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Auteur Sujet: Comment se réchauffer?  (Lu 42646 fois)

07 novembre 2007 à 11:46:01
Réponse #25

DavidManise


dans l'eau froide, afin de "durer" le plus longtemps possible, se mettre en position de foetus et ne pas bouger pour limiter au maximum la déperdition de chaleur. Toujours bon à prendre.  :tongue:

Effectivement, si l'eau est parfaitement immobile comme dans un lac un jour sans vent, on va limiter l'effet de convection si on ne bouge pas.  Par contre dans le monde réel l'eau n'est jamais immobile ou presque.  Surtout pas dans la mer.  Concrètement il y a toujours du courant et tout. Et pour le coup c'est exactement comme dans l'air : si on a un vêtement "coupe vent" (exemple un ciré) qui va empêcher l'eau froide qui est poussée par le courant de pénétrer nos vêtements, il vaut mieux ne pas bouger et garder le plus possible notre eau "chaude" près du corps.  Dès qu'on bouge, comme dans l'air, le fluide dans les vêtements est chassé et est remplacé par du fluide froid.  C'est l'effet soufflet.

Même principe dans une combi de plongée : une pellicule d'eau entre sous le néoprène.  Si on bouge sans arrêt, on se caille parce que l'eau est sans cesse renouvelée.  Si on ne bouge pas, on est bien parce qu'on a une pellicule d'eau chaude dans le truc. 

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

07 novembre 2007 à 11:51:21
Réponse #26

kurodo


de te retrouver noyé (ce qui m'arrangerait, je n'aurai pas à trouver une réponse ).

 :lol:

07 novembre 2007 à 11:52:06
Réponse #27

valentin.r


Salut je pense que faire un bon feu boire qqch de chaud  :love: et se recouvrir avec la couverture de survie  :) :doubleup:

07 novembre 2007 à 12:17:26
Réponse #28

kartoffel


Salut je pense que faire un bon feu boire qqch de chaud  :love: et se recouvrir avec la couverture de survie  :) :doubleup:
Valentin, quand tu as vraiment froid ça peut devenir difficile de préparer quelque chose de chaud, d'où le besoin d'anticiper précisément. Quant aux couvertures de survie, fais attention aux idées reçues. Je te propose de lire ce petit texte à leur sujet : http://www.davidmanise.com/textes/couverture_survie.php

07 novembre 2007 à 12:49:37
Réponse #29

Anke


Le premier qui rigole, je le tue ! Je suis tombé dans la piscine chez un pote il y a trois ans.... en février, c'est balot hein... mais ça arrive; Immersion totale la tête et la zézette.
Ressentis : Brulure partout comme si des milliers d'aiguilles me piquaient, immédiatement en revenant à la surface, violent mal de tete, barre qui t'enserre tout le crane, j'ai du rester aller 30 à 45s dans l'eau, je suis sorti aussitot ou presque, une saloperie de petit vent en moins d'une minute j'étais pratiquement incapable de me déshabiller, tétanie générale. J'ai juste réussi à enlever manteau godasses( j'ai perdu un max de temps avec les lacets) les boutons du jean, impossible, pull et puis ça c'est arrèté là, ma femme et le copain ont fait le reste. Je n'ose pas imaginer ce qui arriverait avec ce genre de mésaventure en pleine nature et seul.
Pour moi la durée dans l'eau vraiment froide, ça se finirait très simplement par une tasse définitive.

07 novembre 2007 à 12:56:39
Réponse #30

Maximil


Avais-tu l'habitude de violents changements de température, en prenant des douches écossaises par exemple ?
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

07 novembre 2007 à 13:49:01
Réponse #31

Matthias


( j'ai perdu un max de temps avec les lacets)
D'où l'utilité, je pense, d'avoir un couteau facilement accessible et ouvrable (pas un opinel ou un laguiole), ou mieux, un poignard, pour couper ses vêtements. Si en a d'autres, tant mieux, sinon on coupe de manière à pouvoir les ravoir ... Mais pour les lacets je pense que ça peut être pratique, voire même éviter une noyade, surtout pour les accros des rangers sécurisés de 2 kg pièce (comme moi !) ...

07 novembre 2007 à 13:52:50
Réponse #32

Maximil


euh je ne sais pas si dans cet état là, un couteau dans la main est la meilleure chose à faire...
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

07 novembre 2007 à 14:18:46
Réponse #33

DavidManise


D'autant plus que de couper ses vêtements ça peut être regrettable pour la suite...  Faire sécher des lambeaux c'est moins utile que de faire sécher des vêtements quoi :)

Mais bon.  Faute de mieux, je serais d'avis d'utiliser une forme de lame sheepsfoot pour faire le boulot...

Ciao !

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

07 novembre 2007 à 14:21:54
Réponse #34

Kilbith


Gut hook :




Sur ce fil : on insiste sur l'utilsation du thermos pour se réchauffer en hiver : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,4494.0.html
« Modifié: 07 novembre 2007 à 14:50:14 par Kilbith »

07 novembre 2007 à 14:33:25
Réponse #35

DavidManise


Pas évident de couper la ceinture et le jeans avec un gut hook...  surtout pas sur une ceinture en coton de type mili ou un truc comme ça... 

Moi ça m'est déjà arrivé par -20 dans une rivière.  J'ai fait le brise glace jusqu'à la berge, j'ai failli passer sous la glace plein de fois avec le courant...  vraie m*rde.  J'ai senti aussi la put**n de barre dans le front...  horrible.

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

07 novembre 2007 à 14:33:47
Réponse #36

Diesel


D'où l'utilité, je pense, d'avoir un couteau facilement accessible et ouvrable (pas un opinel ou un laguiole), ou mieux, un poignard, pour couper ses vêtements. Si en a d'autres, tant mieux, sinon on coupe de manière à pouvoir les ravoir ... Mais pour les lacets je pense que ça peut être pratique, voire même éviter une noyade, surtout pour les accros des rangers sécurisés de 2 kg pièce (comme moi !) ...
C'est toujours utile d'avoir un couteau. ;D
Je pense que la seule chose qui peut sauver quelqu'un qui tombe dans de l'eau vraiment froide, c'est la vitesse à laquelle il va pouvoir en sortir.
J'ai déjà grelotté comme un malade à cause du froid et je peux te dire que les contractions musculaires sont si puissantes que tu n'arrives pas à grand chose. Si après ton "bain" forcé  tu en arrives à ce stade, ça risque d'être coton pour l'utiliser.
« Modifié: 07 novembre 2007 à 14:54:17 par Diesel »

07 novembre 2007 à 14:57:02
Réponse #37

Nem-Rod


Il y a quelques années, j’ai fait quelques entrainements de plongées avec combi néoprène dans des lacs de montagne ou on avait fait un trou dans la glace. Sous la combi,  on s’habillait avec de la laine, puls le plus épais possible, bonnet, etc. C’était très froid au début et plus supportable au bout de quelques minutes. Quand on sortait et qu’on se déshabillait, l’eau dans la laine était tiède comme de la pisse.
Ceci étant, au bout d’un moment, on avait tous cette fameuse barre au front, ce qui était le signal pour remonter et sortir.

07 novembre 2007 à 15:03:24
Réponse #38

Kilbith


Pas évident de couper la ceinture et le jeans avec un gut hook...  surtout pas sur une ceinture en coton de type mili ou un truc comme ça... 

Moi ça m'est déjà arrivé par -20 dans une rivière.  J'ai fait le brise glace jusqu'à la berge, j'ai failli passer sous la glace plein de fois avec le courant...  vraie m*rde.  J'ai senti aussi la put**n de barre dans le front...  horrible.

Je n'ai jamais traversé de la glace et pris un bain forcé en hiver.....surtout au moment d'effort intense quand le coeur cogne, essouflé et que l'on est bien "vaso dilaté"  :blink: :blink: :blink:

Il m'est juste arrivé, en été de devoir traverser une large ruisseau....charriant de l'eau de fonte : C'est incroyable comme le froid te saisit instantanément les jambes ! Pendant quelques instants je me suis demandé si je serais capable de faire les 5 mètres qu'il restait à faire.
J'imagine qu'une immersion totale :    :ohmy: :ohmy: :ohmy:

Je proposais un gut hook car c'est un instrument qui reste versatile. Il existe sur le marché des modèles de couteau "rescue" (un crochet coupant en fait) mais ils ne servent qu'à ça. Donc c'est réservé aux spécialistes.

L'objectif de ce type de couteau (gut hook), c'est de pouvoir entamer une surface sans entailler le dessous. C'est assez efficace, on coupe une peau épaisse, le poil etc.... On crochète et on peut tirer très fort....sans risque d'entamer la couche du dessous.

Si on se retrouve dans l'eau froide, et que l'on arrive à sortir de l'eau....on doit perdre en quelques secondes sa motricité fine : Hors de question d'utiliser un pliant ou un couteau droit normal. C'est pourquoi je proposais ce "pis-aller". Au pire, il faut compter sur les autres pour utiliser le crochet de ce couteau.

Ceci dit je n'aime pas ce type de couteau (esthétique) de plus on ne peut pas "bâtonner". Mais dans une expé par grand foid, cela me parraissait une solution pas trop foireuse....

Mes deux balles, Did. ;)


 

07 novembre 2007 à 15:48:09
Réponse #39

Anke


Ce n'était pas une situation de survie, loin de là, juste un incident ( rien à voir avec l'expérience de David par ex) relativement cours pendant lequel même seul et encore à moitié habillé je serais arrivé au bout de mes peines ( maison ouverte, juste a clancher la porte, chauffage en route, bref tout le confort). ça m'a juste fait toucher du doigt la situation.
J'ai peu l'expérience du froid brutal, mais je ne suis pas sûr d'arriver à ne pas me "larder" en me saisissant un couteau affuté rasoir ( faudrait déjà aller le chercher dans les vêtements), au bout de quelques minutes, j'avais déjà perdu une bonne partie de ma motricité fine, je pense que le temps aidant ( au bout d'un quart d'heure par ex) je n'aurai presque plus de motricité.... du tout.
Ma conclusion, et elle ne vaut que pour moi, serait de ne pas être tout seul quand il y a de l'eau froide dans le coin ( je pense essentiellement à des randos hivernales ou des situations du même genre, pêche en mer en hiver etc...) de telle sorte qu'il y en ait toujours un qui puisse porter secours à l'autre.

07 novembre 2007 à 17:09:40
Réponse #40

fabsah


Le premier qui rigole, je le tue ! Je suis tombé dans la piscine chez un pote il y a trois ans.... en février, c'est balot hein... mais ça arrive; Immersion totale la tête et la zézette.
Ressentis : Brulure partout comme si des milliers d'aiguilles me piquaient, immédiatement en revenant à la surface, violent mal de tete, barre qui t'enserre tout le crane, j'ai du rester aller 30 à 45s dans l'eau, je suis sorti aussitot ou presque, une saloperie de petit vent en moins d'une minute j'étais pratiquement incapable de me déshabiller, tétanie générale. J'ai juste réussi à enlever manteau godasses( j'ai perdu un max de temps avec les lacets) les boutons du jean, impossible, pull et puis ça c'est arrèté là, ma femme et le copain ont fait le reste. Je n'ose pas imaginer ce qui arriverait avec ce genre de mésaventure en pleine nature et seul.
Pour moi la durée dans l'eau vraiment froide, ça se finirait très simplement par une tasse définitive.

Je ne ris pas, bien au contraire. C'est une super expérience justement. J'ai des copains qui ont une piscine extérieur (assez rare en Belgique, mais chacun ses goûts  :lol: ) . Je risque de passer pour un fou à leurs yeux, mais je pense que je vais essayer, pour bien me rendre compte (avec des gens pour m'assister) ...

07 novembre 2007 à 17:13:30
Réponse #41

guillaume


Je ne ris pas, bien au contraire. C'est une super expérience justement. J'ai des copains qui ont une piscine extérieur (assez rare en Belgique, mais chacun ses goûts  :lol: ) . Je risque de passer pour un fou à leurs yeux, mais je pense que je vais essayer, pour bien me rendre compte (avec des gens pour m'assister) ...

Gaffe à l'hydrocution, c'est que j'ai envie de te relire après moi ;).

a+

07 novembre 2007 à 17:27:31
Réponse #42

turbovince


D'accord. Maintenant concrètement: j'habite au bord du Lac Leman. Il est grand, et l'hiver la température de surface avoisine 0°. Au plus large il fait 15 km, donc au pire tu es à 7.5 km du bord. Le bateau se retourne. Le "moins pire" serait quoi : tenter de nager et rejoindre une rive = refroidissement rapide, se mettre en position d'économie de chaleur et d'attendre les secours (ET dans ce cas prévoir le bon matos AVANT, genre portable chargé, éteint, dans container étanche), ou alors tenter de monter sur la coque retournée, mouillé, et attendre les secours (ET donc aussi le bon matos pour alerter) ? Je peux supposer que la présence ou non de vent peut changer la donne ...

SVP ?

Kurodo



Je pense que dans une eau proche de 0°C, tu n'as que 5 min à vivre...
La position phoetale est plébiscitée, mais sans gilet de sauvetage, c'est impossible à tenir... mais on met toujours un gilet, n'est-ce pas? :hmm:

Il ne faut jamais quitter une embarcation encore à flot (même retournée, même à 80% coulée) pour tenter de rejoindre le bord! il est toujours plus loin qu'on ne croit!

J'ai une expérience à ce sujet:
J'ai longtemps fait de la planche au Havre. En juin, notamment, il souffle fréquemment une brise thermique parallèle à la plage, l'après midi, qui peut parfois atteindre les 25 noeuds et lever un bon clapot. Cette brise se lève souvent vers 14h pour s'épuiser vers 18h (environ, ce n'est pas une science exacte...). Malgré sa position normande, il peut arriver d'avoir la possibilité de faire de la planche en short, sans combi... allez, ça arrive une fois par an, et c'est le pied! Hookipa sur seine!  ;D mais c'est pas malin du tout, cf ce qui va suivre...
Bref, un jour, un beau thermique de 25 noeuds s'est levé, accompagné d'un clapot bien cassant, mais il ne faisait pas assez beau pour laisser la combi au bord (une chance). Vu les conditions, je décide de prendre mon patos de vague, ce qui implique, pour le non-initiés, une très petite planche très maniable mais très technique sur laquelle on ne peut flotter sans vent.
Journée de dingue, un monde sur l'eau comme j'en ai rarement vu, tout le monde se tire des bourres magistrales en envoit des sauts monumentaux (le côté objectif du planchiste  ;D).
La fin d'après-mid est déjà là, nous ne sommes plus que 2 ou 3 sur l'eau malgré le vent molissant. Complètement drogué par cette après-midi mémorable, je décide un dernier bord et croise mon pote qui, lui, rentrait. Je vais "au large" comme on dit quand on ne distingue plus les voitures au bord et que les immeubles sont tous petits... le vent molli, je vire de bord et rentre... et là, je me bourre... le vent se casse complètement la figure et je reste comme un con dans l'eau sous ma voile essayer de remonter en waterstart su ma planche, même si je remonte dessus, je retombe aussitôt faute de vent qui m'aurait permis un minimum d'équilibre.
J'ai dégréé ma voile dans l'eau et j'ai commencé à regagner le bord en ramant comme en surf.
Au bout de 45 minutes, je commençais à distinguer les bagnoles mais le courant m'emmenait vers l'entrée du port (Le Havre, 2è port de commerce français, pour avoir une idée des coquilles de noix qui peuvent y transiter)
Heureusement, un pêcheur sortait et m'a vite repéré pour me ramener à une 100aine de mètres du bord que j'ai pu regagner facilement.
conclusion:
une eau à 19°C, un air à 23°C (à vue de nez), une bonne combi de planche, environ 2heures dans l'eau sans être totalement immergé, j'étais transis! et épuisé mais c'est normal après une journée comme celle-ci ponctuée par presque 1h de rame.
au bout d'une heure de "rame" je n'ai pas du faire plus de 2km alors qu'on va tout de même un peu plus vite qu'en nageant!
Je n'ai jamais paniqué car je savais que mon esquif, aussi frêle soit-il, ne risquait pas de couler, que mon pote au bord finirait bien par alerter les secours, que le cémaphore a un oeil sur tout, et que la baie reste assez fréquentée par les pêcheurs et plaisanciers. Je savais aussi qu'il ne fallait jamais quitter son matos pour regagner le bord à la nage, et de toutes façons, ça coûte suffisament cher pour pas faire cette connerie! ;D
J'ai bien dormi le soir, et le lendemain j'avais tellement de courbatures que je ne pouvais plus me gratter le nez! :lol:
"Le préalable de l'aventure, c'est la petite flamme que l'on a en soi"
Alain Colas

07 novembre 2007 à 19:32:42
Réponse #43

Gofannon


Oulala il y a pleins d'info et d'histoire vécues!  :up:
Je pensait principalement à ça lorsque je vais à la pêche en hiver, je passe sur des tronc en travers de la rivière pour atteindre l'autre rive et je me demandait quoi faire en cas de chute.
Je sait pas vous mais moi je met du temps à trouver du bon bois pour faire du feu (pas 1h mais quelques minutes) et si j'ai bien lut, on a peu de temps après une chute dans l'eau donc je ne vois toujours pas comment faire un feu.  :glare:
J'avais lut un livre (le peuple des rênes) sur un jeune garçon vivant au canada juste avant sa colonisation par l'homme blanc. Ce garçon était tombé dans l'eau avec son traineau en plein hiver.Il reussit à sortir de l'eau, le problème qu'il a rencontré est le froid qui l'engourdissait mais aussi qui faisait que ses vêtement gelait et qu'il ne pouvait plus bouger.
Est-ce possible? A quelle température?


Citer
Héhé, c'est de Charybde en Scylla. 2 monstres marins de la mythologie grecques. Les bateaux faisant un détour pour éviter Charybde tombaient effectivement sur Scylla.
L'un des montres avale l'eau et les bateaux tandis que l'autre dévore les marins qui ont réchappés  ;). Je connaisais l'histoire mais ne me rappellait plus de l'orthographe
''Ce n'est pas la façon dont la lame est aiguisée qui fait le talent du sabreur.'' Yvan Andouart
''Le couteau a beau être tranchant, il ne peut tailler son manche.'' Mahmud de Kachgar

07 novembre 2007 à 21:00:09
Réponse #44

Matthias


Bon aller, ça n'a rien à voir mais bon ...
Anke, tu l'as trouvée où la photo de ton avatar ?  ;D

07 novembre 2007 à 21:40:18
Réponse #45

Anke


Euh, tu me mail, ça évitera de pourrir le post ( fin de com).

07 novembre 2007 à 22:22:53
Réponse #46

oli_v_ier


l'hiver la température de surface avoisine 0°. Au plus large il fait 15 km, donc au pire tu es à 7.5 km du bord. Le bateau se retourne. Le "moins pire" serait quoi : tenter de nager et rejoindre une rive = refroidissement rapide, se mettre en position d'économie de chaleur et d'attendre les secours (ET dans ce cas prévoir le bon matos AVANT, genre portable chargé, éteint, dans container étanche), ou alors tenter de monter sur la coque retournée, mouillé, et attendre les secours (ET donc aussi le bon matos pour alerter) ? Je peux supposer que la présence ou non de vent peut changer la donne ...

Personnellement je tenterai de remonter sur la coque retournée, mais sans combinaison isotherme je ne donnerai pas cher de ma peau. Peut-être un gros pull en laine et une veste imperméable par dessus ralentiront la déperdition, mais à mon avis seule une combinaison avec éventuellement une polaire dessous pourraient te donner quelques heures de survie. Habillé normalement, à la nage, je ne pense même pas être capable de faire plus de 20m...

Mais ce n'est pas le cas de ce monsieur: en slip de bain bonnet et lunettes, il a nagé 1km dans de l'eau à -1,8°C en 19 minutes environ.

""N'importe qui serait sans doute mort dans la minute suite au réflexe du corps au choc thermique" explique James Butcher du journal médical The Lancet, qui avait examiné Lewis Pugh avant sa tentative de record."
http://www.swimnews-france.com/News/index.jsp?ID=3482

Ah oui, j'oubliais, le monsieur il a un truc pour se réchauffer: il regarde un environnement froid et hostile.  :blink:
Ca suffit pour que sa température corporelle augmente jusqu'à 38,4°C: une "thermogenèse anticipatoire" dit-on. Pratique, non ?  :doubleup:
http://www.myfreesport.fr/loisirs/aventure/0/nageur-extreme-4557.html
« Modifié: 07 novembre 2007 à 22:29:12 par oli_v_ier »

07 novembre 2007 à 22:44:59
Réponse #47

DavidManise


Ah oui, j'oubliais, le monsieur il a un truc pour se réchauffer: il regarde un environnement froid et hostile.  :blink:
Ca suffit pour que sa température corporelle augmente jusqu'à 38,4°C: une "thermogenèse anticipatoire" dit-on. Pratique, non ?  :doubleup:

Rigole pas...  ça me le fait.

L'autre jour j'ai regardé un documentaire sur les ours polaires fait par mon pote Jérôme Bouvier (excellent le gars !!!  :up:).  J'ai fini limite en slip tellement j'avais trop chaud.  De voir cette neige, ce ciel bleu et ce -20, ça me remettait dans l'ambiance et j'ai remis la chaudière en route comme au Québec.

Sinon, le premier hiver que j'ai passé en France, j'avais une veste en gore-tex magique.  Je la mettais, et comme le chien de Pavlov je me mettais en mode production de chaleur...  réflexe conditionné.  J'ai arrêté de mettre la veste, et j'ai arrêté de crever de chaud dès que je mettais le pied dehors.

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

07 novembre 2007 à 22:57:58
Réponse #48

Sylvain74


Salut tous,

Cet excellent fil me fait penser à 2-3 trucs, d'autant que je connais l'effet de l'eau glacée pour y être déjà passé... enfin disons pour avoir crevé une gouille au pied d'une cascade de glace, et trempé les guiboles jusqu'au genoux  ;): ça brule, en plein mois de février, malgré les guêtres, les grosses et le pantalon d'alpi... (on ne se moque pas !)

En cas de progression sur neige, il est hyper important de monter la vigilance à son max lors de la traversée de ruisseaux / torrents. Particulièrement au printemps, quand les cours d'eau sont gonflés par la fonte, au retour d'une sortis ski de rando, et qu'on s'approche de la bagnole... Heure plus ou moins tardive, donc gros débits, printemps, donc ponts de neige se fragilisant, risque maxi.. Dans ce cas, si c'est possible, l'idéal est de traverser le plus en aval possible du cours d'eau afin de ne pas risque de se faire coincer sous le pont de neige au cas où on passerait à travers. Parce-que l'hypothermie c'est un truc, mais se noyer c'est est un autre, pas des plus agréable j'imagine. Si on a un bout de corde, autant qu'il serve, d'ailleurs, plutôt que de rester à encombrer sous le rabat du sac.

Voila mon p'tit conseil à 2 balles.

A+,

Sylvain.

07 novembre 2007 à 23:07:20
Réponse #49

DavidManise


"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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