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Auteur Sujet: Psychologie et survie  (Lu 19376 fois)

27 août 2005 à 18:33:39
Réponse #100

Ancien forum



Posté par bison_solitaire

Salut Evenk, il ne s'agit pas d'être d'accord ou non, c'est juste un état de fait (aucune envie de créer une polémique), sinon comment expliquer la naissance de tous les différents courants de l'ensemble des domaines de la vie.

Cela dit tu as raison, l'expérience devrait être ce que tu décris; c'est la nature humaine (ou du moins le ou les égos) qui sclérose tout ce qu'elle touche. On adore faire compliqué quand on peut faire simple >:(

Mais encore une fois, j'adhère à ce que tu dis ;)

27 août 2005 à 18:36:31
Réponse #101

Ancien forum



Posté par bison_solitaire

Pour ce qui est de gens sectaires, par contre, je ne suis pas tout à fait d'accord; ce sont souvent des gens intelligents, cultivés, mais... "égarés", et qui ont souvent eu des expériences malheureuses. D'autres sont de vrais escrocs, et presque forcément intelligent pour exploiter les faiblesses des autres, mais ça c'est une autre histoire.
Mais bon on s'éloigne un peu du sujet... 8)

27 août 2005 à 22:24:34
Réponse #102

Ancien forum



Posté par DavidManise

Citation de: James  link=1124307743/90#98 date=1125079525
5 Hein ? tu sais mon petit je suis un peu sourd avec l'age.


Hein ?  Tu pourrais pas écrire un peu plus gros ?

;)

C'est quoi un bon chef... ?

Vaste sujet.  

En tout cas si jamais vous en trouvez un, vous le me dites ok ?  ;)  Perso, j'en ai jamais vu...

Ah, si...  Un.  Une fois.  Et pas là où j'aurais cru.

Le gars s'appelle Christophe Ruet.  Il dirige un organisme qui s'appelle Eurostaf, et qui pond des études sectorielles.  (www.eurostaf.fr).  Je bossais avec lui régulièrement quand je faisais des sites.  Principalement au téléphone.

Il était comment ?

- exigeant, mais humain...
- charismatique, mais sans forcer, sans trop en faire...
- poli, mais plein d'humour et capable de rire de mes blagues salasses au téléphone depuis son bureau dans un quartier chicos de Paris...
- cultivé, mais pas pédant...
- prévoyant, mais pas flippé...
- organisé, mais pas rigide...
- flexible et compréhensif, mais pas "trop bon, trop con" non plus...
- capable de faire confiance, mais capable de surveiller (et surtout capable de savoir à qui faire confiance, et qui surveiller)...
- bon communicateur...  et bon communicateur ;)

Bref, je pense qu'être chef, ça ne s'apprend pas vraiment...  ou alors c'est le boulot de toute une vie.  

Ensuite, être chef dans un domaine X ou Y, ça veut dire qu'on doit cumuler les deux champs de compétence : leadership ET compétences dans le domaine précis où on exerce.  C'est TRÈS rare que des êtres humains puissent réunir les deux.  

Donc bon...  être chef, c'est pratiquement toujours être haï et entouré de faux-culs ;)  

D'ailleurs, je remarque une chose : quand ça se passe bien et que personne ne déteste le chef, c'est qu'il n'y aurait pas vraiment besoin de chef à la base...  

On rajoute donc la notion de leadership, de compétence dans le domaine précis ou on exerce et la pertinence de l'existence d'un chef...  

Ça fait beaucoup ;)

Ciao ;)

David

30 août 2005 à 18:56:25
Réponse #103

Ancien forum



Posté par evenk

Citation de: bison_solitaire  link=1124307743/90#103 date=1125160419
aucune envie de créer une polémique


Polemique? Non, Bison_Solitaire, :) :), je parlais comme ca...comme on le ferait de vive voix! L'idee d'une polemique ne m'a pas traverse l'esprit une seconde!

Pour une polemique sur un forum, pour moi il en faudrait vraiment beaucoup...mais dans les discussions on dit quelquefois "je suis d'accord" ou "je suis pas d'accord", comme un rebondissement de la discussion... mais je sais que tu le prends aussi comme ca...:) :)



30 août 2005 à 19:50:47
Réponse #104

Ancien forum



Posté par evenk

Comme beaucoup de choses dans notre realite, on dirait que cette notion de chef est insaisissable, trop de parametres...

Je n'ai pas une enorme experience des groupes, n'aime pas beaucoup obeir a des ordres et ma seule experience en tant que "leader" moi-meme est celle de l'enseignement.

Mon experience de l'enseignement c'est qu'il faut etre ne pour ca. Quand j'ai ete attachee de presse avant d'enseigner, j'ai aussi eu l'impression que c'etait une question d'etre ne pour ca. La au cointraire de l'enseignement, pas de role de "leader", c'est de la cooperation pure.

J'ai adore ces deux metiers.

Mais a part l'enseignement, je n'ai jamais ete chef de quoi que ce soit et le role ne m'attire pas du tout. Je prefere  cooperer.

Mais...de meme que je suis capable d'obeir au doigt et a l'oeil dans les situations d'urgence bien que n'aimant pas obeir en temps normal, de meme peut-etre que je pourrais etre "leader" improvise dans une situation d'urgence bien que n'ayant aucune attirance pour le role en temps normal...

J'ai le sens de l'urgence. Peut-etre que c'est un element qui aide au fonctionnement d'une equipe si chacun l'a, le "leader" et les autres qui alors se moulent chacun dans un role. Et les roles se distribuent en fonction des personnalites et competences presentes. Comme ca a ete dit par certains d'entre nous ici (un chef se manifeste "automatiquement")

En voyant des films documentires sur les peuples nomades, on ne peut pas ne pas etre frappe par le fonctionnement impeccable du groupe au moment d'installer le campement ou au contraire de lever le camp: chacun sait quel est son role et excelle dans la tache de ce role, depuis l'enfant de 5 ans jusqu'a la grand-mere.  Tout va tres vite, on s'installe ou on plie bagage en un clin d'oeil. C'est miraculeux.

Peut-etre que c'est un exemple de bon fonctionnement d'une equipe dans une situation de survie (car ces peuples vivent une vie qui n'autorise pas vraiment l'erreur dans la technique de survie qu'est leur travail quotidien).


31 août 2005 à 10:52:55
Réponse #105

Ancien forum



Posté par bison_solitaire

Salut Evenk, superbe exemple que celui des peuples "primitifs".
Comme toi je préfère la coopération et l'échange, sauf parfois où je considère que la discussion est une perte de temps.
Je fais un court parallèle avec certains cours de karaté: on montre un mouvement, on l'explique succintement, et y'a toujours un gars qui se croit intelligent, et qui demande "et pourquoi on fait comme ça?". Réponse orangina: parce que...
En sous entendu: parce que c'est un travail éducatif, parce que si on faisait autrement, ce serait un autre travail, parce que si j'explique plus ce sera plus du karaté mais une conversation de salon de thé...

Dans l'exemple des peuplades "primitives" je crois que chacun reconnait l'autorité de son compagnon pour le domaine qui est le sien. L'autorité est là mais elle n'est pas illustrée par des images telles que la galonites aigue.

31 août 2005 à 19:35:02
Réponse #106

Ancien forum



Posté par evenk

Citation de: bison_solitaire  link=1124307743/105#108 date=1125478375
et y'a toujours un gars qui se croit intelligent, et qui demande "et pourquoi on fait comme ça?"


Oui je crois que c'est une mode, on a un peu perdl'humilite d'apprendre. T'es oblige de prendre, dans un premier temps au moins, ce qu'on t'enseigne, c'est la base de l'apprentissage.

Et on se pose en "egal" de l'instructeur. Or on ne l'est pas dans le domaine concerne sinon on ne se serait pas inscrit comme eleve, ca tombe sous le sens .

Mais on dirait qu'il y a une culture actuelle qui pousse les gens a reagir come pour dire  "pour qui y s'prend, j'en sait autant que lui" ou bien "je paie mon cours, j'ai droit a une reponse a toutes mes questions.le prof est a mon service". On oublie le droit des autres eleves a ne pas perdre leur temps de cours et le droit de l'enseignant a conduire son cours pour le benefice de tous.  

L'exemple de ton cours de Karate me fait penser a une emission de tele ici en Angleterre style tele-realite ou un groupe de gens choisis comme un echantillon representatif de la population avec un peu chaque style de profession et chaque age font une expedition dans la jungle sous la conduite d'un militaire professionnel specialiste des expeditions dans la jungle.

Ce genre d'emission tele a ses limites, son interet a ses limites et il y a toujours le risque que ca soit en partie "joue" et pas reel.

Mais enfin disons que l'idee etait de mettre le militaire  en contact avec des civils sans experience donc peut-etre de lui faire faire des efforts de comunication.

Et pour les civils inexperimentes d'apprendre les rudiments de la survie dans la jungle et de se confronter a un guide qui venait d'un monde different du leur (le monde militaire).

Alors les civils ont passe leur temps a remettre en question toutes les decisions de ce jeune soldat peu habitue a tout expliquer ou meme a expliquer quoi que ce soit. Et les civils recalcitrantset tres surs d'eux, voulant "participer" , proposaient leurs propres "alternatives" (style "pourquoi on doit aller au nord? moi je trouve qu'il faut aller a l'ouest", etc). Evidemment ca creait des tensions (c'est le but de la tele-realite! :)!) et ce type de fonctionnement retardait le groupe qui avait des etapes precises a franchir chaque jour avant le coucher du soleil qui est tot sous les Tropiques. C'etait assez drole par moments. Le stress a fini par avoir raison du soldat experimente qui est tombe malade et a du etre evacue en helico.

Comme dans ton exemple, il y avait absence parmi certains de ces  participants de l'idee que ma foi on ne peut pas connaitre tous les tenants et aboutissants de chaque decision de l'instructeur parce que si on les connaissait on ne serait pas un debutant et qu'il faut accepter de deleguer au chef de groupe beaucoup des responsabilites dans un domaine dont on ne connait rien.


A propos des peuples dits "primitifs", j'aime beaucoup les voir vivre parce que leurs systemes de vie ont ete polis par le temps.  Ces fondtionnements  "marchent" parce que s'ils ne marchaient pas ils auraient ete abandonnes depuis longtemps. Donc il y a une sorte de garantie la.

J'aime bien aussi parce qu'il n'y a pas un seul etre humain sur terre aujourd'hui qui ne descende pas d'ancetres qui vivaient ce mode de vie et avaient ces connaissances-la. Ce sont nos ancetres a tous  (avec les differences de mode de vie relatives aux differents climats sur la planete mais grosso modo c'est la vie de chasseurs/cueilleurs ou d'eleveurs nomades de troupeaux semi-sauvages qu'ils suivaient ou conduisaient).

Donc je me demande si ce mode de vie n'est pas quelque part inscrit au fond de chacun de nous. presque de facon genetique. Ce qui expliquerait l'attirance irresistible qu'ont certains d'entre nous,  parfois etrange aux yeux de nos amis ou de notre famille, pour la vie "sauvage" (pour la resumer d'un mot).

Il y a des choses tellement parlantes: a la suite d'un accident de la circulation, un blesse peut de maniere inconsciente se battre contre les paramedicaux  dans l'ambulance, leur donner des coups furieux. Ca parait inexplicable.

Les scientifiques ont decouvert que c'est la reaction "primitive" de la proie "accidentee" par le predateur. le predateur s'est empare de lui et lui il tente desesperement de se liberer de cette emprise et peut-etre de prendre la fuite bien que deja blesse. On est dans une ambulance moderne mais le blesse reagit come ses ancetres de l'age de pierre...



22 novembre 2005 à 23:12:02
Réponse #107

Ancien forum



Posté par kartoffel

Remonte, petit topic.

Je me disais que voilà un sujet comme on les aime, et je me permets de le remettre un peu en valeur pour tous les nouveaux arrivés entre temps et qui ne l'auraient pas remarqué dans la masse des archives.

23 novembre 2005 à 21:12:06
Réponse #108

Ancien forum



Posté par James

C'est vrai que celui la.... a ete vraiment tres fort... et au vu de nos nouveaux arrivants risque de repartir sur du fort interressant!


Au fait, dans les lectures de RAW (Robert Anton Wilson) il y a "Quantum psychology", mais aussi "Prometheus rising"  que je recommende, je les ai sortis depuis du garage et il est net que j'avais echange le contenu et les titre a l'interieur de ma caboche.

29 novembre 2005 à 12:36:41
Réponse #109

Ancien forum



Posté par nix

Allez! J'y vais de ma maxime.

Qui sait commander, sait être commandé.
4 pages pour hier :)

J'ai une petite expérience de la chose, petite; et la maxime se trouve rarement prise en défaut.


13 décembre 2005 à 14:54:15
Réponse #110

Ancien forum



Posté par Maximil

Je fais remonter ce topic et en profite pour citer ceci
Citer
Il s'agit d'une règle très simple, qu figure au préambule de tous mes stages, et que j'ai appris il y a longtemps sur le Primitive Skills Group, la voici succintement résumée :

3 secondes : le temps que vous avez pour échapper à un péril imminent (effondrement, bus qui bascule dans le vide, etc.)

3 minutes : le temps moyen que vous pouvez passer sans air respirable (gaz toxiques, fumées, immersion...)

3 heures : le temps qu'il faut pour commencer à mourir d'hypothermie, en situation de stress et en climat extrême.

3 jours : Le temps qu'il vous est imparti avant d'être gravement deshydraté.

3 semaines : Le temps qu'il vous faudra avant de ne plus être en mesure d'assurer les tâches quotidiennes nécessaires à la survie, sans nourriture.

3 mois : le temps nécessaire à l'installation d'une solide dépression dûe à la solitude...

L'idée principale de ces règles est de déterminer la hiérarchie des priorités : "est-ce bien le moment de chercher des asperges sauvages, alors que la nuit tombe et que je n'ai ni abri, ni feu ?..."
Autant de question qui par ce simple théorème se trouve d'emblée résolue par l'application systématique de cette loi.
Je la propose comme idée du mois à Tycho !  
Mahalo !
Howling Mike
Certes je ragis un peu tardivement, mais l'experience n'était pas là.
Je reviens sur l'idée des 3 mois pour une dépression dûe à la solitude.

Si le fait d'être séparé de ceux que l'on aime peux devenir une source impressionnante de courage et de volonté, suivant les personnes, dès quelques heures ou jours...ce syndrôme (dépression) pourrait apparaître en fait bien avant les 3 mois (peut être s'aggravant très serieusement au bout des 3 mois), je n'en ai jamais fait l'experience et espère ne jamais la faire.

Mais dans la psychologie de la survie, je pense que cet aspect est à prendre avec beaucoup plus de serieux que tout le reste.
Quand j'ai lu ce topic, à l'époque, je suis passé dessus comme je serais passé sur le dramatique problème de migration des scarabés noirs de nouvelle Papouasie du Sud Ouest. Interessant, je ne savais pas que cela existait mais bon, ok.  ::)
Aujourd'hui je vois çà sous un oeil totalement différent (la dépression des 3 mois, pas les scarabés  ;D ).

En effet: on apprend par l'experience, nos lectures et donc ce forum comment lutter pour notre survie. C'est génial. :)
Mais il est une question à laquelle nous ne sommes pas confrontés et qui risque d'apparaître au moment le plus désagréable, le plus inopportun: c'est pourquoi devons-nous lutter pour la survie ?
Quel interêt ? Vivre oui et ensuite ? Combien de temps ? Pour qui, pour quoi ? Un travail introspectif à faire régulièrement, et avant que le problème n'arrive.

Je pense que ce côté de la chose est grandement négligé chez beaucoup (dont moi :-[) car on ne s'attend pas à ce genre de situation (quelques jours de problèmes en étant seuls ou plus longtemps mais en groupe).

Peut être un aspect de la survie à méditer car il peut arriver à mon avis, beaucoup plus vite, plus sournoisement que prévu, et avec des effets dangereux bien sûr.

J'incite à rappeler au passage de ne pas faire "d'entrainement" en forêt en étant seul (sans voir prévenu personne) quand vous savez que moralement cela ne va pas. Certes, pour une journée, cela peut permettre du recul et donc d'aller mieux (se ressourcer avec Mère Nature) mais plus d'une journée, il se peut que sur une simple sortie week-end, ce genre de questions apparaîsse...
Et que la réponse que vous vous donniez ne soit pas celle attendu...
A bon entendeur.

13 décembre 2005 à 15:19:27
Réponse #111

Ancien forum



Posté par bison_solitaire

Citation de: Maximil link=1124307743/105#113 date=1134482055
Je fais remonter ce topic et en profite pour citer ceci

Mais il est une question à laquelle nous ne sommes pas confrontés et qui risque d'apparaître au moment le plus désagréable, le plus inopportun: c'est pourquoi devons-nous lutter pour la survie ?
Quel interêt ? Vivre oui et ensuite ? Combien de temps ? Pour qui, pour quoi ? Un travail introspectif à faire régulièrement, et avant que le problème n'arrive.



C'est là que les qualités de philosophe trouvent leurs limites: le plus gros avantage de l'homme c'est son cerveau, le plus gros désavantage de l'homme, c'est son cerveau. On est tous là pour vivre POINT. Faire face et lutter contre le laisser aller. Pour qui et pourquoi, ça ce n'est que parce que notre égo a besoin de reconnaissance.

13 décembre 2005 à 15:28:29
Réponse #112

Ancien forum



Posté par Maximil

Je suis d'accord avec toi, à froid.
Mais je suis absoluement certain que dans d'autres situations, la personne en situation de survie par exemple, elle n'en a que faire de ce principe...

13 décembre 2005 à 15:55:07
Réponse #113

Ancien forum



Posté par bison_solitaire

Voui, mais j'ose dire que ce n'est pas un principe... c'est un constat. Et puis ce genre de question pour quoi et pour qui vivre, c'est bon pour nous qui ne manquons de rien; d'une manière générale les peuples primitifs et/ou pauvres tentent de vivre et d'aller le plus loin possible sur le chemin qui est le leur...

13 décembre 2005 à 16:05:57
Réponse #114

Ancien forum



Posté par riketz

Faire ce débat, c'est faire celui sur le sens de la vie, et si on tombe en dépression pendant une situation de survie de longue période, je ne pense pas que ce soit soit "pourquoi vivre?" mais plutot: "pourquoi je tient à retourner chez moi? pourquoi revenir vers la "ville" alors que si j'ai résistez tant de temp, c'est que tout ce a quoi on tient dans nos vie modernes n'est qu'illusions"

Je pense que je résonnerais comme ca personnellement, maintenant  aussi, mais sans l'éxpérience, ca vaut pas grand chose. Ca me donnerai envie de continuer à me prouver à moi mème que la "vrai vie" n'est pas dans les horreurs de la vie moderne, mais dans la simplicité naturel de la terre, et ca me donnerai envie aussi de transmettre ce message.

13 décembre 2005 à 16:20:23
Réponse #115

Ancien forum



Posté par Maximil

Je ne voulais pas faire ce débat.
Tu fais une opposition entre la vie à la ville et la vie dans la nature. C'est assez loin de l'idée que je voulais exprimer. Là on est parti sur un thème: dans quel but survivre, ce qui sous-tend l'idée même de survivre.
La question de base était plutôt pouquoi se battre à rester en vie (pour nous bien sûr, qui parles des peuplades primitives ?) ?
Question qui à froid paraît presque idiote et inutile mais qui, comme je le précisais un peu plus haut, peut se poser de façon de plus en plus serieuse à des moments où il faudrait justement qu'elle n'apparaisse pas.

Bien sûr, il est toujours facile de répondre à cette question hors contexte...


13 décembre 2005 à 16:27:16
Réponse #116

Ancien forum



Posté par riketz

Ah désolé! j'avait mal compri! :)

Tu voulait parler de l'isolement et de la solitude?

13 décembre 2005 à 16:28:39
Réponse #117

Ancien forum



Posté par bison_solitaire

En tous cas je te suis Maximil.
Je dois bien avouer que je me suis longtemps posé ce genre de question.
Et c'est pourquoi je pense à présent que tout cela n'est qu'un leurre: notre gros cerveau va chercher ce qui le soulage le mieux et le plus rapidement possible, et ce n'est pas toujours la meilleure solution.
C'est un peu le même principe que certaines personnes qui donnent... par égoisme: on fait plaisir à son petit égo et puis voilà.

13 décembre 2005 à 16:45:32
Réponse #118

Ancien forum



Posté par Maximil

Moi c'est l'inverse: je ne me la suis jamais posé, trouvant la réponse tellement évidente !!! Il ne me serait jamais venu à l'idée de baisser les bras plus de quelques minutes...

Mais je commence à voir cela sous un autre angle et en vient à me poser la question. Le plus dur est, AMHA, quand on n'arrive plus à donner de réponse qui nous semble valable.

13 décembre 2005 à 16:54:03
Réponse #119

Ancien forum



Posté par bison_solitaire

Je pense vraiment maintenant que peu importe les questions qu'on se pose, on connait les réponses, suffit juste de s'en souvenir.

13 décembre 2005 à 18:43:17
Réponse #120

Ancien forum



Posté par kartoffel

Certes; j'imagine comme vous que la survie est un instinct.

Mais à partir d'un moment, quand l'environnement devient trop agressif, on doit tous avoir quelque part une limite où on se sent tellement submergé qu'on abandonne la lutte. Pour preuve, l'existence de la notion de suicide.
La réponse n'est pas si évidente que ça.

Et je parle là de survie au sens le plus large, sans préciser de contexte.

14 décembre 2005 à 09:09:27
Réponse #121

Ancien forum



Posté par Maximil

Kartoffel, tu es sur la même longueur d'onde que moi (comme toujours entre modos !  ;D)

14 décembre 2005 à 10:56:11
Réponse #122

Ancien forum



Posté par Peyo

Citation de: Maximil link=1124307743/120#124 date=1134547767
Kartoffel, tu es sur la même longueur d'onde que moi (comme toujours entre modos !  ;D)

Normal vous êtes tous en AM
Oups sorry
Je repars travailler

17 août 2006 à 09:48:26
Réponse #123

Ancien forum



Posté par silencio

Citation de: DavidManise link=1124307743/0#0 date=1124307743
Bon alors :)

On parlait de la psychologie et de la survie...  et je disais qu'il y avait des TONNES de choses à en dire.  Évidemment, je ne prétend pas faire le tour du sujet ici (et encore moins être en mesure de faire le tour du sujet, par ailleurs ;)).  Ceci dit, je pense que plusieurs points importants devraient être soulignés...

1) Le stress et la performance...

Un léger stress, ça aide à la performance.  Pas mal de stress, et ça nous fait performer comme des dieux...  et trop de stress, ça nous LIMITE.  On perd des points de QI, on perd notre motricité fine, on a la "vision tunnel" (perte de la vision périphérique), on se pisse dessus...  bref, trop de stress, c'est pas bien.  Il est donc important de savoir contrôler son niveau de stress.  Vital aussi : avoir assez d'entraînement dans les gestes de survie de base pour qu'ils deviennent une seconde nature, et qu'on puisse agir sans devoir réfléchir...  En situation de stress extrême, nous sommes physiologiquement incapables d'être réellement innovants et intelligents.  J'appelle ça « l'effet chimpanzé ».

2) Après le stress...  le choc post traumatique.  

Scénario : crash d'avion de brousse au milieu d'une forêt.  Mes trois potes sont morts.  L'avion est nase.  La radio est nase.  J'ai une jambe pétée...  et je vais devoir survivre en attendant les secours...  mais petit problème : je suis pas vraiment dans mon assiette.  Psychologiquement, ça ne va pas fort.  Je n'arrête pas de revivre le crash mentalement, avec toutes les émotions que ça implique.  Je n'ai aucune volonté, aucune motivation, je suis dépressif, angoissé...  

Normal, non ?

C'est le choc post traumatique, bien connu dans tous les métiers à risque.  Pas évident à gérer quand on est seul au milieu de nulle part, mais en connaissant le phénomène et en sachant qu'on n'est pas devenu dingue, on peut tenir le coup moins difficilement.  

Normalement, un "débriefing" fait avec un psychologue (ou une personne compétente) peut grandement aider à faire sortir les émotions enregistrées pendant le traumatisme.  On parle, on dit comment on s'est senti, ce qui s'est passé, et tout.  Et comme on en parle, ça sort.  

La plupart des héros dans les films de guerre n'ont pas besoin de ce genre de debriefing.  Normal, c'est des connards.  Les êtres humains, si courageux et si pros soient-ils, eux, en ont besoin.  Et c'est normal.  

Le plus important dans ce genre de debriefing, c'est de ne pas être critiqué dans sa façon d'avoir vécu le traumatisme.  J'ai déjà vu des gars rire d'un mec qui avouait avoir eu la peur de sa vie...  probablement pour se rassurer eux-mêmes et pour jouer aux plus malins.  Non seulement le gars a-t-il eu plus de mal à retrouver ses moyens, mais en plus les deux qui se foutaient de sa gueule n'ont pas osé parler de leur vécu à eux...  l'un d'entre eux est maintenant alcolo et insomniaque, et l'autre s'est suicidé.

Les traumatismes psychologiques peuvent détruire des vies.  On le voit bien avec les vétérans du viet-nam qui sont sortis de la jungle, ont pris l'avion et sont rentrés chez eux en 2 jours sans debriefing.  Bcp d'entre eux sont encore complètement tarés aujourd'hui.  Pendant la 2e guerre mondiale, les soldats américains étaient rentrés en bateau...  3-4 semaines entre eux à discuter.  Ils s'étaient, pour bcp, débriefés eux-mêmes spontanément pendant le trajet, et les gars sont ressortis des bateaux profondément marqués, mais pas complètement tarés...

Si on est seul, ça peut aider d'écrire ce qui s'est passé, de tenir un journal, ou même de parler à un arbre, à un caillou (ou à un ballon de volley prénommé Wilson ;)).  On s'en fout.  Ça marche.  Et pis les ours ne vous jugeront pas s'ils vous voient parler à un ballon, eux ;)

Voilà pour l'instant ;)

Ciao !

David


 Bonjour
Je suis nouveau sur ce forum et je l'ai découvert par le site MUL
J'ai lu avec intéret ce post concernant la psychologie.
Je trouve cette aproche intéressante. Cependant je voudrais porter mon regard sur les traumatismes psychologiques.
La description que tu en fait David, est celle du DSM IV si ne je ne m'abuse. Et je dois avouer que je ne suis pas un partisant de cette classification.
Le traumatisme est un mécanisme particulière. J'ai une formaion analytique, et pour moi le traumatisme n'a rien à voir avec le stress. Bon là j'en imagine certain voulant me lapider, mais je vais tenter de m'expliquer.
Qu'est-ce qui fait trauma chez l'individu? C'est la rencontre avec ce que Lacan appellé le Réel. Ce Réel est l'irreprésentable, il est ce que le sujet ne doit jamais rencontrer. Le Réel est la mort, on parle du Réel de la mort. Freud disait qu'on se croit tous immortel dans le sens où on ne peut pas s'imaginer mortel, qu'on ne peut s'imaginer mort. Certains me diront "Mais si je m'imagine très bien mort" Je vais répondre non, car ce ne sont que des représentations et non la mort en elle même (je suis peut être pas très clair là).
Le trauma est l'effraction du Réel dans le symbolique (le symbolique c'est ce qui nous permet de nous adapter à la réalité, au monde exterieur). Les gens qui font l'experience du trauma, font l'experience de l'effroi. L'effroi est un temps vidé de toute substance, c'est à dire que de nombreux patients vous diront qu'il y a un "blanc" au moment du choc traumatique et ils sont incappable de mettre des mots sur cet instant : il n'y a pas de mots pour décrire lan rencontre du Réel, quand on rencontre la mort, sa propre mort. L'effroi est au-delà de la peur ou de l'angoisse (l'angoisse est un mécanisme particulier qui peut apparaitre quelque temps après le choc traumatique, mais je ne vais pas la détailler ici car ce n'est pas le sujet de ce post)
A mon avis en situation de survie ou de rando en cas d'accident où quelqu'un fait l'experience du trauma tel que je l'ai décrite je pense que c'est moins dangeureux pour le groupe car il n'y a pas de stress. Il y a effroi, sidération et répétiton mais pas le stress tel que vous le décrivez. Le stress est, je pense, beaucoup plus dangeureux dans ce type de situation.
En ce qui concerne la technique du debreffing je n'y suis pas très favorable non plus car si on attend que le patient nous parle on peut attendre longtemps. Comme je l'ai dis plus haut la personne n'arrive pas à parler, il faut au contraire parler à la personne. Elle est dans le monde "des morts" et il faut la ramener parmis les vivants, et c'est en lui parlant encore et encore (même si elle ne répond pas) qui permettra de débuter un travail d'élaboration de l'instant traumatique. Donc le debreffing pour les traumatismes non, mais pour le stress pourquoi pas. Même sans parler de debreffing, on peut apporter une écouter à la personne stressé (je parle du stress qui vous fait perdre tous vos moyens, pas le stress la veille des exam  ::) ) et une fonction contenante (éventuellement une paire de claque mais ça c'est pas très psy  ;) )
Alors voilà en gros, selon moi, les mécanismes traumatiques.
Je ne veux pas étaler une quelconque science, je voulais simplement apporter mon regard sur le trauma.
Voilà

17 août 2006 à 15:02:05
Réponse #124

Ancien forum



Posté par william

Tiens, un collègue!
Salut silencio, j'ai bien aimé ton exposé. Je suis de même formation que toi et ton discours me fait même penser à celui de certain de mes collègue de la fac. Qui sait. ;)
Concernant le traumatisme psychique, un petit truc qu'on ne peut se permettre de systématisé mais qui revient frequement : les personnes ayant vécues un traumatisme raconte souvent par image s'étre sentie vidée, froide au moment du trauma, comme une sensation de chute parfois et de façons presque systématique il est vrai une forte sensation de déréliction qui s'exprime au travers de phrases comme "je pouvais pas le croire, j'avais l'impression de voir la scène au ralenti, c'était comme regarder un film, je me voyais..., etc etc. Les discours ont souvent tendance à tourner en rond, à repeter (ben tiens!!) comme pour donner du sens (en fait c'est le cas) en multipliant les images. Seule solution si vous êtes témoin de ça, isoler la personnes de la source du trauma, le couvrir (c'est une regression qui marche pas mal). Sachez que les manifestations auxquelles vous risquez d'assister sont celles du stress souvent, le traumatisme peut n'avoir aucune manifestations pendant longtemps et se déclencher brusquement quelques année plus tard au cours d'un épisode de vie (c'est pourquoi un psy marquera toujours un "possibilité de traumatisme non apparent" sur un bilan, ça permettra à la personne qui décompense son trauma 10ans plus tard d'être pris en charge). Bon de toute façon, le sujet est trop long pour en faire le tour en un post, Silencio à déja donner de sérieuse bases dans son post. Autre truc qu'on voit souvent sur les lieux d'un accident par exemple, c'est le soignant qui dit "c'est pas grave", alors que même si il s'agit d'un accident bénin, ce qui importe c'est le ressenti de la victime (qui dans ce cas doit être considéré comme rescapé, on vas pas l'enfoncer en plus), donc ne pas couper la parole, laisser faire. Ce sont des trucs qui fonctionnent aussi avec les stress dépassé (que l'on confond avec le trauma dans le DSM, ahem...). Le traitement d'un traumatisme, lui, se fait aprés, à part, au cours de séance avec un psy (.chiatre, .chologue, .analyste, ou sa belle mère, ça passe les nerfs :D).
Si c'est vous qui vivez le trauma, ben y'a pas vraiment de conseil, enfin y'en a des tas, mais lors du trauma justement vous n'avez plus la possibilité de vous en servir, c'est un peu le principe, sinon ben c'est du stress...
PS : Silencio, tu connais le mode de traitement du trauma inspiré de Ferenczi ou tu utilise les techniques d'inspiration Lacanienne?
Si vous êtes arrivé au bout de ce post, chapeau bas.
Bye

 


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