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Auteur Sujet: Survie en mer et en bord de mer  (Lu 10153 fois)

11 janvier 2011 à 16:07:21
Lu 10153 fois

Mani


Bonjour a tous je suis tomber sur un ancien post sur la survie en mer ( ancien de 2006 ) alors je me permet d'ouvrir un autre fil de discussion a propos de se sujet.

C'est un sujet interressant, pour moi la mer est un milieu a part qui est regit par ses propres lois et a un fonctionnement bien particulier. De plus nous, les humains, nous ne sommes pas fais pour vivre dans ce milieu la mais etant donner qu'on nous a doter d'un fort pouvoir d'adaptation il est possible d'y survivre et pourquoi pas d'y vivre " bien ".

Les meme problemes se posent en situation de survie en mer ou en bord de mer qu'en montagne par exemple, il existe toujours les meme priorités a savoir trouver de quoi s' hydrater, se nourrir se proteger du froid, de la chaleur, des animaux, trouver le moyen de se faire reperer, etc...

Ca serait donc sympa de regrouper dans se post les connaissances et les astuces de chacun sur ce sujet.

S'hydrater:
S'hydrater en mer est une chose assez difficil, bien sur chacun sait que l'eau de mer n'est pas bonne pour l'organisme ( accroit la desydratation, provoque des disfonctionnement des reins, etc...), mais en mer comme en haute montagne s'hydrater reste la priorité numero 1. Dans l'ancien post certain on parlait de Mr Bombard, figure emblematique de la survie en mer, son experience a ouvert bien des portes mais savait il ce que l'on sais aujourd'hui au sujet de l'absorbtion d'eau de mer? Car pendant ces periples Mr Bombard en consomait en quantité assez considerable... Au jour d'aujourd'hui nous savons qu'il faut absolument eviter ca mais comment? Comment trouver de l'eau potable ou en faire ???

Se nourir:
La mer est une source abondante de nourriture ( meme si malheureusement ces ressources s'amenuisent.... ). Quand on est en bord de mer se nourir ne pose pas vraiment de probleme si on sait ou chercher et quoi chercher. Cela demande certaines connaissances et peut etre aussi certaine qualités physique et mentales ( apnée en l'occurence et endurance a la nage, fabrication de harpon... ).
En pleine mer cela devient plus difficil, comment pecher ( encore faut il avoir de quoi ) comment chasser, etc...
Bien d'autres choses sont a devellopper mais pour que le post ne soit pas trop confus essayons de traiter une chose apres l'autre.

11 janvier 2011 à 16:27:27
Réponse #1

akiou


Dans l'ancien post certain on parlait de Mr Bombard, figure emblematique de la survie en mer, son experience a ouvert bien des portes mais savait il ce que l'on sais aujourd'hui au sujet de l'absorbtion d'eau de mer? Car pendant ces periples Mr Bombard en consomait en quantité assez considerable... Au jour d'aujourd'hui nous savons qu'il faut absolument eviter ca mais comment? Comment trouver de l'eau potable ou en faire ???

Il te faut relire "Naufragé volontaire" avant de balancer ça sur le Forum. Absolument éviter de consommer de l'eau de mer est faux, si c'est fait en alternance avec de l'eau douce, en dilution, dans une quantité qui prend en compte la salinité de l'eau ainsi que les apports hydriques. Selon les individus, cela te permet de rester dans la zone de conscience jusqu'à 2 fois plus longtemps (la déshydratation entraine une perte de conscience au bout d'environ 3 à 4 jours, en milieu marin sub-tropical), ce qui n'est pas négligeable. (Testé en 1993 a Madagascar).
Bombard consommait avant tout du poisson, sa consommation de plancton restant un moyen de pallier une carence en vitamine C durant sa dérive. Plus que son filet à plancton, ce qui lui surement sauvé la mise c'est d'avoir embarqué un presse agrumes afin de recueillir toute l'eau douce contenue dans les poissons: dans les arrêtes, les yeux, ...
une MAJ pas mal de wikipedia:
Si la consommation accidentelle de petites quantités d'eau de mer n'est pas dommageable pour le corps humain, il n'est pas possible de survivre à long terme en buvant uniquement de l'eau de mer. Cette croyance a pour origine la traversée de l'Atlantique d'Alain Bombard, mais qui utilisait aussi la chair des poissons et l'eau de pluie. Ainsi, le médecin allemand Hannes Lindemann qui avait voulu réitérer le voyage de Bombard avait montré qu'il n'était pas possible de se passer d'eau douce additionnelle[10]. L'OMS a utilisé ses travaux pour ses recommandations.

Le taux de chlorure de sodium dans le sang humain et dans l'urine se situe généralement autour de neuf grammes par litre (0,9 % en masse), un taux qui varie peu. Boire de l'eau de mer (dont le taux de sel est de 3,5 %) accroît temporairement la concentration de sel dans le sang. Ce sel doit être éliminé, ce qui se fait en utilisant de l'eau provenant de cellules pour uriner. Les cellules finissent par mourir de déshydratation, suivies par les organes et finalement le corps entier.

L'effet de l'absorption d'eau de mer a été étudiée sur rats en laboratoire[11], en faisant varier la concentration d'eau de mer dans leur eau de boisson. Au fur et à mesure que cette concentration augmentait, les rats devaient boire de plus en plus pour uriner davantage, jusqu'à une concentration de 50 %, tandis que leur soif déclinait après 50 %. Ces chercheurs recommandent ainsi de ne pas passer brutalement d'une consommation d'eau douce à une consommation d'eau de mer (pour des naufragés par exemple), mais plutôt d'augmenter progressivement la proportion d'eau de mer dans l'eau douce.

Les manuels de survie conseillent en général de ne pas boire d'eau de mer. Par exemple, le Medical Aspects of Harsh Environments (« Aspects médicaux des environnements hostiles »)[12] présente une analyse de 136 voyages en embarcation de sauvetage. Le risque de décès s'élevait à 39 % pour ceux qui buvaient de l'eau de mer, contre 3 % pour ceux qui n'en buvaient pas.

Pour rendre l'eau de mer potable (processus de dessalement), plusieurs techniques existent. La plus simple est de la diluer avec de l'eau potable jusqu'à ce que la salinité soit acceptable ; on utilise cette technique en agriculture, pour l'irrigation. Les techniques plus complexes, mises en œuvre notamment sur les grands navires, incluent les évaporateurs à vide, les évaporateurs « flash » ou l'osmose inverse.
« Modifié: 11 janvier 2011 à 16:50:10 par akiou »

11 janvier 2011 à 16:31:37
Réponse #2

jbc


pense bete que l'on nous adonner en formtion stcw 95 survie mer au CEPS de lorient
P P P E N S E (pépé pense)
POSITION (gps, cartes regle cras, journal de bord avec les derniers positions marquées, .)
PREMIERS SOINS (trousse premiers soin, médoc perso, lunette de vue et de soleil….)
PROTECTION(couvertures, duvets, voiles, bâches, bonnets…..)
EAU (un max., voir pompe a osmose inverse)
NOURRITURE(glucide lent et rapide tube de lait, barre énergétique….)
SIGNALISATION(cyalume, réflecteur balises…..)
EQUIPEMENT(bah comme d’hab. couteaux, préservatif, duckt tape cordage gants…)

11 janvier 2011 à 17:36:06
Réponse #3

Mani


Je suis en parti d'accord avec toi akiou, mais si je " balance ca " pour reprendre ton expression c'est que deja pour rendre de l'eau de mer potable ou arriver a un taux de salinité acceptable il faut de l'eau douce et il en faut quand meme une certaine quantité. Donc moi je me dit que si tu arrive a produire de l'eau douce dans ces proportions ben pourquoi boire de l'eau de mer??? J'ai deja essayer de diluer de l'eau de mer avec de l'eau douce en deux endroit de mediterrannée pas si eloignés l'un de l'autre ( 30 km ) et il m'a fallu le double d'eau douce pour arriver au meme resultat sur un des endroit ou j'ai fais le test. Selon les fond marins ( roche ou sable ), selon la situation geographique , selon si on se trouve en plein ocean ou en mer ou encore au bord de mer il y a beaucoup de variables a prendre en compte.

11 janvier 2011 à 18:09:53
Réponse #4

Mani


Par contre il est vrais que si tu ne peux pas produire de l'eau potable a volonté le fait de diluer 1 litre d'eau de mer avec 1 ou 2 litre d'eau douce est plus que rentable , un rapport de 2 pour 1 ou meme 4 pour 1 est largement acceptable en situation de survie et meme providentiel!!!! C'est vrais que je me suis peut etre mal exprimer en disant " qu'il ne fallait  pas ", mais plutot c'est deconseiller si on a d'autres moyens de s'hydrater.

11 janvier 2011 à 18:36:45
Réponse #5

jonasvoile




Les meme problemes se posent en situation de survie en mer ou en bord de mer qu'en montagne par exemple, il existe toujours les meme priorités a savoir trouver de quoi s' hydrater, se nourrir se proteger du froid, de la chaleur, des animaux, trouver le moyen de se faire reperer, etc...



Se nourir:
La mer est une source abondante de nourriture ( meme si malheureusement ces ressources s'amenuisent.... ). Quand on est en bord de mer se nourir ne pose pas vraiment de probleme si on sait ou chercher et quoi chercher. Cela demande certaines connaissances et peut etre aussi certaine qualités physique et mentales ( apnée en l'occurence et endurance a la nage, fabrication de harpon... ).
En pleine mer cela devient plus difficil, comment pecher ( encore faut il avoir de quoi ) comment chasser, etc...



salut en bord de mer, le plus simple est encore de ramasser les coquillage, crustacés ..., dans le sable ou sur les rocher, pas besoin de nager ou de compétences en apnée ni d'harpon, miam miam le homard grillée

11 janvier 2011 à 21:13:41
Réponse #6

Kam


En pleine mer:

S'hydrater:

Il y a une source de flotte évidente en mer mais à laquelle on pense rarement. Les poissons contiennent entre 60 et 80% d'eau. Il est possible d'extraire jusqu'à 450 ml d'eau par kilo de poisson. Voir le bouquin de Bombard pour plus de détails, mais il suffit de vider le poisson et de découper la chair en petit cubes. Ensuite soit tu as un presse-fruits et là c'est royal, soit tu places le tout dans un torchon que tu torsades.

Les yeux des poissons contiennent aussi 90% de flotte, mais je ne suis pas sûr que partir à la chasse d'yeux de poissons soit très rentable... Sinon la colonne vertébrale des gros poissons est aussi bourré de flotte (même commentaire).

Pour les autres méthodes, bah c'est à peu près comme partout:

- l'eau de pluie (pas fiable - on peut rarement prévoir quand il va pleuvoir, à part peut-être pendant la mousson mais même là il ne pleut pas tous les jours, donc à moins de pouvoir stocker suffisamment de flotte...).

- la condensation sur les parois du canot de sauvetage au matin (d'où l'intérêt d'avoir une éponge dans les canots).

- la pisse (dans le pire des cas), à consommer sans attendre sinon ça devient toxique.

- l'eau de mer sous certainement conditions qui ont déjà été abordées.

- ... (je dois en oublier)

Bref, le "jus de poisson" est très certainement la meilleure option, tout du moins dans les eaux tropicales où la pêche est quand même très simple.

Se nourrir:

Le kit de survie contenu dans beaucoup de canaux de sauvetage est parfois complètement ridicule, les hameçons pourront être complètement rouillés, de taille inappropriée, sans oeillet parfois, non montés la plupart du temps, et presque toujours en nombre insuffisants (alors que dans certains kits on va même trouver un moulinet...). Bref tout ça pour dire que la seule source de nourriture sera la pêche, mais qu'il y a des chances pour qu'il faille improviser (hameçon avec une épingle, etc).

Le fond du canot se couvre en général assez rapidement de micro-organismes dans les mers chaudes, ce qui attire les poissons (source de nourriture pour eux). Dans ces conditions, ils ne devraient pas manquer.

Pas grand-chose à dire sinon, les méthodes de pêche restent les mêmes qu'ailleurs: ligne avec hameçon, harpon improvisé (pour ceux qui savent s'en servir - attention à la réfraction de l'eau: le poisson n'est pas là où vous le voyez), gaffe, etc. Le problème est simplement de faire très attention pour ne pas endommager le canot.

Je passe sur la pêche aux requins et autres bestioles dans le genre, ça serait un peu suicidaire je pense, mais tu peux aussi trouver dans les mers chaudes quelques espèces un petit plus particulières, comme les poissons volants (s'il y en a beaucoup ça peut valoir le coup: ils peuvent passer 1 mètre environ au-dessus du niveau de la mer, donc installer un filet à la verticale peut être une bonne idée, si on peut bien sûr), et les tortues. Ces dernières sont un peu risquées à attraper (risque de déchirement du canot), donc mieux vaut savoir comment s'y prendre. Il faut impérativement la retourner avant de la hisser sur le canot sur le dos pour éviter cela, et les immobiliser avant de les tuer.

Petite règle au passage qui vaut pour tout ce que vous pourriez pêcher/attraper: ne jamais tuer la bestiole en question dans l'eau, et ne jamais rejeter les déchets dans la mer si vous n'aimez pas les requins. Les entrailles d'ailleurs peuvent être recyclées en appâts pour la pêche.

Enfin, il y a toujours le plancton (avant de partir en mer vérifiez qu'il y a un filet à plancton dans le kit de survie du canot) qui en plus est riche en vitamine C, ainsi que les algues éventuellement dans certaines zones (c'est immonde, mais ça se mange), même si c'est plus sur les côtes.

-------------------

Pour le bord de mer, ça dépend énormément de la zone dans laquelle tu te trouves: ça ne sera pas la même chose en zone tropicale et près du cercle polaire (enfin remarque c'est aussi vrai en pleine mer). Ensuite, même si on peut partir du principe que tous les poissons sont comestibles en haute mer, ce n'est pas de cas sur les rivages. L'idée de base est d'éviter tous les poissons aux couleurs qui sortent de l'ordinaire et/ou de forme peu commune. Attention aussi à certains poissons contaminés par les algues et infestés de parasites (en fait ils sont bouffés par de plus gros poissons qui eux peuvent être dangereux à la consommation). Ce n'est pas toujours évident, mais dans tous les cas pour ces poissons, ne gardez que les filets, et dans l'idéal mieux vaudrait ne pêcher que des poissons venus du large, mais bon...

PS: Attention, les crustacés ne sont pas tous comestibles...

11 janvier 2011 à 23:22:44
Réponse #7

Mezig


Survie passive ou dynamique ?

Le radeau de sauvetage, c'est bien mais il va dériver au gré des courants et des vents.
Cela ne pose pas trop de probleme en navigation cotiere ou dans des zonnes civilisées surtout quand on a put prevenir les secours car courrants et vents sont connue et les sauveteurs ont l'habitude de travailler avec.
Maintenant dans le cadre d'une navigation hauturiere, surtout hors des routes classiques, je pense AMHA qu'il faut mieux priviligé le canot de sauvetage pour pouvoir prendre un cap et s'y tennir; une bonne connaissance de la boussole et du sextant doit obtimiser les chances de survie
Les moyens sont la fin.

12 janvier 2011 à 16:19:40
Réponse #8

Mani


Salut, perso si j'emmene tous le matos que vous decrivez sur mon bateau ben je ne pourrai meme pas monter a bord lol Je me suis deja retrouver a la derive par gros temps sur mon bateau avec pour seul equipement ce qui est obligatoire pour les bateau de plaisance des gilets de sauvetage, des sifflets, trois stromboscope ( 1 sur chaque gilet ) et des fusées de detresse plus bien sur quelques trucs qui sont sur mon bateau en permanence  un tarp, un ecope, une boite a peche et mon matos de chasse sous marine... Voir la survie accompagner de tout le materiel necessaires a une survie " VIP " je dirai c'est un peu voir le sujet par le bout de la lorgnette comme on dis. Peu de gens sont autant equiper que ca.

Pour ce qui est des coquillage ( palourdes, coques, moules et j'en passe et des meilleurs ) oui pas besoin de se mouiller par contre le jour ou tu attrappe un homard en mediterrannée par exemple sans te mouiller cela sera un exploit ( pas de marée pas de peche a pieds ). Alors oui je pense que dans tout cas de survie un bon physique et bon mental sont de mise meme en bord de mer et meme en pleine mer. J'entend bien par la que ca sert a rien d'etre un pro de l'apnée mais savoir se servir de ca en securité je pense que ca peut etre un atout. Tout comme etre un bon nageur.

12 janvier 2011 à 16:52:15
Réponse #9

jonasvoile




par contre le jour ou tu attrappe un homard en mediterrannée par exemple sans te mouiller cela sera un exploit ( pas de marée pas de peche a pieds ).

Qu'elle idée d’habiter au bord de la med, alors qu'en Bretagne on a des marrée.

Plus sérieusement l'exemple du homard grillé, n'est pas le plus facile à trouver, par contre suivant la saison et le coin où on est on peut avoir des étries facilement, suffit de se mouiller les pieds et de retourner les caillou, tout sa pour dire qu’avant d'envisager la chasse sous marine, il y a d'autre solution plus simple et moins technique à mettre en oeuvre, il y aussi les oursin qui sont facile à ramasser dans 1 à 2 métre d'eau, de nombreux coquillages, des algues.

Quand au débat radeau de survie vs canot de survie, faut faire un compromis entre possibilités de naviguer (passe aussi par un bateaux sur et correctement préparée), encombrent du merdier de survie tant qu'on ne sans sert pas (normalement jamais), facilitée de mise en oeuvre (pas de radeaux au font d'un coffre ou inaccessible, la classe 6.50 impose la sortie du radeaux en peu de temps, contrôlée in situ), les moyens d’alerte et de signalisation, l'éloignement des voies de navigation (possibilités de naviguer à plusieurs bateaux).

Dans le cas de l'utilisation d'un radeaux de survie, ne pas hésitez à se confectionnez un grab bag, facile à embarquer, contenant du matos choisi, avec la possibilité de rajouter du matos portable supplémentaire (pyrotechnie, VHF, papier perso + bateau, APN avec photo du pourquoi de l'abandon (tout ce qui peut aider pour l'assurance). certain contenant son plus facile à trimbaler que d'autre pour embarquer sur le radeaux, un bateau ou un hélico) sac a dos étanche vs bidon étanche).

Dans tous les cas la participation à un stage de survie en mer (type stage ISAF, obligatoire en CAL, plus adaptée à la problématique nautisme que le STCW 95) est vivement recommandée, ajoutée au choix de son matos de survie, et surtout savoir où se trouve tout ce bordel (souvent rangée au fond des placard ou des coffre avec bouteille, boite de conserve par dessus), l'idéal est de l'avoir dans la descente (quitte à le ranger ailleurs au port)

@ + sur l'eau

12 janvier 2011 à 20:51:47
Réponse #10

promeneur4d


Quelle est la concentration en sel(s) d'un "jus de poisson marin"?

il y avait une discussion sur boire du sang ou pas sur ce forum, et si je me rapelle bien c'etait plus ou moins deconseillé justement a cause de ca.


PS: trouvé; boire du sang
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,7698.0.html
« Modifié: 12 janvier 2011 à 21:41:12 par promeneur4d »
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

13 janvier 2011 à 00:09:33
Réponse #11

Kam


Je ne vais pas donner de réponse exacte pour ne pas dire de conneries, mais c'est inférieur à la salinité de la mer. A long terme sans autre source d'eau "potable" ça risque de devenir problématique, mais sinon ça fournit un complément non négligeable, et beaucoup moins dangereux que l'eau de mer (enfin... mieux vaut s'entraîner chez soi à récupérer le jus pour ne pas se faire de fausses idées quand même).

Citer
Voir la survie accompagner de tout le materiel necessaires a une survie " VIP " je dirai c'est un peu voir le sujet par le bout de la lorgnette comme on dis. Peu de gens sont autant equiper que ca.

Non, il ne s'agit pas d'emporter la télé et le canapé du salon... :D

Par contre tu as du matériel très simple et très utile dans certaines circonstances (hameçons et lignes en premier lieu) que tu peux garder dans un grab bag comme le dit jonasvoile , et qui viendra compléter le matos parfois assez déplorable du radeau.

Et en sachant aussi qu'avant d'en arriver là, l'idée c'est quand même de ne jamais quitter le navire avant d'avoir de l'eau jusqu'au c***** d'une part, et que d'autre part des moyens de communication / signalisation te sauveront plus que n'importe quelle ligne de pêche.

22 août 2017 à 16:01:23
Réponse #12

Arnaxe


Bonjour à tous, nouveau venu sur ce forum, je me permets de déterrer cette discussion.

Les sources d’hydratation en mer :
1. L’eau fournie par un déssalinisateur solaire. Cet appareil qui n’est pas présent dans l’armement des radeaux de survie permet d’obtenir jusqu’à 300 ml d’eau par heure en fonction du taux d’ensoleillement et de la température extérieure. Il est recommandé d’en mettre au moins un dans le sac ou le conteneur d’urgence du bateau de plaisance. Pourtant, l’expérience vécue par Steven Callahan* en tant que naufragé a démontré que ce genre de matériel assez fragile avait rapidement ses limites dans le temps et qu’il ne fallait pas compter là-dessus comme unique source d’approvisionnement en eau surtout si la météo ou la position géographique ne s’y prête pas. Cependant, il serait dommage malgré tout de se priver de cette méthode d’approvisionnement en eau douce.

2. L’eau de pluie. La récupération d’eau de pluie reste la solution la plus utilisée par les naufragés pour réaliser des stocks d’eau. Il faut pour se faire disposer d’un moyen de capter l’eau et d’un moyen de stockage de l’eau. La plupart des radeaux de survie permettent de recueillir l’eau de pluie en utilisant leur tente comme support de captation, mais il faut attendre que la pluie ait rincé suffisamment la tente avant de prélever l’eau sous peine d’obtenir de l’eau saumâtre. De plus, l’eau aura un gout de caoutchouc et pourra même être polluée par la teinture de la toile de la tente. Autre matériel qui n’est pas présent dans l’armement des radeaux de survie et qu’il est recommandé d’avoir dans son sac ou conteneur d’urgence, un jerrican souple pour stocker l’eau recueillie. Dérivant sur son radeau de survie, Steve Callahan* quand à lui avait bricolé un support de captation avec une couverture de survie dont une partie des côtés avaient été roulée. Ce support était placé sur un pan de la tente du radeau et maintenu en place par de la ficelle. L’eau qui était ainsi récupérée permettait le remplissage de divers contenants par l’intermédiaire d’un tuyau. Même en étant aléatoire, la récupération d’eau de pluie reste la source d’hydratation la plus couramment utilisée.

3. Le jus de poisson. C’est une méthode mise en avant par Alain Bombard** qui consiste à presser dans un presse agrume ou à l’intérieur d’un torchon de la chair de poisson pour en extraire de l’eau non salée avec bien sûr un certain arrière gout de poisson. Cette méthode a montré son efficacité, mais son efficacité comme source d’hydratation est discutable car elle a été testée en solitaire et non avec un groupe de naufragés.

4. Le sang de tortue. Les tortues marines, en plus de fournir une belle quantité de viande et de la graisse ont suffisamment de sang dans le corps pour être une source d’hydratation. La famille de Dougal Robertson*** a consommé du sang de tortue à plusieurs reprises durant sa dérive dans le Pacifique.

Les sources de nourriture en mer :
1. Les poissons. C’est la source de nourriture qui nous vient en premier à l’esprit lorsque nous discutons de survie en mer. Il semblerait que les poissons volants et les dorades soient les poissons les plus consommés en situation de survie. Les poissons volants ont tendance à se retrouver dans les canots suite à des bonds pour échapper à des prédateurs et les dorades quand à elles nécessitent d’avoir un kit de pêche bien pensé pour être capturées ou un fusil harpon. Ce dernier objet peut être une véritable aubaine en matière de pêche mais aussi causer votre perte en cas d’accident à bord d’une embarcation pneumatique.

2 Les tortues marines. Maurice et Maralyn Bailey**** et la famille de Dougal Robertson*** ont consommé des tortues pour survivre en mer. C’est une source de nourriture qui ne nécessite aucun matériel pour sa capture, il suffit d’attraper la tortue par une patte et par le rebord de la carapace afin de la hisser à bord d’une embarcation. Cependant, les tortues de mer possèdent des griffes qui pourraient endommager un radeau pneumatique et il est nécessaire d’avoir un bon couteau sous peine de mettre du temps pour les tuer.

3 Les oiseaux de mer. La plupart des naufragés qui ont mis sur papier leur "aventure" ont capturé un ou plusieurs oiseaux de mer durant leur dérive. Cependant, c’est la source de nourriture la moins fréquente, la moins facile à manger cru et sans doute la moins consistante.

Le matériel fait la différence : Avec un déssalinisateur solaire, 2 couvertures de survie, 15m de drisse de 2 mm, 1m de tuyau diamètre 10mm, un jerrican souple de 10L, un kit de pêche bien pensé et un couteau Mora, les chances de survivre en mer à bord d’un radeau de survie sont considérablement augmentées. Et encore une fois, à l’exception des couvertures de survie et d’un kit de pêche médiocre, ces matériels ne sont pas présents dans l’armement des radeaux de survie. Il faut aussi garder à l’esprit que survivre en mer entre les 30èmes parallèles est chose plus facile que survivre en mer au-delà de ces parallèles.

*Steven Callahan, auteur de : A la dérive – 76 jours perdu en mer.
**Alain Bombard, auteur de : Naufragé volontaire.
***Dougal Robertson, auteur de : Survivre à la mer cruelle.
****Maurice et Maralyn Bailey, auteurs de : 117 jours à la dérive – abordés et coulés par un cachalot.
« Modifié: 22 août 2017 à 18:31:54 par Arnaxe »

23 août 2017 à 09:20:16
Réponse #13

bloodyfrog


Intéressant. :)
Merci et bienvenue!

Qu'est ce qui t'a fait t'intéresser à la survie en mer? Tu es plaisancier?

Manu.


23 août 2017 à 16:20:06
Réponse #14

Arnaxe


Qu'est ce qui t'a fait t'intéresser à la survie en mer? Tu es plaisancier?

Bonjour Manu,

Je ne suis pas plaisancier. Je suis un Toulonnais qui habite aujourd’hui loin de la mer.
Je suis intéressé par les techniques de vie et de survie dans la nature depuis que je suis ado et cela est toujours passé par l’acquisition de livres (de Copain de Bois à Le Surviethon) et par divers activités (de la cueillette de champignons à la pêche). Je ne suis pas un baroudeur ou un survivaliste mais quelqu’un de curieux qui aime se renseigner sur un sujet, tester certaines choses et avoir une démarche de réflexion.

Ce qui m’a fait intéresser à la survie en mer ?
Tout d’abord j’ai envisagé à un moment d’essayer de faire du bateau stop (sans ma famille) durant mes congés (plus facile à envisager qu’à faire) et du coup je me suis intéressé à la sécurité et à la survie en mer. Je me suis dit, que je sois un passager essayant d’aider plutôt qu’un équipier compétent cela ne m’empêche pas de me préoccuper de ma sécurité. Et en cherchant à me renseigner, je me suis rendu compte que sur internet le sujet était réellement peu abordé, du coup j’ai plongé dans les livres (et là pas tellement de livres récents traites du sujet) des manuels de survie aux récits de naufragés.

Le problème avec la survie en mer, c’est qu’il est difficile de réellement s’y former (Je ne connais aucune école ou centre de formation qui laisserait ses stagiaires passer plusieurs jours en haute mer à bord d’un radeau de survie. J’ose à peine imaginer la logistique de sécurité que ça demanderait et encore moins comment expliquer ça à un assureur.). Je pense au sujet de la survie en mer qu’en cas de naufrage le plaisancier confirmé est pratiquement au même niveau de connaissances/compétences qu’un passager mentalement stable. Du coup, sans savoir naviguer (de toute manière sur un radeau on dérive…), connaitre les obligations de sécurité sur un navire de plaisance (pour ne pas embarquer avec n’importe qui), savoir ce qu’est un radeau de survie et comment le mettre en œuvre, avoir un peu d’expérience en pêche et traitement des captures, avoir des bases en secourisme et savoir se servir des articles d’un kit de secours, avoir lu des livres sur la survie en mer (manuels et récits) permet d’approcher le sujet de la survie en mer et je pense de pouvoir mieux réagir si on y est confronté.

Je m’intéresse aussi beaucoup à l’aspect matériel de la survie en mer. En mer, il n’y a aucune ressources à disposition (pas de bois, pas de pierre, pas d’abri naturel, pas de ruisseau), du coup tout ce qui peu être emporté sur le radeau de survie est un véritable trésor.

23 août 2017 à 17:03:02
Réponse #15

VieuxMora


Bonjour,

On peut distinguer 2 cas:

-Pouvoir durer plusieurs jours ou semaines en autonomie sur un radeau de survie, et là les outils,  les techniques, les connaissances et le mental vont être prépondérants.  Cela a été largement développé au dessus. 

-Pouvoir être rapidement* secouru, donc capacité à se signaler.
Détaillons: du plus simple près des côtes habitées  au plus compliqué en zone hostile, par exemple les 40ème rugissants.

- Près des côtes:
- Signaux visuels, les feux à main, le miroir
- S'il y a du réseau, le GSM étanche ou en pochette étanche pour appeler les CROSS, composer le 196 en France.
- La VHF marine, canal 16 a une portée d'au moins 10 miles, plus que le téléphone et surtout est veillée par tous les professionnels de la mer ainsi que les sémaphores.

Quand on s'éloigne, le contact direct avec la terre se fera par ondes courtes (difficile sur un radeau de survie ! ) ou téléphone satellite.

Il existe d'autres options:
- Les balises PLB qui disposent d'un bouton d'alarme et sont repérées par satellite.

Edit (suite interruption bug net)

Effectivement Arnaxe, les PLB doivent être enregistrées et programmées à l'achat

N'oublions pas que la VHF marine canal 16 permettra toujours de rentre en contact avec les navires sur zone. Et éventuellement de le guider vers vous par radiogoniométrie

Mais un autre système VHF moins connu des plaisanciers est le contact avec les avions de ligne.
Il faut pour cela une VHF aviation, et lancer le Mayday sur 121,5 Mhz qui est veillé par tous les avions de ligne.
A 35 ou 40000 pieds d'altitude, ils peuvent recevoir un appel du sol dans un rayon de près de 400Km !
L'avion relaiera l'appel au services de secours.
Dans ce cas connaître sa position GPS et la communiquer à l'avion simplifiera les recherches.

Tout n'est pas encore fini. Retrouver un point minuscule sur l'eau est difficile et paradoxalement plus facile de nuit que de jour à condition d'avoir une balise lumineuses flottante ( à partir de 25 Euros)

L'exemple récent les passagers rescapés d'un avion de tourisme qui avait amerri en panne moteur au large de la Corse au départ de Propriano, avec suivi radar, n'ont été récupérés qu'au bout d'une dizaine d'heures et grâce à la lampe de leur gilet de sauvetage détecté par les JVN. 

http://www.corsematin.com/article/corse/corse-golfe-de-porto-six-miracules-apres-un-amerrissage-force

https://www.bea.aero/docspa/2009/n-sf091012/pdf/n-sf091012.pdf

*rapidement : Peut vouloir dire quelques heures ou quelques jours. Et là c'est d'abord l'hypothemie qui tue. D'où les combi isolantes et flottantes au look Casimir, que connaissent bien les travailleurs de la mer, version offshore !

« Modifié: 23 août 2017 à 17:58:07 par VieuxMora »

23 août 2017 à 17:24:52
Réponse #16

Arnaxe


Il existe d'autres options:
- Les balises PLB qui disposent d'un bouton d'alarme et sont repérées par satellite.

La radiobalise de localisation des sinistres de type PLB (Personal Locator Beacon) conçue pour être portée sur soi ou de type EPIRB (Emergency Position Indicating Radio Beacon) conçue pour être mise à l'eau envoie un message de détresse par satellite quelque soit votre position en mer.
Pour être fonctionnel, cet appareil doit être programmé avec le numéro MMSI du bateau qui vous est délivré par l'Agence Nationale des Fréquences (ANFR).

http://www.institutmaritimedeprevention.fr/wp/wp-content/uploads/2013/10/plaquette_balise_V4_WEB.pdf

24 août 2017 à 16:05:20
Réponse #17

Arnaxe


Votre bateau ou radeau de survie s’est échoué sur une île déserte entre les 30èmes parallèles. Cette île pourrait être paradisiaque s’il y avait un hôtel et que vous ne serviez pas de banquer aux mouches de sable.

Les sources d’hydratation sur une île :
1. L’eau courante. L’eau d’une source sortant de la roche ou d’un ruisseau a généralement l’avantage de ne pas être chargée de débris organiques ou turbide. Avant de la consommer, vous devez la porter à ébullition plusieurs minutes ou utiliser la méthode solaire de désinfection de l’eau. C’est la source d’hydratation idéale.

2. L’eau stagnante. L’eau de pluie accumulée dans une mare ou l’eau d’un petit étang est chargée de débris organiques et a parfois une odeur de végétaux en décomposition. Avant de la consommer, on doit la filtrer et souvent à plusieurs reprises puis la porter à ébullition plusieurs minutes. Malgré tout, cela n’empêche pas l’eau d’avoir parfois un arrière gout. Ce n’est pas la source d’hydratation idéale mais elle a le mérite de procurer un certain volume d’eau.

3. L’eau de pluie. Pour la récupérer, il faut "simplement" disposer de plusieurs moyens de captation. Cependant, elle reste une source d’hydratation aléatoire et il faut disposer de plusieurs moyens de stockage afin de pouvoir attendre la prochaine averse sans manquer d’eau. De plus, sous un climat chaud, vos récipients de stockage pourraient être contaminés par des algues qui s’y développeraient. C’est parfois la source d’hydratation de "la dernière chance".

4. Les noix de coco. Les noix de coco qui se trouvent aux pieds des cocotiers contiennent une certaine quantité d’eau de coco. Cependant, c’est une source d’hydratation qui se tarit vite, demande de l’énergie pour pouvoir en profiter (enlever l’enveloppe fibreuse et percer les yeux de la noix) et sa consommation a tendance à être laxative. C’est une source d’hydratation d’opportunité lorsque vous désirez manger la chair des noix de coco.

Les sources de nourriture sur une île :
1. Les poissons. C’est une source de nourriture théoriquement assez abondante à condition de savoir s’y prendre pour les capturer. Un minimum de matériel de pêche ou au pire un harpon sera nécessaire. Il faut aussi avoir un minimum d’expérience en la matière et être un petit peu observateur. Cependant, il faut éviter les grands prédateurs à cause du risque accru de contracter la ciguatéra dû à leur place dans la chaine alimentaire et du risque de se faire blessé. Il faut aussi partir du principe que sont toxiques tout les poissons très colorés, tout les poissons qui se gonflent d'eau lorsqu'ils se sentent menacés (poissons-globe connus aussi sous le nom de fugu) et tout les poissons bardés d’épines.

2. Coquillages et crustacés. C’est une source de nourriture qui s’épuisera rapidement sur un site et qui obligera à aller de plus en plus loin pour s’approvisionner. Certaines personnes consomment les coquillages crus, mais il est très préférable de les faire cuire dans de l’eau bouillante pour éviter au maximum une intoxication. Les coquillages et les crustacés restent une source de nourriture d’appoint.

3. Les oiseaux de mer. Chassé à l’aide d’un bâton de jet ou attrapé par un autre moyen, les oiseaux de mer peuvent être une source de nourriture intéressante. Cependant, leur préparation (surtout le plumage) et leur cuisson demande un peu plus de temps qu’avec les poissons. De plus, ils sont nommés oiseaux de mer car ils passent plus de temps en mer que sur la terre ferme, ce qui limite les chances d’en attraper à moins d’être à l’époque de l’année où les femelles couvent leurs eux ou nourrissent encore leurs petits.

4. Les noix de coco. La chair des noix de coco est une source de nourriture complémentaire qui demande quand même un peu d’énergie notamment pour enlever l’enveloppe fibreuse et qui peut rapidement lasser. De plus, cette source de nourriture s’épuisera rapidement sur un site (à moins d’avoir des cocotiers à perte de vue) ce qui obligera à aller de plus en plus loin pour s’approvisionner.

5. Le manioc et l’igname. Ce sont des plantes dont les racines sont comestibles une fois cuite (le manioc cru est toxique). S’il y a 2 plantes tropicales à savoir identifier, je pense que ce sont celles-ci.

Le matériel fait la différence : Il faut garder à l’esprit que si vous vous échouez sur une ile, le matériel présent dans votre embarcation et l’embarcation elle-même en la cannibalisant (par exemple un morceau de voile pour rendre étanche le toit d’un abri ou fabriquer une tente) vous offriront de quoi vous faciliter la vie. Il est même possible que la mer est charriée sur les plages des contenants en plastique dont des bouteilles d’eau, des morceaux de bois, des morceaux de polystyrène, des cordages de différents diamètres, des morceaux de filet de pêche et différents objets en plastique ou en mousse plus ou moins détériorés qui trouverons peut-être une seconde vie entre vos mains. Cependant, même avec du matériel, si les sources de nourriture font vraiment défaut comme pour le couple Bourdens* sur l’île Bathurst, l’île déserte risque de rapidement la redevenir.

*Henri Bourdens, auteur de : Croisière cruelle.

25 août 2017 à 10:01:58
Réponse #18

guillaume



3. L’eau de pluie. Pour la récupérer, il faut "simplement" disposer de plusieurs moyens de captation. Cependant, Éole reste une source d’hydratation aléatoire et il faut disposer de plusieurs moyens de stockage afin de pouvoir attendre la prochaine averse sans manquer d’eau. De plus, sous un climat chaud, vos récipients de stockage pourraient être contaminés par des algues qui s’y développeraient. C’est parfois la source d’hydratation de "la dernière chance".

Attention, à traiter comme n'importe qu'elle eau à trouvé sur le terrain.

Arnaxe,  t'as testé un peu tout ça ou c'est une compilation de tes lectures ?

"82,3% des gens ont plus de chances d'être convaincus lorsqu'il existe un pourcentage dans la phrase."

25 août 2017 à 12:16:42
Réponse #19

Arnaxe


Attention, à traiter comme n'importe qu'elle eau à trouvé sur le terrain.

Toutes mes excuses !
Oui, il faut traiter l'eau de pluie car comme l'air elle peut être polluée par la pollution industrielle ou contenir des bactéries. Sur une île déserte au milieu de l'océan, je pense que le filtrage n'est pas forcément nécessaire car le risque des polluants industriels peu être écarté (qu'en penses tu ?), par contre porter l'eau de pluie à ébullition plusieurs minutes est nécessaire avant sa consommation.

Arnaxe,  t'as testé un peu tout ça ou c'est une compilation de tes lectures ?

- L'eau d'un ruisseau (durant quelques jours), oui à l'armée après passage à travers un tee-shirt et utilisation des pastilles de traitement de l'eau des rations de combat.
- L'eau de coco, oui j'en achète de temps en temps (mais jamais enlevé la bourre de l'une d'entre elle).
- L'eau d'une rivière, oui après filtrage avec un filtre de marque aquamira  (durant les mois de mars et avril car après avec ce que les agriculteurs mettent dans les champs je n'ose pas) lorsque je partais à la pêche à la truite (plus depuis 3 ans).
- L'eau d'un étang (pour essayer), oui après passage à travers 2 filtres bricolés (type bouteille d'eau) différents et ébullition.
- L'eau de pluie, oui après filtrage à travers 1 filtre bricolé (type bouteille d'eau) et traitement avec de l'eau de javel.
- J'ai déjà pêché des poissons en mer et utilisé une foëne (durant plusieurs années), poissons de méditerranée (j'ai vécu 21 ans au bord de la méditerranée avec un père pêcheur et pratiquant la chasse sous-marine, mais je ne suis jamais allé sur une île tropicale).
- Le bâton de jet à plusieurs reprises sur des cibles (boites de lait pour enfants), au passage les enfants adorent jouer à ce genre de jeu.
- Je n'ai jamais tuer d'oiseaux de mer ou encore traiter pour les manger, juste des poules et des pigeons.
- Le manioc et l'igname j'en ai mangé avec un ancien voisin calédonien.

Oui, le reste c'est les livres et de la réflexion. :-[
Je n'ai jamais vécu une situation de survie et j'espère que cela durera.
« Modifié: 25 août 2017 à 13:51:42 par Arnaxe »

25 août 2017 à 14:47:10
Réponse #20

guillaume


(qu'en penses tu ?)

J'aurais probablement pas le choix.

Il faut simplement savoir qu'on ne sait pas où se forme le nuage, donc on ne sait pas autour de quoi condensent les gouttes d'eau.

À chacun donc d'évaluer les risques en fonction de la situation.

a+

"82,3% des gens ont plus de chances d'être convaincus lorsqu'il existe un pourcentage dans la phrase."

25 août 2017 à 15:07:56
Réponse #21

Arnaxe


J'aurais probablement pas le choix.

Il faut simplement savoir qu'on ne sait pas où se forme le nuage, donc on ne sait pas autour de quoi condensent les gouttes d'eau.

J'avais pas pensé à ça.  :-[
Dans le doute, vaut mieux systématiquement filtrer l'eau de pluie en conclusion.
Merci beaucoup Guillaume.  :doubleup:

25 août 2017 à 15:18:35
Réponse #22

Arnaud


Sur une île déserte au milieu de l'océan, je pense que le filtrage n'est pas forcément nécessaire car le risque des polluants industriels peu être écarté (qu'en penses tu ?)

Le filtrage classique est de toutes façons inopérant sur les "polluants indutriels"... même si on parle de charbon actif l’efficacité est limitée surtout dans un contexte ou on a pas accès à des cartouches de rechange.

Par contre même sur une île il faut penser aux merdes d'oiseaux et autres joyeuseté qui ne manqueront pas d’atterrir et de se multiplier sur le système de collecte.
« Everybody has a plan until they get punched in the mouth.»

25 août 2017 à 16:27:01
Réponse #23

Alexandre Moyer


Dans le meilleur des mondes
Communiquer:
  • Balise Cospas-Sarsat (maintenant obligatoire en France en navigation hauturière).
  • Transpondeur AIS.
  • Téléphone Iridium ou Iridium Go (les téléphones sont robustes, le Go est durci - pas forcément le smartphone qui va avec...).

S'hydrater: Katadyn Survivor (le 35 est costaud, casse un peu le porte-monnaie) et vitamines (ou un peu d'eau de mer en dilution).

Se déplacer: survie dynamique (voir lien ci-dessous) comme évoqué par Mezig.

Des gens qui ont pas mal réfléchi à la survie en mer à mon avis:
https://www.banik.org/pratique/SurvieDynamique/la_survie_dynamique.htm

27 août 2017 à 11:33:32
Réponse #24

Arnaxe


Une petite vidéo sur le naufrage de Steve Callahan.

http://www.dailymotion.com/video/x2cvi5e

Bon dimanche à tous. :D

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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