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Auteur Sujet: Teinture d'iode - purification + desinfectant  (Lu 7349 fois)

14 novembre 2018 à 21:14:08
Réponse #25

Rantanplan


Bonjour.

Le risque d'allergie à l'iode fait que nombre d'entre nous préfère la désinfection au chlore.

J'aimerai faire deux objections:
- les allergies à l'iode sont très rares. Plus d'infos ici.
https://www.allodocteurs.fr/maladies/allergies/allergie-a-l-039-iode-vrai-ou-faux_6827.html

- le chlore (et d'autres halogènes comme le fluor) miment l'iode et se fixent dans la thyroïde. Ils y agissent en perturbateurs endocriniens, provoqueraient des symptomes de carence en iode.

Citer
« Nombre de produits chimiques présents dans notre environnement interfèrent avec l'un des principaux régulateurs du développement du cerveau : l'hormone thyroïdienne » affirme la scientifique d'origine galloise. On appelle ces substances des perturbateurs endocriniens.

Parce qu'ils contiennent des molécules de chlore, de brome ou encore du fluor, ils viennent interférer avec l'iode, essentiel au fonctionnement de la thyroïde – leurs structures chimiques sont proches.

source:
https://www.lepoint.fr/sante/la-biologiste-qui-traque-les-perturbateurs-endocriniens-07-11-2017-2170333_40.php

--------------------------

Je ne suis pas fan des filtres à membranes. Je préfère préfiltrer + ébullition ou les fameuses gougouttes.

Ne serait il pas plus "sage" pour sa propre santé-long-terme de désinfecter à l'iode plutôt qu'au micro pur ? Je veux dire: l'allergie à l'iode est incertaine tandis que la nocivité du chlore semble être prouvée.

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Sur une note plus sarcastique: millbank bag presque inusable + iode 1% à 10€ le litre (qui font partie de nos nutriments - dans des quantités saines) VS filtres à durée limitée et des flacons à 15 balles les 10mL (qui seraient mauvaises pour la santé). Le marketing, c'est très fort.  ;#
« Modifié: 14 novembre 2018 à 21:52:26 par Rantanplan »

14 novembre 2018 à 22:52:05
Réponse #26

guillaume


Perso, avant de me poser des questions sur le traitement de mon eau sur le terrain, quand bien même j'y passe beaucoup plus de temps que la moyenne, je vérifirais en premier le réseau d'eau potable de ma maison...

Si, j'en profite pour faire un rappel au sujet des traitements au chlore et à l'iode :

https://www.stages-survie-ceets.org/tableau-des-differents-produits-de-purification-pour-leau-version-mise-a-jour/

a+

15 novembre 2018 à 00:06:09
Réponse #27

Rantanplan


Bonjour Guillaume.

Merci pour le rappel et le pdf (vu pour les cryptosporidiums vs iodine).

Tu as raison de questionner l'hygiène de vie au domicile / lieu de travail puisque c'est là que se fait l'essentiel de l'exposition aux polluants.

Je fais plutôt attention à mon hygiène de vie. Il est HORS DE QUESTION pour moi de boire ou de cuisiner l'eau du robinet.

PS:
J'essaye de comprendre ça
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15724860

et cette notion de "Xlog inactivation"
https://en.wikipedia.org/wiki/CT_Value

cette étude sous entendrait que si les Cryptosporidiums sont résistants à l'iode, une dose plus importante d'Iode serait "2log" efficace = signifie ?
29mg de I2 / L ça me parait beaucoup !
http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/vitamines_mineraux/iode.htm#references-nutritionnelles-apports-nutritionnels-conseilles

15 novembre 2018 à 07:35:48
Réponse #28

tarsonis


Hello,
une dose plus importante d'Iode serait "2log" efficace = signifie ?

J'espère bien comprendre la question, afin de ne pas manipuler de tautologie...

Une réduction X Log10 signifie que tu divises par 10^X.
Par exemple, pour la réduction de 3 Log (log 3 pour les english), cela signifie que tu divises l'effectif par 1000, et donc que tu élimines 99.9% de bactéries (99,9% de 1000, il te reste un élément).

Donc une réduction 5 log, tu élimines 99,999% de bactéries, ce qui est souvent considéré comme le minimum de désinfection.

A titre de comparaison, un gramme de selles humaines contient environ 100 milliards de bactéries (d'où la facilité de repérer une pollution fécale) 1mL de salive, un peu plus 100 millions (heureusement peu pathogènes...), etc.

15 novembre 2018 à 09:52:30
Réponse #29

pl09


Bonjour,
 je me permets d'intervenir pour apporter une vison plus réglementaire sur la consommation d'eau du Robinet.

Il est HORS DE QUESTION pour moi de boire ou de cuisiner l'eau du robinet.


L'eau potable mise en distribution en France DOIT répondre à des normes données par le code de la santé publique.
La seule chose que tous les français consomme c'est l'eau. De fait c'est la denrée alimentaire la plus surveillée et bien souvent la plus sensible.

Le sujet traite ici de la pollution bactériologique dans l'eau, mais c'est loin d'être le seul paramètre à intégrer pour dire si une eau est potable.
Concrètement, dans une analyse d'eau on ne trouve que ce que l'on cherche. On peut très bien trouver dans le milieu naturel de l'eau exempte de contamination bactérienne mais contenant un isotope radioactif, du manganèse, un solvant genre toluène, xénobiotiques...

Je vais casser le mythe mais l'eau en bouteille PET type eau minérale n'est bien souvent pas considéré comme potable au titre du code de la santé publique.

A plus,




15 novembre 2018 à 10:04:33
Réponse #30

Kilbith


Je vais casser le mythe mais l'eau en bouteille PET type eau minérale n'est bien souvent pas considéré comme potable au titre du code de la santé publique.
A plus,

C'est tout de même assez connu. Par exemple, c'est souvent indiqué "non recommandé pour les bébés" car trop chargé en éléments minéraux.

"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

15 novembre 2018 à 11:16:53
Réponse #31

Chill


Citation de: Rantanplan
Je fais plutôt attention à mon hygiène de vie. Il est HORS DE QUESTION pour moi de boire ou de cuisiner l'eau du robinet.

 :blink: ... et quel air respires-tu ? Quelle eau bois-tu ?  :huh:

Sauf dans de très rares régions (Bretagne, ...) l'eau distribuée en France est AU MOINS aussi potable que l'eau en bouteille.

La santé publique a fait un progrès spectaculaire avec la généralisation de la distribution d'eau contrôlée "potable", par rapport à une situation antérieure d'eau collectée localement et pas/peu surveillée. La même chose se constate aujourd'hui en Afrique autour des points d'eau correctement aménagés.

Le savoir-faire français du traitement de l'eau potable est "projeté" dans le monde entier après les catastrophes diverses pour éviter les épidémies.
Les UISC rentrent d'Asie où leur mission était "Distribution d'eau potable" ...

     Chill, qui demande toujours sa carafe d'eau au restaurant.  ;)
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

15 novembre 2018 à 12:18:38
Réponse #32

pl09


Attention pavé à venir.

Pour apporter un complément d'information sur le sujet.

En France, l'eau à destination de la consommation humaine doit répondre aux normes données par le Code de la Santé Publique et cela quelque soit sa nature : eau brute (ruisseau ou captage), eau traitée (réservoir d'eau potable) eau distribuée (réseau d'eau potable) et enfin eau chez l'abonnée. Ce sont les Agences Régionales de Santé qui veillent à la conformité de ce produit alimentaire.

Le prélèvement d'une ressource d'eau qu'elle soit superficielle ou souterraine doit faire l'objet d'une autorisation par arrêté préfectoral.
Cet arrêté indique : la quantité de ressource pouvant être prélevée. un débit réservé (généralement 1/10 du débit moyen annuel ) doit être maintenu  pour garantir la continuité écologique en aval de la prise d'eau
- les périmètres de protection de la ressources dans lesquels les activités humaines; agricole, industrielle seront réglementées voire interdites.
- En fonction de la qualité de l'eau brute le type de traitement à mettre en oeuvre (filtration reminéralisation, neutralisation, désinfection, oxydation, traitement de pollutions spécifiques).

A l'heure actuelle chaque matériel (pompes, tuyaux...) matériaux (béton, enduit, inox...) et produit chimique (coagulant, floculant, charbon actif, chlore, acide chlorhydrique...) qui sont en contact avec de l'eau à destination de la consommation humaine doivent disposer d'une Attestation de Conformité Sanitaire délivrée par le ministère de la santé. Cette attestation doit être valide et reconductible.

C'est tout de même assez connu. Par exemple, c'est souvent indiqué "non recommandé pour les bébés" car trop chargé en éléments minéraux.


C'est exact l'information est précisée sur l'étiquette mais les bébés ne sont pas forcément la seule partie de la population concernée.

 PS :Si le sujet vous intéresse je peux développer cette amorce du sujet sur un cas concret.

Pierre, dont le métier consiste à ce que vous ayez de l'eau potable au robinet et à ne pas trop saloper le milieu naturel au moment de tirer la chasse.

A plus









15 novembre 2018 à 12:55:44
Réponse #33

Rantanplan


Le sujet de la potabilité de l'eau du robinet vs eau en bouteille est intéressant. Mais on dévie du sujet de l'iode.

Chez moi, il y a un adoucisseur à la maintenance douteuse, le tout dans un milieu dégueulasse. Pas question que je boive de l'eau qui passe là dedans. Chez les autres, je me dis que ça peut être comme chez moi  ;)

Et globalement, je souhaite éviter de boire de l'eau contenant du chlore, du fluor, des résidus hormonaux, des pesticides. Pas évident.

Ici un lien intéressant: "Eau en bouteille, eau du robinet : laquelle choisir ?"
https://www.linfodurable.fr/conso/eau-en-bouteille-eau-du-robinet-laquelle-choisir-2834

et là
"Les perturbateurs endocriniens, poison dans l’eau du robinet"
https://www.liberation.fr/futurs/2017/01/13/les-perturbateurs-endocriniens-poison-dans-l-eau-du-robinet_1540972

PS: Merci Tarsonis pour l'explication.


15 novembre 2018 à 16:33:19
Réponse #34

tarsonis


Salut,
En France, l'eau à destination de la consommation humaine doit répondre aux normes données par le Code de la Santé Publique et cela quelque soit sa nature : eau brute (ruisseau ou captage), eau traitée (réservoir d'eau potable) eau distribuée (réseau d'eau potable) et enfin eau chez l'abonnée. Ce sont les Agences Régionales de Santé qui veillent à la conformité de ce produit alimentaire.

[…]

A l'heure actuelle chaque matériel (pompes, tuyaux...) matériaux (béton, enduit, inox...) et produit chimique (coagulant, floculant, charbon actif, chlore, acide chlorhydrique...) qui sont en contact avec de l'eau à destination de la consommation humaine doivent disposer d'une Attestation de Conformité Sanitaire délivrée par le ministère de la santé. Cette attestation doit être valide et reconductible.
Pierre, dont le métier consiste à ce que vous ayez de l'eau potable

J'aimerais bien avoir ton avis concernant la présence de contaminants non testés. Type acrylamide, antibiotiques, radon, perturbateurs & co…ainsi que les sulfates d’aluminium.

On trouve des arguments sérieux sur le site du Sénat :
 https://www.senat.fr/questions/base/2010/qSEQ10101056S.html

Citer
_La norme de 200 microgrammes d’aluminium par litre d’eau fixée par l’OMS est discutable, elle ne constitue qu’une référence de qualité, non une limite, en l’absence de contrôle les compagnies des eaux se permettent souvent de la dépasser sans être tenues d’en informer le consommateur.
Selon l’Agence française de sécurité alimentaire des aliments (AFSSA) en 2007 : 2,7 millions de français ont bu une eau contenant un taux de sels d’aluminium supérieur à cette norme._

Le docu “Du poison dans l’eau du robinet” est revenu dessus de manière argumentée et sourcée, où il était fait état que dans certaines villes, le taux était carrément hors des clous (par exemple Saint Brieuc, avec plus de 900µg/L, ou St Etienne avec 430µg/l… ce qui peut monter à plus de 2mg/L dans d’autres).

En gros, l’eau peut officiellement tomber dans la petite case verte avec la mention “eau d’alimentation conforme par dérogation” !

https://www.youtube.com/watch?v=xTbJ211AMHM

Les interviews gênées (pourquoi ?) de l’AFSSA, du préfet et de Véolia sont très intéressantes...

15 novembre 2018 à 17:46:27
Réponse #35

pl09


Salut,
J'aimerais bien avoir ton avis concernant la présence de contaminants non testés. Type acrylamide, antibiotiques, radon, perturbateurs & co…ainsi que les sulfates d’aluminium.


Partons du principe que dans une analyse d'eau on ne trouve que ce que l'on cherche comme dans beaucoup d'autres domaine.

Malheureusement la gestion de l'eau est bien souvent une question politique et financière plus que technique. Dans le processus de traitement de l'eau, toutes les collectivités n'ont pas les même moyens et les mêmes contraintes. Il me semble difficile de généraliser.

Certains des composant que tu cites ne sont en effet pas recherchés dans les analyses d'eau. Je ne suis pas chimiste de formation, mais j'imagine que le coût des analyses est un frein à la recherche de ces molécules. D'autant que le laboratoire qui réalise ce type d'analyse doit avoir la certification Cofrac et des équipements très performant.

La question de l’aluminium est simple c'est le meilleurs rapport /qualité prix / dangerosité. La difficulté dans les secteurs ruraux c'est que bien souvent, la gestion se fait en régie avec du personnel qui n'est pas toujours bien formé et informé des risques et des enjeux de ce nouveau métier.
Annecdote : J'ai vu il n'y a pas si longtemps des employés communaux déverser 20l de Chlore liquide (à 36° de Chlore) dans un réservoir de 30 m3 pour le "désinfecter" autant te dire qu'au village les lessives ne sont jamais ressorties aussi blanche.

Pour ce qui est du traitement des molécules xénobiotiques plusieurs alternatives existent (charbon actif, osmose, réacteur photo-chimique,  mais aucune n'est financièrement viable. Dépenser plus de 3€ rien qu'en électricité pour traiter 1m3 d'eau ce n'est pas acceptable par les population.



Le docu “Du poison dans l’eau du robinet” est revenu dessus de manière argumentée et sourcée, où il était fait état que dans certaines villes, le taux était carrément hors des clous (par exemple Saint Brieuc, avec plus de 900µg/L, ou St Etienne avec 430µg/l… ce qui peut monter à plus de 2mg/L dans d’autres).


Dans ce cas précis, soit la station est sous dimensionnée soit le procédé mis en oeuvre ne correspond pas à l'eau à traiter.

Personnellement, je pense que le problème est déplacé dans ce reportage. Les molécules en question ne devrait tout simplement pas exister dans le milieu naturel (excepté la radioactivité contre laquelle peu de solution existe).
Aussi l'effort devrai être fait en amont du rejet au milieu naturel c'est a dire à la sortie de la station d'épuration.

15 novembre 2018 à 20:06:48
Réponse #36

Rantanplan


Après quelques approfondissements...

J'ai failli me mettre à l'iode pour désinfecter mon eau.
Or l'iode ne désinfecte pas / mal les Cryptosporidiums.

Evoluant dans un milieu rural, pastoral, j'aurai forcément choppé quelquechose...

Merci Guillaume  :up:

(le pire c'est que je l'ai su...)

 


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