos formulés de telle façon qu'on aurait pu facilement en faire une lecture raciste (quelle qu'ait été l'intention réelle).

Là, tu uses d'un ton inapproprié, inutilement agressif, en reprochant à Wolf de parler de ce qu'il ne connaît pas pour "dire de la *****".

Sauf que ce n'est pas parce que ton point de vue diverge de celui de Wolf que celui-ci ne sait pas ce dont il parle ni qu'il raconte forcément des conneries.

Bref, tout ça manque de façon générale de cohérence et de respect d'autrui... Donc passage provisoire en lecture seule.

Ici, ce n'est pas parce qu'on est pas d'accord avec quelqu'un qu'on doit lui manquer de respect, ni parce qu'on est énervé ou aigri qu'on est autorisé à déraper.

C'est un forum sur lequel, à la différence de pas mal d'autres, on peut avoir de vraies discussions, dont il peut sortir des choses utiles, on tient à ce que ça dure.

La plupart ici savent d'ailleurs très bien afficher et prendre les précautions nécessaires lorsqu'ils postent en se sentant animés par un mouvement d'humeur ou d'indignation.

Entre autres choses, les "blablabla" envoyés à la figure d'un autre posteur, on s'en abstiendra donc ici.

Modération off.



EDIT : Après délibération dans la Hutte des Modos, passage en lecture seule pour 15 jours. 33as aura donc la possibilité de reposter d'ici peu. Chez les modos, on aime bien l'idée de laisser une seconde chance. Aux jeunes comme aux vieux !
« Modifié: 07 novembre 2013 à 13:18:01 par Bomby »

06 novembre 2013 à 10:13:45
Réponse #23

Anke


Bon. Je me permets de mettre un éclairage un peu différent sur les "jeunes".
La dernière fois, je devais passer le relais à un "jeune" diplomé ( service de surveillance continue, une réa sans patients intubés et ventilés). Un patient avec sur une trachéo bien dégueue( cancer du larynx avec laryngectomie totale surinfectée), le gars doit être aspiré très très souvent. Mon collègue arrive et manisfestement y'a un truc qui coince, il est un peu palot... " Euh, faut aspirer comme ça tout le temps ? Ben oui. t'as déjà fait ? Ben non... "
Là deux discours possibles:
Le premier : " Comment !  Tu sais pas aspirer un patient, mais c'est scandaleux, t'as appris quoi à l'école espèce de naze !
Le second :"Bon, viens par là mon gars, je te montre et on fait ensemble, quand je vais me barrer, faut que tu saches le faire."

J'ai préfèré le second...

On ne peut pas demander à un gars ( ou une fille) qui a six mois de diplome de savoir tout faire ! Quand on sort du diplome, on est pas encore infirmier, on sait se démerder un peu ( si on est débrouillard, c'est pas pire)

Et surtout, surtout, on ne doit pas se la "pêter", que l'on ait de l'expérience ou pas, car c'est un métier qui doit appeler une prudence et surtout une HUMILITE de chaque instant.
Et c'est à des vieux crabes comme moi de TRANSMETTRE le peu que l'on sait, notre expérience, notre savoir. Car le minot que j'avais en face de moi( il pourrait être mon fils !), c'est ma relève ! Mon job, c'est aussi de le rendre meilleur que moi, meilleur que j'ai pu être.

Ce mec là, il va sauver des vies... Celles que moi, je ne pourrais pas sauver.

C'est simple et c'est tout ce qui compte.
« Modifié: 06 novembre 2013 à 10:26:20 par Anke »

06 novembre 2013 à 13:34:22
Réponse #24

guillaume


HS :

Anke, je vais faire lire ton commentaire à ma copine, jeune et nouvelle infirmière.

 :love:

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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