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Auteur Sujet: Ces trucs de survie dans la nature utilisables en survie urbaine  (Lu 7472 fois)

05 octobre 2006 à 09:52:20
Lu 7472 fois

Maximil


De part la conception du forum, et dans un souci de clarté, une différenciation/séparation a été faite entre le survie urbaine et la survie dans la nature. Les besoins ne sont pas les mêmes, les risques sont différents etc... On peut dire donc qu'un survivor des champs n'a rien à voir avec un survivor des villes et vice-versa. Et pourtant !
Beaucoup d'analogies sont faisables entre ces deux mondes qu'à priori tout sépare. D'ailleurs, y'a-t-il moins de différences entre le désert et la haute montagne qu'entre la forêt d'arbres et la forêt de béton ?

La question ici est de voir de quelles techniques utilisées dans la nature peuvent être appliquées en survie urbaine.
Attention à ne pas faire de raccourcis:
Survie dans la nature, c'est autant dans une forêt,que sur une ile déserte, en mer, en haute montagne, dans le désert etc...
Survie urbaine, c'est autant la situation de crise avec un individu qui cherche des histoires, qu'une explosion d'usine, une émeute générale ou bien une épidémie suite à un tremblement de terre, ou un chien errant qui vous barre la route dans une ruelle.
Alors quelles techniques pour quelles utilisations ?
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
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Patines de chaussures de Maximil

05 octobre 2006 à 10:03:18
Réponse #1

Maximil


Perso, je pense déjà que le côté humble que l'on apprend dans la nature aide en ville. la nature vous rappelle parfois durement que vous n'êtes que de passage sur cette Terre et que vous n'êtes pas "le roi" ici. La ville peut vous le rappeler encore plus durement.

Une auter technique qui me vient à l'esprit est l'attitude à adopter face à un chien errant en forêt.On apprends comment affronter celui-ci (en direct ou dans l'intimidation). Hors les chiens ne font pas de différence entre le côté nature et le côté urbain. Donc la façon de réagir pourra être réutilisée face à un chien aggressif en ville. Mieux, les hommes étant des animaux, certains comportements (à avoir ou à proscrire dans la nature) peuvent être plus ou moins réappliqués face à des individus.
(le comportement face à deux grizzlis doit être sensiblement le même que face à 3 skinhead flippant avec des balisong et qui vous suivent ;D)

Je pense également aux techniques d'approche: se rendre invisible pour l'animal sauvage (marche silencieuse, se fondre dans l'environnement, ne pas se faire remarquer etc...)  peut être utile et réutilisable en survie urbaine, notamment pour éviter d'avoir des problèmes en attirant l'attention sur soi. Combien de fois ai-je marché beaucoup plus silencieusement que prévu afin qu'un groupe visiblement emmerdant ne me voient qu'au dernier moment et n'ai donc pas le temps de réagir rapidement ou de préparer quoi que ce soit.

etc... Allez à vous !
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05 octobre 2006 à 12:45:17
Réponse #2

Kilbith


salut,

TAFDAK : Il me semble qu'il existe en effet pas mal de point commun.

Par exemple : La notion "d'esprit de décision" me semble importante.
 
En survie des champs : Dans son post concernant les gens qui se perdent David mettait l'accent sur "l'adhésivité mentale" que nous avons tous face à une situation : il est simplement difficile d'admettre que nous sommes perdus. C'est un phénomène semblable au piège Abscon pointé par James. Nous sommes victime de la "dissonance cognitive". Constamment nous cherchons à justifier nos actes passés....ne pouvant revenir en arrière notre cerveau fait un travail énorme pour justifier ces actes. De même, lorsqu'on regarde un mur blanc, nous ne distinguons pas la tache noir qui correspond à l'emplacement du nerf optique sur la cornée...notre cerveau rajoute un peu de blanc pour que ce soit "logique" tout devient blanc !
Le mécanisme que je viens de décrire est 99% du temps super utile (où ne serions pas là). En revanche, dans une situation critique, l'important c'est de remettre les compteurs à zéro mentalement afin d'évaluer une situation telle qu'elle se présente : C'est clair je suis perdu...que dois je faire ? Cela demande un gros effort.

En survie des villes : C'est le même problème. Non ce Thug n'est pas là pour moi, surtout ne pas le provoquer...il va s'éloigner, le couteau c'est pour se rassurer...il en veut à mon argent seulement....ne pas lui donner l'occasion de s'énerver...Trop tard ! (cf. la vidéo de l'attaque au couteau).
Ici aussi nous sommes inhibés car nous ne voulons/pouvons évaluer la situation telle qu'elle se présente.

   "cultivons notre esprit de décision."

Did

« Modifié: 05 octobre 2006 à 13:21:17 par Kilbith »

05 octobre 2006 à 13:15:00
Réponse #3

DavidManise


Excellent topic ça ! :up:

Pour moi, la nature est partout.  Elle ne commence pas à l'orée des bois ou au pied des montagnes.  Elle s'immisce partout, même dans les caves de HLM (insectes, moisissures, gravité, chaînes alimentaires, air, eau, etc.).  Il suffit de voir le temps qu'on passe, partout en ville, à lutter contre la recolonisation du bitume et du béton par les plantes.  Tu tournes le dos 5 minutes et quelque chose pousse dans une craque de l'asphalte, soulève tout, pousse tout, reprend ses droits.  Bref, le modèle qui voudrait que la nature et la ville soient séparés ne vaut rien.  C'est une vue de l'esprit.  De même, de cataloguer les gens en "survivor urbain" et "survivor des champs" est une simplification abusive.  T'as des gars comme Le Baron (par exemple) qui passent ici pour des purs "urbains" et qui savent traire les chèvres et qui bouffent des plantes comestibles et qui ont fait plus de randos dans leur vie que pas mal de gens ici réunis.  Bref, la frontière n'existe pas. 

D'ailleurs ça m'est déjà arrivé de devoir mettre mes techniques de self en application dans les bois, et pas contre un ours, contre un bipède qui, a priori, venait droit d'une ville...  Et j'ai déjà souvent utilisé mes compétences de survie nature en ville.

Les choses ne sont donc pas aussi clairment séparées qu'il apparaît.

Bref...  je m'arrête là, je ne veux pas bloquer le fil.  Je vous laisse trouver des exemples, je sais qu'ils sont nombreux.

Ciao :)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

05 octobre 2006 à 13:28:03
Réponse #4

promeneur4d


En ville c'est aussi un endroit ou ce n'est pas ecrit   :hmm: feu interdit  :doubleup:
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

05 octobre 2006 à 17:45:59
Réponse #5

avanti


La vie en milieu urbain hostile (celle que j'ai pratiqué durant 30 ans dans des banlieues tres tres chaudes)  je n'aime pas utiliser le therme survie en milieu urbain , dans ce cas il y a un tas de survivors urbain....
le moyen le plus sur est de passer inaperçu , tel l'approche , une marche silencieuse , une analyse rapide de l'espace (danger potentiel caché : viper cachée dans des pierres / voyou cachée dans une cage d'escalier)
possibilité d'affronter ou de fuir , chevreuil pendant la période de reproduction , laie et ses marcassins ..... un jeune qui veut jouer au kakou , une bande de 45 casseurs
Ce que j'ai apris dans la survie en milieu sauvage ,m'a été utile dans la vie en milieu urbain

Mais au faite ,ne sommes nous pas des Animaux ?

05 octobre 2006 à 17:56:23
Réponse #6

promeneur4d


si, bien sur nous sommes des animaux:
mais les pires   :o
les seuls qui détruisent leur environnement  >:( et celui des autres  >:D
les seuls qui tuent plus que pour se nourrir  :(
les seuls qui tuent leurs congeneres pour d'autres raisons que la reproduction ou la famine  ^-^
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

05 octobre 2006 à 17:58:23
Réponse #7

BearPaw


si, bien sur nous sommes des animaux:
mais les pires   :o
les seuls qui détruisent leur environnement  >:( et celui des autres  >:D
les seuls qui tuent plus que pour se nourrir  :(
les seuls qui tuent leurs congeneres pour d'autres raisons que la reproduction ou la famine  ^-^


T'as tout juste mon ami, et ce n'est que la pointe visible de l'iceberg.... :down: :down: :down:

05 octobre 2006 à 17:59:51
Réponse #8

Maximil


si, bien sur nous sommes des animaux:
mais les pires   :o
les seuls qui détruisent leur environnement  >:( et celui des autres  >:D
les seuls qui tuent plus que pour se nourrir  :(
les seuls qui tuent leurs congeneres pour d'autres raisons que la reproduction ou la famine  ^-^
Certains animaux ont tellement détruit leur environnement qu'ils en sont morts sur de grandes zones (lapin)
Certains animaux tuent pour le plaisir (chat et souris)
Certains animaux tuent pour uniquement pour conserver leur territoire.
Fin du HS
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Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

05 octobre 2006 à 18:07:27
Réponse #9

promeneur4d


si, bien sur nous sommes des animaux:
mais les pires   :o
les seuls qui détruisent leur environnement  >:( et celui des autres  >:D
les seuls qui tuent plus que pour se nourrir  :(
les seuls qui tuent leurs congeneres pour d'autres raisons que la reproduction ou la famine  ^-^
Certains animaux ont tellement détruit leur environnement qu'ils en sont morts sur de grandes zones (lapin)
Certains animaux tuent pour le plaisir (chat et souris)
Certains animaux tuent pour uniquement pour conserver leur territoire.
Fin du HS
Le chat tue par instinct et bouffe la souris apres.
Si les lapins sont morts parce que ils ont tout detruit c'est la faute de l'homme qui a eliminé ses predateurs naturels.
Si un animal se bat pour conserver son territoire c'est qu'il en a besoin pour se nourrir ou se reproduire.

Je défendrai toujours les animaux  ;D et ce cera toujours la faute de l'homme (pour moi)
« Modifié: 05 octobre 2006 à 20:31:01 par promeneur4d »
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

05 octobre 2006 à 18:58:59
Réponse #10

Diesel


Le plus grand tord de l'homme est d'avoir déséquilibré notre éco-système.
Il est devenu trop intelligent, trop puissant en groupe pour pour se contenter de vivre en harmonie avec la nature.
Tout en diluant sa conscience de la fragilité d'un monde qu'il ne côtoie même plus bien qu'il en soit totalement dépendant... :'(
Le pire, c'est que c'est voulu ainsi par notre môman_nature_à_qui_nous_embrassons_les_platanes (en voiture quelques fois depuis l'apparition du moteur à explosion  ;D).
Nous sommes des prédateurs, nous avons besoin de territoire, d'affirmer notre domination, etc .... Tiens ? ça me rappelle ce qu'il se passe en ville dans certains quartiers ça.  ::)
Comme quoi, on change juste d'échelle mais les comportements persistent eux. C'est un peu comme des images fractales en somme ... ^-^

Bon on s'écarte du sujet quand même là.  >:(

J'ai des crêpes à faire, je reviens plus tard sur le sujet....  ;D

05 octobre 2006 à 19:10:45
Réponse #11

Patrick


Il me semble que la survie est un état d'esprit global, comme David le dit si bien. Ce qui inclue l'analyse de risque, la prévention, la préparation physique et mentale ainsi que l'équipement.

Il ne faudrait pas trop trancher les deux domaines car par exemple dans des points différents du globe, les risques des grandes métropoles différent sensiblement entre elles. De même les risques dans le Diois et dans le grand nord Canadien sont assez éloignés.

05 octobre 2006 à 19:31:14
Réponse #12

gglt


Salut,

Pour en revenir au sujet de départ, ça semble évident, mais les exemples ne viennent pas tout seuls. Et pourtant ...

Regardons le SDF au dessus d'une bouche d'égout qui doit s'abriter sous des cartons en hiver pour avoir moins froid ... Transposé à la nature, c'est assimilable à l'abri végétal que l'on pourrait construire avec un matelas de branches. Dans les 2 cas, il faudra être capable de s'abriter des intempéries (froid, vent, pluie, chaleur, etc. ).

Regardons les ouvrier sur un chantier qui se réchauffent auprès d'un brazéro ... Transposé à la nature, c'est notre feu de camp. Dans les 2 cas, il faudra savoir allumer le feux avec les matériaux à disposition.

Dans les 2 domaines, il convient de choisir sa tenue en fonction des conditions environnementales, météo, etc. auxquelles il faudra faire face.

Les kits EDC et les BOB sont eux aussi choisis et conçus en fonction de notre environnement urbain ou rural, mais le principe, reste toujours le même : prévoir les situations pas cool, pourries, cacas voire m*rd*ques qui pourraient nous arriver, et s'y préparer.

Une agression est aussi possible à la campagne.

Enfin voila quelques exemples quoi ... Mon humble contribution à 2 sous.
Il n'y a qu'une seule manière de le savoir : il faut essayer.

05 octobre 2006 à 23:38:53
Réponse #13

Diesel


Miam les crêpes ...+ cidre + DVD .  :love:


Ahem, je reprends. ;D

La chose que l'on retrouve chez tout les "survivors" qu'ils soient des villes ou des champs c'est déjà la conscience qu'ils sont sont fragiles et mortels. Ils ont une perception certainement plus fine des dangers mais aussi des avantages qu'ils peuvent tirer de leur environnement.
Peut-être simplement parce qu'ils ont déjà eu à l'affronter.
David, notre manitou à tous parle souvent de "prolonger la vie". Mais pour savoir ce qu'est la vie, il faut comprendre ce que la mort ou ce que risquer sa vie signifie. Je pense que beaucoup d'entre nous ont déjà une petite idée de ce que cela représente et qu'ils sont farouchement accrochés à la vie. Et surtout, ils se donnent les moyens de faire en sorte que ça puisse durée quitte à la tutoyer de près pour certain.
Après tout, on ne se sent jamais aussi vivant qu'après avoir surmonter une épreuve. Peut-être aussi une façon d'affirmer que l'on est en vie.
Je parle beaucoup de vie ou de mort mais les deux sont liés. Notre société semble feindre d'ignorer qu'un jour nous y passons tous. Parfois, c'est naturel, parfois un accident, dans les bois pourquoi pas ? ou bien une aggression dans une ruelle mal éclairée. Fatalité ? pour certain oui. Pour d'autre moins. Peut-être qu'ils n'ont jamais pensé que cela pouvait leur arriver et n'ont jamais fait aucune démarche pour mettre quelques cartes dans leur jeux.

Je rejoins tous ceux qui ont écrit plus haut. Je pense que ce qui nous réunis tous sur ce forum est  la même approche, que ce soit en cherchant l'équipement, les techniques les plus adaptées au milieu qui représente à nos yeux le plus grand risque d'y avoir une confrontation (peut-être à tord d'ailleurs) .
Confrontation avec des personnes pour les urbains, avec la nature, les élements pour ceux des champs.
Chaque terrain presente ses propres spécificités et de prime abord j'aurai été tenté de dire qu'il n'y a pas de trucs utilisables de la nature à la survie urbaine et pourtant comme souvent il suffit de changer un tout petit peu l'angle sous lequel on pose un problème pour avoir une vision différente.
Des aggressions dans les bois existent bel et bien . De même que des pénuries d'eau potable dans les villes.
Je suppose que vous voyez ou je veux en venir: le danger vient aussi d'ou on ne l'attend pas.
Un survivor urbain dans une station de ski devient vite un survivor des champs sous une avalanche, de même qu'un survivor des champs devient vite un survivor urbain lors d'une manif qui tourne mal.
Les trucs sont déjà dans le forum, partout. Plus on élargie notre vision du monde et de la survie en général plus nous mettons de chance de notre coté. Pesonne ne nous interdit de détourner une technique ou un outil d'un monde vers un autre. Encore faut-il les connaître ...  ;)

Désolé de ne pas donner de truc concret mais ça me semble important de ne pas oublier ce qui est déjà commun au deux branches du forum.

Surtout quand les deux branches ont le tronc et les racines en commun.  ;D


06 octobre 2006 à 18:50:00
Réponse #14

fred2


bonjours
Voilà quelques reflexions sur le sujet survie urbaine ou nature:
1er constat: comme l'a dit le manitou, même en ville, la nature reste presque toujours présente (végétation diverse, eau, air, animaux, etc etc)
Dans tous les cas le bipède doit se déplacer, s'orienter, se nourir, dormir, se proteger (de la pluie, du froid, des prédateurs, etc), être receptif à son environnement.

Se déplacer en restant sur le mode pédestre reste assez similaire en forêt ou en ville: le type de pas sera en fonction du terrain. L'observation à 360 degrés de son environnement est parfois utile de même que l'observation en hauteur (ex: en jungle, un danger bien présent est la chute d'arbre  ; en ville: eau d'arrosage des plantes, des pots de fleurs qui tombent de l'appui de fenêtres ou la neige qui décroche du toit).
Bref en regardant de plus près, pour ma part, urbain ou nature, les besoin sont presque les mêmes et les savoir-faire assez proche.
a+
fred2
 
« Modifié: 06 octobre 2006 à 19:02:03 par Maximil »

 


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