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Auteur Sujet: Scénario catastrophe No.1  (Lu 4634 fois)

04 janvier 2006 à 15:23:15
Lu 4634 fois

Ancien forum



Posté par DavidManise

Salut tous :)

Bon je trouve que c'est bien tranquille dans la section survie...  alors on va discutailler un peu des choses qui fâchent ;)

Je vous propose un petit scénario catastrophe pour démarrer une discussion.  Je vous pose le scénario, et vous m'expliquez ce que vous faites...  et évidemment vous me dites POURQUOI et COMMENT si ça s'impose...  

Alors, vous partez tout seul en ballade hivernale.  C'est une belle journée de janvier.  Il fait soleil...  pas de vent.  Au soleil, il doit faire dans les +2.  Ça fond.  À l'ombre, c'est plutôt dans les -4°C.  Pas trop froid, malgré tout.  Juste de quoi ne pas trop transpirer en marchant.

Donc vous partez pour votre promenade.  Un truc pas trop dur.  Une petite montagne à grimper (5-600m de dénivelé sur du terrain moyennement difficile, mais pas balisé), un petit casse-dalle à bouffer en haut, et puis voilà.  Vous grimpez du côté sud...  au début, la neige est lourde mais c'est de la neige.  Puis, au fur et à mesure que vous montez, ça se transforme vite en soupe.  Une petite glissade, et vous êtes bien mouillé sur tout un côté.  Et les pieds commencent à bien s'imbiber.  Mais bon ça va.  Vous marchez, vous n'avez pas froid.

Mais là, juste avant midi, le brouillard se lève, le ciel s'obscurcit.  L'humidité commence à bien se faire sentir, et le froid commence à pincer un peu.  Le casse-dalle au soleil du sommet se transforme vite en un repas sur le pouce pris en vitesse.  Vous êtes tout de même un peu fatigué par la montée, donc vous prenez 10 minutes pour vous reposer, puis vous amorcez la descente sur la pente à 35 ou 40 degrés.  Rien de bien méchant à la montée...  mais à la descente ça glisse un peu.

Puis, le froid continuant à tomber, la couche de soupe se transforme vite en couche de croûte verglacée, et vos semelles accrochent de moins en moins.  Et soudain, dans un endroit un poil plus raide, c'est la glissade.  Vous tombez lourdement sur votre sac à dos, puis vous glissez sur quelques mètres...  vous sentez bien que vous prenez de la vitesse, mais avec le brouillard c'est difficile d'évaluer combien...  vous glissez les pieds devant, et l'impact arrive comme par surprise.  Ça cogne fort, sous votre bras droit.Vous réalisez quelques secondes plus tard que vous êtes à l'arrêt (ça c'est la bonne nouvelle)...  avec un pin de 15cm de diamètre sous l'aisselle droite.  Une douleur lancinante et bien intense dans tout le dessus de votre épaule vous alerte un peu, puis dès que vous essayez de bouger, elle vous rappelle vite à l'ordre.  C'est plutôt horrible comme douleur, en fait.  Et vos côtes sont bien amochées aussi, apparemment.  Chaque inspiration se traduit en une douleur piquante et fulgurante dans le côté droit.  

Un petit moment de solitude vous saisit...  expirant longuement (et douloureusement) pour vous calmer, vous retrouvez vos esprits et vous faites un petit bilan de la situation.

Il est 14h.  Il vous reste 300m de dénivelé et 2km à marcher pour retrouver votre voiture.  Le vent se lève un peu.  Il doit faire dans les -6°C maintenant, sans compter le vent.  Vous portez votre polaire, votre bonnet, vos gants...  les pieds sont trempés, et le pantalon aussi.  Il reste trois heures de clarté.  Vous êtes étendu(e) sur la croûte de neige verglacée avec probablement une côte cassée (mais pas trop déplacée, semble-t-il), et une épaule disloquée.  En tâtant avec votre main gauche, vous sentez bien la tête de l'humérus qui est au-dessus de l'articulation et qui déforme votre épaule bizarrement.  En outre, votre clavicule a été poussée vers le haut et forme la classique "note de piano", pointant sous votre peau comme un doigt d'honneur à sa position anatomique normale...

Et ça fait mal.  put**n de mal.

En serrant les dents, vous répondez à la question suivante...  Qu'est-ce que je vais faire maintenant ?  Et pourquoi ?

Ciao ;)

David

04 janvier 2006 à 15:53:42
Réponse #1

Ancien forum



Posté par dudu

avant de répondre, qu'y-a-t'il dans le sac à dos ?

04 janvier 2006 à 17:17:58
Réponse #2

Ancien forum



Posté par PetitBourrin58

1/ Si j'ai un telephone portable, je l'utilise afin de prévenir les secours en indiquant que j'essais de redescendre un peu comme je pourrais.
2/ La douleur est une chose, je reste "ZEN" et je positive en me disant que je ne suis pas mort , que y'a pas d'hemorragie et que j'ai encore mes deux pieds.
3/Je fouille dans le sac à dos ( évidement ça risque d'être galère de l'ôter puis de fouiller dedans avec une clavicule en vrac, mais je respire tranquille et je dirige mon énergie vers cette action, en douceur, sans forcer) afin de trouver de quoi bricoler des crampons ou/et un piolet, j'en profite pour passer ma couverture de survie avec un trou au milieu pour faire pancho.
(selon ce qu'il y a dans le sac à dos, je bois un coup, mange un bout, prends un anti-douleur... et je me séche afin d'éviter les engelures)
4/ Et j'amorce la descente, les deux pieds en avant avec les crampons et en restant sur le cul côté gauche réhaussé par le sac à dos ... et j'avance doucement. Si j'ai une boussole je fais le point pendant qu'il fait encore jour afin de pouvoir l'utiliser ensuite si la nuit ou le brouillard tombe avant  que les secours arrivent.
5/Je fais de l'humour en pensant a la chance qu'aura bientôt la personne que j'ai désignée pour mon assurance-vie.

 

04 janvier 2006 à 17:51:14
Réponse #3

Ancien forum



Posté par guillaume

Citation de: dudu link=1136384595/0#1 date=1136386422
avant de répondre, qu'y-a-t'il dans le sac à dos ?

Même question avec en plus: quoi comme matos anexe? Car j'ai souvent mon sac à dos, mais j'ai surtout des trucs dans toutes mes poches et un poignard à la ceinture.

Et qu'est que l'on gagne, le diplôme du meilleur survivor en zone froide?  ;D ;D ;D  :-[

a+

04 janvier 2006 à 18:00:07
Réponse #4

Ancien forum



Posté par Maximil

Bon tout d'abord j'observe: pas de signes de détresses vitales ok. Je respire. Que la vue est belle !
J'utilise mon téléphone portable si il y a un réseau pour signaler ma position aux sauveteurs et ils se démerdent  ;D Bon, je suppose qu'il n'y a pas de réseau. De toutes façons, le temps qu'ils me trouvent...  :( :-/
Je prends mon couteau et coupe la sangle gauche de mon sac à dos pour pouvoir lacher le sac sans trop de difficultés.

Puis je fais le point: 3H de clarté (heureusement que je n'étais pas au nord) pour 2 kilomètres (et 300m de dénivelé) ca fait même pas du 1km/heure: faisable sans problème, surtout que le faible dénivelé ne risque plus de me faire glisser beaucoup. Mais faudrait pas que je me plante de direction.

Par contre, ce qui m'inquiète bigrement, c'est 3 heures avec des vêtements mouillés, une blessure, le vent qui se lève et -6°C... là c'est clair, si je reste là sans rien faire, et si je tiens 30 minutes ca sera déjà vachement bien, après coma...et au revoir. Et puis la douleur va se faire de plus en plus forte, il ne faudrait pas que je tombe dans les vapes maintenant, ca serait signer mon arrêt de mort.

Donc il me que je me réchauffe.  Mais tout d'abord, un ou deux anti-douleurs quelconque, ca aidera. Je me fabrique une atelle avec la corde, tissu et un bout de bois (branchette cassée) ou avec mon bandana (mais là il serait trop court le mien), ou avec ma couverture de survie
Je change de chaussettes si je peux (moi j'ai toujours une paire de chaussettes de rechange) et mets mes pieds dans des ziplocs ou sacs plastique pour que la chaussure ne les retrempe pas de suite.
De toutes facons, faire un feu avec l'épaule que j'ai me sera impossible, au premier choc pour couper du bois je vais morfler sévère, en plus il y a du vent. Donc on oublie.
Au début je pensais à regarder si des elements lourds que j'ai ne pourraient pas être largués dans mes poches de pantalon pour soulager les épaules et les côtes, voir les abandonner carrément si ca me fait gagner beaucoup de poids (je les reprendrais plus tard). Mais en fait, je prends le strict minimum : eau, briquet, couteau, telephone et corde, boussole, clefs de voiture et kits de secours n°1 dans mes poches et soit je tire le sac par terre avec mon bras valide si le sac et le terrain le permettent, soit je laisse le sac fermé à un endroit dont je releve la position (boussole ou visuel) pour pouvoir le retrouver peut être plus tard... a priori, dans cette config, tant pis pour le sac, la popote, la hachette...

Le pantalon mouillé tant pis, on fait avec pour le moment, du moment qu'il n'est pas moulant, il va isoler un peu.
J'utilise mon poncho pour faire un coupe-vent supplémentaire: garder au maximum ma température.
Je me mets à marcher très doucement, en assurant chaque pas (une nouvelle chute pourrait être la dernière, pas question de déconner) en chantant une chanson: "je dois marcher pour ne pas crever de froid, je dois marcher pour ne pas crever de froid...etc..." ca me permettra de ne pas l'oublier et de me concentrer sur autre chose que les douleurs lancinantes.
Je vérifie fréquemment que je vais dans la bonne direction et que mon portable passe ou non.

Ca serait une jambe, ca serait presque moins grave: abri + feu en rampant comme on peut mais l'épaule démise et bras cassé empèche de faire un abri ou du feu... Je crois que la nuque ou la hanche, ca peut être pas mal aussi.  :o

Voilà...

Par contre, si je dois descendre de côté à cause d'une pente trop forte ou trop glissante, ca sera sur le côté gauche: si je glisse, mon bras gauche pourra essayer de me retenir un peu et amortir ma chute, mais aussi, si je glisse, je plie sur ma jambe gauche et tombe naturellement sur l'épaule gauche: ca fera moins mal que sur l'épaule droite.

04 janvier 2006 à 18:22:44
Réponse #5

Ancien forum



Posté par Tycho70

[MODIF] Maximil a répondu pendant que j'écrivai, donc je ne sais pas ce qu'il a mis !

Je vais essayer de répondre avec les éléments que David a décrit.

Bon déjà comme le dit Petitbourrin 58, si j'ai un portable, je ne vais pas m'empecher betement de téléphoner à nos amis pompiers !
J'indique l'endroit à peu près où je me trouve. Si je me sens la force de faire un petit bout de chemin, je leur demande si c'est raisonnable, car eux savent mieux que moi si il ne faut surtout pas bouger et sauront me renseigner sur la conduite à suivre.

Bon admettons qu'ils me disent que c'est OK et que je décide donc de les attendre à ma voiture.
Alors déjà, je pense que si la douleur est "supportable" (j'entend par là qu'elle n'est pas insupportable, car ça n'existe pas = si c'est insuportable on tombe dans les pommes...) je vais essayer de descendre tout doucement les 300 derniers metres de dénivellée histoire d'etre sur un sol plat.
Même si c'est la 1ère action entreprise, il me semble que c'est la plus dangereuse de la situation entière, car on risque le suraccident, et là ça risque de vraiment vraiment etre moche pour moi !!!
Pour descendre, selon moi il faut y aller très progressivement sans se presser, en prenant le maximum de précaution. Le mieux serai de descendre sur l'arrière train, les pieds en avant. Si la neige est vraiment trop froide pour mon derrière, je descend de coté (comme un crabe), toujours sans se dépécher, parce que une 2ème chute ne pardonnerai sans doute pas.

Si j'arrive à atteindre le sol plat, je pense vraiment que le plus dur et le plus dangereux est fait.
Si le coeur m'en dit et si j'ai de quoi faire, je peux essayer de réduire ce qui semble etre une luxation, en metant un poid lourd au bout de mon bras, qui va ramener plus ou moins mes os en place.
Le retour à la voiture, située à 2km ne devrai pas dépasser une heure (marcher à 2km/h c'est vraiment la promenade du dimanche !) car j'imagine que la douleur m'empèche de marcher trop vite.

Si j'arrive à la voiture, je démarre, je met le chauffage à fond, et j'enlève tous les vêtements qui sont mouillés pour ne pas attrapper froid. Je rappelle les pompiers aussi au plus vite, pour les informer de ma nouvelle localisation.
Au pire, si je suis en montagne et que les secours tardent à me trouver, je convient avec eux d'un signe pour me repèrer : les phares lorsque la nuit arrive et des coups de klaxon longs et réguliers.

Je veille également par tous les moyens à ma disposition (musique à fond notamment) pour ne pas m'assouppir, car c'est potentiellement dangereux. Dès que je vois que je somnole, il faut se ressaisir.

Allez, David, est-ce que malgré les nombreuses erreurs que j'ai surement faites, tu me met la moyenne ?  :)

Tycho

04 janvier 2006 à 18:56:31
Réponse #6

Ancien forum



Posté par Pierrot

Alors, pour moi la première des choses va être  d'appeller les secours à l'aide de mon portable, à la condition qu'il passe ce qui est assez alléatoire en montagne.....
De toute façon quelqu'un chez moi sait ou je suis et s'inquiètera si je ne reviens pas dans les délais. mais entre temps si je ne fais rien , je risque de finir gelé.

Je vais donc essayer  de regagner la voiture après avoir immobilisé mon bras,pris deux comprimés d'anti douleur ( di antalvic par exemple ) mis mon poncho pour essayer de garder de la chaleur  et changé de chaussettes, ce qui ne doit pas être facile avec un seul bras.

 Si je ne peux pas trainer le sac, je le laisse sur place après avoir récupéré l'indispensable. Pour moins glisser, j'enroule de la corde autour de mes chaussures.

Le plus difficile dans un tel cas d'école, c'est qu'il est difficile d'évaluer le degré incapacitant de la blessure, un bras en moins , on voit bien ce que cela fait, mais l'intensité de la douleur  et notre réaction à celle ci reste assez difficile à imaginer.

04 janvier 2006 à 19:10:27
Réponse #7

Ancien forum



Posté par guillaume

Bon je vais essayer tant bien que mal, mais soyez indulgents, j'ai encore beaucoup de chose à apprendre.

Bon si je suis parti avec un sac, c'est mon sac de randonnée, donc il est lourd et emcombrant. J'essaie de l'enlever malgré la douleur puis je remplis mais poche de tout ce qui peu être utile mais pas trop non plus. (j'ai déjà mon kit de survie dans mes poches).

Je fais le point: rien d'autre de cassé, où suis-je, etc...

[cette parti entre crochet n'est valable que si j'ai réussi à capter avec mon portable.]
[j'appelle avec mon portable les pompiers en essayant comme je peux de leur indiquer ma position (description du paysage, je di où je partais faire ma balade) et je leur dis que je suis blessé à l'épaule droite et que je me suis mis le bras en écharpe pour le maintenir. Je dis aussi que je part rejoindre ma voiture 2Km plus bas.]

Je m'habille le plus possible et je prend mon duvet (en l'acrochant en bandoullière sur mon épaule gauche et en l'acrochant à la ceinture) + mon sursac dans ma poche. Je me fais aussi un bâton de marche en le taillant tant bien que mal.

Si j'arrive à ma voiture, je monte un "camp" avec ce que j'ai dans la voiture: tente 2', duvet, matelat, duvet, bouffe, eau.... Et je signale ma présence.

Sinon je me prépare à survivre en m'instalant dans mon duvet avec le sursac et le sac poubelle (qui était dans ma poche) sous moi.
Et j'essaie d'acrocher ma couverture de survie le plus haut possible (dommage impossible de faire du feu, donc pas de reflecteur)
Je garde mon blizzar pack, mon ion BD et mon sifflet en plastoc près de moi "au cas ou".

alors???

PS: c'est plus facile à mon avis sur le papier ( ;D) que dans la réalité.

a+

[modif]: Pierro à répondu avant moi

04 janvier 2006 à 19:39:22
Réponse #8

Ancien forum



Posté par kartoffel

Tu commences costaud  :) Sacrément costaud, même, si on suppose que le type est un promeneur sans équipement particulier (à juger par les fringues qu'il a mises, il ne doit pas s'être posé trop de questions pour le reste...)

Je connais un gars qui avait pris l'habitude de réemboîter son épaule tout seul (et celle ci avait pris l'habitude de se déboîter toute seule). Y'a plus de problème.

D'abord, avoue que le mec il a pas pris trop de précautions avant. Pas de raquettes (celles avec les gros crampons, ça marche bien même sur du verglas), pas d'anorak, il est quand même un peu léger ce type. Je parle même pas des guêtres, qui évitent aussi bien les problèmes de pieds mouillés.

Enfin, supposons qu'on y soit quand même, et comme on sait pas ce qu'il a dans son sac, on suppose qu'il n'avait rien d'autre que son pic-nic. C'est un bouffon ! Je saurais mal rajouter quelque chose de plus sensé que ce qui a déjà été dit. J'imagine toutefois que le stress peut avoir un effet analgésique. Quand t'es vraiment  dans la mouise, tu deviens animal, et ça aide. D'ailleurs, avec le stress, tu te poseras même pas la question "que faire", tu agiras et pi c'est tout, que ce soit optimal ou pas  ;)

La priorité, c'est de se prémunir du froid. Mais ce bonhomme n'a rien à se mettre. Garder le sac à dos, pour sûr, même vide, ça peut tenir chaud au dos, ou au torse si on le passe en ventral. Enlever les chaussettes si le besoin se fait vraiment sentir, mais enfin lacer des grolles de montagne à une main c'est pas le pied. Enlever son T-Shirt, s'il est trop mouillé et s'il y arrive, dût-il le lacérer à coups de couteau (s'il arrive à ouvrir son couteau, s'il a un couteau). La polaire sera probablement moins trempée, et sèche mieux qu'un T-shirt, même si faut pas trop compter dessus.

Ensuite, se dégager de l'arbre. Avec le verglas sur lequel il est vautré, ça risque de pas être facile, et ce sera très douleureux.
Descendre, il se démerde. Sur le cul, en s'agrippant à ce qu'il peut ; y'a beaucoup d'arbres dans le coin ? Ou c'est la méchante pente avec un seul arbre dessus ?

Même s'il arrive à sa caisse, il aura du mal, et rentrera sûrement en première sur tout le chemin.


Bref, tout ça pour dire, SANS UN MINIMUM D'EQUIPEMENT IL EST CUIT !! (cuicui)

L'avait qu'à pas aller en montagne.

04 janvier 2006 à 20:28:53
Réponse #9

Ancien forum



Posté par kartoffel

Allez, un peu de bonne foi maintenant, le mec c'est moi, et j'ai mon équipement habituel dans mon désormais mythique Sphynx 35  ;) (sauf que moi, j'aurais eu des raquettes à crampons)

Je quitte mon sac à dos, comme dit plus haut au pire en sacrifiant une bretelle. Je garde la ceinture, même relâchée, j'aurais trop peur de perdre le sac dans la pente avant d'avoir utilisé le contenu.

Primo, dans la pochette de rabat j'ai plusieurs grammes de paracétamol très faciles d'accès. Je m'enfile quelques cachetons et une bonne rasade de flotte.

Ensuite, j'essaye de me dégager. Aïe, je souffre à mort ! (anecdote perso à la fin du post...)

Ensuite, je lacère mes vêtements mouillés et enfile tant que faire se peut un anorak, sans passer la manche du bras blessé. Evidemment, je serre tous les cordons bien comme il faut, taille, capuche, extrémité de manche etc... Tant pis pour les chaussures, je tente le coup ; si c'était vraiment moi, j'ai des chaussures assez chaudes, et les raquettes m'auraient évité les pieds trop mouillés, mais enfin je crois que je l'ai déjà dit  ;)

Si possible, j'essaye de garder mon sac, sinon je tranfère le maximum de contenu utile dans mes poches.

La redescente se fera tout doucement, en glissant sur les fesses si vraiment l'endroit craint trop, et en plantant bien chaque talon avant de lever l'autre. J'espère que j'ai la force de me livrer à cet exercice.


-------------

Bien sûr, c'est que de la théorie. Nom d'un chien, j'aimerais pas y être en vrai.

Chose promise, chose dûe : une anecdote à deux balles. Une fois, voulant traverser une rivière dont le lit était très nettement en dessous de la hauteur moyenne là où je me déplaçais, genre la rivière était au fond d'un ravin de cinq ou six mètres, à l'abord très raide (>70°), boueux à souhaits, et sur la pente poussaient de petits arbres avec des troncs minces en ordre dispersé à environ un mètre les uns des autres. La descente se fait sans trop de mal en me tenant aux arbres, une petite traversée à guet de derrière les fagots sans plus de souci, mais à la remontée, arrivé presque en haut je relâche ma prudence et me retrouve seulement en appui d'un pied sur un tronc. Ce qui doit arriver arrive : avec ma semelle pleine de boue, je dérape ! J'essaye de me rattrapper à ce que je peux, dérape sur un second tronc sans parvenir à l'utiliser, et me retrouve....  :-X stoppé net par un tronc qui arrive entre mes deux jambes. Fatche que ça a fait mal ! Heureusement, les "meubles" étaient sauvés, hors trajectoire, et j'avais rien de cassé ni de déboîté.
Et bin là je suis surtout resté trois bonnes minutes à digérer le choc et la douleur, puis encore à me traiter de tous les noms. Puis l'adrénaline et la colère aidant, j'ai eu moins mal et ai pu remonter... mais arrivé en haut, posé sur de l'horizontal, là la douleur s'est vraiment donnée !!!  :-[

04 janvier 2006 à 21:45:12
Réponse #10

Ancien forum



Posté par DavidManise

Salut :)

Bon y'a tout plein de bonnes réponses et de bonnes idées...  Mais comme le dit si bien Pierrot, c'est dur d'imaginer à quel point on est limité dans ses actions avec une épaule bien déboitée, une note de piano...  et des côtes pétées.  Parce que tout le monde tique sur l'épaule, mais les côtes pétées comme ça, dans le haut du thorax, ça fait extrêmement mal dès qu'on bouge.  Mais comme le dit aussi karto, à un moment l'adrénaline fait son boulot et on sauve ses miches en faisant un peu fi de la douleur (qui se réveille effectivement ensuite...).

J'ai oublié de spécifier que je parlais de VOUS, et donc que je vous laissais évidemment le matos que vous transportez habituellement dans ce genre de rando.  

Voici ma version de la chose...  j'espère que vous ne vous priverez pas pour argumenter et discuter.  C'est là pour ça.  Je suis pas l'bon Dieu comme on dit chez nous ;)

Donc...

1) d'abord, faire le point de la situation...  Y'a-t-il une urgence vitale ?  En l'occurence, ce qui limite le plus mon espérance de vie, c'est l'hypothermie.  À -6 avec du vent et tout mouillé, couché sur de la glace, en quelques minutes je grelotte, et en 1h ou 1h30, c'est le coma.  Donc en gros j'ai quelques minutes pour me calfeutrer et/ou me remettre à bouger.  Mais bouger reste hypothétique...  Et même si je joins les secours immédiatement, et que tout se passe bien, ils vont tout de même mettre au minimum 30 minutes avant d'arriver sur place...  et au plus peut-être plusieurs heures (surtout avec ce brouillard, vous vous souvenez ? ;)).  Donc avant d'appeler les secours et de passer 10 minutes à leur expliquer où je suis, je me démerde pour me mettre au chaud (tous les vêtements dont je dispose) avant de passer mon coup de fil.

2) m'isoler c'est bien beau, mais avec une épaule immobile et la douleur, ça va pas être facile...  Donc là, c'est vite vu, je réduis ma luxation (je le fais parce que je SAIS comment faire...  tout le monde ne pourrait pas en faire autant, mais tout le monde peut apprendre auprès des organismes appropriés, hein ;)).  Donc là, en l'occurence, je coupe la sangle droite de mon sac à dos, et j'enlève celle de gauche (en gardant la ceinture pour ne pas peaumer le sac, bien vu).  Et je plante les talons à travers la croûte verglacée (elle gèle depuis 2-3 heures, elle n'est pas encore très épaisse) et je me remonte jusqu'à ce que ma main soit à hauteur de l'arbre.  Là je me refais deux marches bien stables, et je me concentre pour détendre les muscles de mon épaule au maximum.  Longues expirations, puis j'aggripe l'arbre et je tire dans l'axe en poussant avec mes pieds lentement et régulièrement.  Quand je sens "ksplock" et que je tombe limite dans les pommes, c'est que c'est bon ::).  Gueuler ça fait du bien, dans ces cas là...  sauf que là les côtes ne le permettront pas <rire>.  

De la main gauche, j'abaisse ma clavicule et je la remets à sa place si elle n'y est pas déjà, et j'immobilise mon bras droit.  Les ligaments sont probablement déjà nases, mais inutile d'en rajouter et d'avoir mal inutilement.  Et pas besoin de matos pour ça.  Je replie le bas de ma polaire sous mon avant bras, formant du même coup une atèle improvisée.  Je la maintiens avec les dents pour l'instant.  Trois ou quatre grosses épingles à nourrice sont généralement utiles, là, mais avec les mains engourdies, et d'une seule main, ça le fait moyen.  Pendant la marche je pourrai utiliser mon autre bras pour maintenir le tout en place, au pire.  Mais bon une fois que c'est réduit et calé, ça soulage bien.

Là, normalement, je peux m'asseoir délicatement en ne forçant pas trop avec mes abdos et en restant bien droit (toujours ces côtes).  D'être assis coupe le contact du thorax avec la glace, et ça, ça aide vachement à conserver des calories.  

3) Paracétamol big time.  J'en bouffe 2g, voire trois vu que je suis costaud.  De l'arnica (en application locale ou en homéopathie, style 4 ou 5CH) pourra aider aussi.

4) Dans mon sac, j'ai mon bonnet, que je mets d'office, puis toutes mes couches de vêtements secs et isolants, que j'enfile plus ou moins complètement.  On s'en fout.  

5) J'appelle les secours, et si ça répond je raconte mon histoire...  et je mentionne le brouillard.  Je connais par coeur, déjà, et sans devoir sortir la carte, les chemins d'accès, le nom du lieu, du bled le plus proche, etc.  Je mentionne aussi le froid, etc.  En gros, je réponds à leurs questions, hein, c'est des pros ils savent comment ça marche.

6) Si les secours ne peuvent pas venir sur la montagne, ou si c'est pas sûr, ou plus probablement si je ne peux pas les joindre (ces gars là, ils vont vraiment partout normalement...  hallucinants !), j'entame la descente par mes propres moyens.  Si je suis en communication avec les secours, je leurs DIS que je descends, pour qu'ils le sachent...  mais bon normalement si j'ai pu les joindre, ils pourront venir.

7) Si je décide de descendre, ça se fait LENTEMENT et sans prendre de risques de nouvelle chute.  Un nouveau coup sur des côtés déjà pétées, ça peut finir en eau de boudin (poumons perforés, etc.).  

8) Si je décide d'attendre, je me débrouille pour me mettre aussi à l'aise que possible, en réduisant ma surface de contact avec le sol au maximum.

Voilà...

Ça, c'était la théorie.  Plus facile à dire qu'à faire.  Mais pour sauver ses fesses, on fait des miracles parfois.

Ciao ! ;)

David

04 janvier 2006 à 21:56:14
Réponse #11

Ancien forum



Posté par kartoffel

Je dirais juste que voir le portable passer dans les montagnes un peu loin des stations de ski relève presque du miracle.
Perso, la seule fois que j'aurais bien voulu appeller, un Bouygues et un Orange m'ont quand même obligés à marcher une dizaine de bornes sur une route qui descendait, et j'ai trouvé une maison avant de capter le réseau... c'était que pour une bagnole coincée dans la neige (80cm quand même autour de la voiture, une sacré belle tempête qui avait commencé à sévir pendant la nuit et continué le matin), et j'étais avec des amis, mais seul et blessé ç'aurait été une sacré m*rde.

Même sur les crêtes en vue de vallées "civilisées", c'est assez rare d'avoir quelque chose.
Je sais pas ce qu'en pensent les autres, mais je crois fermement que le portable en montagne c'est un mythe (hors les stations de ski et leurs environs, évidemment).

04 janvier 2006 à 22:01:16
Réponse #12

Ancien forum



Posté par riketz

Les fusées de detresse ca doit ètre surement plus efficace dans certain cas! Sauf avec le brouillard évidemment.

Citer
Dans mon sac, j'ai mon bonnet, que je mets d'office, puis toutes mes couches de vêtements secs et isolants, que j'enfile plus ou moins complètement.  On s'en fout.
Il y a pas un risque qu'ils sont aussi trempé, a travers le sac, suite à la glissade sur la pente qui n'est pas totalement gelé, donc soupe?

04 janvier 2006 à 22:04:56
Réponse #13

Ancien forum



Posté par DavidManise

Ça dépend où, mais il y a souvent du signal.  Même au beau milieu du plateau du Glandasse, mon SFR passe.  4 lignes sur 5 ;)  

Ensuite, pour les appels d'urgence, il reste d'autres possibilités.

1) ton appel sur le 15, 17, 18, ou 112 est relayé (obligatoirement) par le réseau d'un autre opérateur ;
2) le réseau de relais d'urgence du 112 te capte...

Une fois, j'ai même été capté par un réseau bizarre, avec un numéro à rallonge qui s'afficheait au lieu de l'habituel "FSFR".  Ça fonctionnait nickel.  Je l'ai croisé deux fois celui là, une fois à Reychas, et une fois vers Soubreroche.  

Je donne toujours mes stages dans des endroits où mon portable passe, au cas où je devrais appeler les secours, justement.

Mais bon...  C'est vrai que sur le Jocou, zéro signal.  Et au Grand Ferrand, idem.  Au-dessus de 2000, souvent, c'est vrai, y'a rien du tout (sauf autour des stations).

Ciao !

David

04 janvier 2006 à 22:07:30
Réponse #14

Ancien forum



Posté par DavidManise

Citation de: riketz link=1136384595/0#12 date=1136408476
Il y a pas un risque qu'ils sont aussi trempé, a travers le sac, suite à la glissade sur la pente qui n'est pas totalement gelé, donc soupe?

Si.  Il y a un risque.  Même s'il est minime, il y a toujours un risque.  C'est pour ça que j'évite le duvet pour mes couches d'isolation (sacs de couchage, doudoune, etc.) et que je choisis avant tout des trucs qui isolent bien même mouillés : laine, polyester (polarguard, fibres creuses siliconées diverses, polaire, etc.)...

Ciao !

David

04 janvier 2006 à 22:40:15
Réponse #15

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Posté par LosTabarnacos

Comme je voyage toujours seul lors de mes expéditions, j'ai un petit GPS dans mes poches histoire de bien informer d'éventuels secouristes. Il s'agit d'un modèle de base de Garmin. Bien souvent, dans ce genre de situation, le temps d'intervention est un des facteurs déterminants... :-/

04 janvier 2006 à 23:17:19
Réponse #16

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Posté par fabsah

Citation de: riketz link=1136384595/0#12 date=1136408476
Il y a pas un risque qu'ils sont aussi trempé, a travers le sac, suite à la glissade sur la pente qui n'est pas totalement gelé, donc soupe?

J'y connais rien en rando de montagne, mais si y'a bien un truc que j'ai appris depuis longtemps, c'est de mettre au moins un sac poubelle à l'intérieur de mon sac à dos. Ensuite, je charge dedans. Ainsi, c'est vraiment waterproof.
Ca ajoute peu de poids, c'est facile et c'est pas cher. C'est bcp plus efficace qu'un "pack-cover" qu'on te vend super cher.

fab

04 janvier 2006 à 23:40:01
Réponse #17

Ancien forum



Posté par survivalfred

Salut,

Alors, là ! Je suis un peu frustré  ;) Pas eu le temps de répondre avant les conseils du Manitou et les réponses très censées du groupe ... j'ai tout de même mon grain de sel à ajouter !

Evidamnent : téléphone portable, communication des coordonnées GPS, Isolation du sol et préparation du matos pour se faire répérer son les premiers gestes à faire ...

Citer
Quand je sens "ksplock" et que je tombe limite dans les pommes

Ben, oui, ça c'est le problème : si tu t'évanoui, vu les conditions que tu nous a mitonner, et bien t'es mort !! J'ai déjà remis deux ou trois fois des bonnes luxations de l'épaule en place mais avec en plus de côtes cassées et sur soi-même les chances sont tout de même fortes pour que tu te retrouves dans les vappes !

A la rigueur tu prends tes anti-douleurs 1/4h AVANT de te remettre l'épaule. Du Paracetamol c'est un peu léger, dans ce cas là moi je sacrifie mes 2 Dafalgan+Codéïne que je trimballe justement pour des situations comme celle-là !

La seule fois où j'ai remis une épaule à un mec et qu'il n'a pas tourner de l'oeil ou presque c'est parcequ'il était tellement bourré qu'il a supporter ça juste en gueulant comme un putois qu'il allait me botter le c*l  ::), et c'était un pote  ;D

Le problème dans le "je rentre à la bagnole" c'estque tu as bien glisser du "sentier" et que aprèsn une chute comme ça t'as intérêt a être certain de ton chemin avant de te remettre en route ... brouillanrd, douleur, verglas ... mauvais cocktail ...

Super petit exercice, David, encore, y'en a bon ça !!

Fred

05 janvier 2006 à 09:37:10
Réponse #18

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Posté par Maximil

Perso je ne chercherais pas à la remettre en place: primo parceque je ne l'ai jamais fait pour de vrai, secondo parceque s'il y a de la casse ou des fêlures, je ne veux pas prendre le risque d'aggraver mon état, surtout que celui-ci ne necessite pas la prise d'un tel risque.

05 janvier 2006 à 11:51:30
Réponse #19

Ancien forum



Posté par DavidManise

Citation de: survivalfred link=1136384595/15#17 date=1136414401
Ben, oui, ça c'est le problème : si tu t'évanoui, vu les conditions que tu nous a mitonner, et bien t'es mort !!

Mouais...  

J'ai des contre-arguments si tu permets ;)

D'abord, c'est vrai que ça fait extrêmement mal quand tu le fais une heure après, quand les muscles sont tendus à mort et que l'inflammation s'est installée.  Mais quand tu le fais "à chaud" c'est moins pire.  Je dis ça en me basant uniquement sur mon expérience perso, par contre.  J'ai pas de stats ni rien, donc à prendre avec le recul nécessaire.

Ensuite, même si tu tombes dans les vappes, c'est pas pour très longtemps.  T'es déjà sur le dos, donc pas de risque de chute etc.  Bref, tu tombes KO pendant quoi...  2-3 minutes au pire, puis tu te réveilles...

Citer
J'ai déjà remis deux ou trois fois des bonnes luxations de l'épaule en place mais avec en plus de côtes cassées et sur soi-même les chances sont tout de même fortes pour que tu te retrouves dans les vappes !

Possible.

Citer
A la rigueur tu prends tes anti-douleurs 1/4h AVANT de te remettre l'épaule. Du Paracetamol c'est un peu léger, dans ce cas là moi je sacrifie mes 2 Dafalgan+Codéïne que je trimballe justement pour des situations comme celle-là !

Oui, sauf qu'avec le froid, 15 minutes c'est vachement long...  sachant qu'avec l'épaule démise comme ça t'es extrêmement limité dans tes mouvements pour pouvoir t'habiller...  Juste de bouger peut être très douloureux.  Une fois la luxation réduite et le bras immobilisé, la douleur s'atténue pas mal.  Il reste évidemment la douleur lancinante des blessures ligamentaires etc., mais ça permet tout de même de bouger le reste du corps sans hurler.  Une fois la luxation réduite, et avec des antalgiques, tu peux marcher sans tourner de l'oeil normalement.

Citer
La seule fois où j'ai remis une épaule à un mec et qu'il n'a pas tourner de l'oeil ou presque c'est parcequ'il était tellement bourré qu'il a supporter ça juste en gueulant comme un putois qu'il allait me botter le c*l  ::), et c'était un pote  ;D

LOL

Citer
Le problème dans le "je rentre à la bagnole" c'estque tu as bien glisser du "sentier" et que aprèsn une chute comme ça t'as intérêt a être certain de ton chemin avant de te remettre en route ... brouillanrd, douleur, verglas ... mauvais cocktail ...

Tafdak ;)

Ciao ;)

David

05 janvier 2006 à 11:57:57
Réponse #20

Ancien forum



Posté par DavidManise

Citation de: Maximil link=1136384595/15#18 date=1136450230
Perso je ne chercherais pas à la remettre en place: primo parceque je ne l'ai jamais fait pour de vrai, secondo parceque s'il y a de la casse ou des fêlures, je ne veux pas prendre le risque d'aggraver mon état, surtout que celui-ci ne necessite pas la prise d'un tel risque.

Bons arguments.

Ce qui est sûr, c'est que je ne recommande pas de réduire la luxation.  Comme je l'ai dit, je ferais ça (je pense) parce que je sais comment faire, etc.  Mais il y a effectivement des contre-indications, et il faut en tenir compte.

Ciao ! ;)

David

 


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