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Auteur Sujet: entrainement pour l'armée  (Lu 41127 fois)

10 janvier 2012 à 11:36:36
Réponse #75

Bison


Un poil de bruit (peut-être) :  Mens sana in corpore sano.
Moi j'aime bien cette chanson là ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

10 janvier 2012 à 16:34:29
Réponse #76

gmaz87


bonjour,
Selon les critères d'évaluation donnés par Raiderscout, on voit que la valeur physique n'est pas un élément déterminant, même si il est clair qu'à la visite d'aptitude ça compte.
Il est plus important d'avoir des gens bien dans leur tête, convaincus de leur choix et aptes à entrer dans un système basé sur la hiérarchie et la discipline, d'un bon niveau scolaire et capables de vivre au sein d'une collectivité dans des situations parfois limites.
Comme le rappelle Kilbith, le soldat "pousse cailloux" est une race en voie de disparition.
Pour être impliqué dans le recrutement (pas chez les kaki), je sais que nous privilégions plus des jeunes gens (hommes et femmes) équilibrés, assez standards en terme de condition physique, et surtout  fiables et sérieux.
Il se trouve que parfois nous en avons qui en plus sont des sportifs, c'est un plus.
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

10 janvier 2012 à 20:00:43
Réponse #77

little stone


salut,
avant tout, on se detend avec le sport... desormais les jeunes engagés incorporent les CFIM centre de formation INITIALE.... c'est à dire qu'on les bahute pas d'entrée de jeu... c'est fini ça les gars hein! c'est à dire que ce petit gars à au moins deux mois de montée en puissance devant lui, alors ne lui depeigné pas une armée sans pédagogie et sans intelligence...
ensuite, à 16 ans, ta croissance n'est pas fini alors va pas te bousiller une articulation... tu vises les paras, formidable...crois moi t'en auras besoin de tes articulations! et en tres bonne etat... donc va pas te massacrer en muscu ou autre.... travaille le fond, le cardio (si t'arrives pas à 3500 m c'est pas grave, un bon 3000 m ce sera deja tres bien)
remarque: dans les 6 premiers mois de leur engagement, l'evi n'est pas soumis aux tests TAP, et il attend un an pour faire les CCPM.
donc pompes abdos tractions flexions... pas la peine dans enquillé 15 et puis plus rien, vise plutot 10 serie de 5, entrecoupé de serie de 10*20 pompes, de 10*40 abdos et de 10*40 flexions... cours un peu (2 à trois fois par semaine) et le renforcement musculaire au moins une fois tous les deux jours au debut puis tous les jours....
je suis dispo en MP  si tu veux!
 ciao!
VAE VICTIS

10 janvier 2012 à 21:18:10
Réponse #78

azur


Il me semble que des activités sportives en groupe semblent bien plus précieuses pour ce genre de progression. Là ou entraide et sens des responsabilités sont primordiales: haute montagne ou varappe, bien accompagné, spéléo, etc... Suis-je à coté de la plaque, ou plutôt dans le vrai?
Lors d'une manœuvre multinationale, un vieux sous-officier espagnol m'avait sortit: "c'est bien chez vous, les français, quand vous faites du sport: vous êtes tous dans la même tenue et le chef est devant"
Tout comme les allemands que j'avais emmené en stage d'aguerrissement quelques temps avant, il avait bien saisi tout l'intérêt de travailler en groupe soudé plutôt que chacun dans son coin, car ça permet:
- l'émulation (saine)
- les encouragements (parfois virils)
- l'entraide
- la surveillance mutuelle: en montagne, chaque gazier devait surveiller son binôme (signes de gelure, hypothermie, etc...) ce qui permettait d'éviter pas mal de désagréments

J'avais l'habitude de dire à mes gars: à deux, on ne fait pas2 fois, mais 3 fois ce qu'on ferait tout seul

Bref, tout ceci pour dire que le physique, c'est bien, mais comme le dit très justement raiderscout, ça doit s'inscrire dans une formation plus globale (intellectuelle et morale)...
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!

10 janvier 2012 à 21:32:14
Réponse #79

kéké


Beaucoup t'encourage la marche, je ne peux que les approver. Une bonne facon de travailler physique ET mental!

10 janvier 2012 à 21:59:08
Réponse #80

CowBoy


Bonsoir,

je suis en plein dans le circuit de recrutement actuellement, j'ai passé les tests il y a environ 2 mois (je visais également les paras, mais je suis inapte, donc ce sera surement les troupes de marine :) )
Tout d'abord réfléchis bien à ton orientation dans l'armée et garde toi un plan B (autre unité ou un métier dans le civil) au cas ou tu ne sois pas apte TAP car l'aptitude TAP tiens à peu de choses (une entorse, les jambes arquées, la vue...).

Concernant le physique, TAFDAK avec les autres, commences progressivement; à 16 ans tu as 2 ans pour te préparer tranquillement (si ce n'est plus si tu poursuis tes études).
L'idéal serait que tu aies un camarade près de chez toi qui ait le même objectif, c'est vraiment un gros +. Ca a été mon cas et ça aide beaucoup à rester assidu et à progresser (tout seul c'est pas toujours facile d'aller courir le soir en plein hiver).
Donc entrainement régulier (en club, à plusieurs pour rester assidu) et progressif (pour ne pas te dégouter, te décourager ou te blesser). Je ne mets pas de programme en détail, j'ai suivi la même trame que ceux cités plus haut et ça a bien fonctionné.

Sinon, la concurrence est rude surtout pour les unités TAP et même si les classes démarrent plus "cool" qu'avant, il faut néanmoins avoir une bonne caisse physique pour espérer intégrer un régiment para.

Pour les tractions, je ne suis pas d'accord avec Raiderscout, 4 c'est beaucoup trop juste. Officiellement avec 4 tractions on obtiens la meilleure note (E1), mais officieusement, pour espérer rejoindre une unité de combat, 10 tractions minimum, 15 c'est bien.

Et enfin, comme l'ont dit les autres, l'intellect, la capacité à raisonner, la rigueur, la discipline, la solidarité, la présentation... c'est très très important.

Bon courage ;)

11 janvier 2012 à 07:40:10
Réponse #81

philippe13


Salut Nävis,
Je lis ce fil depuis un moment et je me remémore ce qu'était l'Armée avant, en fait au temps ou la conscription prenait les jeunes adultes pour les incorporer pendant un an (voire bien plus encore avant).
Il n'y avait pas d'entrainement préalable, juste une visite médicale plus ou moins poussée et ensuite la formation dans les unités, TAP ou autres.
De fait, un jeune adulte en forme standard était capable de suivre et au fil du temps il s’aguerrissait.
 ..................................Gérard

Il y a 35 ans et + les jeunes étaient plus "rustiques" même dans une unité des plus modeste (cie de camp). La plupart de mes compagnons avaient déjà connu quelques années de travail à la ferme familiale ou à l'usine. En moyenne la vie était un peu moins facile même en ville: climatisation inconnue, escalators bien plus rares, souvent vacances sous la tente pour les jeunes ce qui faisait du bivouac en été une formalité.     
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

11 janvier 2012 à 07:48:41
Réponse #82

Raiderscout


Salut CowBoy


Pour les tractions, je ne suis pas d'accord avec Raiderscout, 4 c'est beaucoup trop juste. Officiellement avec 4 tractions on obtiens la meilleure note (E1), mais officieusement, pour espérer rejoindre une unité de combat, 10 tractions minimum, 15 c'est bien.


C'est ton droit  ;# ;D.

Cependant pour un garçon qui ne fait qu'une traction, quand il arrivera à en faire 4 de deux manières différentes et que parallèlement il grimpera ses 10m de corde, il ne sera plus loin des 10. Le tout c'est de prendre goût à l'effort et ainsi s'inscrire dans la pédagogie du succès. Ainsi il n'aura plus qu'à prendre le train en marche pour continuer à progresser lors sa formation initiale.

On ne rejoint pas une unité de combat parce que l'on est le plus fort  :blink: ou plutôt on ne va pas dans une arme de soutien ou d'appui parce que l'on n'est pas apte à aller dans la mêlée. TOUTES les unités sont combattantes, et tous les Militaires sont potentiellement susceptibles de combattre.

Etre "para" ce n'est ni plus ni moins qu'une spécialisation. C'est l'aptitude technique qu'à un militaire ou une unité à utiliser un vecteur (avion + parachute) pour être déployé sur un terrain.  Les régiments para sont présent dans différentes armes : de mêlée (infanterie, cavalerie), d' appui (génie, artillerie), de soutien (matériel, train). L'arme des troupes de marines possède des régiments d'infanterie parachutiste, mais aussi d'infanterie portée, de cavalerie, d'artillerie et (mais c'est un peu particulier) de génie.

à deux, on ne fait pas2 fois, mais 3 fois ce qu'on ferait tout seul

J'aime beaucoup ton expression  :doubleup:. Ne sois pas surpris si dans quelques années tu croise un jeune CDS qui te la ressorte comme s'il l'avait inventé  :lol:  ;)

Le sport est aussi et avant tout facteur de cohésion (dans l'effort  ;D.) et d'affirmation identitaire. Premiers pas vers la rusticité...

Christophe.
"Be Prepared !"

11 janvier 2012 à 09:02:18
Réponse #83

Patrick


Pour les tractions, je ne suis pas d'accord avec Raiderscout, 4 c'est beaucoup trop juste. Officiellement avec 4 tractions on obtiens la meilleure note (E1), mais officieusement, pour espérer rejoindre une unité de combat, 10 tractions minimum, 15 c'est bien.
Moi j'ai même pas à être d'accord, je pense juste qu'en tant qu'officier d'active et pas en état major et lui-même, titulaire de nombreux brevets et formateur, il doit savoir un peu de quoi il parle.  ;D

11 janvier 2012 à 10:16:49
Réponse #84

CowBoy


Je donne juste mon point de vue de futur engagé,. Ce qu'on nous répète constament, dans les cirfa, pendant les sélections c'est qu'il faut cartonner dans tous les domaines, a fortiori pour rejoindre des unité très demandées (les tap par exemple) car les places sont limitées.
D'autre part, etre para requiert un minimum physique plus élevé qu'ailleurs (tests tap a passer chaque année).
Bien sur dans l'absolu, pour rejoindre ce type d'unité, etre le plus fort n'est pas nécessaire, le plus important étant ce qu'on a entre les deux oreilles.
Mais au risque de me répéter, actuellement, il semblerait qu'il faille faire partie des meilleurs lors des sélections y compris physiquement.

Bien entendu ce n'est que mon impression, je ne prétends pas détenir la vérité et je comprends que Raiderscout de part son expèrience et sa position dans l'institution ait une perception différente (et plus juste).

Bien à vous ;)

11 janvier 2012 à 16:55:20
Réponse #85

DavidManise


+1

Et au delà de l'aspect "romantique" (?) du super soldat...un artilleur à même de calculer très rapidement à l'aide de son ordinateur de tir
et de rentrer les coordonnées d'un tir d'interdiction ou de contre batterie sur son AUF1, sera militairement bien plus efficace qu'un militaire ayant les qualités d'un légionnaire romain sous Auguste. C'est moins "romantique", mais déjà en 14-18 la majorité des pertes étaient causées par l'artillerie, pas par les snipers.

Si on veut intégrer l'Armée, l’assiduité sur les bancs de l'école est certainement un plus sûr moyen que le surentrainement. Mais c'est moins fun.


Dans les guerres de première et seconde génération, la différence c'était bien la logistique et l'artillerie, et l'industrie qui poussait derrière. 

Les guerres de 4e génération, comme on en trouve aujourd'hui, n'affrontent pas un ennemi regroupé et aligné pour offrir une belle cible à l'artillerie (sont pas cons ;#).  Ils n'utilisent plus les tranchées, mais bien les médias et l'opinion publique pour se protéger.  Ils n'ont plus besoin de logistique parce qu'avec des moyens très faibles et des c*u!lles un peu grosses, ils arrivent à frapper des cibles molles qui foutent vraiment le bordel dans les infrastructures, le moral, l'opinion. 

Là, c'est pas l'artillerie qui règle le problème.  C'est le renseignement.  C'est la décentralisation.  Ce sont les qualités d'adaptation des hommes de terrain, en petits groupes flexibles...

L'artillerie, c'est bien pour la guerre.  Ca ne sert pas à grand chose contre la guerilla, mobile, dispersée et évasive.

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

15 janvier 2012 à 23:11:22
Réponse #86

Wole


Bonjour,

Voilà une vidéo qui montre bien les épreuves sportives pour le recrutement :
http://www.recrutement.terre.defense.gouv.fr/offre-rh-en-video/article/9-mur-videos/416-l-armee-terre-parcours-sportif
Ces épreuves ne constituent pas la note entière, il y a aussi les tests intellectuels et psychotechniques qui déterminent si à la fin t’es E1 (+), E2 (=), ou E3(-) ; donc ne rien négliger.


Pour en revenir au physique, j’ai passé les tests en décembre et j’ai constaté que j’ai légèrement diminué physiquement depuis 4 mois que je suis en staps (fac d’eps). Tout ça parce que j’ai changé d’entraînement :
Avant le staps, je courais et je marchais beaucoup (j’ai l’habitude de marcher longtemps à 6km/h avec du poids en plus depuis que je suis enfant) et je n’ai jamais eu de grosses blessures. Maintenant beaucoup moins, en athlétisme on fait du 800 m, donc c’est plus du travail de résistance que d’endurance. En plus en répétant les mêmes mouvements sur le même terrain, on se blesse plus surtout en gym et au triple saut. Et là je pense que le manque de marche quotidienne est responsable.

Donc je conseille de la marche quotidienne étant donné qu’à l’armée on marche beaucoup. On conseille 30 minutes par jour, mais pour moi c’est plutôt 50 min et surtout marcher rapidement. Je pense que la marche habitue notre organisme aux chocs outre les autres effets positifs (oxygénation, circulation sanguine, anti-stress).
Ceci n’est basé que sur mon expérience car on peut aussi se blesser en marchant et comme j’ai dit je suis habitué comme si c’était ma posture naturelle.
Après si quelqu’un peu donner un avis sur le fait que « la marche habitue aux chocs », ça serait bien. D’ailleurs, ça me rappelle le prof d’athlé qui a dit que « vous (les jeunes) êtes des générations à périostite » : ça rejoint ce que dit philippe 13. En travaillant aux champs, on est souvent debout contrairement à aujourd’hui.

L’entraînement pour l’armée doit donc selon moi être une rupture progressive de la sédentarité afin d’éviter le risque de blessures.

15 janvier 2012 à 23:25:54
Réponse #87

azur


Donc je conseille de la marche quotidienne étant donné qu’à l’armée on marche beaucoup. On conseille 30 minutes par jour, mais pour moi c’est plutôt 50 min et surtout marcher rapidement. Je pense que la marche habitue notre organisme aux chocs outre les autres effets positifs (oxygénation, circulation sanguine, anti-stress).
Autre avantage, non-négligeable: la marche, y compris la marche athlétique, ou marche nordique, permet de se muscler sans risquer de forcer sur le cœur... c'est pour cette raison qu'on peut, sans trop de risque, faire durer l'effort.

Citer
Ceci n’est basé que sur mon expérience car on peut aussi se blesser en marchant et comme j’ai dit je suis habitué comme si c’était ma posture naturelle.
Après si quelqu’un peu donner un avis sur le fait que « la marche habitue aux chocs », ça serait bien. D’ailleurs, ça me rappelle le prof d’athlé qui a dit que « vous (les jeunes) êtes des générations à périostite » : ça rejoint ce que dit philippe 13. En travaillant aux champs, on est souvent debout contrairement à aujourd’hui.
Le fait de solliciter le squelette par un effort "naturel" comme la marche sans réel risque de traumatisme (les chocs sont finalement minimes, surtout si tu n'es pas chargé) permet de renforcer les articulations et les os. Ainsi, tu préviens les risques de fractures de fatigue ou d'usure prématurée des cartilages qui auraient été sollicités trop violemment sans avoir été accoutumé à l'effort physique
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!

06 février 2012 à 13:04:32
Réponse #88

** Serge **


Une étude intéressante sur le sujet, qui pourrait apporter des réponses à la question initiale :

Physiological Decrements During Sustained Military
Operational Stress
       
         CPT Paul C. Hening, MSC USA*; Bong-Sup Park, PhD; Jeong-Su Kim, PhD
 
ABSTRACT : Missions conducted by the U.S. Military during combat involve a multitude of operational Stressors that can cause deterioration in physical and military performance of soldiers. Physiological consequences of sustained operational stress include decrements in anabolic hormones, skeletal muscle mass, and loss of bone mineral density.
The objective of this review is to examine the current literature and provide commanders with information on the physical and physiological decrements in soldiers conducting sustained operations. The intent is that this will provide commanders with insight on how to plan for missions to incorporate possible countermeasures to enhance or sustain warfighter performance.


http://www.scribd.com/mobile/doc/76317974

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06 février 2012 à 14:23:55
Réponse #89

Coyote McLeod


Bien sur dans l'absolu, pour rejoindre ce type d'unité, etre le plus fort n'est pas nécessaire, le plus important étant ce qu'on a entre les deux oreilles.
Mais au risque de me répéter, actuellement, il semblerait qu'il faille faire partie des meilleurs lors des sélections y compris physiquement.

Simple question de budgets.

Ca coûte moins cher, parce que ça prend moins longtemps, de sélectionner sur le physique en premier.  Virer ceux qui savent pas faire plus de 10 tractions (avant c'était 15, tout se perd) c'est plus vite fait pour le recruteur de base pas bien malin que de faire la différence entre un personnel équilibré, motivé et débrouillard et un tocard qui cherche une planque.  D'autant que le tocard ne va pas s'entraîner bien longtemps pour péter 15 tractions.

Donc oui il faut avoir un bon niveau partout...  d'abord le physique, et une fois ce point là éclairci, on vous demandera le reste.  Et pour briller partout et à tout moment, il faut être en mesure de prendre soin de soi malgré le peu de temps disponible pour ce faire.  Et ça, ça demande un peu de technique, un peu d'organisation, et ça se prépare longtemps avant.

- bien se connaître dans l'effort, et dans la récupération ;
- savoir dormir vite et bien (ça s'apprend) ;
- savoir se calmer, parce que quand on est nerveux on récupère mal ;
- savoir manger : eh oui, bien mâcher, savoir quand boire pour éviter l'effet baudruche-gloup-gloup, savoir optimiser tout ça (boire au moins 20 minutes avant le repas par exemple)...

Tout des petits détails mais qui mis bout à bout changent la vie quand on est dans ce long processus de sélection pas naturel du tout vers le boulot de nos rêves.

Coyote

06 février 2012 à 14:54:23
Réponse #90

fall7stand-up8


Simple question de budgets.

Ca coûte moins cher, parce que ça prend moins longtemps, de sélectionner sur le physique en premier.  Virer ceux qui savent pas faire plus de 10 tractions (avant c'était 15, tout se perd) c'est plus vite fait pour le recruteur de base pas bien malin que de faire la différence entre un personnel équilibré, motivé et débrouillard et un tocard qui cherche une planque.  D'autant que le tocard ne va pas s'entraîner bien longtemps pour péter 15 tractions.

Donc oui il faut avoir un bon niveau partout...  d'abord le physique, et une fois ce point là éclairci, on vous demandera le reste.  Et pour briller partout et à tout moment, il faut être en mesure de prendre soin de soi malgré le peu de temps disponible pour ce faire.  Et ça, ça demande un peu de technique, un peu d'organisation, et ça se prépare longtemps avant.

- bien se connaître dans l'effort, et dans la récupération ;
- savoir dormir vite et bien (ça s'apprend) ;
- savoir se calmer, parce que quand on est nerveux on récupère mal ;
- savoir manger : eh oui, bien mâcher, savoir quand boire pour éviter l'effet baudruche-gloup-gloup, savoir optimiser tout ça (boire au moins 20 minutes avant le repas par exemple)...

Tout des petits détails mais qui mis bout à bout changent la vie quand on est dans ce long processus de sélection pas naturel du tout vers le boulot de nos rêves.

Coyote


++1

Si je me refere à mes souvenirs de 9 mois passés dans une fabrique de sousofficiers de l'armee de terre (en 1983 ça nous rajeunit pas tout ça) la selection en cours de formation etait axee en grande partie sur la privation de sommeil. ça coute moins cher que de faire dégringoler les gens d'un hélico et ça révèle les caracères.

Ainsi pour rebondir sur les propos de coyote, y a pas mal de musculeux qui n'ont pas passé le cap des 2 premiers mois par épuisemenr physique, non pas que les footings et autres pompes aient été surdimmensionnés (au contraire le sport a été progressif dans les niveaux d'exigence) mais tout était fait avec une surcharge de fatigue car on ne nous laissait dormir que 2 à 3 h par jour (sauf le week end béni des vaccins)

Cela a amené certains à se montere irritables ou instables, à moins bien supporter des petis inconforts quotidiens (privés d'eau chaude pendant 9 mois!) et d'autres à se sortir de là par l'humour et la camaraderie.

ça nous amène à dire que la préparation donnée par coyote est amha tres pertinente

Il faut etre endurant tant sur le plan physique que psychologique
Savoir se distancier d'une situation momentanément inconfortable et ne pas se mettre en boucle sur son petit problème
Savoir voler 20 minutes de sommeil des que c'est possible
Penser à s'alimenter des qu'on en a l'occasion
Etre à l'écoute de soi et des copains pour anticiper les clashes

Tout ça on ne l'apprend pas en accumulant des disques de fonte sur une barre c'est vrai. Cependant si on est dans la difficulté dès le début on risque d'accumuler les handicaps

Donc prépa physique ok mais axée sur l'endurance et le travail en poids de corps et en plyométrie
Avec une dose d'arts martiaux pour la connaissance de son corps et de ses réactions

Alors bon courage aux candidats et soyez rustiques!!!!

06 février 2012 à 16:51:34
Réponse #91

Coyote McLeod


Donc prépa physique ok mais axée sur l'endurance et le travail en poids de corps et en plyométrie
Avec une dose d'arts martiaux pour la connaissance de son corps et de ses réactions

Ce qui m'a le plus aidé, moi, c'est le yoga (Ashtanga).  Pour la connaissance de mon corps et pour la capacité à récupérer, à se détendre, à ne pas se blesser qu'il procure.  On est loin des clichés de G.I. Jane qui fait des dizaines de tractions comme un homme, j'en conviens.  Mais c'est plus utile de savoir s'adapter et de savoir limiter son stress que d'avoir des perfs physiques exceptionnelles.

Coyote

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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