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Auteur Sujet: [TUTO DIY] Comment aller faire chier defequer couler un bronze...dans les bois  (Lu 47034 fois)

28 septembre 2006 à 16:58:31
Lu 47034 fois

Maximil


Et hop, on récupère les bons posts de l'ancien forum  :up:



Avis de Howling Mike: voilà une question qui n'a pas encore été posé jusque là, celle de l'Art Étrange et Ô combien subtil de "faire" dans les bois... Je vois d'ici vos sourires devant vos moniteurs, mais la question est d'importance... voire vitale. Le professeur André-François Bourbeau en parle d'ailleurs à plusieurs reprises dans son ouvrage "surviethon au gré de la nature".
 
Ainsi par exemple il y a quelques années une jeune randonneuse s'interrogea sur la méthode la plus écologique de faire disparaître son papier toilette... elle opta finalement pour la crémation terminale des feuilles incriminés : Les flammes se propagèrent aux buissons alentours et au final, ce sont plusieurs milliers d'hectares de forêt qui brûlèrent.
 
Personnellement je bénéficie généralement les premiers jours du célèbre "blocage terrain" que presque tous les coureurs des bois connaissent. mais au delà de quelques jours on risque l'occlusion intestinale, mieux vaut donc s'occuper de son affaire, si je puis dire.
 
Je choisis généralement un site isolé, loin de tout sentier, et si possible fortement boisé, ce pour de multiple raisons :
- l'épais couvert forestier me dissimulera à la vue d'éventuels promeneurs en quête d'isolement ;
- Si quelqu'un ou quelque chose approche, je l'entendrai forcément ;
- Je trouverai forcément un "trône" à ma convenance.
Une fois mon affaire conclue, je recouvre l'objet du délit et ses "extensions" (feuilles ou papier) de branches et de pierres en terminant par des résidus de bois en décomposition, ce qui selon moi hâtera le cycle biologique de décomposition (je n'ai jamais eu la curiosité de vérifier par moi-même la véracité de cette théorie...)
 
Après de multiples essais, je suis revenu à l'utilisation du papier toilette, plus confortable et pratique que bien d'autre matériau, malgré sa (relative) lente bio-dégradabilité. Le ass-rag demeure pour moi une solution de la dernière chance (si je puis dire) que je n'emploie qu'en désespoir de cause... 
 
Par dessus tout, je veille à ce que l'endroit choisi pour cet instant de recueillement reste dans un état aussi proche qu'au moment où je l'ai trouvé...
 


Avis du Manitou : Bon alors... on touche là à l'un de mes sujets favoris ;)

Perso, pas besoin de "trône".  La position accroupie (en tenant bien le pantalon tiré en avant pour éviter de chier dans mon slip ::)) est anatomiquement parfaite pour larguer une bombe H.  Les fesses sont bien écartées, les abdos pré-contractés...  D'ailleurs il n'est pas rare que je m'accroupisse sur la lunette de mes chiottes.  Je fais comme ça, régulièrement...  sauf si j'ai un bon bouquin à lire évidemment ;)

En fait, le problème n'est pas tellement de chier dans les bois.  Le problème, c'est surtout l'hygiène et la gestion des déchets relatifs à l'hygiène...  Je considère donc qu'il est important de minimiser le problème à la base, pour générer le moins de déchets possibles.

Pour minimiser les dégâts, donc, trois trucs :

1) manger des fibres et toujours rester bien hydraté.  Ça permet de faire de belles petites crottes pas trop salissantes ;)

2) faire ça accroupi, de manière à ce que les fesses soient bien écartées et qu'elles ne transforment pas la substance cylindrique en une sorte de tagliatelle (pour paraphraser Ron Hood :)).

3) Pousser fort.  Vraiment fort.  Ron Hood dit qu'il faut essayer d'embrasser le sol avec son colon sygmoïde.  Ça illustre bien :)  Ça permet une expulsion propre et rapide...  et ça fait sortir aussi une petite partie du sphyncter pendant l'éjection...  petite partie se rétractant ensuite à sa place (à l'intérieur), pour laisser les parties extérieures bien propres.  Bref, souvent de cette manière, le PQ est souvent une simple habitude inutile.  Même pas vraiment besoin de s'essuyer...  sauf pour vérifier qu'on est toujours un dieu de l'évacuation des déchets ;)

Pour ce genre de petits besoins hygiéniques, un simple bandana fait bien mon affaire.  Bandana que je lave ensuite avec un peu d'eau et de savon (ce qui peut me servir à faire la toilette de ce coin là par la même occasion...  quitte à laver le bandana deux fois).   Je trouve que le bandana plus savon (biodégradable bien sûr) est à la fois plus hygiénique en cas de chiasse majeure et salissante, et plus respectueux pour les gens qui suivent (pas de papiers roses).

Je n'enterre pas mes bronzes.  Ils sont plus rapidement biodégradés, semble-t-il, à la surface.  Évidemment, quand on n'enterre pas, on choisit ses terrains d'intervention avec beaucoup de soin : loin des sentiers, et surtout TRÈS loin (et en aval) des cours d'eaux en tous genres.  Inutile d'aller contaminer les sources, et inutile de faire profiter aux autres randonneurs de ses coliformes fécaux ;)

Si jamais j'utilise des petits papiers roses, ils vont dans mon ziploc à déchet, et je les ramène à la maison.  C'est un point non-négotiable, d'ailleurs, quand j'emmène des gens en forêt. 

Remarque y'a le mari d'une de mes cousines qui s'est déjà torché avec de l'herbe à puces...  Pour ceux qui ne connaissent pas, imaginez un truc qui ne fait rien sur le coup, puis qui se met à brûler et à gratter comme des orties...  x1000.  Ensuite ça fait des cloques, puis des croûtes, puis des plaies...  puis ça guérit au bout de plusieurs jours.
Quand il est revenu de c***r on lui a demandé s'il avait du PQ ou des kleenex.  Il a dit non, tout fier de nous dire qu'il était un vrai homme des bois...   
On a commencé à le trouver bizarre quand il a commencé à se gratter le cul frénétiquement à toutes les deux minutes.  Puis on s'est dit qu'il y avait vraiment un problème quand on l'a vu, tout pâle, s'assoir dans une flaque d'eau sans rien dire   ;D
 

Salut :)

À ma connaissance il n'y en a pas en europe.  Juste sur le "nouveau continent" (celui sur lequel on trouve les plus vieilles formations géologiques du monde ;)).

C'est du "poison ivy" en anglais.  Une petite plante d'environs 20 à 40 cm de haut, qui ressemble un peu à un très très jeune arbre qui démarre.  Il y a trois feuilles au bout de la tige unique, ligneuse et dressée.



Heureusement les feuilles sont plutôt petites, alors on n'est normalement pas tenté de les utiliser comme PQ.  Par contre quand on marche ou bivouaque dans les sous-bois, il vaut mieux regarder où on pose ses mollets ou son sac !

L'herbe à puce aime bien les terrains riches en nitrates, écrasés et humides.  Typiquement on la retrouve dans le même genre d'endroit qu'on retrouve les orties ici.  Près des murs, près des pâturages et dans les sous-bois humides et riches...

Perso, l'herbe à puces ne me fait rien du tout (je touche du bois...).  Mais c'est rare.  La plupart des gens y sont très sensibles.  La réaction que cette herbe déclenche est de type allergique, en fait.  Sur les feuilles et la tige, il y a une sorte d'huile allergisante.  Les symptômes apparaissent entre quelques minutes et quelques heures après le contact, et peuvent durer plusieurs jours.

Le jus d'une feuille de plantain est souvent efficace, si on l'applique assez tôt, ou encore pour calmer les démangeaisons et la brûlure une fois que les symptômes sont déclarés (le plantain est anti-allergique). 

En se lavant à grande eau et avec du savon dès le contact, on peut réduire, semble-t-il, les symptômes en nettoyant tout simplement l'huile...  Il existe aussi des traitements "de choc" à base de corticoïdes (en crème) etc.

L'huile de l'herbe à puces peut facilement se coller aux vêtements, aux tentes, aux duvets...  et causer des symptômes dès qu'on reprend son matériel de bivouac (coup classique) pour repartir...  Bref, mieux vaut prévenir que guérir.  Au Québec, avant de poser mon matelas de sol quelque part, je jette un oeil ;)




Avis de James : L'eau c'est pas mal, et ca le fait pour moi, avec ma main gauche et du savon (pour la main).   enfin, chacun son truc 



Avis de Fabsah : Bon, je suis étonné, mais personne n'a encore parlé de ce bouquin :

Comment chier dans les bois

Je l'ai terminé y'a quelques jours. Tres instructif, je vous le conseil. En somme, on ne se rend pas compte de toutes les incidence qu'à notre m*rde dans la nature.
Depuis que j'ai l'air lu, je pense procéder comme suis (pas encore eu l'occasion de tester) :

Chier à croupi, me torcher avec du PQ biodégradable ou avec des feuilles, creuser mon "trou de chat" à coté, mettre l'étron dedans et le mélanger longuement avec de la terre pour favoriser une décomposition plus rapide.
Tout cela bien sur BIEN AU DESSUS du niveau des points d'eau environnents.
C'est une des méthodes préconisée par l'auteur.

Le mieux est de "tout remporter", mais j'ai du mal à stocker mes crottes et mes pq usagés dans mon sac à dos, meme dans des containers étanches.




Avis de Tycho_70 : Pour moi c'est pareil : Je creuse un joli petit trou avec une PB ou mes chaussures, puis je m'accroupi "à la turque", enfin lorsque j'ai fini ma besogne je prend du pq (mais sinon c'est vrai que les grandes feuilles d'arbres ça marche aussi).
 
Enfin je recouvre le tout de terre, afin que ça ne se voit pas du tout ET, ma touche perso, je met 2 batons en forme de X à la manière des mines antipersonnelles, histoire de m'en souvenir si je repasse par là, ou si quelqu'un d'autre à la même idée que moi...
« Modifié: 15 juin 2008 à 12:22:17 par Maximil »
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

28 septembre 2006 à 17:02:20
Réponse #1

Maximil


Perso, j'ai souvent un blocage ce qui fait qu'à moins de 48 heures, je m'abstiens en général.
Si je ne peux pas (ou que ca dure plus longtemps), même technique que David et beaucoup d'autres. Si selles solides, je fais cela en surface et ramène le papier, sinon ,je creuse en trou, je fais çà accroupi et m'essuie avec du papier toilette (bas de gamme et spécial fosse septique donc dégradable rapidement et fin (mais rèche)) que j'enterre en même temps (peu de feuilles et dégradation plus rapide que le papier toilette classique). Je finis en rebouchant et en mettant soit une pierre soit deux branches croisées aussi.
« Modifié: 28 septembre 2006 à 17:05:49 par Maximil »
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
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28 septembre 2006 à 18:31:37
Réponse #2

kazar


Sujet "fondamment"al (c'est le cas de le dire!).

Article de Wikipédia sur la défécation (physiologie): http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9f%C3%A9cation_(physiologie)

Pratiques et cultures
Selon les cultures, il existe différentes habitudes par rapport à la position de défécation, au nettoyage anal et à la manipulation des excréments


Position :
Il existe principalement deux positions pour la défécation[1] : assis et accroupi. La position assise consiste à reposer ses fesses sur un siège le plus souvent conçu dans ce but (sur des toilettes) mais parfois sur un simple bloc de béton percé d’un trou dans des latrines publiques rudimentaires. Cette position est répandue dans les pays occidentaux (Europe, Amérique du Nord), en Amérique du Sud et centrale, et tend à se généraliser lors de l’adoption de toilettes à chasse d'eau.

La position accroupie consiste à s’appuyer sur ses pieds, l’arrière des cuisses reposant sur les mollets ; le rectum est positionné au plus bas. Cette position se prend naturellement pendant une défécation en plein air, car il est dur voire douloureux de se tenir « assis » en l’absence de siège (sollicite fortement les abdominaux). La position accroupie a l’avantage de permettre une meilleure évacuation des excréments mais a parfois une connotation négative, associée à une pratique culturellement « inférieure ». Elle reste toutefois la position la plus courante dans de nombreux pays d’Asie (notamment dans le sous-continent indien et en Asie du Sud-Est) et en Afrique sub-saharienne, ainsi que dans les endroits où la technologie est insuffisante, comme dans les bidonvilles et les zones rurales peu accessibles.

Changer de position est un acte souvent difficile; ainsi, les personnes habituées à s’asseoir peuvent répugner à devoir s’accroupir en l’absence de siège. Et inversement, il n’est pas rare de voir une personne habituée à s’accroupir utiliser incorrectement un siège de WC - en s’accroupissant dessus, les pieds sur le siège. Si forcer une communauté de personnes à utiliser la position assise est possible (quand bien même cela serait souhaitable ; par exemple avec l’introduction en masse de toilettes), forcer la position accroupie est souvent illusoire.

La position revêt également une importance en fonction de la religion ou de certaines traditions. Par exemple, un musulman respectant le Coran ne devrait pas déféquer en tournant le dos ou en faisant face à la Mecque.


Nettoyage anal :
Il existe une grande variété de méthodes utilisées pour se nettoyer après la défécation. Dans les endroits où les toilettes à chasse d'eau sont répandues, le papier toilette est largement utilisé, qui a l’avantage d’être relativement hygiénique et de pouvoir se décomposer par la suite s’il y a suffisamment d’eau. Le papier toilette a pour inconvénient principal son approvisionnement : il peut être peu accessible dans certaines zones reculées et peut rester cher pour les plus démunis. Il est dans ce cas remplacé par du papier journal par exemple, qui se décompose moins facilement.

L’eau est employée à de nombreux endroits en raison de la tradition ou de la religion (à nouveau, l’islam) : c’est le cas par exemple en Asie du Sud-Est, dans la péninsule indienne, au Yemen, à Zanzibar, au Kirghizistan… l’inconvénient est qu’il faut disposer d’une quantité d’eau suffisante. Pour aider au nettoyage, la main est utilisée dans de nombreux pays ; il s’agit la plupart du temps de la main gauche, et certains tabous sont associés à cette main : par exemple, il ne faut pas manger avec la main gauche mais seulement la droite ; de même pour serrer la main d’une personne rencontrée, etc.

Enfin, suivant ce qui est disponible sur place, d’autres matériaux sont utilisés, notamment dans les zones rurales et les zones péri-urbaines paupérisées ; il peut s’agir de pierres suffisamment lisses, de feuilles, d’épis de maïs, de boules de terre, de papier journal, de branches, etc. (Nota Stéphen: dans certaines contrées de la Chine ancienne on s'essuyait le derrière en enjambant une longue perche de bois (perche publique...) et en se frottant tout en avançant) Ces objets sont plus volumineux et peuvent bloquer l’égout ou remplir trop rapidement une fosse de latrine ; ils doivent donc être collectés à part.
« Modifié: 28 septembre 2006 à 19:35:41 par kazar »

28 septembre 2006 à 19:51:24
Réponse #3

SilentSurvivor



28 septembre 2006 à 20:02:59
Réponse #4

Pierre


Bon ben si il faut rentrer dans les details....  ;D,

Perso, je n'ai aucun probleme dans la nature mais je pense que c'est une question d'habitude, car plus jeune j'etais un peu dans le cas de  Maximil... Il me fallait quelques jours avant d'arriver a mes fins.

D'un point de vue pratique, je trouve que le PQ n'est absolument pas indispensable : des feuilles (non urticantes si possible), cailloux ou de l'eau suffisent largement . Un coin tranquille en dehors de tout passage, et je peux vous garantir que au bout d'une semaine il n'y a plus une trace, information verifiee  ;) Les insectes sont passes par la.

Dans le cas ou je ne suis pas tout seul et que du pq est utilise, je confie un briquet a la personne concernee pour que le pepier soit brule sur place et qu'il n'y ai plus de trace non plus en quelques jours....

Si non, lorsqu l'on voyage un peu, comme cela est precise dans le post de Kazar, il faut apprendre a se passer du PQ et n'utiliser que la main droite pour manger  ;)

A+
Pierre

29 septembre 2006 à 07:20:47
Réponse #5

Corin


Je me lance sur le sujet non pas pour décrire une position idéale et un résultat imparrable ;).
Je suis de la catégorie des discrets qui enterrent ou recouvrent de terre et j'y intègre le PQ ou le brûle.

Brûler le PQ, c'est ainsi que l'on procède dans le désert du Sahara où l'on aura enterré profondément sa production car en raison de l'hydrométrie locale, le processus de biodégradation peut durer longtemps et le sable se déplace beaucoup. Donc, un simple "petit" trou dans le sable ne suffira pas. Au bout de quelque jours, votre production risque de réapparaître. ;)

Brûler le PQ, c'est aussi ce que j'ai fait quand le chemin que j'empruntais pour courrir à proximité d'un magnifique château du XIIème siècle dans un village sublime a été transformé en décharge par des c****rds, du jour au lendemain.
Pas de trace de leur production mais du PQ sur 100 mètres, à proximité d'une route. Alors, au milieu de l'été, conscient du risque encourru, j'ai fait brûler chaque morceau de l'immonde souvenir de ces touristes idiots. Il m'aura fallu près d'une heure pour surveiller la combustion de chaque papier en les brûlant l'un après l'autre.

J'ai l'impression qu'en cette matière, avec qui chacun à un rapport plus ou moins distant, la gêne ou le dégoût amène le quidam moyen à se comporter comme un animal dénué de tout sens. Il suffit qu'un seul montre l'exemple et se mette à transformer en latrines un petit morceau de verdure pour qu'immédiatement le troupeau des suivants en fasse une décharge pour longtemps. ;)

C'est pourquoi, je suis pour la plus grande discrétion qui fait que jamais ma production (rendue invisible) ne viendra valider le sort que l'on pourrait jeter sur l'endroit merveilleux, avec vue de préférence, que je me choisis pour ces instants si propices à la philosophie quotidienne ;).

A+

29 septembre 2006 à 16:16:34
Réponse #6

nix


Bonjour

méthode armée française ou comment déféquer dans la verte:

Postulat 1: le militaire français est rustique certes mais respectueux des réglements il applique la procédure (version officielle); version officieuse: il fait là où il peut dans un coin du terrain de manoeuvre, fréquenté après lui par d'autres militaires qui rampent, sautent, se roulent (de nuit si possible) là où il s'est libéré (je le sais le militaire qui rampait, sautait se roulait de nuit c'était moi): puissant moment de solitude lors du debriefing d'après l'exercice de combat une solide odeur se dégageait du sous-officier qui prenait la parole; d'autant que la tenue camo centre-europe inclut le brun caca dans son éventail de coloris, en plus j'avais perdu ma lampe de poche.

Postulat 2: le militaire français n'est jamais seul, il est en troupe, composé d'hommes et de femmes donc de puissants bras costauds, subséquemment ils sont tous transportés en véhicules, dûment équipés de lots de bord, incluant pelle, pioche (et hache), il reçoit de la sangle jaune fluo en bobine de 500m (important).

Méthode: la zone de bivouac délimitée (durée de la réunion de commandement pour décider: 2h); montage des tentes (si ON ne les a pas oubliées); désignation des heureux élus et perception des pelles et pioches, découverte de l'endroit dit "petit coin": si un sous-off: 3mn, si 2 sous-off: 1mn (ça va plus vite car 2 sous-off ensemble=bière, donc on s'dépêche), 1 officier: 10 mn (les officiers sont d'horribles intellos peu au fait des contingences physiologiques, un officier ne mange pas, ne boit pas...; 2 officiers ou plus: personne ne sait à chaque fois qu'ils cherchent à plus de un, on les perd, c'est pourquoi il y a tant d'officiers, ça compense les pertes).

Creusage d'une tranchée de 30 à 40 cm de large et d'une longueur variable, fonction de la durée estimée du bivouac, du nombre d'usagers potentiels; pas trop longue (déjà vu une tranchée de 4/5 m), entourage de la tranchée par une bâche d'intimité; là le sens de l'impro du militaire français d'exprime car aucun réglement ne prévoit de telle bâche, ensuite il faut lui donner un bâti à ladite bâche, d'où  la hache du susdit lot de bord, pour exploiter les ressources du terrain ("c'est l'terrain qui commande!"); sûrement une groose phase de désarroi en zone désertique, montagneuse ou steppique; ne pas oublier de laisser un pan libre à la tente SANS TOIT ainsi créée (oubli déjà constaté), tirer la sangle jaune fluo entre la zone c.c./ p.p. etcla zone vie (nom post guerre froide du bivouac), TRES utile la nuit, laisser à disposition:

-PQ (rose camouflé combat)
-pelle
-chaux vive

Remarquons les contraintes du choix de localisation de la zone d'abandon:
-contre le vent par rapport à la zone bivouac (ou alors sous le vent VERS la tente du capitaine), oui je sais le vent peut tourner (auquel cas le masque à gaz trouve enfin une utilité)
-à bonne distance de ladite zone MAIS pas trop loin (500 m de bobine de sangle, c'est quand elle est neuve: grave problème tactique lorsque la bobine est épuisée (ben oui, elle en a fait des manoeuvres, elle))
-au bout d'un cheminement praticable de jour et de nuit
-au vu et au su de tout le monde (sinon vous retrouvez le cas réel évoqué au début de l'exposé)

Enfin, expliciter le mode d'emploi:
-se rendre compte du besoin pressant
-évaluer les possibilités d'accès au "petit coin": si vous êtes coincé dans un trou de combat: DOMMAGE (vous pouvez vous libérer sur place, il y a bien quelqu'un qui viendra nettoyer  ne se roulant dedans ou plus héroïque en dormant dessus , cas déjà vu) idem si vous terminez la troisième tournée de l'adjudant XXXX qui n'en finit pas de fêter son galon tout neuf au foyer du camp de manoeuvre voisin, l'endroit dispose d'un équipement fixe et moderne)
-rendre compte éventuellement de l'action à mener
-trouver (si de nuit) la fameuse sangle jaune et en suivre le parcours (si vous arrivez au bivouac c'est que vous êtes parti de votre point à atteindre, envisager alors une toilette rapide et complète
-faire
-recouvrir le résultat de chaux vive puis de la terre que les responsables de la conception des lieux ont laissé sur le bord de la tranchée (enfin...normalement)
-remercier les dieux de l'electrolyte parce que votre lampe de poche fonctionne, que vous pouvez voir la tranchée et donc l'emjamber, vous n'avez pas pu manquer de constater que certains de vos camarades ont ...oublié de recouvrir leur résultat.
-repartir dans le sens opposé
-trouver votre tente (facile elle est vert olive)

Deuxième solution:
-prendre un camion supplémentaire
-y installer deux chiottes chimiques (ou plus si le colonel est là)
-creuser une tranchée après deux jours parce quON a oublié les produits de traitement, que ça pue, ça déborde...non non mon colonel n'ouvrez pas la porte...trop tard!

Voilà vous venez de découvrir l'art des FEUILLEES

Nb: que faire quand il n'y a plus de cellulose en tranche:
Cas n°1: main gauche, la droite c'est pour saluer; près du bivouac, il y a une citerne de 1000l d'eau et trois savons de Marseille que personne n'utilise, profitez-en pour vous laver le bras, le torse, puis le reste, ce n'était pas difficile hein?
cas n°2: vous avez aussi oublié votre couteau? Donc vous mangez avec la main. Réflechissez: qu'est-il le plus important: manger? saluer? sortir d'ici dignement?
Cas n°3: cas officier: si vous êtes là, c'est que vous n'êtes pas perdu, comme vous ne mangez ni  ne buvez, ce lieu est inutile: suivre le ruban jaune, vous n'avez rien à faire ici.
Non, non pas par là mon lieutenant... (le lieutenant est réputé pour se perdre même quand c'est impossible, surtout lorsqu'il doit guider une section de trente hommes).
« Modifié: 29 septembre 2006 à 18:08:14 par nix »

29 septembre 2006 à 18:47:38
Réponse #7

Guigui


Je viens de revivre mon service militaire à Mont de Marsan :D ;D :doubleup:

En section, nous utilisions les feuillées (c'est donc comme ça que ça s'écrit ?), sinon, perso, je creuse un petit trou et j'y dépose mon offrande à dame nature pour la recouvrir ensuite de ce qui constituait auparavant ledit trou.
Il n'y a qu'une seule manière de le savoir : il faut essayer.

30 septembre 2006 à 16:57:58
Réponse #8

emmuel


Un coin tranquille en dehors de tout passage, et je peux vous garantir que au bout d'une semaine il n'y a plus une trace, information verifiee  ;) Les insectes sont passes par la.
Au cours du stage de printemps, un de nos valeureux enseignants est allé défequer en début de séjour. Il y est retourné plusieurs jours plus tard, la crotte y était toujours. Il en a déposé une deuxième à coté, constituée uniquement de chapatis et plantes sauvages. Le lendemain, seule la deuxième avait été bouffée. Pas la première, celle truffée de bonbons haribos et de pizza peperonis (je suis pas sûr qu'il en mange, mais c'est pour que vous vous fassiez une idée). Edifiant non ?

01 octobre 2006 à 09:56:32
Réponse #9

guillaume


Le lendemain, seule la deuxième avait été bouffée. Pas la première, celle truffée de bonbons haribos et de pizza peperonis (je suis pas sûr qu'il en mange, mais c'est pour que vous vous fassiez une idée). Edifiant non ?

C'est que ses petites bêtes aiment les choses naturelles.

Perso, pour aller au bois, j'ai adopté la méthode de David. C'est à dire le bandana contenu dans un ziploc. Je le lave dès que je peux.

Du coup il n'y a que ma m***e semi-enterrée que je laisse à Grand Mère Nature, pas de petits papiers roses  >:( ::).

a+

"82,3% des gens ont plus de chances d'être convaincus lorsqu'il existe un pourcentage dans la phrase."

03 octobre 2006 à 10:20:38
Réponse #10

tahiti


Personnellement je m'inspire de ce que fait dame nature, en regardant faire les autres especes du regne annimal, il fon ce qu'ils on a faire la ou ils sont...
il ne recouvre pas, et ce "leche le cul" ( ;D ouai ba sa je c pas faire)

alors en général je fait comme eux, je fait la ou je suis (ou je cherche un coin tranquile proche de la ou je suis quand j'ai envie) ce que j'aime bien c'est monter dans les arbres et cherché une branche en Y assez horizontale sa fait un trône, sa m'isole du sole et surtout sa m'éloigne de ma propre "m*rde" qui a tendance a vite atiré les mouches ... donc les mouches ce régalent loin de moi  ;)

pi je me torche avec un papier roze que je laisse au grés du temps  :o (noubliez pas que je vie a tahiti en millieu tropicale humide, que j'ai au minimum un bon grains par jour donc mon PQ ce dégrade somme toute assez vite (48 / 72h)  ;) mais si je ne suis pas dans un endroi super desert je le planque sous un cailloux (aprés etre redescendue de l'arbre) je choisie généralement de gros arbres ou les deux mains ne sont pas nécésaire pour en descendre

Voila mais je pence que
"les obligations animale ne ciez guerre a la condition humaine"
 :-[ 
(le chateau de mon perre ou la gloire de ma mere je ne sais plus le quelle des deux)

Rappel: au début d'une phrase, on met une majuscule. A la fin, un point. Et pitié, utilise un correcteur d'ortographe !
« Modifié: 03 octobre 2006 à 10:26:23 par Maximil »

22 juin 2007 à 13:50:08
Réponse #11

galileo


Il existe un ouvrage de Kathleen Meyer "Comment ch*er dans les bois", elle donne de bon conseils (testés en missions). Le seul truc c'est que par -10 ou -20°C quand la neige est surgelée ben c'est pas evident :'(, avec de la poudreuse pas de pb mais quand on tente un nettoyage avec des morceaux de glace accerés c est pas top. :o
C'est le seul point que son livre n'aborde pas donc si vous avez des conseils et RETEX, je suis preneur.
 

22 juin 2007 à 14:38:51
Réponse #12

triptop


Pour en revenir au fameux ouvrage, ce qui m'a marqué c'est qu'aujourd'hui il est risqué de boire dans la majorité des rivières aux USA du fait du sujet  ^-^, et ce depuis que le tourisme "nature" c'est développé.

Un bon caca peut mettre plusieurs mois à se dégrader et tout contact entre la matière fécale et de l'eau engendre une pollution bactério ( c'est toujours ce qui cause la mort de millions de personnes dans les zones en voie de  développement).

Comme déjà dit dans ce fil, chions loin de l'eau en évitant tout risque de ruissèlement. Si l'objet est enterré et mixé avec l'humus, la dégradation sera d'autant plus rapide. Ensuite évitons de se laver le cul les mains, ou tout ustensile utilisé pour pour se triturer le derrière, dans un point d'eau naturel. :down:
Enfin je conseille la lecture de cet ouvrage (l'auteur est guide de canoyning) notamment pour ceux qui sont amenés à encadrer des groupes en milieu naturel. Le bouquin est bourré d'anecdotes croustillantes et de bonnes pratiques sur le sujet, avec les arguments qui vont bien pour faire comprendre la démarche aux stagiaires et les impliquer.  :up:

 :popcorn:

« Modifié: 22 juin 2007 à 14:49:10 par triptop »
"Honi soit qui mal y pense !"

22 juin 2007 à 15:01:28
Réponse #13

galileo


j'ai teste la methode consistant a etaler ses etrons sur un rocher au soleil pour qu'ils sechent et s'envolent au vent, efficace en ete, moins en hiver. ;)

La caisse a munitions restant la meilleure solution quand meme bien que lourde mais au moins on remporte tout.

15 juin 2008 à 09:51:34
Réponse #14

Sanjohn


Les toilettes de campagne

Le petit caquouner! Quel grand moment de solitude pour les non initiés, que d'avoir terriblement envie d'aller aux toilettes (confortables, équipés, chauffées), quand il n'y en a pas!  :o

Combien d'apprentis ai je eu qui se retenaient sur deux ou trois jours (voir plus!) pour ne pas faire en plein milieu de la nature!  :crazy:

C'est un sujet pour certain délicat, pour d'autre pas du tout, mais peu abordé au final. J'en profite donc pour faire un tutu-caca pour les non-initiés sur les techniques de base.

Les toilettes de campagne

En VPN (vie en pleine nature : séjour dans la nature) le principe est simple :


Prenez un coin isolé, hors de tous sentiers, de toutes pistes (animaux), et de préférence entouré de taillis (quand il y en a!), pour la discrétion et l'intimité de ceux que cela gène...


Creusez un trou de 60 (longueur)x 60(profondeur) x40 (largeur)  (dimensions approximative pour un feuillet d'une personne), dans lequel vous déposerez délicatement vos petits trésors, mais aussi dans lequel vous urinerez.

Note : les dimensions sont approximatives. Plus vous êtes nombreux, plus long devra être le trou, en prenant environ 15 cm par personne. Pas besoin non plus de creuser une trancher de 3km, soyons logique. La longueur un peu plus grande permet simplement un peu de confort pour le "à plusieurs" (dans tous les sens du terme), et de ne pas bâtir une montagne de déchets, de bien les répartir dans la longueur. Ça évite aussi de faire par dessus le caca du copain, par soucis d'aisance pour les âmes sensibles. Les 60cm de profondeur, c'est un impératif et un minimum : ça réduit la signature olfactive une fois enterré.

Ces toilettes improvisées devront être impérativement à 150 mètres du campement de base, et à 300 mètres de toutes sources d'eau. Et n'urinez pas n'importe où!!! 

Note : urine et défection, sont des traces de passage, perceptible par tous les animaux, et visible pour nous humains en ce qui concerne les caquounets. Il convient donc de les cachets, et de ne pas faire n'importe où, d'autant plus que votre urine pourrait être prise pour celle d'un rival sur un territoire d'une grosse bébête. Pensez y!
En ce qui concerne les distances sanitaires, il convient de les respecter scrupuleusement : un séjour à long terme peut nuire à la qualité d'une rivière si vous faite dedans ou à côté. Ajoutons que nombreux peuvent être les désagréments (olfactifs, hygiéniques et les visites animales!) que les toilettes de campagnes peuvent vous causer si elles sont faites à proximité directe de votre campement. Pensez toujours développement durable ; vie sur terrain à long terme.


Je vous passe les détails de la procédure...regardez la photo de cet inconnu....   ;) Tout y est!

Une fois l'opération effectuée, on prend sa petite pelle (à défaut ses chaussures, ses mains ou son bâton) et on recouvre d'une petite couche de terre d'au moins 1 cm, pour les odeurs et les grosses bestioles, mais aussi par respect pour ceux qui suivront! Ce sont ce qu'on appelle des toilettes sèches. Certaines personne y vont jusqu'à rajouter des cendres à la terre...

Dans ces toilettes de campagnes, on y placera : les restes éventuelles de nourritures, votre trésor...mais pas de lingettes nettoyantes, de  déchets solides type boite de conserve ou de papiers d'emballage, c'est à dire rien de non biodégradable / rien qui ne se décompose pas en moins de 8 jours(...)

N'oubliez pas de reboucher totalement la fosse lors du départ, afin de cacher le plus possible la trace de passage et par mesure évidente d'hygiène et de respect de la nature.

Certain préconise même le sac poubelle dans la fosse, dans lequel on déposerait le petit trésor...et qu'on ramassera le jour du départ!
Vous me direz alors : et bien, à quoi sert donc de creuser si on fait dans un sac?  :glare:

Et bien tout simplement à avoir une cavité dessous vous, pour pas vous en coller partout!

J'ai moi même utilisé cette méthode, quand la discrétion était de rigueur (anti-pistage/chien). La méthode du sac poubelle est aussi pratique pour faire dans la tente ou sous l'abri quand la météo extérieure ne le permet pas. Pensez toute fois à doubler le sac...mieux vaut prévenir...que...non, mieux vaut! Et le sac, on le jette à la poubelle une fois rentré!  :closedeyes:

Quand le camp de base dure plusieurs jours, adaptez un coin pour homme, un coin pour femme, ainsi que la taille de la fosse dans la longueur comme dit précédemment.

N'y allez jamais seul(e), mais toujours escorté(e) par un(e) collègue par sécurité (le ou la collègue n'est pas obligé de rester regarder hein...il ou elle peut rester à une distance raisonnable, de 50 mètres par exemple...)

Une autre méthode consiste à bruler systématiquement le contenu séché de la fosse une fois le camp terminé puis de recouvrir le tout de terre, mais de toute façon, tout doit être mis dans un trou et enterré.

Il est possible par discrétion et esthétisme de faire un treillis de branchage permettant de couvrir la fausse lorsqu'on ne l'utilise pas. visuellement, il faut s'en rappeler pour pas tomber dedans. pas besoin cependant de faire un truc super camouflée.

En simple rando (pas de contre pistage, de séjour à long terme ou autre), pensez à creuser un petit trou (15cm de profondeur au plus / loin des eaux, des chemins etc), à y déposer votre merveilleux trésors et à reboucher. La procédure reste donc la même. Ne faitepas n'importe où n'importe comment.


Une dernière chose : Regardez bien cette photo, ça vous évitera des désagréments le jour J...Emballez votre papier toilette!

Et si vous n'en avez pas, les feuilles de marronniers sont idéales ma foi!  :up:

Et si vraiment : et bien comme toujours, improvisez : mouchoir de papiers, carré de tissu lavé à chaque fois, plouf (on ne fait pas mieux que l'eau)...bref, adaptata in situ comme toujours!


Les différents termes pour désigner les toilettes de campagne :

-Des latrines improvisées
-Des toilettes improvisées
-Un feuillet ou les feuillées (ça c'est bidas / Edit : orthographe et usage exacte à vérifier)
-Un moule à gâteau (=un pose cake)
-Une fosse à caca (pas très distingué celui là hein)
-Un "pose ta brique"

>>>Ami(e)s de la poésie, si vous en avez d'autre(s), n'hésitez pas!


Amical partage,

Sanjohn



Pour aller plus loin :
 
http://www.amazon.fr/Comment-chier-dans-bois-environnementale/dp/2913031161
« Modifié: 15 juin 2008 à 11:41:09 par Sanjohn »

15 juin 2008 à 10:59:14
Réponse #15

Schlomo


Bonjour à tous,

Bon post sur un sujet peu abordé.

Juste pour faire mon pénible on écrit : feuillées et non feuillet.

De même  pour avoir utilisé ce type de  toilettes pendant 3 semaines il est bien agréable si l'on pas d'exigence de discrétion extréme de construire un cadre en bois (solide !!)  au dessus du trou pour pouvoir y poser ses petites fesses en tout confort.

L'idéal étant de  surélevé le cadre et de creuser une petite dépression devant pour y caser ses pieds et éviter d'être casser en deux pendant l'opération.

Comme tu l'a justement souligné les conditions de confort précaires font que certains  ont tendance à se "retenir" avec tous les désagréments intestinaux que cela impliquent.

Si l'on doit rester quelques temps sur un point fixe c'est donc un point de confort à ne pas négliger, d'autant plus que le changement de conditions de vie et d'alimentation ont une influence sur le transit et  obligent à  un certain temps d'adaptation.

CDT
« Modifié: 17 juin 2008 à 22:04:45 par Schlomo »

15 juin 2008 à 11:26:35
Réponse #16

DavidManise


Salut :)

Même expérience que toi avec les stagiaires.  Y'en a qui font preuve d'une extra-ordinaire capacité tantrique de rétention du caca.  J'ai vu des mecs ne pas chier du tout pendant 5 jours...  !!!  Ils finissent avec un bide énorme, des nausées, des maux de tête...  c'est limite dangereux parfois (risque d'occlusion intestinale).  Aussi j'insiste un peu, j'offre des solutions, j'explique les trucs, mais bon.  Je ne peux pas faire à leur place. 

Et systématiquement, sur les stages de deux jours, quand j'invite les mecs à boire le café chez moi à la fin du deuxième jours, c'est la queue aux chiottes ensuite ;D

Bref. 

J'aimerais juste ajouter deux petits trucs au sujet de la qualité des cacas en outdoor.  Typiquement, c'est rare qu'on fasse exactement le même caca qu'à la maison...  c'est souvent soit plus mou, soit plus dur, et rarement "juste bien".

Celà, bien sûr, est dû à plein de facteurs...  notamment les changements dans le niveau d'activité physique (quand on bosse au bureau toute la semaine et qu'un weekend on se tape des bornes, ça accélère souvent le transit), les changements dans l'alimentation (peu ou pas de fibres et de légumes/fruits frais), et la déshydrataton (même si on n'a pas soif, on se déshydrate souvent un peu juste en étant dehors dans le vent et tout, et ça suffit parfois pour constiper un peu). Bien sûr je ne parle pas des problèmes liés à l'hygiène des mains après le caca, de la manipulation du bout de saucisson ou de fromage qu'on passe au copain ensuite, etc.  Là, c'est la chiasse assurée ou presque.  Idem pour l'eau de mauvaise qualité...

Typiquement, pour moi, le caca est la sanction de ma bonne ou mauvaise gestion de la vie en campagne.  Si je fais un joli caca comme à la maison, je suis content parce que je sais que : j'ai gardé les mains assez propres, j'ai bien mangé, assez bu, trouvé de l'eau de bonne qualité, etc, etc.  Dans le cas contraire, ben...  sanction aussi ;D

Sinon en hiver, le truc pour une bonne hygiène, c'est de manger beaucoup de Harissa.  Comme ça, en fait, de se torcher correctement avec de la neige c'est un soulagement, et pas une contrainte ;D

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

15 juin 2008 à 11:39:08
Réponse #17

Sanjohn



Juste pour faire mon pénible on écrit : feuillées et non feuillet.
Merci pour la remarque.

Je me souviens d'un cadre qui avait dit lors de la formation relative au TTA 105 (Règlement du service en campagne) au moment de la prise de note en classe qu'on pouvait écrire un "Feuillet" (version moderne) ou les "feuillées" (version ancienne).

>>> Un feuillet comme un livret composé de plusieurs feuilles, principe des toilettes de campagne recouvertes de plusieurs couches successives de terre, cendre, sable etc...et "Feuillées", sur le même principe de "plusieurs feuilles". Peut être un abus de langage? A vérifier par un expert en langue française? (il y a t-il un académiste?)  :D

D'accord avec David, pour la qualité de la chose : en effet elle varie sur le terrain, rien que par l'alimentation, la qualité  de l'eau (locale, /traitée  etc), le stress (activité / changement / point de repère modifié), le  climat etc...et c'est valable aussi bien en outdoor qu'en simple voyage touristique dans un hôtel.

C'est vrai que le caca comme l'urine sont de bons indicateurs de bonne santé (d'ailleurs, ne dit on pas anciennement"ça va"? au sens de "allez vous bien aux toilettes?, "ça se passe bien, vous faites bien?" ;D

Une urine trop jaune et très odorante est bien souvent signe d'une mauvaise hydratation ou de petit soucis de santé passagé ou plus délicat. (digestion / rein)

Cordialement, Sanjohn
« Modifié: 15 juin 2008 à 11:56:53 par Sanjohn »

15 juin 2008 à 11:54:56
Réponse #18

Marmoz


Merci pour la remarque.

Je me souviens d'un cadre lors de la formation relative au TTA 105 (Règlement du service en campagne) lors de la prise de note en classe qu'on pouvait dire un "Feuillet" ou les "feuillées".

>>> Un feuillet comme un livret composé de plusieurs feuilles, principe des toilettes de campagne recouvertes de plusieurs couches successives de terre, cendre, sable etc...et "Feuillées", sur le même principe de "plusieurs feuilles". Peut être un abus de langage? A vérifier par un expert en langue française? (il y a t-il un académiste?)  :D

Dans le petit Robert :
Les feuillées : Tranchée destinée à servir de latrines aux troupes en campagne.

Par contre, pour feuillet, j'ai rien trouvé vraiment en rapport. Par contre, l'expression latrine en feuillets a peut-être fini par dériver en feuillet. (Rien trouver non plus dans les dictionnaires d'argot)


J'oubliais : super tuto encore !  :)

15 juin 2008 à 12:06:53
Réponse #19

nemesys



15 juin 2008 à 12:39:46
Réponse #20

Sanjohn


Et hop, on récupère les bons posts de l'ancien forum  :up:

à Maximil : Navré, je n'avais pas vu qu'il y avait déjà un sujet à ce propos. Désolé pour le doublon.

à Marmoz : merci pour le complément d'information orthographique.  :up:

Cordialement, Sanjohn  :D





« Modifié: 15 juin 2008 à 13:06:35 par Maximil »

15 juin 2008 à 14:36:18
Réponse #21

mad


Le bouquin de Kathleen Meyer est à ch***.... Juste bon pour des américains tarés.
Brûler le PQ, c'est ce qu'on fait en forêt tropicale, mais essayez en Corse en été, et vous risquez des ennuis sérieux. Pour 55g et quelques euros, il y a une solution assez polyvalente :

http://v-g.me.uk/WildCamp/WildCampToilet.htm

que j'emporte toujours avec moi ...

15 juin 2008 à 15:33:31
Réponse #22

Marmoz


Le bouquin de Kathleen Meyer est à ch***.... Juste bon pour des américains tarés.
Brûler le PQ, c'est ce qu'on fait en forêt tropicale, mais essayez en Corse en été, et vous risquez des ennuis sérieux. Pour 55g et quelques euros, il y a une solution assez polyvalente :

http://v-g.me.uk/WildCamp/WildCampToilet.htm

que j'emporte toujours avec moi ...
Hier, j'ai remarqué que le Vieux Campeur (VC, mouahaha   :blink: :glare:, ok, je sors ) venait de refaire son stock de mini-pelle pliante dont le modèle en métal sur le lien que tu présentes (U-digit-it). A priori, ca a l'air super costaud, légèrement affuté selon les modèles.
Mais dans un optique de polyvalence, peut-être qu'une pelle CS ferait mieux l'affaire. Par contre, elle est lourde et prend de la place  :-\

Quant à la pelle en plastique que tu présentes, c'est du costaud ? J'ai toujours un petit doute avec tout ce qui est plastique.  ^-^

15 juin 2008 à 15:49:38
Réponse #23

Pierr


Il y a-t-il une alternative bien bio-dégradable au PQ/kleenex? Genre papier de cellulose ou autre.

e.g. ceci: http://www.gascognepaper.com/le_papier_kraft_un_materiau_naturel_non_blanchi_renouvelable_biodegradable_et_recyclable.htm

Citer
Le papier Kraft Naturel se décompose naturellement en quelques semaines, tout comme les feuilles des arbres.

Crédible?

15 juin 2008 à 15:54:12
Réponse #24

Marmoz


Il y a-t-il une alternative bien bio-dégradable au PQ/kleenex? Genre papier de cellulose ou autre.

Comme disait David Manise, tu as les feuilles de marronnier qui sont parfaites, mais toutes les feuilles d'arbres conviennent à condition qu'elles ne soient pas urticantes, ni toxiques.

Sinon, si tu n'aimes pas l'idée d'utiliser des feuilles, tu peux toujours utiliser du PQ et Kleenex que tu bruleras avec les risques que ça peut comporter dans certaines zones et sous certaines températures.

Tu peux aussi acheter du papier biodégradable. Il y en a Au-Vieux-Campeur. http://www.au-vieux-campeur.fr/gp/asp/produit.asp?codprd=2104968 Par contre, c'est un investissement...  ;D
(D'ailleurs, si tu enterres suffisamment profond, je ne pense pas que le papier toilette normal pose tant de problème que ça)
« Modifié: 15 juin 2008 à 16:01:04 par Marmoz »

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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