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Auteur Sujet: Vêtements en draps de laine : la Bushshirt Swanndri  (Lu 28966 fois)

11 décembre 2007 à 20:36:19
Réponse #25

Kilbith


Salut,

Pymiboc, pour l'imperméabilisation. Il ne devrait pas y avoir trop de problème. J'ai procédé comme cela avec la veste suédoise que j'avais pour le stage début novembre.
....David était d'ailleurs étonné  ;)

Perso, j'ai du mal pour trouver de vieilles couvertures de laine mili dans les surplus que je connais sur TLSE. Si quelqu'un à une adresse assez proche, je suis preneur.

S'il y a un plan aussi....

did, :)

11 décembre 2007 à 21:51:49
Réponse #26

DavidManise


....David était d'ailleurs étonné  ;)

Je confirme.  C'est étonnant :up:

Pour les bons plans couvertures, je vais aller faire un tour au surplus mili à Valence.  Il y a des tonnes de trucs dans ce genre...  Autant j'achète une pile de 40 couvertures et je dispatche...

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

12 décembre 2007 à 09:02:22
Réponse #27

pimyboc



merci encore à tous, l'idée m'est venu suite au poste sur la cape en laine on parlait de la modifier un peu et je me suis dit autant partir d'une couverture.

pour les photos en outdoor, je vais attendre d'avoir fait le traitement en nikwax donc faut que j'en commande. Au surplus où je suis allé il n'en avait pas beaucoup de couverture et les couleurs bof bof. il leur en restait une en vert, une en tan et deux ou trois en parme alors je sais pas si ça intéressera quelqu'un.

Pour karto, le silnylon doit être très chiant à coudre comme tu le dis ça glisse moi j'avais fait que de la couture sur du cuir alors en fait là c'est un plaisir de coudre de la laine ça va relativement vite, ça glisse pas bref rien à voir le seul truc peut être c'est l'arrêt des découpes. Donc surfilage.

j'ai demandé à ma femme elle avait lavé la couverture à 40 avant.  :love:

DEX AIE En Normandie, il n’y a qu’une chose qui peut être haute ou basse : C’est la mer.

02 juin 2008 à 19:42:47
Réponse #28

Kilbith


Ajouts sur un post de "kilbith"  ;)


Bonjour,

Je vous rappelle que je ne travaille pas en forêt ou dans la nature et que donc mon avis n’est pas représentatif d’une utilisation abusive au quotidien. Pour autant à 43 ans, en tant qu'ancien scout, randonneur, chasseur, je pense pouvoir émettre quelques avis sur ce type de vêtement.


Introduction :
J’ai parcouru l’internet sur ce sujet, et je n’ai pas trouvé de messages reprenant de façon détaillé les avantages et les inconvénients de ces vêtements. Je vais essayer de développer un peu plus que  : Génial, Super, Nul, Dépassé...

Les vêtements en "drap de laine":
Les vêtements en drap de laine ont accompagné les européens pendant de nombreux siècles. Les manufactures de draps ont fait la richesse des Flandres et on été un sujet de dispute incessant entre l'Angleterre et la France. De nos jours à part, les cabans de marin, les duffle coats et les lodens, nous les avons bien oubliés...

Les vêtements en drap de laine : Swanndri, capotes militaires n'ont rien de géniaux : ils sont constitués d'un tissu en laine, du « drap de laine » foulé/gratté ; du genre de ce qui a équipé les armées européennes ou bien les excursionnistes durant des siècles.
Le tissu peut être 100% laine (exige l'emploi de pure laine vierge de qualité, un indice de qualité), mélangé à une autre fibre pour théoriquement le renforcer (en fait souvent à cause de l'emploi de fibres de laines courtes de second choix) ou bien dans un mélange recyclé (shoddy du siècle dernier de mauvaise réputation, ou Codet actuel de meilleure qualité).

De nos jours : pour un usage dans la nature, les chasseurs n’ont pas abandonné l’usage de la laine sous la forme du « loden » dans les pays germaniques. La firme Moessner produit encore de nos jours un loden de très bonne qualité. En France, l’usage du « drap de Bonneval » (filature Arpin) s’est perdue. En Angleterre les vestes de Melton pour la chasse à courre sont toujours en usage ainsi que le Tweed dans les highlands. Aux USA, Filson produit toujours le « Mackinaw Cloth ». Les tissus de laine "outdoor" n'occupent plus que des niches étroites. Mais les utilisateurs sont souvent enthousiastes...parfois à l'excès.

Les militaires ont abandonné, dans les années 60, le drap de laine pour les tenues de combat. Pourtant, le vêtement en drap de laine reste une valeur sûre pour un usage en milieu tempéré : très solide (sauf à l'abrasion humide), assez chaud sans excès (pas de barrière pare vapeur), très résistant au feu, silencieux, aspect mate, casse les formes, chaud même humide, masque les odeurs, se moulant/adaptant au corps à la longue et peu compressible : C'est un gros avantage quand on porte un sac ou que l’on doit dormir dessus.

La laine résiste très bien à la compression, elle est résiliente : le feutre de laine était employé dans les jaques comme pare flèche ou pour rembourrer les casques…Le feutre de laine est toujours employé comme tapis de selle pour les chevaux afin de les protéger des frottements...
 
Bien sûr : c'est lourd, encombrant, cela chardonne, cela peut accumuler la neige au bas des jambes et c'est long à sécher quand trempé....Le poids d'un vêtement de laine peut doubler sous la pluie.

Mais il faut rappeller ici le constat classique :
"Dans la nature, comment distingue-t-on ceux qui eux des vêtements techniques de ceux qui sont habillés en laine ?
...Ceux qui ont des vêtements techniques restent debout, ceux qui ont des vêtements en laine sont assis ou allongés par terre! "

Cela n'empêche pas d'utiliser les textiles modernes quand ils sont plus adaptés !
Description de la bushshirt :



Sur la photo la bushshirt en pure laine de nouvelle-zélande. J’ai choisi d'illustrer le sujet par le « buffalo plaid » rouge et noir, car il me semble que c’est assez pratique pour un vêtement de survie. La couleur rouge permet d’alerter les chasseurs et les secouristes, mais elle n’est pas perçue par les herbivores. L’alternance de carré noir et rouge brise la forme humaine. Le noir capte bien la chaleur d’un feu ou du soleil ce qui active le séchage.

 La partie supérieure du torse et la cagoule sont doublées d'un tissu assez lâche en polyester/laine (50/50). Il sèche très vite et repousse l'humidité. Comme il n'est pas attaché en bas, il agit comme une pèlerine.
Une seule petite poche haute sur la poitrine gauche (pas terrible pour un gaucher) et les manches sont réglables par une patte se réglant par un bouton.
Pas de coutures sur les épaules : l'étanchéité est renforcée et très bon confort sous les bretelles du sac.
Présence d'une fermeture à lacet au col et un autre lacet autour de la cagoule. C’est rustique, mais cela ne vous lâchera jamais sur le terrain.  Patte d'attache au col par un bouton : pas terrible, faible protection et le col est très étroit.

Vêtement non bruyant. Actuellement, existe en navy, tartan bleu/noir, tartan rouge/noir et olive. L'armée neo zélandaise a abondonné ses modèles en DPM s'ouvrant sur le devant, il est possible d'en trouver sur le net.
La forme de la Bushirt  est celle d'une chemise très longue d'il y a 150 ans : relativement étroite en haut, très large en bas et les manches assez courtes pour ne pas interférer avec les travaux manuels.

 
Test :
J’ai profité de la journée bien pluvieuse de Printemps pour tester la résistance à la pluie de la Bushshirt Swanndri. Une ballade en ville de deux heures sous une pluie constante, parfois violente, m’a confirmé l’efficacité de ce vêtement extrêmement déperlant à l'état quasi neuf. La laine hydrophobe est tissée serrée et bénéficie d'un traitement déperlant durable.
Sous la veste, je portais du traditionnel (t-shirt coton en filet à manche longue brynje, chemise polycotton 50/50, jean Levis coton/coolmax, chaussettes mohair, chaussures Meindl cuir sans membrane, casquette coton aigle nikwax pour les lunettes sous la cagoule). Pas de problème d'humidité.
J’étais bien confortable malgré une température de 15°. Je précise que j’ai marché en ville et donc que l’effort était modéré.
Evidemment, si j’étais parti pour la journée dans la nature j’aurais pris une demie-cape en tissu synthétique étanche pour protéger la partie supérieure de la bushshirt des infiltrations et de la saturation. Dans l’hypothèse du port d’un sac à dos, j'aurais pris un poncho sylnylon. Même si elle reste chaude et résiste à l'eau, la laine se charge d'eau et devient lourde, les protections synthétiques sont utiles pour éviter la saturation en cas de grosse pluie.

Il s'agit d'un vêtement relativement imperméable, assez coupe vent, certainement pas étanche. L'imperméabilité est due à la matière hydrophobe (laine), au traitement déperlant imprégnant le tissu en profondeur, à la coupe en forme de cloche, au faible nombre de coutures (absence d'ouverture et de poches) et à la présence d'une cape très hydrophobe en doublure.
C'est un vêtement très solide qui ne craint pas les accrocs. Il est assez chaud mais en même temps très respirant. On peut moduler l'apport de chaleur en jouant sur les manches, la cagoule, la fermeture du haut et ajoutant une ceinture ou un cordon dessus. Il résiste au feu, c'est important lors du séchage au feu de bois MAIS il faut se méfier du traitement hydrophobe d'origine.
AMHA , c'est une valeur sûre.

A noter que la propriété de stockage de la vapeur d'eau de la laine n'est pas toujours un désavantage. Dans un premier temps, la laine stocke la transpiration à l'intérieur de la fibre (l'extérieur est hydrophobe) ce qui entraîne un très léger dégagement de chaleur de la laine. L'eau est liée chimiquement à la fibre de laine et la réaction est (légèrement) exothermique.

Ce phénomène peut être exploité sous un vêtement imperméable étanche : la laine fait "tampon" et stocke provisoirement l'humidité. Puis, au repos, la laine sèche lentement sans "chill effect". On peut donc utiliser, lors des efforts modérés, un imperméable étanche lors des grosses pluies sans ressentir de "moiteurs" excessives.
Avec un isolant hydrophobe synthétique non absorbant, parfois le vêtement sèche trop vite, le refroidissement est trop intense après l'effort (le passage de la phase liquide à la phase vapeur nécessite de nombreuses calories). Et c'est très désagréable. Pour éviter cela, on doit garder la veste imperrespi (goretex) qui viendra limiter cet effet.
Evidemment, si on est en phase d'effort très important et continu...il est préférable de ne pas stocker l'humidité dans ses vêtements, au risque de les alourdir et que le contact avec la peau devienne humide....Dans ce cas, l'isolant synthétique est préférable à court terme s'il est conjugué avec une veste (chère) en matière imper/respirante

Lors d'un effort modéré par temps sec, la bushirt n'étant que relativement coupe vent, la vapeur d'eau est "ventilée" et ne reste pas au contact du corps. Sous réserve de rester sous la limite des arbres (à l’abri du vent) c'est un avantage à l'effort modéré, cela évite l'effet "cocotte minute". C'est surtout efficace quand les phases d'effort alternent avec des phases de repos. Dans ce cas, le surplus d'humidité est absorbé par la laine, qui reste chaude. Cette humidité est "relarguée" lentement pendant les phases de repos.
A l'effort intense et continu, la laine devient trop chaude voire collante. La laine est hydrophobe en surface, seule la vapeur d'eau peu facilement l'humidifier...



Fabrication :
La laine utilisée est du mérinos selon le site Swanndri, c'est juste une race de mouton le mérinos. En quelques années ils sont devenus majoritaires en NZ du fait de la demande mondiale pour cette laine pouvant être très douce au contact de la peau. Comme la bushirt gratte ce n'est pas de la laine, douce mais fragile, ayant un diamètre de fibre inférieur à 25 microns. Il s'agit d'un drap feutré assez épais.


Remarque : je mesure 1,82m pour 88 kg et le modèle XXL (46), bien que ample, a la bonne longueur pour les bras et il m'arrive juste au dessus des genoux. Les quatre tests (tendre les bras, lever les bras, se baisser, toucher l'intérieur de ses coudes) sont concluants, vraisemblablement du fait de la présence de soufflets sous les bras. C'est super long comme coupe!  C'est la chemise de nuit de grand papa. Je veux dire que je mesure 1.82m et que la XXL arrive 10 cm au dessus des genoux. C'est taillé comme une tente, et il y a des soufflets aux emmanchures. Contrairement à ce qui est indiqué sur le site, je trouve qu'il est préférable de prendre un vêtement de ce type (sans ouverture) bien large. D'autant plus que la laine peut rétrécir....


Poids (vérifié) en XXL : 1500 gr. C'est certain que ce n'est pas un vêtement MUL ! C'est un vêtement très solide et très polyvalent avec des avantages que l'on ne touve pas ailleurs : Peu bruyant, résistant au feu (méfiance quand même du fait du traitement déperlant de nature inconnue), imperméable, auto nettoyant, ayant les propriétés de discrétion propre à la laine, très couvrant...naturel.


Modifications :
J'ai enlevé la poche située à gauche, car elle ne permettait pas d'épauler à gauche. D'autre part, la patte du col était un peu petite pour mon cou et ça grattait. Pour la fixer à demeure contre la cagoule j'ai ajouté un bouton.
Comme c'est de la laine cela respire bien lors d'un effort modéré. D'autant plus que la coupe est ample et que l'effet "soufflet" et "cheminé" permet un refroidissement/séchage par convection.
Pour avoir plus chaud, il faut mettre une ceinture ou se ceindre d'une corde tout en mettant la cagoule et en fermant les manches. Cette action permet d'éliminer beaucoup l'effet "soufflet" et "cheminé". Reste à ajouter un coupe vent pour augmenter énormément l'apport calorique (fin de la convection).
Il est possible de replier le vêtement dans le dos (ou devant), puisqu'il est ample, pour avoir quatre épaisseur de laine. Dans ce cas c'est encore plus chaud.
On peut aussi facilement porter le vêtement en bandouillère attaché à une corde ou a une sangle sur le principe des capes en loden de chasseur.

Ce n'est pas très coupe vent. Donc les vêtements de dessous ou du dessus doivent l'être. En statique, il faut prévoir un grand anorak, une pélerine ou le poncho. Un cuissard de...pêche est un bon complément pour la pluie puisque la bushirt descend très bas. L'imperméabilité part lentement puisque la laine se lave peu. Si nécessaire, il suffit de traiter avec du nikwax. Le vêtement est non absorbant, il n'est pas étanche.



Vêtements d’accompagnement :
Une doudoune duvet dessous : Sous une vraie pluie le duvet risque de faire buvard au bout d'un certain temps. D'autre part, le poids de la Swandri va compresser la doudoune aux épaules. Mais on ne sera pas engoncé. Le tissu des doudounes est glissant ce qui rend le port agréable sous la laine.

Une polaire dessous : la laine s'accroche à la polaire, c'est pénible a mettre ou à retirer. Mais la combinaison est valable. Il est peu probable que la pluie arrive à transpercer les deux couches. Si c’était le cas, l’eau serait « chaude » au contact du corps.

Une doudoune synthétique : excellent choix.

Un pull over en laine de type Saint james : bon complément (coupe vent et déperlant).

Une veste ou un gilet polycoton : c'est pratique car la Swanndri ne possède pas de poches. Le polycoton, qui est coupe vent déperlant et sèche vite, vient compléter la swanndri.

Une veste ou un anorak en ventile : bon complément, surtout dans une optique philosophique "low-tech".


Pourquoi les Swanndri  ?

Les plus :
*Les swanndri (bushshirt) ont une coupe adapté à la vie en extérieur sans souci du fashion, sont faciles à trouver sur le net, pas trop chères et sont bien imperméabilisées....
*La bushshirt possède une capuche utilisable (rare sur les vêtements de laine) et doublée d'un tissu laine/polyester qui n'absorbe pas l'humidité. La capuche, pas très profonde, gagne a être utilisée avec une casquette.
*Les poignets sont réglables par des petites pattes boutonnées. Donc pas de velcro qui attire++ les graines et qui font du bruit.
*L'intérieur des poignets possède une bande de doublure fine en laine polyester : Quand on lève la main pour épauler sous la pluie, l'eau ne descend pas directement le long du bras.
*La bushshirt possède des soufflets sous les bras, ce qui permet de bouger les bras sans bouger l'ensemble. Quand on épaule, on ne soulève pas le vêtement.
*La bushshirt possède une doublure lâche polyester/laine sur le torse. Cela reforce sa chaleur, le confort lors du port d'un sac à dos et sa résistance à la pluie.
*La longueur est suffisante pour permettre de se passer d'un pantalon étanche sauf sous les pluies les plus fortes. Les découpes sur les cotés permettent d'accéder aux poches du pantalon ou aux poches basses d'une veste.
*Peut servir/compléter de tapis de sol. Utilisable dans un hamac je pense (pas testé) La laine est peut compressible.
*Procure un excellent camouflage auditif, casse assez bien la forme du bipède. La laine est un bon tissu de camouflage (pas brillante, pas d'UV).
*En position assise, une épaisseur de laine est dessous (isolation) et les cuisses sont couvertes.
*C’est un patrimoine.

Les moins :
*Je trouve que la largeur au cou est faible et que cela gratte. C'est un défaut, pour moi de la bushirt. J'aurais aimé que le col remonte plus haut....ou qu'il soit plus large afin que l'on puisse mettre une écharpe.
*La capuche est basique.
*Il manque une autre poche sur la poitrine. Je les placerais plus basses (accès avec un sac, pas d'interférence à l'épauler) et elle seraient plus grande. Les vieilles swanndri étaient mieux conçues sur ce point. Ceci dit, cela générait l'imperméabilité. J'ai enlevé la poche sur ma bushirt.
*Il semble bien que tout ou partie de la production se fasse désormais en Chine. :'(



Conclusion :
Au delà des effets de mode et du marketoc, la laine a fait ses preuves depuis des milliers d'années pour les hommes et des centaines de milliers d'années pour les moutons, chèvres, chameaux, lamas, yaks.....en été, en hiver, en plaine, en montagne, dans les déserts chauds et froids...c'est un fait incontournable.
Ses défauts : le poids, lente à sécher, peu de résistance à l'abrasion humide, gratte. Il faut savoir que l'utilisation de lainede différentes origines ou sous la forme de tissages adaptés peut pallier à ces défauts.


Image d'un vieux modèle : La poche est plus grande; plus basse, forme liquette, manches courtes, pas de capuche, la couleur est discrète, les carreaux brisent la forme humaine.

On a ici un vrai vêtement de travail porté à l'ancienne avec un chapeau qui assure l'étanchéité et qui permet de maintenir les sens en alerte même sous la pluie (Chasse...). L'absence de capuche n'est pas un problème, cela allège le vêtement et permet de l'aérer plus facilement.
Les manches courtes n'interfèrent pas avec la besogne et ne se mouillent pas. C'est court devant donc cela ne gène pas quand on marche et cela ne risque pas de tremper ou de se prendre dans ce que l'on est en train de faire. La liquette arrière protège la bas du dos quand on est penché en avant. La grand poche basse est accessible y compris avec un sac....La version moderne est plus "fashion"




Did : n'hésitez pas à critiquer ou  compléter selon vos propres expériences !

Pymiboc : qu'est ce que cela donne à l'usage ton vêtement ?

« Modifié: 03 juin 2008 à 14:03:46 par Did »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

06 juin 2008 à 10:55:35
Réponse #29

pimyboc




Salut,
Ca fait plaisir de voir la relève de Kilbith  ;)

Pour ta question : à l'usage, je suis vachement déçu pour diverses raisons :
c'est surtout la matière première qui me déçoit, après la coupe est tellement (trop) large que je n'en vois pas d'inconvénient pour l'instant à part la taille de la capuche. (surtout que je porte des lunettes) ah si le col n'est pas terrible aussi la prochaine je ferais mieux.
La couverture que j'ai utilisé, était déjà trop usé et trop fine.
Comme tu l'expliques si bien, la laine n'est pas coupe vent la mienne à une maille trop large, donc même un petit vent et on perd presque tout de suite la chaleur. La laine est relativement lisse par opposition à une grattée et très fine.
Il faudrait que j'en refasse une avec une meilleure couverture. Mais j'ai du mal à en trouver une avec une couleur pas trop moche ou flashy. (reste le net mais on peut pas toucher et en matière de tissu c'est mieux de pouvoir "sentir" le truc).
Bref elle est bien en saison chaude pour se mettre auprès du feu sans risquer de bruler ses fringues au dessus de vêtement "technique".

Donc à retester je vais attendre l'hiver je pense pour m'y remettre.

Pierre


DEX AIE En Normandie, il n’y a qu’une chose qui peut être haute ou basse : C’est la mer.

06 juin 2008 à 11:08:16
Réponse #30

lambda


C est du super boulot ca, Pymiboc,
je garde en archive ton patron precieusement!
Merci a toi!

Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

06 juin 2008 à 13:34:56
Réponse #31

Kilbith


Merci Pimyboc !

Sinon, tu peux acheter une couverture militaire de surplus, lavage à chaud puis sèche linge (ou mieux tu fais chauffer dans marmite et direct dans l'eau froide).

Puis tu refaits ta tunique. Il est bon de doubler le cou et les manches avec un tissu plus doux à la peau. 
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

07 décembre 2008 à 16:15:22
Réponse #32

jeanoO


salut,
voila suite a tout sa je me suis aussi lancer dans la confection d'une Bushshirt maison avec une vielle couverture 100% laine mais voila j'ai un problème c'est quelle est rouge! j'ai déjà essayer de la teindre mais impossible quelqu'un connaitrai une technique pour teindre la laine?
http://img523.imageshack.us/my.php?image=suc53827gn1.jpg
« Modifié: 07 décembre 2008 à 16:21:33 par jeanoO »
Il est encor trop tot pour ce rendre compte qu'il est deja trop tard!

07 décembre 2008 à 18:14:16
Réponse #33

Kilbith


Bonjour,

Aucun problème pour trouver de la teinture utilisable pour de la laine....juste qu'il faut opérer à haute température d'où risque de rétrécissement et feutrage si on provoque un choc thermique.

http://www.ideal.fr/Marques-et-Produits/Teintures-textiles/Teinture-Laine-soie-polyamide

 ;)

« Modifié: 07 décembre 2008 à 18:25:55 par Did »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

07 décembre 2008 à 18:19:07
Réponse #34

jeanoO


ah donc je dois faire monter progressivement la température? dans un casserole chauffée a feu doux par exemple?
Il est encor trop tot pour ce rendre compte qu'il est deja trop tard!

06 avril 2009 à 19:44:17
Réponse #35

basic


Sur le site anglais Bookster, ( rubrique mens outdoor coats)  pleins de chemises swanndri, entre 44 et 55  euros, 6 euros et quelques centimes de frais de port. Avis aux amateurs  ;)

31 janvier 2010 à 18:17:01
Réponse #36

Kilbith


Bonjour,

Sur le lien ci-dessous, menant à une vidéo de Ray Mears, vous avez le récit d'un sauvetage en nouvelle zélande. Un père et son fils sont surpris par la tempête en haute montagne. Le père portait une Swanndri similaire à la bushirt mais avec une ouverture centrale (à partir de 4min 30sec).

C'est typiquement une erreur d'habillement. Une bushirt est isolante, solide, silencieuse, résistante au feu, résiste à la bruine MAIS n'est pas coupe vent et ne résiste pas à une grosse pluie : c'est donc un vêtement inadapté à la haute montagne. Elle doit absolument être complétée par une pèlerine étanche, un poncho ou un long anorak coupe vent.

Pas de miracle....


Le lien : http://www.youtube.com/profile?user=familyphotoshoot#p/c/291CE0AB4627D7B4/10/8SoLCzX-DSM
« Modifié: 31 janvier 2010 à 18:27:49 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

01 février 2010 à 20:33:14
Réponse #37

camoléon


salut Kilbith:

Je viens de relire avec beaucoup d'attention ton post, surtout la partie concernant les vêtements complémentaires de la Bush shirt:

-tu recommande, entre autre, la veste coupe-vent  Montane Lite Speed. Je suis bien tenté par ce genre de veste mais ce sont toujours les défauts suivants de ce genre de matière qui me font peur: matières "bruyantes" car bruissante en couche du dessus ou de dessous, fragile (accrocs branches ou gros sac à dos) et effet "étuve". Est ce le cas également avec cette veste?

Que pense tu du Snugpak Elite Windtop?:
http://www.snugpak.com/index.php?MenuID=160-99&ItemID=115
ou du Vapor Active?:
http://www.snugpak.com/index.php?MenuID=160-99&ItemID=96
ou encore du Golite Ether Jacket?:
http://www.arklight-design.com/PBCPPlayer.asp?ID=374447

En gilet synthétique, que pense tu du Snugpak Elite Vest en couche du dessus (je le sens mal en couche du dessous, car trop à l'étroit):
http://www.snugpak.com/index.php?MenuID=160-99&ItemID=119

 :up:

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"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

30 novembre 2010 à 11:53:23
Réponse #38

Diesel


Petit retour (pas si) vite fait sur la bushshirt Swanndri.
C'est plutôt devenu un suivi de son utilisation en fait.

Un hobbit en Swanndri, ça fart.  ;D


Lors de mon escapade dans le Cantal avec la joyeuse troupe, j'ai pu voir de près et même essayer un vêtement swanndri (la ranger shirt).
Dans la troupe, il y avait quand même 2 ranger et 2 bushshirt (mais en XL et XXL  ;D)
ça faisait un bail que j'avais envie d'une bushshirt mais j'aime tâter par moi-même les produits

Bref, ça a levé mes dernières réticences et puis de toute façon, j'en avais un peu marre des vêtements synthétiques depuis que je suis devenu un convaincu des t-shirt en laine mérinos.
Même suspicion d'origine allergique qu'avec le duvet, la laine ça gratte, c'est bien connu.

J'ai donc acheté une bushshirt il y a un peu plus d'une semaine et je peux donc en donner une 1ère appréciation pour l'avoir utilisé pendant cette semaine de congés.

La taille.
La bushshirt, à la différence de la Ranger est prévu pour être porté en 3ème voir 4 ou 5 ème couche. Elle est donc très large. La coupe est très simple : un rectangle avec des manches, une capuche, des soufflets sous les bras, en bas et une poche de poitrine. Elle descend assez bas et couvre les jambes.
Il y a une sorte de doublure l'intérieur en laine mérinos qui flotte un peu librement. Elle n'est cousu que sur les flanc.
Le petit détail qui demande un peu d'attention avant d'enfiler la bushshirt.
Pour info, je mesure 1m69 pour 70kg, tour de poitrine 106cm. Je prend généralement du L (norme européenne).
Après avoir questionné Franck de Pyrene-Bushcraft (que je remercie pour ses conseils et le temps qu'il a pris pour tester personnellement les différente tailles pour me renseigner au mieux), mon choix c'est porté sur la la taille M
La différence, d'après lui, se situant au niveau de la longueur des manches. Choix judicieux puisque c'est pile la bonne taille à ce niveau pour être utilisé en 3ème couche dans mon cas ( dans l'ordre, ma combinaison préféré t-shirt mérinos à manche longue, gilet en polaire sans manche puis bushshirt).
Pour une utilisation 3 à 4 saisons, je ne voulais pas une bushshirt trop grande tout en gardant la possibilité de porter une 4ème couche supplémentaire en statique pour l'hiver.

En ajoutant une paire de guêtres, je suis protégé de haut en bas, la bushshirt m'arrivant au niveau des genoux. Encore un peu plus et j'avais un sac de couchage pour le même prix (l'avantage d'être un hobbit).
C'est long mais pas déplaisant, les jambes sont couvertes ce qui apporte un gain de chaleur appréciable et apprécié ainsi qu'une protection supplémentaire me permettant le port d'un pantalon en coton, précieux témoin de l'imperméabilité de la bushshirt lors de mes sorties.
Les soufflets permettent de marcher sans être gêné même en sous bois. La seule véritable gêne que j'ai constaté et pour remettre mon puukko dans son étui. Par contre pour accéder à mes poches de pantalon, aucun soucis c'est beaucoup plus simple.

La capuche est ample et très agréable même utilisée sans être serrée, La patte de fermeture à son niveau est un peu chiante surtout quand on a déjà autre chose autour du coup car, contrairement au reste, elle n'est pas sur-dimensionné et donc étrangle un peu dans ce cas là..



Premières impressions et premières sorties.
Les sorties se sont déroulées en Condition automnale avec un mélange de pluie, de neige parfois du beau temps par des températures aux alentours de 0° à 10° avec souvent une forte humidité (90% à 100%). A la journée ou en demi journée voir sur le week-end.
A chaque fois, j'ai porté la combinaison de vêtement citée ci-dessus sauf exception cité.
J'ai écrit au fur et à mesure ce que j'en ai pensé en ne gardant les sorties les plus intéressante. 

Sortie neige avec redoux (humidité 100% T° 2° neige et brouillard)
Ma première impression après des années de tissus synthétique a été de me dire: la vache, c'est lourd, et c'est pas compressible.
Effectivement, c'est lourd, rien à voir avec les textiles modernes.
Et je découvre la faculté qu'à la laine de tenir chaud sans en avoir l'air.
Alors que j'ai toujours été soumis à des températures relativement froides (bon ok, 0° c'est pas la mort) je n'ai jamais eu froid.
La bushshirt coupe du vent, maintient une température confortable et protège de la neige fondante,
Je suis resté au chaud sans même me rendre compte qu'elle était bien imprégné d'eau. Enfin en surface.
Rien de bien catastrophique mais je m'en suis rendu compte le soir une fois chez moi qu'elle pesait bien plus lourd et qu'elle était bien humide.
Encore faut-il relativiser car c'était surtout vers la capuche et je ne l'avais pas tout le temps sur la tête. Il y a de forte chance que ce soit surtout la cause dans ce cas précis.
Je n'ai pas constaté que l'eau avait perlé au travers du tissus malgré plusieurs heures sous le vent, une pluie fine mais persistante et de grosses gouttes de neige fondue me tombant régulièrement dessus lors des passages dans les bois.
La grande force de ce produit, c'est qu'on n'a pas de refroidissement, même humide, c'est confortable et surtout chaud.
On peut aussi citer le fait que ça ne bruisse pas comme le synthétique ce qui est aussi très appréciable pour des approches discrètes.
Donc Plutôt satisfait de la bushshirt

Beau temps T° 10° (photos ratés en contre jour pour illustrer )
Utilisé cette fois ci uniquement avec un T-shirt en coton, j'ai eu presque trop chaud en marchant
En statique au soleil aussi. J'ai compris l'utilité d'avoir une ceinture pour remonter la bushshirt et dégager les jambes. Avec elle, je ne pouvais pas utiliser mes jambes comme radiateur,
J'ai utilisé la sangle ventral de mon sac à dos pour remonter la bushshirt
ça triple l'épaisseur au niveau du ventre mais ça permet de dégager les jambes et donc d'avoir moins chaud.
Utilisée grande ouverte au col et aussi au niveau des manches.
Bref, trop chaud à mon goût pour l'utiliser. Il faut dire que la semaine précédente, j'étais dans la neige aussi.
Là je me suis dit que la ranger devait être plus polyvalent et j'ai presque regretté  d'avoir choisi celle-ci plutôt qu'une Ranger shirt. La bushshirt est certainement très pratique mais par temps médiocre et froid. Dès que les température remontent, elle est nettement overkill.



Pluie constante fine à modérée T° 2° 100% d'humidité, dans les nuages + vent selon exposition
Sous la pluie, la bushshirt se comporte également assez bien.
J'ai eu droit à une belle journée ou il n'a fait que pleuvoir. Mélange de pluie fine à modérée mais constante.
Malgré des conditions typiquement de saison, je suis resté au sec,
Pas de sensation de froid mais petit à petit la bushshirt. c'est alourdie. J'ai surtout constaté le sur-poids le soir en rentrant chez moi.
Je n'ai pas pesé mais elle avait au minimum doublé de poids.
L'eau n'a pas pénétré la laine par contre après quelques heures, j'ai nettement perçu au touché l'humidité surtout aux point qui était en contact avec la bushshirt (les coudes par exemple)
Par contre l'intérieur de la capuche est resté sec et pourtant, l'eau ruisselait dessus parfois.
Hormis au niveaux des genoux, les jambes sont restées sèches.
L'eau c'est accumulé logiquement aux ourlets mais sans être dramatique.
En statique, la laine joue pleinement son rôle, il n'y a pas de sensation brutale de refroidissement.
Pour essayer de ressentir le refroidissement, je me suis placé en plein vent et j'ai attendu autant que ma patience me le permettait (30/40mn? Aucune idée). Je suis reparti quelques temps après avoir commencé à avoir froid aux pieds.
Si j'avais pris le refroidissement des mains comme référence, je serai parti directement,
Après une nuit au porte manteau elle était pratiquement sèche.
De nouveau content. La bushshirt excelle dans des conditions changeante et froide.
La protection sous la pluie c'est révélée bonne. Dans de telle condition, je la trouve pas mal.
Apparemment, l'utilisation en moyenne montagne en mi-saison lui convient parfaitement.



Beau temps neige T°-2°C
Beau temps donc pas de précipitation sur la bushshirt hormis lors de passage en sous bois.
J'ai surtout constaté que la neige collait au tissus. Pas le top dans ses condition là.
Le bas de la swanndri a eu une belle tendance à geler.
C'est étonnant mais je l'ai trouvé plus humide que sous la pluie. Certainement du fait que je n'avais que quelques parties du tissu imbibé. Ça se remarque plus facilement quand le reste de la veste est sèche.
La longueur pose problème dès que la neige devient profonde. Sur la partie du bas, la poudreuse colle et gèle.
Coté température, pas de problème en marche, mais avec juste le t-shirt en mérinos au niveau des bras, on commence à ressentir un peux le froid.
Globalement, ça fonctionne encore mais ce ne serait pas mon 1er choix sous la neige.
Je lui préfère un tissus qui ne retienne pas la neige. Ceci dit, il ne fait pas non plus espérer la lune, c'est de la laine.
Jusqu'à présent, la bushshirt à fait preuve d'une belle polyvalence,
J'apprécie toujours autant la capuche. De tout celle que j'ai avec mes vestes, ça reste la meilleur.
Elle est profonde, tiens chaud même sans la fermer autour de la tête.
Je me demande si c'est psychologique ou quoi mais généralement, je ferme la capuche quand je la mets, Là non, même ouverte elle suffit. Sur les autres, il y a toujours un courant d'air gênant qui vous glace, là il semble disparaître. Est-ce du à la laine ? La coupe ? Mystère.


To be continued

J'anticipe un peu, c'était mon cadeau de noël Pour Did.  ;D

Désolé pour les fautes, je corrigerai petit à petit.
C'était plus des annotation que j'ai prise pour en faire un tout cohérent plus tard et je ne pensai pas en faire un tel plat en fait.

30 novembre 2010 à 14:31:34
Réponse #39

nemesys


...
Lors de mon escapade dans le Cantal avec la joyeuse troupe, j'ai pu voir de près et même essayer un vêtement swanndri (la ranger shirt).
Dans la troupe, il y avait quand même 2 ranger et 2 bushshirt (mais en XL et XXL  ;D)
...
Niet mon ami, que du XL et du L pour la rangerShirt de Choco si je ne m'abuse !!

30 novembre 2010 à 16:54:58
Réponse #40

lilou6201


Et niveau respirabilité toi, qui marche beaucoup tu as pas eut le soucis d'enlever des couches ou autres car trop chaud ou froid ?? Et niveau marche justement aucune gène sur tes courtes pattes??
Il ne te reste plus qu'à la tester en dormant dehors pour voir !!

01 décembre 2010 à 10:27:36
Réponse #41

Kilbith


Et niveau respirabilité toi, qui marche beaucoup tu as pas eut le soucis d'enlever des couches ou autres car trop chaud ou froid ??

Si on en fait pas un effort trop intense, le grand avantage de la busshirt c'est de ne pas avoir de membrane ou de texture très serrée hydrophobe : l'humidité va être absorbée et s'évacuer progressivement sans effet "serre".

Citer
Et niveau marche justement aucune gène sur tes courtes pattes??
Avec une ceinture (ou un simple cordon) on peut faire "blouser" la veste et donc régler la longueur. Mais en fait ce n'est pas une grosse gène car la laine est souple, la coupe ample et l'avantage du vêtement anorak c'est qu'il n'y a pas de zip génant/bruyant qui viendrait buter contre les cuisses genoux chevilles malléoles semelles d'Eric.  ;#

Après ce n'est pas un vêtement d'escalade.  ;)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

01 décembre 2010 à 10:32:27
Réponse #42

lilou6201


Je me doute qu'il ne faut pas faire d'escalade avec mais, juste pour information, transpirant pas mal en effort comme beaucoup je pense, je voulais savoir si cela pouvait gêner ce style de matériel.
De plus niveau, marche et autre il faut être bien dedans, mon souvenir du Cantal et que Nemesys transpirer pas mal et l'a enlever pas mal de fois sur le parcours. Eric étant un grand randonneur je me demander si lui dans un effort qu'il fait d'habitude (marche pas comme moi un bon rythme) il a se genre de gêne ou pas ... Voili voilou

01 décembre 2010 à 10:43:38
Réponse #43

Kilbith


Je me doute qu'il ne faut pas faire d'escalade avec mais, juste pour information, transpirant pas mal en effort comme beaucoup je pense, je voulais savoir si cela pouvait gêner ce style de matériel.
De plus niveau, marche et autre il faut être bien dedans, mon souvenir du Cantal et que Nemesys transpirer pas mal et l'a enlever pas mal de fois sur le parcours. Eric étant un grand randonneur je me demander si lui dans un effort qu'il fait d'habitude (marche pas comme moi un bon rythme) il a se genre de gêne ou pas ... Voili voilou

Bonjour Lilou  :love:

Il faut voir avec Nemesys s'il retirait sa veste parce qu'il avait trop chaud ou simplement pour éviter d'avoir trop chaud.

Les personnes expérimentés se découvrent avant d'avoir chaud et se recouvrent avant d'avoir froid. Idéalement on marche en ayant un poil froid, surtout les premières minutes de marche. C'est le GRAND secret.

Pour limiter cette gymnastique, on porte des vêtements qui s'aèrent facilement ou qui laissent passer la transpiration (genre goretex, laine épaisse et dense ou ventile). Mais l'effet est limité quand on porte un sac par nature bloquant les transferts (il existe quelques exceptions mais jamais totales).

Au final rien ne remplace le fait de mettre et de retirer ses vêtements. Il faut qu'ils soient conçus pour faciliter le truc.  Et que l'on puisse facilement les fixer au sac ou dans le sac.

La flemme est l'ennemi du confort et parfois elle peut tuer.

« Modifié: 01 décembre 2010 à 11:17:03 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

01 décembre 2010 à 12:02:00
Réponse #44

Diesel


la coupe ample et l'avantage du vêtement anorak c'est qu'il n'y a pas de zip génant/bruyant qui viendrait buter contre les cuisses genoux chevilles malléoles semelles d'Eric.  ;#
Au dessus des genoux j'ai dit.  :ninja:

Et niveau respirabilité toi, qui marche beaucoup tu as pas eut le soucis d'enlever des couches ou autres car trop chaud ou froid ??
Il ne te reste plus qu'à la tester en dormant dehors pour voir !!
Non, car comme l'a expliqué Didier, je l'ai utilisé par temps froid avec très peu de couche.
La laine isole bien, pour le moment, je n'ai pas eu de problème dans un sens ou dans l'autre (sauf la sortie ou il a fait soleil et 10°, là j'avais un peu chaud dessous avec un simple T-shirt).
Et je ne l'ai pas pris vraiment en rando, c'est lourd, pas compressible et ça sèche lentement. Je l'ai pris pour des sorties nature/bushcraft ou là elle est à sa place.
En rando, je suis plutôt MUL que PUL en laine.  ;D

Et niveau marche justement aucune gène sur tes courtes pattes??
ça recommence  ::)
A la base, c'est déjà long même chez les êtres humains normaux.  ;D
Et non, ça ne gène pas c'est très souple.

31 mars 2014 à 15:44:57
Réponse #45

Kilbith


Bonjour,

Quelques images (mauvaise qualité, c'est juste pour information) de l'ancêtre "réglo" du temps de la grande guerre dans les troupes néo zélandaises (aux Invalides).

Le vêtement est très semblable pour la coupe.

Différences dans les détails :
Absence de capuche (cela semble être le cas sur les vieux exemplaires civils, de toute façon un milouf à un caque étanche. Un civil de l'époque un chapeau), fermeture boutonnée de bonne facture. Pas de pattes de réglage aux manches. Les pattes d'épaules sont courantes dans les trucs miloufs. On comprend ici l'utilisation, en plus on peut aussi "cirer à mort" ces pattes ce qui renforce l’imperméabilité à un endroit stratégique sans nuire à la respirabilité (patte décollée).

Le gros plus par rapport au modèle actuel me semble être la présence de deux grandes poches poitrines (modèle actuel toute petite poche). D'ailleurs positionnées assez basses (on peut épauler une arme), ce qui est rare de nos jours (c'est moche, on préfère les réhausser) mais bien pratique dans la vraie vie (si elles sont assez basses on peut glisser les mains dedans bras croisés en position pour conserver sa chaleur).

Petit Bonus : un sous vêtement "filet" en coton. Il isole bien pour le poids, il gère bien l'humidité, comme il est tricoté on peut récupérer le fil pour en faire une corde. Fourni aux pilotes dans le cadre du kit "survie".

De nos jours on fait plus léger, plus performant...mais cela reste des solutions rustiques, low tech. Et comme vous le constatez qui durent longtemps et fonctionnellement toujours OK plusieurs dizaines d'années après leur fabrication.

 :)

« Modifié: 31 mars 2014 à 16:02:53 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

31 mars 2014 à 16:02:20
Réponse #46

Draven


Bien pensé comme truc, a noter aussi le col " mandarin ", comme les dernières versions des vestes de treillis US, vachement plus pratique que les cols qu'on trouve sur les vestes des BDU, qui sont certes plus joli, mais qui du coup ne servent a rien..
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

31 mars 2014 à 16:09:00
Réponse #47

Kilbith


Bien pensé comme truc, a noter aussi le col " mandarin ", comme les dernières versions des vestes de treillis US, vachement plus pratique que les cols qu'on trouve sur les vestes des BDU, qui sont certes plus joli, mais qui du coup ne servent a rien..

Ces cols étaient habituels à l'époque. Ils dérivent des tenues civiles sur lesquels on rajoutait un "faux col".  Rehaussés sur les vêtements militaires (au départ pour protéger le cou), ils étaient typiques des cols militaires français, jusque dans les années 40.

Les cols étaient amovibles sur les chemises durant longtemps car, comme ils s'usaient plus vite que le reste, on pouvait les remplacer et la chemise durait plus longtemps.
Je parle d'un temps ou un homme ordinaire avait une chemise qu'il s'agissait de faire durer (Il en avait en général plusieurs puisqu’elle servait aussi de sous vêtement enfilée dans le pantalon avant l'invention du caleçon).
Après les années 1900, les américains ont intégré le "faux col" au col...c'est un signe de la société de consommation : on disait d'ailleurs des "cols américains".


Les cols des BDU étaient au départ fonctionnels. On pouvait les refermer et les relever pour augmenter l'isolation du cou et même du bas du visage (patte d'ailleurs présente sous le col dans les bonnes fabrications). Et puis, c'est juste devenu un détail "pour faire beau" le col ne pouvant plus se refermer convenablement.

Là aussi, l'origine est dans la "veste de costume". Qui elle même dérive de l'habit de chasse anglais du XIX. Il reste d'ailleurs parfois une "fausse boutonnière" sur le revers des cols de veste, qui ne sert aujourd'hui qu'à accrocher une déco genre rosette.
 
A l'origine le col transformable permettait une meilleure aération du vêtement lors de l'effort (à l'époque pas de zip). Mais on pouvait remonter le col et le boutonner au niveau du cou...il prenait alors la forme d'un col "d'officier" assez semblable au col des nouvelles tenues US. J'ai une veste en tweed qui offre toujours cette fonctionnalité.

Il en va de même des "faux boutons" que l'on trouve à la base des manches des "vestes de costume" : à l'origine c'était de vrais boutons et on déboutonnait les manches pour les retrousser lorsqu'on devait vider un gibier afin d'éviter de se salir.

 :)
« Modifié: 31 mars 2014 à 16:40:51 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

31 mars 2014 à 16:34:17
Réponse #48

Draven


Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

31 mars 2014 à 16:49:43
Réponse #49

musher


Les pattes d'épaules sont courantes dans les trucs miloufs. On comprend ici l'utilisation, en plus on peut aussi "cirer à mort" ces pattes ce qui renforce l’imperméabilité à un endroit stratégique sans nuire à la respirabilité (patte décollée).
Les pattes d'épaules au départ servaient à protéger les épaules des coups de sabre qui étaient dévies par le casque. C'est pour ça que les pattes d'épaules de la tenue de tradition sont souvent des vraies placards.

Petit Bonus : un sous vêtement "filet" en coton. Il isole bien pour le poids, il gère bien l'humidité, comme il est tricoté on peut récupérer le fil pour en faire une corde. Fourni aux pilotes dans le cadre du kit "survie".
Le gilet d'évasion était aussi fourni aux unités commando et aux agents du BCRA. En se démaillant, il faisait une corde d'évasion.

Le battle dress en photo avec le gilet est celui d'un SAS français, en 1945, du 2ème RCP (ceux qui ont sautés en Bretagne le 5 juin 1944 dont à Saint Marcel pour couvrir le débarquement à l'ouest) ou du 3ème RCP (qui a sauté avec des jeeps en Saone et Loire pour ralentir la remontée des troupes allemandes dans la Vallée du Rhone ; combat de Sennecey Le Grand) reconnaissable au brevet para FFL et à la pégasus des paras anglais sur l'épaule (+ le béret amarante avec l'insigne des SAS que les SAS français ont eu le droit de porter après la Hollande en 1945).

Des sacrés bonhommes (même à 70 ans quand je les ai connu ;D

J'ai utilisé des vestes en laine (capote cavalerie de 1940). C'est quand même lourd (et quand il pleut, tu sens le point sur les épaules  :o )

Pour les BDU, j'ai eu une veste M65. On pouvait fermer le col avec une patte et ça faisait un vrai col montante.
Aujourd'hui, j'ai retrouvé ça que sur les Panzerkombi de la BW ou lorsque on remonte le zipp jusqu'en haut, le col de la combi monte quasiment jusqu'à la bouche protégeant le cou.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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