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Auteur Sujet: Etude stat sur les accidents en montagne l'été  (Lu 3407 fois)

29 janvier 2013 à 13:46:36
Lu 3407 fois

DavidManise


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L’analyse des données relatives aux victimes des accidents ou
malaises survenant dans le cadre des sports de montagne d’été
permet de dégager plusieurs conclusions :
- plus de la moitié des accidents de montagne, et les deux tiers
des malaises concernent des randonneurs ; en revanche, il y a
un peu plus de décès traumatiques en alpinisme qu’en
randonnée ; 
- par comparaison avec d’autres pays alpins, le nombre de
décès en montagne durant la saison d’été en France serait du
même ordre de grandeur qu’en Suisse [5] et inférieur à celui
enregistré en Autriche (en moyenne près de 150 décès) ;
- même si les chiffres sur le plan des victimes ne sont pas
comparables aux 46 000 victimes relevées chaque année en
sport d’hiver par les services spécialisés de secours [6], les
sports de montagne d’été comptent néanmoins 2,4 fois plus
de décédés que les sports d’hiver (43 morts en moyenne en
2000-2003).
Quantitativement et qualitativement, les accidents en sports de
montagne d’été sont peu connus. Les personnes secourues par
d’autres moyens que ceux de services spécialisés et/ou hors
département de montagne ne sont en effet pas comptabilisées.
Cette situation implique une difficulté à appréhender
l’importance du phénomène accidentel. Communiquer avec
efficience sur le thème de la prévention n’est pas simple.
Malgré cela, il est nécessaire de renouveler à l’échelle locale
(Offices de haute montagne) et au niveau national (campagnes
ministérielles) des opérations d’informations et de prévention.

C'est justement ça qu'on fait, m'sieur ;#

http://www.invs.sante.fr/beh/2005/03/beh_03_2005.pdf (page 11)

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

29 janvier 2013 à 16:09:48
Réponse #1

Bison


Ça me fait enrager :
Citer
Quantitativement et qualitativement, les accidents en sports de
montagne d’été sont peu connus.
En clair, tout ce que vous venez de lire c'est du remplissage de texte.

Hors, chaque décès donne lieu à l'ouverture d'une enquête ...
Hors, chaque accident est connu avec de nombreux détails par les compagnies d'assurances, et dans la plupart des cas, par les fédérations (CAF et FFME).

Pourquoi ne disposons nous pas de statistiques détaillées, de rapports d'enquête circonstanciés?

100 morts par an en France, c'est bien plus qu'en transport aérien commercial français, pour un nombre moindre de personnes concernées.

Or, c'est en diffusant ce genre d'information que la sécurité, dans le monde de l'aviation, a remarquablement progressé depuis les années 50.

Au cours d'une discussion sur C2C, il y a longtemps, un président de club d'alpinisme était intervenu pour décrire les procédures de feed-back instaurées au sein du club :  chacun était prié de rapporter ses petits et gros  "coups de chaud" de l'année ... afin d'en comprendre la chaîne causale et le "truc" qui avait enrayé le processus avant la catastrophe.

Mille fois bravo ... mais c'était, semble-t-il un cas absolument exceptionnel.
Ce président exerçait réellement ses responsabilités.

Mais les alpinistes préfèrent ne pas parler de leurs conneries ...  :(
Et les fédérations préfèrent se livrer à une lutte d'influence (de pouvoirs, de subventions), se gargariser de bonnes paroles ... plutôt que de chercher efficacement à faire progresser la sécurité des sports de montagne.

Les pouvoirs publics ne sont pas en reste, niveau immobilisme ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

29 janvier 2013 à 17:55:01
Réponse #2

AC


En clair, tout ce que vous venez de lire c'est du remplissage de texte.

C'est exactement ce que je me suis dit en lisant l'article...

Les 107 décès traumatiques de randonneurs, ce sont des chutes dans des ravins ? de simples glissades amorties par la tête dans les cailloux ? des accidents de voiture sur le parking ? des charges de sangliers ? des accidents de chasse ? des fémorales tranchées en coupant le saucisson ?
Et les 98 décès non traumatiques: Hypothermies, hyperthermies ? Allergies, intoxications ? Causes complètement indépendantes du contexte de randonnée ? (parce que 98 décès rapportés au temps passé par toute la population en randonnée sur 4 ans, c'est peut-être simplement le taux de mortalité naturelle).

Le gars qui se fait coincer le bras sous un rocher (CF le film) et qui finit par mourrir de froid ou de soif, on le compte dans les décès traumatiques ou non traumatiques ?

Je n'ai pas trouvé en ligne la référence "Rapport de l'été 2003" du SNOSM.

29 janvier 2013 à 17:56:51
Réponse #3

Outdoorsman


Le problème avec la montagne, en particulier sur la pratique estivale, vient du paradoxe suivant :
- l'accès est facile (pas besoin d'adhérer à un club, de passer par une structure, de prendre une adhésion, dans la tête de certain pas besoin de matos : un short et des basket ça suffit)
- le milieu est potentiellement dangereux

Avec l'explosion de l'activité rando, les panneaux d'information, les plaquettes se sont multipliés pour indiquer les précautions à prendre mais en même temps que le concept de montagne évasion/liberté promu par les "stations vertes".

Comment toucher, informer, éduquer, préparer le monsieur tout le monde qui part en balade et qui échappe à tout cadre associatif, institutionnel, etc...
Effectivement je pense que ce forum y contribue et que les graines semées là, se dissémineront plus loin, par ricochet.

"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whimper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

01 février 2013 à 10:24:18
Réponse #4

Bison


Et si nous faisions nos propres statistiques?

On a combien de membres qui pratiquent réellement les sorties plus ou moins engagées dans la verte?

Et si on se comptait?

Et si on quantifiait notre activité (par exemple nombre de jours en rando, nombre de nuits en bivouac) en reportant nos incidents (coupure, brûlures), nos accidents (petits et moins petits traumatismes, nos malaises (hypo, coups de chaud, coups de fatigue, problèmes intestinaux et éventuellemnt choses plus graves) ... nos expériences de situations qui partent en vrille? Sans nécessairement pousser dans les détails?

En gardant l'anonymat ... juste des stats!

Ce serait un premier pas, même si notre "population" n'est pas vraiment représentative du grand public
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

04 février 2013 à 08:42:56
Réponse #5

guillaume


Pas con ça...

Mais il faudra un long temps d'étude pour avoir assez de stats (1 an ?) et donc des personnes venant ici régulièrement.

C'est largement faisable ;).

a+

"82,3% des gens ont plus de chances d'être convaincus lorsqu'il existe un pourcentage dans la phrase."

04 février 2013 à 10:17:49
Réponse #6

Kilbith


Et si nous faisions nos propres statistiques?

On a combien de membres qui pratiquent réellement les sorties plus ou moins engagées dans la verte?

Et si on se comptait?

Et si on quantifiait notre activité (par exemple nombre de jours en rando, nombre de nuits en bivouac) en reportant nos incidents (coupure, brûlures), nos accidents (petits et moins petits traumatismes, nos malaises (hypo, coups de chaud, coups de fatigue, problèmes intestinaux et éventuellemnt choses plus graves) ... nos expériences de situations qui partent en vrille? Sans nécessairement pousser dans les détails?

En gardant l'anonymat ... juste des stats!

Ce serait un premier pas, même si notre "population" n'est pas vraiment représentative du grand public

Ce serait intéressant...

Pour ma part, si on enlève les obligations "pro" et des activités "hors randonnées" je ne peux pas dire que je sois souvent dans la nature pour de la randonnée.

Pourtant, dans le strict cadre "loisir nature type randonnée/escalade" sur une trentaine d'années :
J'ai déjà géré directement deux fractures en sortie montagne (glissades), un début sérieux d'hypothermie (exposition), deux ophtalmies des neiges (absence de protection sérieuse), un malaise (peut être hypoglycémie), une insolation et des coups de soleils invalidants  (le soleil n'est pas ton ami homme du Nord de Montauban) et un choc anaphylactique grave (HE en automédication : "la citronnelle c'est naturel pas comme le DEET").
Je ne compte pas plein de petites coupures ou brûlures ou dérangements intestinaux ou coup de soleils douloureux et pas mal de "chevilles tordues sans gravité". Et dans ce bilan, je ne tiens pas compte des problèmes consécutifs à l'usage excessifs de l'alcool en campement (ça n'augmente pas le QI l'alcool).

Si je fais le compte des expériences relatées par des connaissances directes mais "non pros", le bilan augmente rapidement.  :-\

"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

04 février 2013 à 12:44:34
Réponse #7

jacqueline


Plutôt que de de faire des  stats, il me semble plus intéressant d'analyser  les causes d'accidents ( voire de décès) des randonneurs.

 On en a eu encore qquns ce week-end.

Et  de se poser la question : était -ce évitable ?  Quelle leçon en tirer ?

 Que vais je tirer d'une info que le risque en rando est de 10 ou 30 % ? ( par contre pour les accidents domestiques, c'est bien de savoir qu'ils ne sont pas négligeables, alors que la maison est synonyme d 'abri, de confort, de nid douillet )

 C 'est bien de compter sur les secours en montagne, mais lorsque l'hélico ne peut pas décoller, si on a pas prévu on est dans la m****..

 C 'est souvent un cumul d'erreurs ou négligences, plus un manque de chance.   

07 mars 2013 à 22:40:06
Réponse #8

Nävis


Et les 98 décès non traumatiques: Hypothermies, hyperthermies ? Allergies, intoxications ? Causes complètement indépendantes du contexte de randonnée ?
"Plus de la moitié des victimes d’un accident ou d’un malaise sont des randonneurs, souvent âgés de plus de 50 ans"
 >> Très probablement une grande proportion de problèmes cardio-vasculaires. Avec une pincée d'effort inhabituel, un peu de déshydratation et de fatigue.

Principe du rasoir d'Ockham: « les hypothèses suffisantes les plus simples sont les plus vraisemblables ».

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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