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Auteur Sujet: un de plus, un de trop, marre de tous ces inconscients  (Lu 7272 fois)

09 juin 2011 à 23:12:03
Réponse #25

hma


J'ai du mal m'exprimer : je ne fais pas l'apologie de la vitesse.
Je dis juste que quand on identifie la vitesse comme cause d'un accident, on passe à côté du vrai problème.
Cause d'accident = vitesse ? Solution facile : on axe la sécurité routière sur la vitesse, et on rate quelque chose.
Cause d'accident = défaut de maîtrise ? Réponse plus complexe : analyser la situation, identifier les facteurs accidentogènes (environnement, conducteur, véhicule, etc...) et tenter d'apporter des solutions.
Dans ce 2eme cas, tout un chacun peut trouver des leviers pour améliorer sa sécurité, bien au delà du seul paramètre de la vitesse : imaginer tout ce qui peut déclencher un accident potentiel et essayer d'y apporter une solution pour réduire les risques.
Bref, même raisonnement que pour tout le reste : se méfier des évidences trop simples, et s'intéresser aux facteurs de risque, et (essayer de) les traiter, et améliorer sa sécurité, qui ne se limite pas, loin de là, à la vitesse pour ce qui est de la sécurité routière.

Par exemple, je suis particulièrement attentif en moto à l'état de la chaussée (humidité, qualité revêtement, graviers, ...), aux autres : guetter la nuque des automobilistes, l'orientation des roues avant des voitures autour (très bon indicateur de changement de direction), le différentiel de vitesse réduit par rapport aux autres (facteur d'accident si on roule plus vite ou moins vite que les autres), et très important : les distances de sécurité (devant, et derrière). Une fois que j'ai calé mon rythme, en faisant attention à tout ça, en général il n'y a pas de problème avec la  vitesse légale. Mais ma sécurité, c'est d'abord ces paramètres là.

10 juin 2011 à 14:43:31
Réponse #26

taillefer


J'ai du mal m'exprimer : je ne fais pas l'apologie de la vitesse.
Je dis juste que quand on identifie la vitesse comme cause d'un accident, on passe à côté du vrai problème.
Cause d'accident = vitesse ? Solution facile : on axe la sécurité routière sur la vitesse, et on rate quelque chose.
Cause d'accident = défaut de maîtrise ? Réponse plus complexe : analyser la situation, identifier les facteurs accidentogènes (environnement, conducteur, véhicule, etc...) et tenter d'apporter des solutions.


J'ai du mal m'exprimer également, parce qu'en substance, on est d'accord. :D L'intérêt de l'approche pluridisciplinaire de la sécurité routière est justement de sortir des liens de cause à effet directs qui sont toujours insuffisants, pour ne pas dire faux, et également d'agir en amont des accidents. Par exemple, sur la base des statistiques d'accidentologie, on peut identifier des sur-risques d'accident, c'est à dire des populations qui sont plus exposées que la moyenne, de manière à cibler les actions. Cela peut être les jeunes conducteurs, et pas uniquement parce que ce sont tous des drogués inconscients, comme certains se plaisent à croire. L'inexpérience peut augmenter la probabilité d'accident, et ces accidents peuvent être plus graves parce qu'ils roulent dans des voitures plus pourries que la moyenne (j'enfonce des portes ouvertes). A un autre niveau, lorsqu'on investigue le sur-risque d'accident des enfants dans les quartiers populaires, on peut émettre l'hypothèse qu'il vient, entre autre, d'une plus forte appropriation de l'espace public par les populations de ces quartiers, qui va créer des conflits d'usage de la voirie. Alors on peut proposer des pistes concrètes pour l'aménagement de ces espaces afin de les rendre moins dangereux. J'emploie le conditionnel, parce que j'ai pas de chiffres. Mais c'est juste pour souligner le fait que sauver des vies commence par s'interroger de façon pragmatique les conditions dans lesquelles les précédentes ont été perdues.

Pour la seconde partie de ton post, je suis également d'accord : la conduite intelligente, ça s'apprend pas avec les PV.

Enfin, pour revenir à la vitesse, j'ai finalement retrouvé une série de chiffres, si cela en intéresse certains (pdf à télécharger sur cette page). A prendre avec des pincettes, puisque c'est une présentation de conférence sans les explications. Mais elle propose une réponse (très) partielle sur la question posée plus haut sur la vitesse sur autoroute. Selon ces chiffres, la limitation de vitesse, et non sa pratique effective, serait corrélée au nombre d'accidents mortels. Mais ça ne dit pas si c'est la vitesse qui tue, ou les différentiels de vitesses pratiquées (on peut alors se demander si ces différentiels ne sont pas moindres pour une limitation à 110 ou 140). Il reste qu'à l'époque des ces chiffres, les autoroutes devaient être moins bien conçues qu'aujourd'hui.
« Modifié: 10 juin 2011 à 14:48:52 par taillefer »

10 juin 2011 à 16:06:03
Réponse #27

phare2000


Etude, contre-etude.... sur quoi se fier ? Ce qui était juste aujourd'hui ne l'es plus hier. Le gars qui roule à 7h00 du matin pour aller vite au travaille sur une Nationale à 130 aura moins de chance devant un obstacle. De toute façon une voiture, une moto, .... c'est des cerceuils ambulants. Etre au mauvais moment au mauvais moment c'est le risque pour tout le monde. Mais si tu paranoïse (je pense avoir inventé un mot) qui ne fait plus rien dans la vie. Ce qui est certain que nous sommes tous des criminels en puissance avec nos bolide même si on est très prudent.
 
« Nous devons être le changement que nous voulons pour le monde ».Gandhi

12 juin 2011 à 16:46:08
Réponse #28

smartcasual


Bien d'accord avec HMA pour ce qui est de la vitesse.

J'ai passé le permis moto en décembre 2009. Depuis je roule régulièrement à moto. Effectivement, je vois des comportements hallucinants que ça soit voitures, camions, ou moto... "à l'image de la société".

Je roule aussi beaucoup en vélo et je retrouve les mêmes réflexes à moto, et surtout l'anticipation !
On se rend compte vraiment de notre vulnérabilité sur un deux roues.

Donc j'en suis à un peu plus d'un an de moto sur un pauvre 600 fazer, et de plus en plus quand je monte dessus je me dis "c'est vraiment trop dangereux, je vais la revendre". J'ai beau être prudent, j'ai beau avoir un maximum de plaisir dessus, j'ai toujours en tête la pensée que ma carrosserie ce ne sont que mes 85 kilos et que mon casque il n'est la que pour récupérer la bouillie en cas de choc. 

12 juin 2011 à 17:23:48
Réponse #29

Pix


Bonjour je suis motard depuis bientôt 7 ans et je ne roule presque qu'en moto. J'ai pu voir pas mal de comportement dangereux voir complètement irresponsable la dernière en date deux motards qui se tirent la bourre, je suis sur la voie la plus à gauche l'un d'eux passe entre moi et la barrière de sécurité l'autre à peine 1 ou 2 sec après me frôle sur ma droite. Si j'avais fait un écart je me prennai le deuxième le pire dans tout sa les types en me dépassant me font le salut règlementaire  >:(.
Que sa soit en voiture ou à moto des cons y en a partout. Pour ma part j'ai une conviction à moto "fais attention à ta conduite et encore plus à celle des autres". Je suis loin d'être le motard parfait mais quand j'ai envie de me faire plaisir je le fais tôt le matin ou tard le soir quand devant moi je n'aperçois aucun autre usagé. Mais la moto est une sacrée tentatrice et en restant franc il est difficile de tout le temps lui résister.

12 juin 2011 à 17:53:59
Réponse #30

maritho


bonjour, débat stérile à mon humble avis. Pour certain la moto est un outil de plaisir et donc plaisir de conduire.... souvent vite, de dépasser l'autre, de le pourrir au démarage, de l'atomiser au freinage.... c'est humain. Pour d'autre la moto ou le scooter est un gain de temps, alors on grille le feux, on remonte les files, on zig-zag entre les voitures.... c'est humain aussi. Et les voitures, les camions ? que dire ? conduire est une évidence aujourd'hui, un droit, une obligation. Alors que ça devrait,  peut-etre, etre un privilége. Dans la voiture on y mange, on y téléphone, on y écoute la radio, regarde des dvd, ce maquille, révasse, pense au petit qui est à la créche et que l'on est trés en retard.... c'est humain aussi.
Je passe mes journées sur la route et mes we à moto ; dans aucun des deux cas je peux dire de moi "je suis un conducteur  parfait, respectueux et prudent". je suis humain et donc faillible et nous sommes trés nombreux sur la route. Tant que nous sommes des hommes et non des machines les accidents sont inévitables, c'est triste mais il n'y a pas de solution miracle.
eric (motard, 3 accidents dont 1 grave, et un copain  de "partit" en moyenne tous les 2 ans)

07 juillet 2011 à 10:31:45
Réponse #31

Lynx


Quelques éléments graphiques pour enfoncer le clou. (source: c ertu)
Notez que le seuil des 40km/h marque l'accroissement notable des risques de décès du piéton suite au choc (valable pour notre post d'un mobile sur un piéton mais également d'un motard sur un obstacle immobile)
La protection du motard (exlu donc ceux qui roulent en marcel-short le casque "posé" sur la tête!) doit permettre un léger relèvement de ce seuil statistique, mais surement pas de beaucoup.

Pour le reste, j'ai eu une discussion stérile ce week end avec une motarde pour qui un moto doit faire du bruit et pousser au cul...et rien à faire de réveiller tout le monde, ou des autres usagers...  bref on est effectivement dans la pulsion... l'adrénaline ne fait pas bon ménage avec la sécurité c'est évident, et on ne parviendra jamais à régler le problème tant qu'on vendra des jouets au lieu d'outils.

« Modifié: 07 juillet 2011 à 14:50:33 par Lynx »
Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

07 juillet 2011 à 11:58:08
Réponse #32

VieuxMora


Après 48 ans de conduite, indépendamment du respect des limites imposées par les panneaux, ma philosophie est simple:
Je dois pouvoir m'arrêter dans l'espace libre qui est en vue devant moi.
En appliquant ce principe, j'ai encore évité un scooter qui surgissait perpendiculairement devant un gros camion garé avant la sortie de parking d'où il a giclé. Il a eu un sourire gêné.
Parfois 30 à l'heure en ville c'est trop...
Parfois c'est difficile de s'obliger à rouler lentement dans des endroits larges et dégagés.
« Modifié: 07 juillet 2011 à 13:37:42 par VieuxMora »

07 juillet 2011 à 13:18:07
Réponse #33

Lemuel


Je comprends pas le deuxième graphique
Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

07 juillet 2011 à 15:02:39
Réponse #34

Lynx


Les second graphique exprime la décomposition de la distance d'arrêt.
On apprend en autoécole la règle simple du calcul de la distance d'arrêt, on a donc tendance à l'imaginer linéaire.
Or il n'en est rien.
Ce graphique précise donc, sur la vitesse initiale de 0 à 60 km/h :
- la distance parcourue pendant le temps de réaction (1 seconde à vitesse conservée)
- la chute de la vitesse en cours de freinage jusqu’à l'arrêt complet.
- la distance pendant laquelle la vitesse est supérieure à 40 km/h en relation avec le 3e graphique.

Quelques remarques au sujet de ce graphique
- il s'agit de moyennes et de modèles statistiques.
- la distance de réaction évolue suivant les individus (age, expérience, santé, troubles de la perception -alcoolémie/stup/médocs/maladie-, visibilité extérieure et intérieure au véhicule, vigilance -téléphone,distraction...- )
- la phase de freinage évolue suivant le véhicule, l'état de la chaussée et le profil du parcours.
Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

07 juillet 2011 à 15:23:14
Réponse #35

flocondavoine


moto doit faire du bruit et pousser au cul...et rien à faire de réveiller tout le monde, ou des autres usagers...
Avec un bémol, l'évitement d'accidents grâce au bruit. Il est toujours possible de rouler tranquille et en sous-régime le matin-soir (ou de remettre la chicane si utilisation régulière ou prévue de nuit).
Il y a quelques jours, une voiture sur la voie de droite qui d'un coup coupe la voie de gauche (ni cligno ni contrôle). Et pile au milieu pendant que je l'évite. Merci le bruit.

Citer
Je dois pouvoir m'arrêter dans l'espace libre qui est en vue devant moi.
C'est un point que je m'étonne toujours de ne pas voir plus respecté, rabâché en école de conduite, rappelé par la sécurité routière et sanctionné par les forces de l'ordre.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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