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Auteur Sujet: 17 KM de nage en mer  (Lu 7495 fois)

22 juin 2011 à 17:40:12
Lu 7495 fois

lol eau


pour préparer une nage dans le golfe d'AJAccio, en octobre , sur 17km,
j'ai déjà établi une base a savoir, 11 km samedi dernier,

matos: palmes courtes, combinaison de nage, masque, tuba (voir ou je nage, et éviter les méduses).
prévu une sécurité pendant ma nage , accompagné par un kayak avec deux personnes (prévention de crampes ou grosses fatigue, hydratation,et être vu par le bateau),
de bonnes nuits de repos, et des repas équilibrer pour les reserves en énergie.
un bon petit déjeuner, et deux heures plus tard début de la nage.
check météo : temps beau, mer calme

résultat: 2h40, deux petites ampoules, et grosses crampes cuisses  après le 9éme KM.

prévision: travail foncier, renforcement musculaire sur l'été,(prévention crampes), changement des palmes (prévention des ampoules).
ai je oublié quelque chose ?


22 juin 2011 à 17:48:50
Réponse #1

Maximil


Pas à première vue mais je ne suis pas spécialiste. L'interêt de cette nage est sportive, personnelle ... ?
Quand on nage déjà 11km, 17km ne sont pas un gros changement je pense...

Questions que je me pose:
- à quoi penses-tu pendant la nage ?
- bras devant, le long du corps, dans le dos (ou tenant un bouquin imperméable que tu lis :D)
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

22 juin 2011 à 17:52:09
Réponse #2

lol eau


 >:( non nage crawl, et je chantonne,......, :D
objectif: sportif perso. beaucoup pour le fun.

30 juin 2011 à 13:43:12
Réponse #3

Merwan


Je rajoutais aussi que tu peut rajouter une bouée de traction utilisée en chasse sous marine pour te signaler , des trucs légers dans ce style la.http://www.bubble-diving.com/ballon-traction-imersion,5006.htm
Elle permettent de te voir vraiment de loin si tu prend des modèles un peu volumineux (<1.5l) et sans te ralentir excessivement

30 juin 2011 à 15:21:44
Réponse #4

lol eau


 :up:
la 1ere nage ayant bonne presse, j'ai comme proposition d'être accompagné par deux kayak, bi place,
aussi je limite l'encombrement de la bouée (même si elle était prévu depuis le début...).
  :-[ par contre , quand je pousse un  peu à vélo, les crampes sont la....... il faut que j'arrive à  défaut de les supprimer, à anticiper leurs venues. et gérer au mieux leur présences.
mais j'y bosse.(6km de nage tous les 4 jours)

 :up:merci pour les infos.

30 juin 2011 à 15:46:11
Réponse #5

jbc


des fruits sec avant l'effort pour les crampes, quand je nager c'est se que l'entraineur nous fesait manger  ;) je ne sais pas si c'est efficasse vraiment mais sur moi ça l'etais  ;D

30 juin 2011 à 16:07:42
Réponse #6

Rammstein


Mon retour d'expérience après une nage de 5km en piscine est que les zones de friction commencent à salement déguster (épilation, irratations, etc) ! A voir ensuite selon ton expérience du port de la combinaison et du milieu salin pendant plusieurs heures. Je prévoirais tout de même du gel lubrifiant ou de la vaseline à appliquer sur les aisselles, les tétons et l'entre-cuisse, voir quelques coups de rasoir dans les zones pileuses les plus sollicitées.  ::)

Rammstein

19 juillet 2011 à 13:12:35
Réponse #7

merydine


Voici ce que je peux apporter :

J'ai pratiqué le trekking marin depuis tout petit, initié par mon père.
Au fil du temps j'ai amélioré les divers sujets suivants, voici le topo:

- Masque graphite et étroit pour limiter le frottement de l'eau et avoir un max de confort. Inutile de le serrer trop (on plonge pas).
- Tuba moyen tubage mais qui longe toute la tête à cause du fait que l'on est recouvert par les vagues quand la mer est mauvaise.
- Combinaison shorty très souple légèrement plus grande avec un teeshirt en dessous pour éviter les frottements (je n'ai pas eu besoin de graisse mais l'idée est bonne, je testerai). Si possible très flottante
- un couteau court sur le dessus de l'avant bras le plus fort
- une ceinture de plomb sans plomb.
- Palmes d'apnée de qualité très moyenne.
En effet une bonne paire de palme est en kevlar/carbone mais sa vocation est de fournir beaucoup d'énergie pour un effort minimum, mais elles impliquent une façon de nager faite pour être sous l'eau (lente et ample) pas sur l'eau où elles deviennent fatigantes à la longue car la liaison chausson voilure est raide et force sur la cheville.En prenant des palmes moins performantes mais avec la même taille de voilure on obtient un bon compromis fatigue/ puissance générée/temps de pratique.
- un filet de ménagère avec de la bouffe (voir sur le forum, ce qui est indiqué est suffisant) dans un ziplock et 2 bouteilles de 50clt d'eau. Je l'attachais à la ceinture dans le dos.
- une bouée spéciale plongée avec 30 m de filin fluo flottant.


Pour la prépa, simple :

Beaucoup de vélo et de footing afin que les muscles travaillent dans toutes les directions. Il faut préférer le vélo de route  et la piste plutôt que le VTT et le cross. La raison est qu'il faut avant tout travailler en endurance, je veux dire par là que les muscles doivent fournir un effort prolongé (très) mais sans beaucoup d'énergie instantanée fournie. Beaucoup de natation suivant le même mode. Mieux vaut faire 5 kms en 2H que 3 en 1H et le plus souvent possible (sans palme, hein ! Le but est de muscler le corps de façon très orientée).
On obtient de très bon résultats si l'on est plus motivé par le plaisir que par la compétition.
Il faut beaucoup boire avant pour "fluidifier" les muscles.

Enfin, j'ai rencontré un apnéïste qui m'a beaucoup fait avancer en m'apprenant à respirer.
Il ne faut pas forcer tout en ayant une respiration longue et profonde.
Le travail est facilité avec les exos ci-dessus.

Enfin la natation :

Il faut utiliser les vagues comme un appuis et non comme un obstacle. Un peu comme font les dauphins en s'appuyant sur le hauts de vagues pour descendre sur le dos de celle-ci. C'est très facile et amusant avec de l'expérience. Contrairement à la natation d'apnéiste, il faut être souple au niveau du bassin et du haut de la cuisse. On gagne énormément en confort et on limite ainsi la venue de la crampe. Enfin la respiration pratiquée hors de l'eau prend tout son sens une fois dedans. Les palmes décrites plus haut font le reste.
Il faut regarder le fond pour ne pas fatiguer la colonne et lever la tête au moment où l'on arrive sur la crète d'une vague de temps à autre pour contrôler sa direction régulièrement.
En cas de crampe, on se met sur le dos, le menton sur la poitrine , on palme doucement d'une jambe en respirant profondément en essayant de pousser sur le talon, sans tuba en bouche. Parfois cela ne suffit pas. Là il faut être prudent car chacun des mouvements suivants devra être maitrisé. Retirer la palme de la jambe malade à DEUX mains, puis le chausson d'une main et le faire tenir dans la ceinture. Garder contre soi précieusement la palme. Se masser très énergiquement le pied H.S. jusqu'à disparition de la douleur. Si cela ne suffit pas, remettre la palme avec beaucoup de précaution sans le chausson et rentrer au plus vite sur le bord (n'importe où à l'abris des vagues et du vent)
Alors pourquoi tant de précautions ?
J'ai perdu une palme un jour qui a coulé à pic à 20 m. J'ai du rentrer au bord, enlever la combi et replonger pour aller chercher la palme manquante. Le pbs est qu 'avec une seule palme pour descendre c'était pas suffisant. Donc j'ai recommencé avec la ceinture et les plombs. Je n'avais pas un très bon niveau, et j'ai failli  y rester à la remonté vers 5m (sans les plombs attachés à la bouée pour l'occasion pour remonter + vite) .

Ainsi on peut nager des heures sans efforts et profiter des fonds marins. En cas de fatigue, on fait une pose en mangeant et en buvant perpendiculairement aux vagues. Cela permet de mieux les surveiller et de donner le coup de palme au bon moment pour rester hors de l'eau. Je bois également l'équivalent d'une cuillère à café d'eau de mer, pour préserver l'eau dans le corps.

En terme de sécurité, je n'étais jamais à plus de 2 kms d'un abris. Les palmes permettent de couvrir cette distance rapidement en forçant un peu. Au delà le risque de crampe est plus fort.

Le couteau :

Il doit être petit, très tranchant, très solide, adapté au milieu marin.
Je le mettais sous ma manche droite, le manche vers la main .
Deux raisons :

- Cela équilibre le rapport de force bras droit bras gauche car je suis droitier.
- Cela permet de le sortir rapidement lorsque l'on est surpris par un obstacle ou un filet en limitant le temps de réaction (d'une main à l'autre)

En terme de sécurité, rien de plus que ce qui est (très bien) décrit sur le forum.
- J' ajouterai juste qu'il faut se renseigner sur les courants éventuels
- Regarder régulièrement autour de soi. En effet, par exemple en Corse à environ 3 kms en mer au large de Propriano  j'ai croisé un requin de 2m. Pas agressif, mais bon quand c'était la première fois,j'ai eu la trouille. Je me suis renseigné auprès des locaux qui m'ont confirmé que c'était un problème car ils bouffent les mérous  pris dans les filets dans le golf de Valenco. Depuis je me suis rapproché des côtes. Sinon les zodiaques et dinghy sont un vrai danger. Donc dès que vous reprérez leur direction si ils approchent à moins de 300m, signalez vous et commencez à changer de direction. à moins de 50m,décorchez votre bouée et  plongez à 10m et remontez doucement en repérant le sillage.
Le décrochage de la bouée :  si le touriste ne vous a pas vu, le filin resté en surface risque de s'entortiller dans l'hélice et là vous n'aurez pas le temps d'attraper le couteau.

- Surveiller la mer. En méditerranée, le vent peut se lever en 20 mns et créer un clapot haché épuisant. Dans ce cas je recommande de nager plus  sous l'eau que sur l'eau car on évite la puissance des vagues et les palmes sont relativement efficaces.Le truc  est de moins lutter possible contre la mer. Elle a toujours le dessus  ::)
- Faire attention au ressac à l'approche des côtes. En effet les vagues qui nous rapprochent des côtes deviennent très violentes à 100 m du rivage. Là forcez vous à vous reposer et observer le meilleur passage à prendre.
Personnellement j'approche par les zones mousseuses ou les vagues ne cassent pas. En effet une vague qui casse est extrêmement dangereuse . Donc j'approche la zone de casse toujours de 3/4 pour tenter de surfer et aller vers la mousse dès que la vague a cassé. On est un peu rappé sur les rochers, mais c'est gérable. Ensuite il faut très vite sortir de l'eau en ayant enlever rapidement ses palmes. La technique décrite dans le bouquin de Maniguet est très bien sans palme. Avec on oublie. Il faut utiliser au contraire la vague pour se poser sur les rochers et dégager très vite. L'option j'enlève une palme pour avoir un bon appui sur le fond n'est pas idiote. Je dirais que cela dépend des circonstances (vent, vagues, fréquences, taille des rochers). Comme je fais pas parti  du commando Hubert,  je suggère de tester progressivement (petites vagues, peu de courant et rochers affleurants).
Autre conseil: enroulez vous sur l'obstacle plutôt que de bloquer dessus.
J'ai eu des bleus qui ont duré des mois et des piqures d' oursins douloureuses aux mains à cause de ma raideur.
Les techniques de chutes d'arts martiaux sont d'un grand secours à cet effet.
- Un truc con  ;# : pensez à mettre de la crème solaire sur les parties du corps exposées. J'avais oublié d'en mettre sur ma nuque. Le lendemain, je ne pouvais plus la bouger


Voila je crois avoir fait le tour. Si vous avez farfouillé sur le site comme moi au début, tout le reste à savoir, ben vous le connaissez déjà  ;#
Néanmoins si vous avez des questions, j'essaierai d'y répondre .

Merydine
« Modifié: 20 juillet 2011 à 14:21:28 par merydine »

19 juillet 2011 à 15:42:36
Réponse #8

akiou


Un gilet a flottabilité positive très fin (le mien fait moins de 1 cm) ça peut aidé aussi, ceux du type utilisés par les véliplanchistes dont idéaux, si tu fais du S, je peux te filer celui de ma femme qui à vaillamment arrêté la planche après .....1 essai.
Un sachet de fuloresceine aussi , c'est pas mal en cas de aircraft rescue pour la visibilité,en cas de...
j'avais fait un truc de ce genre, y quelques années en tirant un radeau léger,en Manche.
Une carte avec les courants majeurs peut t'apporter un aide aussi, en prepa, pour savoir quand tu peux lever le pied et te laisser porter dans la bonne direction.
Avant de partir, le régime norvégien est pas mal, c'est un truc utilisé par les cyclistes qui te permet d'emmagasiner un max de glucide avant un effort prolongé.

20 juillet 2011 à 12:07:40
Réponse #9

merydine


Bonjour,
C'est quoi le régime norvégien ?
Le temps de digestion permet de pratiquer combien de temps après ?

Merci.

20 juillet 2011 à 14:35:07
Réponse #10

akiou


http://www.premiumwanadoo.com/ivanborcard/entrainement%20dietetique.htm
Je te renvoies vers ça, je retrouve plus mes dossiers sur ce truc.
peut-être que çA à changé de nom.
c'est un régime spécifique qui prive ton corps de glucides pendant un temps court, puis tu le satures après afin d'avoir une restitution complète pendant l'effort (un peu comme une éponge gorgée que tu presses lentement). Je me servais de ce truc quand j'avais souvent le croupion dans l'eau dans une autre vie pour tenir le coup plus longtemps.
Fais quelques recherche en croisant les infos, tu devrais trouver.

20 juillet 2011 à 16:40:59
Réponse #11

merydine


Ok merci. :)

Merydine

21 juillet 2011 à 16:17:24
Réponse #12

lol eau


 :love:
merci  pour toute ces participations,
je me prépare tranquillement  :love: un peu plus chaque semaine.
 
je passe plus par de la PPG (préparation physique générale), la nage ces jours ci , avec la mer agité et surtout (lorsqu'elle est calme,) le nombre croissant de bateaux, marche, vélo, et équilibre alimentaire......

bon été, a toutes et tous
be safe...

05 septembre 2011 à 08:06:46
Réponse #13

habo


http://www.premiumwanadoo.com/ivanborcard/entrainement%20dietetique.htm
Je te renvoies vers ça, je retrouve plus mes dossiers sur ce truc.
peut-être que çA à changé de nom.
c'est un régime spécifique qui prive ton corps de glucides pendant un temps court, puis tu le satures après afin d'avoir une restitution complète pendant l'effort (un peu comme une éponge gorgée que tu presses lentement). Je me servais de ce truc quand j'avais souvent le croupion dans l'eau dans une autre vie pour tenir le coup plus longtemps.
Fais quelques recherche en croisant les infos, tu devrais trouver.

Le régime plus connu sous le nom de régime dissocié scandinave?

25 novembre 2011 à 10:07:42
Réponse #14

Mani


Salut,
 un truc important a mes yeux quand on veux parcourir de longues distances en nage c'est de travailler son palmage pour qu'il soit le plus efficace possible et qu'il consomme le moins d'énergie possible. C'est long et ch**nt mais je pense que c'est plus qu'utile, un masque léger et fin ( genre masque prévue pour l'apnée et la chasse sous marine, faible volume pour la taille genre un Mares LiquidSkin très agréable a porter, ci cela se passe en été ben éviter les combinaison trop épaisse ( j'opterai pour une combinaison intégrale de triathlon bien que je ne connaisse pas les performances thermiques de ces combinaisons ), et plutôt que d'avoir une bouée et un filet pour les provisions prendre plutôt une planche de chasse ( on en trouve des pas très chères ), la différence de frottement avec l'eau entre une planche et une bouée est minime et en plus elle permet d'emporter du matériel dessus c'est fais pour donc nourriutre, eau, etc...


Comme l'as dit Merydine tu devrais te renseigner sur les entrainements qu'on pratique en apnée je pense que ca pourrai t'aider.

Mani

25 novembre 2011 à 14:10:02
Réponse #15

kovaks


Bon, la nage en question doit être terminée à l'heure qu'il est, mais bon. D'accord avec Mani sur l'influence du palmage, même si je ne pense pas que lol eau se soit lancé là-dedans "vent du cul dans la plaine".
Autre chose importante, de BONNES palmes. Souples, pas trop longues, erreur fréquente, croyant que plus de longueur égal plus de puissance. Oui mais fatigue exponentielle. Un très bon "facteur de palmes", Eric Breier, qui fait des chaussons sur mesures, et des voilures très souples et étonnamment réactives.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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