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Auteur Sujet: Protocole secours en montagne  (Lu 21419 fois)

02 juillet 2011 à 21:35:44
Lu 21419 fois

Outdoorsman


Il ne s'agit pas ici de faire un cours de secourisme mais plutôt de recenser les bons gestes et de poser la chronologie des actions. On ne parlera donc pas de diagnostic ni de gestes médicaux mais plutôt de conduite à tenir.

Nous supposerons que l'accidenté ne peut plus se déplacer mais que son état n'est pas gravissime ; par exemple, il souffre d'une luxation ou d'une entorse.
Nous supposerons aussi que vous êtes seul avec la victime, c'est à dire dans le cas le plus délicat.

Protéger – Alerter – Secourir
est la chronologie de base, avec des adaptations spécifiques dues au milieu, à l'éloignement. En particulier, il faudra sans doute se déplacer pour donner l'alerte.

On appliquera également la règle des 3.

Protéger

Il s'agit dans un premier temps d'éviter le sur-accident en le sortant d'une zone dangereuse (cas d'une chute de pierre, d'avalanche).

3 heures sans réguler sa température

En montagne, il faut toujours et rapidement protéger la victime du froid : l'isoler du sol (tapis de sol, sac à dos vidé, branchage, feuillage, …) puis l'habiller. Pensez à couvrir prioritairement la tête. Si vous avez un sac de couchage vous pouvez y mettre la victime.
L'hiver on peut faire un feu en prévoyant une réserve de bois à proximité de l'accidenté.

3 secondes de connerie

Avant de partir pour donner l'alerte, on donnera des consignes précises au blessé. On pourra l'aider à satisfaire un besoin naturel, si nécessaire, pour éviter qu'il ne tente de se déplacer seul.

3 jours sans boire

Même si alerter ne prendra pas 3 jours, pensez à donner à boire (si possible chaud) à la victime et à lui laisser de quoi s'hydrater.

Alerter

Avant tout, il faut localiser précisément l'accidenté (sur la carte ou en relevant les coordonnées GPS).

C'est en général avec le téléphone portable qu'on va donner l'alerte ; pour cela un seul numéro : le 112. C'est le seul qui passe sur tous les opérateurs. Petite astuce : enregistrer ce numéro en le nommant « Aappel d'urgence » : il sera ainsi toujours le premier contact de votre répertoire. Avant de partir, otez la demande de code PIN de votre téléphone : cela permettra à un autre membre du groupe d'utiliser votre téléphone si vous êtes accidenté et cela évitera toute mauvaise manip sous l'effet du stress. 

Si la zone n'est pas couverte, il faudra se déplacer.

3 secondes de connerie : prenez avec vous votre sac à dos contenant votre fond de sac, de quoi boire, une frontale. Faites attention à vous : pas de précipitations !!

Préférez un point haut sur une crête donnant sur une vallée habitée plutôt que de descendre. Vous aurez plus de chance de trouver rapidement du réseau.

Une fois les secours en ligne, vous pouvez leur indiquer ce que vous avez dans votre pharmacie. Ils pourront vous demander de donner quelque chose au blessé (antalgique).

Ensuite, en attendant les secours, il vous reste à surveiller l'état du blessé : rappeler les secours en cas de dégradation. Utilisez le temps d'attente pour préparer une DZ (zone dégagée, tassez la neige en hiver). Par mauvais temps, le secours peut être terrestre. Un sifflet ou une frontale (la nuit) sont utiles pour indiquer votre position.

Quand l'hélico est en approche, lever les deux bras pour signaler que vous demander du secours.

Ensuite, laisser travailler les professionnels. Votre présence ne peut apporter que de la gène et retarder l'évacuation du blessé.


 
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whimper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

04 juillet 2011 à 12:17:43
Réponse #1

Chris-C


Merci pour ce rappel avant les vacances  :up:

et oui laissez bosser les pro une fois qu'ils sont là, même si on est capable et que l'on aime pas se sentir inutile.
Notre boulot est de faire le lien jusqu'a leur arrivé.


04 juillet 2011 à 18:31:38
Réponse #2

guillaume


Bon rappels de base, merci :up:.

Quelques infos en plus :


En montagne, il faut toujours et rapidement protéger la victime du froid [...] pensez à donner à boire (si possible chaud)

Sauf en plein cagnard en été. Attention aux solutions "toutes faites" ;).

Citer
Une fois les secours en ligne, vous pouvez leur indiquer ce que vous avez dans votre pharmacie. Ils pourront vous demander de donner quelque chose au blessé (antalgique).

Il est bon de rappeler la chronologie du message d'urgence. Il y a une chronologie à respecter pour donner les infos essentielles en premier en cas de coupure du téléphone.

1) Localisation. Tu as très bien rappelé qu'il fallait faire le point avant : prendre 5 minutes pour trouver les coordonnées précises fait gagner des dizaines de minutes par la suite.
2) Nombre de victime et leurs état
3) Soins pratiqués
4) Matériel à disposition
5) Le reste, sera demander au tel si il y a besoin.

Ne JAMAIS raccrocher.

Citer
Un sifflet ou une frontale (la nuit) sont utiles pour indiquer votre position.

Code international de détresse : 6 de n'importe quoi (et non pas trois comme je le pensais avant).

a+
 

"82,3% des gens ont plus de chances d'être convaincus lorsqu'il existe un pourcentage dans la phrase."

04 juillet 2011 à 22:30:30
Réponse #3

tartopom




1) Localisation. Tu as très bien rappelé qu'il fallait faire le point avant : prendre 5 minutes pour trouver les coordonnées précises fait gagner des dizaines de minutes par la suite.
2) Nombre de victime et leurs état
3) Soins pratiqués
4) Matériel à disposition
5) Le reste, sera demander au tel si il y a besoin.

Je rajouterai bien:
-les circonstances de l'accident (avalanche, chute,...).
-possibilité de faire atterrir un hélico à proximité

Se faire un fiche recapitulative de toutes les informations à avoir, des numeros de telephone,..  plastifiée et attachée sous le rabat du sac et un tres bon moyen pour garder son calme en cas d'accident


et pour les francais qui vont en suisse avec un portable francais le numero de la Rega: 0041333333333
BAVU ba pris

05 juillet 2011 à 10:40:45
Réponse #4

Brice


C'est en général avec le téléphone portable qu'on va donner l'alerte ; pour cela un seul numéro : le 112. C'est le seul qui passe sur tous les opérateurs. Petite astuce : enregistrer ce numéro en le nommant « Aappel d'urgence » : il sera ainsi toujours le premier contact de votre répertoire. Avant de partir, otez la demande de code PIN de votre téléphone : cela permettra à un autre membre du groupe d'utiliser votre téléphone si vous êtes accidenté et cela évitera toute mauvaise manip sous l'effet du stress. 

A mon avis, mauvais conseil. Le premier numéro de la liste c'est souvent celui que l'on appelle sans faire exprès quand le téléphone se balade dans la poche ou le sac (mon pote Alain est bien placé pour le savoir). C'est pas sympa pour les secours et il y a toujours le doute que ça soit un vrai appel d'urgence mais que le gars n'arrive pas à parler. Et si on arrive pas à se souvenir d'un seul numéro "112" il faut quand même se poser la question de rester à la maison.
La plupart des téléphones peuvent quand même passer le 112 à la place du code pin lorsqu'ils le demande. Vérifier le votre. Le 112 fonctionne aussi en suisse.
I vo mé savé k'davé

05 juillet 2011 à 11:32:27
Réponse #5

Lynx


Appel:
  - En zone touristique pensez à chercher le visuel sur une station de ski, comme on ne laisse pas les touristes déconnectés, les relais sont bien souvent perchés au dessus, sur le domaine skiable ou autour.

  - Au cours de l'alerte, je conseille de décliner le message en décroissant l'importance du message, pour éviter de se retrouver planté par la technologie...
*commencer par votre situation en travaillant du plus large au plus précis (massif>chaine>sommet>versant>altitude>sentier/itinéraire>lieu dit, point caractéristique)
*description de la situation de la victime (descriptif de son état>circonstances)
*ensuite au besoin tout autre détail de confirmation ou d'échange ente les secours et vous
   Le but est évidemment de transmettre le maximum de bonnes infos en un minimum de temps. A ce sujet, la présence d'une fiche d'alerte type présente dans votre sac (trousse de secours) vous permettra de suivre un protocole sécurisé. Inscrivez y les numéros de téléphone des secours. Cette fiche pourra permettre également de la transmettre à une personne qui donnera l'alerte pour vous pendant que vous rejoindrez votre victime si la distance à parcourir est trop importante par exemple.

  - Pensez de temps à autre à pratiquer un petit exercice d'alerte: au cours d'une pause, imaginez un accident et demandez à un personnel de dérouler le message d'alerte correspondant et d'envisager la méthode de transmission de cette alerte. Ca prend 3 minutes.......vous constaterez au passage que les gens qui vous suivent, vous ... suivent et bien souvent ne savent même pas trop ou ils sont sur une carte, ce qui laisse rêveur s'il arrivait au leader de perdre connaissance...   




Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

05 juillet 2011 à 16:36:07
Réponse #6

guillaume


Yep, ça rejoint ce qu'on disait plus haut ;).

Du coup, il me vient une idée : et si on synthétisait l'info pour qu'on est plus qu'à imprimer et mettre dans nos trousses de secours ? Aller, je tente :

Protéger – Alerter – Secourir

I) Protéger


1) Attention aux risques alentours : les écarter ou s'écarter
2) Protéger la victime du chaud/froid
3) Permettre à la victime de boire si elle est consciente

II) Alerter

1) Localisation : massif>chaine>sommet>versant>altitude>sentier/itinéraire>lieu dit, point caractéristique
2) Nombre de victime et leurs état
3) Soins pratiqués
4) Matériel à disposition
5) Les circonstances de l'accident (avalanche, chute,...)
6) Possibilité de faire atterrir un hélico à proximité et méthode de balisage de la zone (lumières, fumigène, pièce de tissus de couleur, etc.).

NE PAS RACCROCHER.

III) Secourir

Déjà fait en amont si la blessure le nécessitait. Sinon, place aux secouristes.

a+

"82,3% des gens ont plus de chances d'être convaincus lorsqu'il existe un pourcentage dans la phrase."

05 juillet 2011 à 17:35:08
Réponse #7

lilou6201


Dans la protection aussi je rajouterai PROTEGEZ-VOUS si vous ne le faites pas cela fera 2 victimes et autant avec les témoins.

05 juillet 2011 à 18:01:08
Réponse #8

mazel


Yep, ça rejoint ce qu'on disait plus haut ;).

Du coup, il me vient une idée : et si on synthétisait l'info pour qu'on est plus qu'à imprimer et mettre dans nos trousses de secours ? Aller, je tente :
Protéger – Alerter – Secourir
..

NE PAS RACCROCHER.

..

 Je rajouterais en point important: baliser

 Pas plus tard qu'à la fin dautomne dernier, un groupe de chasseurs locaux 'entend' une chute et des appels vocaux dramatiques au secours 'en suédois'. Il préviennent le 112, redescendent à mon hameau départ de sentier, et sont incapables de décrire ni de quel vallon à barre rocheuse cela pouvait provenir, ni d'où ils ont entendus. Ils ne ne sont plus d'accord et à la demande d'un interventionniste avouent qu'ils ne parlent ni ne comprennent pas le suèdois..

 L'hélico a tourné deux heures au dessus des endroits acidentogénes, ravines et sentes décrites par les gens du village. Il a différé d'une heure un nouveau départ pour deux nouvelles missions (accident routier et incendie) pour ne rien trouver. Heureusement aucune disparition dans la semaine qui a suivi.

 mazel  

« Modifié: 13 juillet 2011 à 19:04:26 par mazel »

06 juillet 2011 à 10:28:33
Réponse #9

Chris-C


Plusieurs petits rajouts

Dans le protéger, être plus précis sur le fait de SE protéger avant d'intervenir et de protéger les autres.
C'est assez vaste comme sujet en faite et souvent la partie qui se zappe facilement quand on est pas habitué ou impliquer émotionnellement.
-c'est aussi de baliser la zone d'accident avant d'intervenir pour éviter l'accumulation d'accident, Mazel le rappel en 4ème position pour
un signalement au secour, mais il est important de signaler aux autres utilisateur de l'espace ou a eu lieu l'accident, sur le moment.

Pendant mes dernières vacances, j'ai eu a intervenir sur un accident de la route, j'ai aprés être devenu inutile à la suite des opérations
était observateur du temps que mettent les secours à sécuriser la zone. Ils sont arrivés sur zone en 4 min (route de montagne)
est n'ont commencé à s'approché de la victime que bien 15mn (env.) aprés leur arrivé. Je précise que la personne était consciente et qu'il avait déjà les éléments du médecin régulateur.  Mais la position dans un virage sur une route à 90km/h, le gasoil, l'huile, les débris ne pouvait pas permettre de prendre la mise en sécurité des intervenants à la légére.


Se protéger c'est:
peut être prendre le temps de se couvrir, de s'équiper en fonction de se qu'il se passe, s'assurer que l'on va pas être victime à son tour
par négligence ou précipitation, être conscient de son environement et le rester (effet tunnel, chimpazé).
C'est trés compliqué tout ça, quand on est pas "habitué"
Je reviens sur mon intervention de l'accident de toute à l'heure: j'ai fonctionné en établissant des priorités trés radicales, mais c'est qu'une fois le débrifing avec ma copine (1ère à arriver au contact des victimes) que j'ai réaliser avoir zappé des trucs essentiels.
- extraire de la zone la personne ayant produite l'accident, debout grace à l'adrénaline et sous le choc qui voulait peut être pour s'excuser sortir absolument l'autre personnes de son véhicule. Sur-accident possible
-Je n'ai pas assez réconforté la personne coincé, trop radical....
-Finalement j'étais dans une sorte d'effet tunnel à cause du risque que tout se mettent à cramer (c'est pas rien ceci dit) et ce n'est que dans la nuit que j'ai eu un flash revoyant un mec completement à la ramasse a qui j'ai pourri la gueule car il touchait la victime et il avait une clope allumée à la main....  :o . Mon cerveau à enregisté l'info, mais je l'ai pas traité.... c'est con j'avais l'instincteur dans les mains  ;#

Bref je raconte ma vie là, mais finalement je constate encore une fois que c'est dans la partie "protéger" que les erreures sont le plus vite arrivées. Même si dans mon exemple c'est un accident de la route....

Pour le petit 3 "Permettre à la victime de boire si elle est consciente"
on peut résumer à : être à l'écoute de la victime et attentif à son état.
C'est vrai que la victime peut avoir soif, il faut rester général sur l'accident possible, mais ça peut être aussi lui enlever ses crampons
pour pas qu'il se blaisse ou blaisse un secouriste.

Dans ses sitations on découvre souvent un autre visage des personnes impliquées, donc prendre le temps de SE protéger, de sécurisé
la zone, de protéger la victime d'elle même de ses proches, de son environement...ect

c'est une reflexion hein

une fois la liste terminé je pourrais faire une petite fiche à télécharger si ça peut servir.....

a+


06 juillet 2011 à 12:54:34
Réponse #10

guillaume


Puisque personne ne sait pour boire ou non, on supprime ! Premièrement : ne pas nuire ;).

Protéger – Alerter - Baliser - Secourir

I) Protéger

1) Attention aux risques alentours :
 a) Se protéger soi-même, prendre son temps et bien réfléchir à la suite
 b) Matérialiser la zone de l'accident pour éviter le sur-accident
2) Protéger la victime du chaud/froid
3) Être à l'écoute de la victime et attentif à son état

II) Alerter

1) Localisation : massif>chaine>sommet>versant>altitude>sentier/itinéraire>lieu dit, point caractéristique
2) Nombre de victime et leurs état
3) Soins pratiqués
4) Matériel à disposition
5) Les circonstances de l'accident (avalanche, chute,...)
6) Possibilité de faire atterrir un hélico à proximité et méthode de balisage de la zone (lumières, fumigène, pièce de tissus de couleur, etc.).

NE PAS RACCROCHER.

III) Baliser (lumières, fumigène, pièce de tissus de couleur, etc.).

1) Soit lieu exact d'accident
2) Soit dernier point d'observation
3) Soit votre propre emplacement d'observation.
4) Possibilité de faire atterrir un hélico à proximité et méthode de balisage de la zone

IV) Secourir

Déjà fait en amont si la blessure le nécessitait. Sinon, place aux secouristes.

a+

"82,3% des gens ont plus de chances d'être convaincus lorsqu'il existe un pourcentage dans la phrase."

06 juillet 2011 à 13:17:05
Réponse #11

Chris-C


Citation de: Guillaume
Puisque personne ne sait pour boire ou non, on supprime ! Premièrement : ne pas nuire

j'ai ouvert un nouveau fil et copier coller les messages concernant les interogations sur l'hydratation d'une victime lorsque
l'on donne les premiers soins.....
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,49535.msg405063.html#msg405063

Citer
2) Protéger la victime du chaud/froid

Réduisons à "Protéger la victime"
elle peut avoir chaud, froid, elle peut avoir besoin qu'on lui mette son casque si elle et sous une paroie....
bref autant de possibilité que de cas.
Tu en penses quoi?

« Modifié: 06 juillet 2011 à 13:57:51 par plumok »

06 juillet 2011 à 13:28:55
Réponse #12

mazel


 Cela commence à ressembler à quelque chose de pas mal.

 A signaler que les priorités I  II  III IV et 1)  2)  3) etc. ne sont pas à prendre à la lettre. C'est un peu au cas par cas, là où expérience et cerveau humain sont irremplaçables.

 Le guide, meneur de groupe, sauvera en priorité le groupe même si celui-ci est sauf, et ensuite l'individu.

 Réprésenter cela en schème simpliste est un défi pour la publication sans tomber sur un logigramme lisible uniquement par un logicien de profession. Se rajouterons selon les cas l'urgence, la déontologie, sa propre vie, et d'autres paramètres décisionnels.

 A chaque point se posera la question: victime,  les autres,  soi.
 

  JL mazel
« Modifié: 13 juillet 2011 à 19:06:06 par mazel »

06 juillet 2011 à 17:26:04
Réponse #13

aquinatis


Concernant les renseignements à donner au tél, le 112 a son protocole: là le but est de répondre aux questions que l'on vous pose, pas de tchatcher tout seul. Il s'agit d'être précis, et de répondre aux questions rapidement, et seulement aux questions. ceci dit ça revient plus ou moins au même, mais dans l'ordre voulu par le permanencier d'accueil.

Souvent si les secours sont alertés et doivent arriver rapidement le mieux est souvent de ne rien faire (bon c'est aussi une question de bon sens: si on voit un pied qui dépasse de la neige on a le droit de creuser).

Par exemple réchauffer trop vite un blessé en hypothermie peut le tuer: c'est arrivé encore récemment à une jeune femme sur Chamonix, juste en hypothermie mais consciente, ramenée en refuge et placée par les guides près du poêle: la vasodilatation brutale crée l'équivalent d'un état de choc, et couic, le coeur s'arrête.
Pour l'hélico, l'important est bien sûr de se signaler, mais c'est le pilote qui choisira d’atterrir ou de treuiller, une aire d’atterrissage ne s'improvise pas, et les gars sont parfaitement entraînés pour savoir où atterrir, où treuiller.

06 juillet 2011 à 17:41:19
Réponse #14

Nirgoule


J’ai suivi l’an dernier une formation secourisme en montagne (FFME).
Il est envisagé de déplacer le blessé en cas de besoin (zone inaccessible au téléphone, aux hélico ; panne de téléphone ; personne consciente mais immobilisée).
Cela suppose de savoir le faire et pouvoir l’organiser (portage).
« Hier la journée a été dure. Si vous voulez en parler pour évacuer, c’est mon boulot »
« On voudrait du lubrifiant et des piles . Je me sentirai moins stressé si j’en avait, m’sieur »
Generation Kill

"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

06 juillet 2011 à 18:08:25
Réponse #15

guillaume


Tu en penses quoi?

 :up:

A signaler que les priorités I  II  III IV et 1)  2)  3) etc. ne sont pas à prendre à la lettre. C'est un peu au cas par cas, là où expérience et cerveau humain sont irremplaçables.

 Le guide, meneur de groupe, sauvera en priorité le groupe même si celui-ci est sauf, et ensuite l'individu.

 Réprésenter cela en schème simpliste est un défi pour la publication sans tomber sur un logigramme lisible uniquement par un logicien de profession. Se rajouterons selon les cas l'urgence, la déontologie, sa propre vie, et d'autres paramètres décisionnels.

Tout à fait ! Pour la lisibilité, Plumok à proposer d'en fair eune fiche, je pense qu'il a une idée de présentation derrière la tête, non ?

Concernant les renseignements à donner au tél, le 112 a son protocole: là le but est de répondre aux questions que l'on vous pose, pas de tchatcher tout seul. Il s'agit d'être précis, et de répondre aux questions rapidement, et seulement aux questions. ceci dit ça revient plus ou moins au même, mais dans l'ordre voulu par le permanencier d'accueil.

Sauf qu'en montagne il y a un ordre à respecter. On n'est pas en ville où il y a 36000 réseaux disponibles ;).


Protéger – Alerter - Secourir - Baliser

I) Protéger

1) Attention aux risques alentours :
 a) Se protéger soi-même, prendre son temps et bien réfléchir à la suite
 b) Matérialiser la zone de l'accident pour éviter le sur-accident
2) Protéger la victime
3) Être à l'écoute de la victime et attentif à son état

II) Alerter

1) Localisation : massif>chaine>sommet>versant>altitude>sentier/itinéraire>lieu dit, point caractéristique
2) Nombre de victime et leurs état
3) Soins pratiqués
4) Matériel à disposition
5) Les circonstances de l'accident (avalanche, chute,...)
6) Possibilité de faire atterrir un hélico à proximité et méthode de balisage de la zone (lumières, fumigène, pièce de tissus de couleur, etc.).

NE PAS RACCROCHER.

III) Secourir

Déjà fait en amont si la blessure le nécessitait. Sinon, place aux secouristes.

IV) Baliser (lumières, fumigène, pièce de tissus de couleur, etc.).

1) Soit lieu exact d'accident
2) Soit dernier point d'observation
3) Soit votre propre emplacement d'observation.
4) Possibilité de faire atterrir un hélico à proximité et méthode de balisage de la zone


a+

"82,3% des gens ont plus de chances d'être convaincus lorsqu'il existe un pourcentage dans la phrase."

06 juillet 2011 à 18:42:30
Réponse #16

Serval92


salut

juste une petite info

en cas d'accident "traumatique" NE PAS donner a boire
car il y a  toujours un risque de passage au bloc operatoire (donc toujours a jeun)

en cas de malaise un peut d'eau sucre (un peut = petite gorgees et pas plus d'un verre) et eventuellement 1g d'aspirine (sauf allergie et contre indication du medecin de la victime)

pour la fiche la FFME a editer une fiche interessante a garder sur soit
http://www.ffme.fr/medical/document/ficheAlerte.jpg


pour ce qui est de poser un helico seul le pilote est apte a decider si il posera sa machine ou non
donner juste la meteo  et la topo des lieux il fera le reste

sinon pour l'alerte ne pas hesite a prendre les numeros des PGHM/CRS secours en montagne
cela irra plus vite (que le 112)et il seront plus precis dans recolte de l'information
car ils sont specialise
alors que le PARMS du SAMU ou le STAS des pompiers NON

bonne rando
A+

06 juillet 2011 à 23:49:28
Réponse #17

Brice


C'est à modérer. Dans le 74 une bonne partie des secours en montagne est assurée par les pompiers (GMSP) ou le 112 arrive directement. Et je pense qu'ailleurs tu seras basculer sur le bon service assez rapidement. De plus si tu fais un numéro "directe" il faudra que tu sois sur de qui a autorité à l'heure h (gendarme, crs, pompier...) pour faire le secours sur le massif ou tu te trouve. Sinon ca risque de rebasculer et donc t'auras rien gagner.

==> 112
I vo mé savé k'davé

07 juillet 2011 à 09:32:49
Réponse #18

Serval92


salut
tu es sur de ta reponse
en haute savoie actuelement il y a juste 1 sp de garde a la base d'annecy avec un gendarme du PGHM qui sont sur dragon74 pour les secours en montagne tout le reste est du dommaine du PGHM de chamonix
donc je ne pense pas que les SP face beaucoup de secours en montagne
peut etre en font il en "petite" montagne
mais tout les secours au moyen d'un helico sont pour le moment du ressort du PGHM/CRS
donc une ligne direct sur un sevice c'est bien plus rapide
voire meme passer directement via la frequence radio

canal E =161.300 Mhz (valable dpt74,suisse,italie)
PGHM chamonix=154.4625 Mhz

A+

07 juillet 2011 à 11:55:05
Réponse #19

Brice


oui je suis sur de ma réponse :-)

D'ailleurs tu le dis toi même :
"en haute savoie actuelement il y a juste 1 sp de garde a la base d'annecy avec un gendarme du PGHM qui sont sur dragon74 pour les secours en montagne tout le reste est du dommaine du PGHM de chamonix "

Ben ca dépend de ce qu'on entend par le reste ;-)  le domaine du pghm c'est le massif du mt blanc (ce qui est déja grand). Le reste du département c'est bien sp + pg déclenché par codis (112).  Les pompier font bcp de secours en montagne.

Bref c'est pas très simple par chez nous ;-)
Mais de toutes façons, 112 ou numéro pghm, crs etc. ça sera toujours relayer à la bonne personnes et ça va pas prendre des heures.

Le canal E est géré par le SDIS (pompier) comme le 112 ;-) Et tu fais bien de le citer c'est un tres bon moyen (sinon le meilleurs ) de déclencher les secours dans notre région.

« Modifié: 07 juillet 2011 à 12:00:58 par Brice »
I vo mé savé k'davé

11 juillet 2011 à 19:56:04
Réponse #20

guillaume


Alors on valide ?

Citer
Protéger – Alerter - Secourir - Baliser

I) Protéger

1) Attention aux risques alentours :
 a) Se protéger soi-même, prendre son temps et bien réfléchir à la suite
 b) Matérialiser la zone de l'accident pour éviter le sur-accident
2) Protéger la victime
3) Être à l'écoute de la victime et attentif à son état

II) Alerter

1) Localisation : massif>chaine>sommet>versant>altitude>sentier/itinéraire>lieu dit, point caractéristique
2) Nombre de victime et leurs état
3) Soins pratiqués
4) Matériel à disposition
5) Les circonstances de l'accident (avalanche, chute,...)
6) Possibilité de faire atterrir un hélico à proximité et méthode de balisage de la zone (lumières, fumigène, pièce de tissus de couleur, etc.).

NE PAS RACCROCHER.

III) Secourir

Déjà fait en amont si la blessure le nécessitait. Sinon, place aux secouristes.

IV) Baliser (lumières, fumigène, pièce de tissus de couleur, etc.).

1) Soit lieu exact d'accident
2) Soit dernier point d'observation
3) Soit votre propre emplacement d'observation.
4) Possibilité de faire atterrir un hélico à proximité et méthode de balisage de la zone



a+

"82,3% des gens ont plus de chances d'être convaincus lorsqu'il existe un pourcentage dans la phrase."

12 juillet 2011 à 01:04:28
Réponse #21

mazel


Alors on valide ?

II) Alerter ...6) Possibilité de faire atterrir un hélico à proximité et méthode de balisage de la zone (lumières, fumigène, pièce de tissus de couleur, etc.).
..
IV) Baliser ..4) Possibilité de faire atterrir un hélico à proximité et méthode de balisage de la zone

a+

 Non, il y a encore ces deux points à laisser, mais à modifier, simplifier ou approfondir.

 Le point d'attérissage de l'hélico (hors conditions météo aggravantes à signaler), peut et doit être évoqué et suggéré dans l' Alerte (II) et le Balisage (IV), mais le pilote sera bien sur toujours son seul maître.

 Cependant, pour avoir vécu ces dures réalités, le court trajet accident à hélico au point d'atteinte rapide des secours n'est pas toujours évident, penser à dévoiler en II) les contraintes de difficultés, suffisance, capacités techniques et nombre du personnel en plus du balisage et de la meilleure voie d'accès.

 Une bonne information et coordination préalable d'information sur ces difficultés avec le centre de secours est nécessaire. Un hélico seul ne peut parfois rien faire, sans des secours à pieds.

 Il ne reste qu'à mettre cela en forme dans le protocole dans les bons paragraphes.
 Je proposerai simplement en modif en inversant 4) et 5) du II:

 
 II) ..4) Les circonstances de l'accident (avalanche, chute,...)
     ..5) Matériel à disposition et spécificités d'environnement


 Et terminer ainsi que font d'ailleurs les pro du secours, la seule action suivante:


 IV) Baliser ..4) Balisage de la zone et des accès de proximité.


 Désolé de compliquer..

 mazel
« Modifié: 12 juillet 2011 à 01:44:48 par mazel »

12 juillet 2011 à 09:25:44
Réponse #22

guillaume


Non, tu fais bien :up:. Du coup, si j'ai bien compris, ça nous donne ça :

Citer
Protéger – Alerter - Secourir - Baliser

I) Protéger

1) Attention aux risques alentours :
 a) Se protéger soi-même, prendre son temps et bien réfléchir à la suite
 b) Matérialiser la zone de l'accident pour éviter le sur-accident
2) Protéger la victime
3) Être à l'écoute de la victime et attentif à son état

II) Alerter

1) Localisation : massif>chaine>sommet>versant>altitude>sentier/itinéraire>lieu dit, point caractéristique
2) Nombre de victime et leurs état
3) Soins pratiqués
4) Les circonstances de l'accident (avalanche, chute,...)
5) Matériel à disposition et spécificités d'environnement
6) Possibilité de faire atterrir un hélico à proximité et méthode de balisage de la zone (lumières, fumigène, pièce de tissus de couleur, etc.).

NE PAS RACCROCHER.

III) Secourir

Déjà fait en amont si la blessure le nécessitait. Sinon, place aux secouristes.

IV) Baliser (lumières, fumigène, pièce de tissus de couleur, etc.).

Balisage de la zone (lieu exact d'accident, dernier point d'observation, emplacement d'observation actuel) et des accès de proximité.


a+

PS : je suis pas sûr du IV...

"82,3% des gens ont plus de chances d'être convaincus lorsqu'il existe un pourcentage dans la phrase."

12 juillet 2011 à 10:38:54
Réponse #23

mazel


 Peut-être en deux points:

IV) Baliser

1) La zone (lieu exact d'accident, dernier point d'observation, emplacement d'observation actuel)
2) Les accès de proximité si non évidents


 à+

PS - la parenthèse '(lumières, fumigène, pièce de tissus de couleur, etc.)' est redondante..

12 juillet 2011 à 12:23:15
Réponse #24

Outdoorsman


D'abord merci d'avoir fait évolué ce fil de cette manière.

Quelques remarques :

I) 1) b) je ne vois pas en quoi matérialiser la zone empêcherait le sur-accident mis à part sur une piste de ski ou sur une route ce qui ne me parait pas le contexte que l'on traite ici

II) 1) ou coordonnées GPS

II) 2) orthographe : nombre de victimes et leur état

II) je mettrais les circonstances de l'accident avant les soins pratiqués

II) 5) matériel et médicaments à disposition

II) il faut rappeler le 112 quelque part . On le connait tous mais dans la panique on perd beaucoup de neurones

IV) je mettrais plutôt préparer l'arrivée des secours. Ça inclue baliser mais ça peut aussi vouloir dire rassembler les affaires de la victime en vue de son évacuation, dégager un accès, etc...
 

"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whimper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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