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Auteur Sujet: Feu "invisible"  (Lu 4367 fois)

20 février 2006 à 15:05:42
Lu 4367 fois

Ancien forum



Posté par Paintedhorse

Salut  vous tous

Voici le cas de figure:

Pour une raison quelconque, vous voulez rester discret sur votre position. Vous avez le moyen de faire un feu et vous en avez besoin. Comment faire pour ne pas se faire remarquer par les flammes et surtout par la fumée?
Il y a quelques années, j'avais vu sans le lire un article sur ce sujet dans la revue "Raid" et je le regrette toujours.
D'avance merci pour les réponses.

A+

20 février 2006 à 15:36:51
Réponse #1

Ancien forum



Posté par Tycho70

Salut,

Pour faire simple : chez moi, un scout avancé (qui n'est ni débutant ni moyen quoi) doit être capable de camper et de faire un feu sans être visible à 2 mètre (et sans forcément avoir une tente camo et être en ghillie suit...).
Pour cela, il doit compter sur son savoir faire, et sur ce qu'il trouvera dans la nature.

Je me concentrerai sur le feu, puisque c'est ce qui t'intéresse.
Tu as plusieurs manière de cacher ton feu.

Déjà, il te faudra préparer l'endroit. Tu peux l'enterrer en creusant un petit trou, pas trop profond sinon tu n'arrivera pas à le gérer, ou à le faire démarrer. Bien isoler du sol (tapis de branches). Ajouter des rondins ou élever la terre autour  pour ne pas le faire voir.
Si tu ne peux pas creuser de trous, il va falloir que tu te fabriques de petites pallisades de bois (ou de terre ou les deux). Tu peux les orienter comme un chapeu de triangle de manière à ce que ton abri vienne fermer le reste du triangle.
Les pallissades n'ont aps besoin d'être très bien faites, ni très hautes (40 -50 cm si tu gère bien ton feu).

Ensuite pour ce qui est du feu lui même, sache qu'un feu de joie de 2 mètre de diamètre, c'est dangereux, pas très controlable, tu peux pas t'en approcher,  bref, ça ne sert pas plus qu'un petit feu. Donc déjà lorsque tu veux faire un feu sans te faire voir, fais le petit (le plus petit possible en fait, pas plus de 15 -20 cm de hauteur) Si il est trop fort, qu'il a trop de flammes, ça se verra, car la cime des arbres alentours seront éclairées... Alors fais le petit, pas trop puissant, mais ne t'inquiète pas, car même comme cela il va déjà largement pouvoir chauffer tes petits plats ! :)


Bon il y a aussi une technique que je réserverrai plutôt aux experts car elle est potentiellement dangereuse, mais sans doute aussi la plus sure, si ton but est de ne pas te faire voir : c'est avec les sapins... mais j'en dit pas plus, les anciens auront compris. Lorsque déjà tu aura réussi ça tu pourra peut être prétendre venir me demander de te donner plus de détails !  ;D

[MODIF](et encore... après réflexion, c'est le genre de technique que tu transmet en réel face au gars à qui tu montre... pas par internet)

Tycho

20 février 2006 à 15:48:28
Réponse #2

Ancien forum



Posté par Paintedhorse

(et encore... après réflexion, c'est le genre de technique que tu transmet en réel face au gars à qui tu montre... pas par internet)

Totalement d'accord avec toi et j'espère qu'on se verra un jour.

Mon problème, c'est la fumée surtout.

Des exemples que j'ai vu, c'était le modèle enfui mais avec une série de "canaux" mis en oblique pour tenir lieu de cheminée
mais les tests que j'ai fait ne m'ont pas convaincu

A+

20 février 2006 à 16:00:57
Réponse #3

Ancien forum



Posté par Pierrot

Lorsque je suis dans les bois et que les conditions me permettent de faire du feu, je le fais toujours le plus discrètement possible.
Pour cela, il me semble primordial de n'utiliser que du petit bois, brindilles ou branches refendues, et surtout qu'il soit le plus sec possible.
En alimentant le feu avec des brindilles, elles s'enflamment immédiatement sans dégager de fumée, si l'on n'en met pas trop à la fois il n'y a pas de grandes flammes, mais on obtient quand même assez de braise pour cuisiner.

Pour une meilleure "invisibilité", j'opterai aussi pour un feu enterré dans un talus ou entre des "murets" de terre ou de bois, mais je n'ai jamais testé cette façon de faire.

Peut être Manu pourrait il nous en dire plus eu égard à son passé martial.  ;)

20 février 2006 à 23:47:03
Réponse #4

Ancien forum



Posté par EH

Idem, il y a deux choses qui trahisent un feu : le fumée et les flammes (et l'odeur mais ça fait trois).
Pour les flammes, il suffit de faire un petit feu avec des déflecteur ou à dans une petite fosse. Les débutants ont tendance à faire de grand feu qui, en plus d'être dangereux, sont extrèmement gourmands en bois.
Le fumée, elle est du au type de bois et à son humidité. Il vaut mieux du bois le plus sec possible.

21 février 2006 à 09:02:50
Réponse #5

Ancien forum



Posté par kartoffel

Et c'est quoi les types de bois qui brûlent avec le moins de fumée ?

21 février 2006 à 09:12:59
Réponse #6

Ancien forum



Posté par Pierrot

Par expérience, le charme et le bouleau bien sec s'allument très vite et ne fument pas.

21 février 2006 à 10:03:13
Réponse #7

Ancien forum



Posté par mister_chatoyant

Citation de: kartoffel link=1140444342/0#7 date=1140508970
Et c'est quoi les types de bois qui brûlent avec le moins de fumée ?


http://www.onpeutlefaire.com/ip-energie.php#combustion-bois


source : Vivre en pleine nature, de François Couplan

21 février 2006 à 11:48:45
Réponse #8

Ancien forum



Posté par EH

Pour éviter la fumée, il est important d'avoir du bois sec (normal) et si possible vendu en 2 ou plus.

En brûlant, le bois de chauffage subit trois transformations :

L'évaporation de l'eau – Jusqu'à la moitié du poids d'une bûche fraîchement coupée est constituée d'eau. Après un séchage suffisant, la teneur en eau est réduite à environ 20 p. 100. À mesure que le bois chauffe, l'eau s'évapore tout en consommant de l'énergie thermique. Plus le bois est humide, plus il faut d'énergie thermique pour faire évaporer l'eau. C'est pourquoi le bois de chauffage humide siffle, grésille et brûle difficilement, alors que le bois bien séché prend feu et brûle facilement.

Le dégagement de fumée – Lorsque la température du bois s'élève au-dessus du point d'ébullition de l'eau, celui-ci se met à fumer. La fumée est le signe concret de la décomposition du bois massif qui se vaporise en un nuage de gaz combustible et de gouttelettes de goudron. La fumée elle-même brûlera moyennant une température suffisamment élevée et la présence d'oxygène. Quand la fumée brûle, elle produit les flammes brillantes qui caractérisent la combustion du bois. Cependant, la fumée qui ne brûle pas dans la chambre de combustion sort de l'appareil pour se retrouver dans le tuyau de raccordement et la cheminée, où elle se condense et forme des dépôts de créosote ou bien s'échappe dans l'atmosphère sous forme de pollution. La fumée non brûlée représente une perte d'efficacité puisqu'elle renferme une grande partie de l'énergie totale fournie par le bois. Les installations à combustion évoluée sont conçues de façon à brûler la fumée avant qu'elle ne quitte le poêle; voilà donc une des raisons pour lesquelles elles sont plus efficaces que les vieilles installations.

La carbonisation – Au fur et à mesure que le feu progresse et que la plus grande partie des gaz et du goudron se sont évaporés du bois, il ne reste que du charbon. Le charbon est constitué presque entièrement de carbone; il produit une lueur rouge en brûlant et un peu de flamme ou de fumée lorsqu'il dispose d'oxygène en quantité suffisante. Le charbon est un bon combustible qui brûle facilement. Toutefois, la combustion du charbon produit souvent du monoxyde de carbone, un polluant d'air intérieur qui est nocif.

Les bois les plus interressants pour le peu de fumée émis.
Pratiquement aucune fumée : le chêne, l'érable
Faible fumée:  L'aulne, le charme, le hètre, le noyer, l'olivier,l'orme, le peuplier, le platane, le robinier, le saule, le tilleul, le tremble
Moyenne fumée : le bouleau, le châtaignier, l'épicéa, le frêne, le mélèze
Importante fumée : le pin, le sapin

Source google & vivre en pleine nature de François couplan

 ;)

Je suis pris de court, j'ai eu une coupure avec le site

 


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